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Logiciels libres
> Unix-like Texte > EmacsEmacs est un éditeur de texte. Ah bon ! Pensez vous en cliquant déjà pour fuir cette notice. STOP ! je recommence. Emacs est bien plus qu’un simple éditeur de texte. À une époque où l’informatique consistait surtout à manier du texte, un outil puissant, hautement configurable et évolutif a été conçu pour traiter tous les textes que vous pourriez avoir à saisir. Tous vos textes dans une seule interface pleine de ressources et cet outil historique c’est Emacs. Tous les textes ? oui. Prises de notes, rédaction d’article, de page HTML, de courriel et de news, de code source, lettre d’amour... Et le tout dans un éditeur de texte. Aujourd’hui ou les lettres, d’amour et autres, s’écrivent dans des traitements de texte WYSIWYG, où l’informatique c’est avant tout des images et des fichiers sonores, l’intérêt de l’outil peut sembler vague à certains. Toutefois si vous utilisez un éditeur de texte régulièrement, si vous cherchez un outil puissant et polyvalent pour programmer ou écrire de beaux documents en LaTeX, et si vous êtes près à fournir un effort pour dompter la bête [1], Emacs peut devenir votre ami. Un effort ? Parlons tout de suite de l’aspect le moins engageant de votre futur ami. Indéniablement Emacs est complet et pas facile d’accès. Il est résolument tourné vers le texte et donc vers le clavier et propose beaucoup de raccourcis clavier, appelés "séquences de touches" [2]. De plus, ces séquences de touches se distinguent de celle que vous connaissez sûrement par ailleurs. Ainsi, pas de C-v [3] pour coller mais un C-y. Pourquoi ? Il existe vraiment beaucoup de raccourci et ils ont une structure organisée pour faciliter leur apprentissage, et puis l’outil viens de loin. Ça ne vous convainc pas... il est possible de tout paramétrer, donc si vraiment vous le voulez, vous retrouverez vos habitudes, c’est possible ! Mais le paramétrage se fait en LISP et vous demandera tout de même de vous pencher sur de la doc ou des sites adéquats. Bref, Emacs est puissant mais demande une prise en main et l’acquisition d’une méthode de travail. Si vous n’êtes pas près à faire cet effort, il existe de nombreux autres éditeurs de texte plus simples et moins complets mais peut-être adaptés à votre utilisation. Notez qu’il est aussi possible de commencer à utiliser Emacs à la souris et avec les menus, c’est moins puissant mais permet d’apprendre. Un ami ? Un logiciel si compliqué à utiliser peut il devenir mon ami ? Emacs peut devenir tout au moins un outil de travail indispensable car il a aussi de grandes qualités. Le temps investi pour apprendre l’outil est à mettre en relation avec l’étendu des possibilités qu’il offre. Certains le considèrent comme un véritable environnement de travail. Il est bien documenté, tant sur des sites internet que dans sa propre documentation (C-h ? [4]). Il s’adaptera au style de document sur lequel vous travaillez grâce à un système de modes. Il existe un grand nombre de modes, pour le texte, pour différents langages de programmation (C, C++, Perl, python, LISP évidemment...),des outils de statistiques (R, entre autre) pour le HTML, le LaTeX... Il s’adapte, c’est à dire qu’il propose des menus, des séquences de touches et un comportement particulier selon le mode sélectionné, avec une coloration syntaxique pour la programmation. De plus il est possible de debugger, compiler ou interpréter, selon les langages, le code directement depuis Emacs. Quelques autres possibilités ? Correcteur d’orthographe, dictionnaires, support de nombreuses langues, édition et lectures des courriels et news, appel de commande de shell (un grand nombres des séquences de touche emacsienne se retrouvent d’ailleurs dans le shell bash), utilisation des expressions régulières, calendrier, interpréteur LISP (et donc calculatrice), environnement de jeux (entre autres qui ont attiré mon attention, Tetris et un jeu de rôle en mode texte), il peut même servir de psychanalyste. Le tout est très configurable, présent dans toute les bonnes distributions GNU/linux et fonctionnant aussi sur MacOSX et MSwindows et de nombreux autres systèmes d’exploitation. Le seul reproche persistant selon ces détracteurs serait qu’il ne fait pas le café mais la question reste débattue. Historique ? Pour la petite histoire, Emacs a été écrit en grande partie par Richard Stallman, également instigateur du projet GNU et fondateur de la Free Software Fondation. Il existe un fork d’Emacs, XEmacs. Les différences entre les deux sont obscures. Personnellement j’utilise les deux, Emacs, aussi appelé GNU Emacs, dans mon système GNU/linux et XEmacs sur MSWindows et je serais bien en peine pour l’instant de prendre partie sur cette différence (En deux mots, XEmacs est réputé plus gros -ou trop gros- mais et plus facile à utiliser pour MSwindows). Cette présentation sommaire s’applique aux deux. Je peux juste affirmer que l’aspect historique d’Emacs n’en fait pas un logiciel désuet, mais un logiciel complet et aux possibilités impressionnantes. Pour de plus amples détails, plus que jamais, suivez les liens. Vous l’aurez compris, pour utiliser la puissance de ce logiciel il faut lire le(s) manuel(s). Bien sûr, cette notice à été rédigée avec Emacs. copie d'écran Url d'origine: framasoft.net Licence: Creative CommonLogiciels libre, petite définition : L'expression logiciel libre correspond au terme anglais free software. Comme ce dernier est ambigu en anglais, free pouvant signifier « libre » ou « gratuit », on voit le terme français « libre » de plus en plus utilisé, même en anglais. URL origine: www.framasoft.net Sauf mention contraire, les documents publiés sur le site sont placés sous licence libre Creative Commons BY-SA |
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