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Selon une définition courante mais non consensuelle, l?économie, en tant que discipline, est une branche des sciences sociales qui étudie la production et la répartition des richesses.
Beaucoup d'économistes contemporains, la définissent également comme une science humaine qui étudie la production, l'utilisation et la répartition d'une ou plusieurs ressources rares dans une société, ainsi que les besoins des individus de cette même société.
Autrement dit, selon Raymond Barre, un économiste libéral, « La science économique est la science de l'administration des ressources rares. Elle étudie les formes que prend le comportement humain dans l'aménagement de ces ressources; elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et illimités ».
[] Définitions de l'économie
En réalité, il n'existe pas de définition consensuelle de l'économie. Les contours et le contenu de la discipline fluctuent en fonction des auteurs, des disciplines et des courants. L'anthropologie économique a ainsi montré comment les différentes manières de définir l'économie renvoyaient à des notions souvent contradictoires entre elles, et à des réalités différentes. Ainsi, Karl Polanyi distinguait deux sens du terme économique : le sens substantif (l'économie est une science empirique qui étudie des procès institutionnalisés) et le sens formel (l'économie est une science déductive qui étudie l'action rationnelle). L'économie contemporaine pouvant alors être définie comme l'économie formelle appliquée au système marchand.
Robbins Burling[1], notait quant à lui qu'il existe au moins cinq manières de définir l'économie, dont aucune ne recouvre exactement la même sphère de comportement que les autres.
- L'étude des moyens matériels d'existence de l'homme. Dans cette définition, on se cantonne à une approche matérialiste de l'économie.
- L'étude de la production, de la distribution, et de la consommation des biens et des services. On insiste ici sur les procès de l'économie, et éventuellement sur les institutions qui les encadrent.
- L'étude des choses que les économistes étudient. Ici, on abandonne toute tentative de définir objectivement l'économie, et on se replie sur une position constructiviste.
- L'étude des systèmes d'échange quelle que soit leur structure. Dans cette définition, on se concentre essentiellement sur les différentes formes d'échange : Don, circulation, échanges avec contre-partie monétaire, marchés...
- L'étude de l'allocation des moyens rares à des fins alternatives. Cette définition, la plus courante, a comme inconvénient, comme le remarquait l'anthropologue Edward E. Leclair Jr[2], de faire de l'économie « une science sociale générale traitant de la totalité de la vie sociale ». Il est alors très difficile de définir le champ de l'économie, aussi bien en tant que discipline, qu'en tant qu'objet d'étude.
Dans une autre perspective, celle de l'école libérale autrichienne, Ludwig von Mises envisageait l'économie comme l'étude de l'action humaine, où le dernier mot de l'expression recouvre des êtres réels et donc limités.
À l'origine, le terme économique vient du grec oikos (maison) et nomos (administrer) qui signifie l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'un particulier ou de l'État. Elle peut alors se définir comme un art de vivre avec ses proches et son environnement. En ce sens, si la nature est notre maison, l'homme reste un être écologique (logos = loi) tant qu'il continue à obéir à la nature et il devient un être économique lorsqu'il commence à administrer la nature. Aujourd'hui les enjeux pour l'homme sont énormes car il doit concilier l'économique et l'écologique sous peine de ruiner les deux pièces de sa maison. L'économie se définit donc comme l'administration du domaine de l'homme et l'art de vivre avec ses proches et son environnement suivant la signification première, précise, profonde ou authentique en Anthropologie ou connaissance ("Logos") de l'Homme ("Anthropos").
Un des premiers traités historiques traitant de l'économie est dû à Aristote. Remarquons que celui-ci distinguait alors l'économie de la chrématistique (de khréma-atos) qui est l'art de s'enrichir, si bien que selon lui, l'accumulation de la monnaie pour la monnaie était une activité contre nature qui déshumanise ceux qui s'y livrent (voir Les économiques et l'Éthique à Nicomaque)
[] La place de l'économie dans la société
L'économie, et la façon dont elle est gérée par les gouvernements, est intimement liée à la philosophie politique. Elle a aussi un enjeu social, en particulier en ce qui concerne la répartition des richesses dans la société.
Depuis la fin du XXe siècle, l'économie a aussi un enjeu écologique. En effet, l'impact des activités économiques sur les ressources naturelles (déforestation, énergies fossiles, minerais) et sur l'équilibre de la planète (climat, biodiversité...) posent la question du développement durable. Réciproquement, l'écologie devient un enjeu économique, par l'activité qu'elle génère (recyclage, dépollution, etc).
Le rôle des économistes est d'une part d'analyser comment la société humaine produit ses richesses et les répartit, et d'autre part de proposer des explications et des possibilités d'amélioration à certains dysfonctionnements. Ils peuvent aussi réaliser des études pour estimer les effets d'une loi ou d'un projet de loi. Les résultats de ces études (qui peuvent être contradictoires d'un modèle à l'autre) sont parfois utilisés par les gouvernements pour réguler l'activité économique.
[] Étude
[] Méthodologie
Comme la plupart des sciences humaines, l'économie peut aborder son objet de deux points de vue complémentaires : elle est dite
- positive lorsqu'elle s'attache à expliquer les conséquences des différents choix et à décrire la réalité de son objet,
- et normative lorsqu'elle prescrit une action, ou une route à suivre.
On trouve d'autres part différentes méthodes utilisées par certains économistes pour tester ou construire leurs théories. Les plus significatifs sont sans doute :
Contrairement à la plupart des sciences sociales, l'économie fait depuis longtemps (depuis les physiocrates) un large usage de modèles mathématiques. Cette utilisation des modèles est, pour les économistes, rendue nécessaire par le grand nombre de données à traiter, et par la volonté d'en tirer des lois générales. Les économistes pensent ainsi que les méthodes mathématiques encourageraient les chercheurs à se concentrer sur l'essentiel, et rendraient l'exposition moins sujette aux ambiguïtés. Néanmoins, malgré la complexité croissante des mathématiques utilisées, les bases de l'économie peuvent être enseignées avec de l'arithmétique élémentaire et de simples graphes.
[] Domaines d'étude de l'économie
Certains aspects de l'économie requièrent une attention particulière : le commerce, l'allocation des ressources, la concurrence et la monnaie.
Plus généralement, l'économie est souvent divisée en deux grandes catégories :
- la micro-économie, qui traite des comportements et des interactions entre les agents économiques (ménages, entreprises, administration, associations) ;
- la macroéconomie, qui examine une économie comme un ensemble, en tentant de comprendre les interactions entre les différents agrégats que sont le revenu, l'emploi, l'investissement, l'épargne, etc.
Les tentatives de réunion de ces deux branches ont été l'un des principaux moteurs de la pensée économique contemporaine, durant les années 1970 et le début des années 1980. Aujourd'hui, un consensus semble s'être formé chez les économistes orthodoxes autour de l'idée que la micro-économie constitue le fondement de la macroéconomie. Cette idée est cependant très contestée. En effet, un certain nombre de spécialistes en épistémologie économique, comme Claude Mouchot par exemple, réfutent cette idée de façon catégorique.
Au sein de ces grandes divisions, on trouve des zones d'étude plus spécialisées, qui tentent de répondre aux questions du point de vue ? plus large ? de l'activité humaine.
Peu à peu, les théories économiques ont trouvé des applications dans des contextes beaucoup plus vastes. En effet, on peut considérer que dans tout domaine où les individus sont confrontés à des choix ? l'éducation, le mariage, la vie publique, etc. ?, on peut trouver un aspect économique. La théorie du choix public (public choice theory) étudie comment une analyse économique peut s'appliquer à des domaines traditionnellement considérés comme étrangers à ce domaine. Et, de fait, les domaines d'investigation de l'économie chevauchent ceux d'autres sciences sociales, telles que la psychologie sociale, la politique, ou la sociologie.
Ainsi, un aspect important de l'économie est l'étude de la manière dont des stimulants (les conséquences de différentes actions) peuvent affecter le comportement d'un individu ou d'un groupe. Les économistes pensent que les stimulants et les goûts personnels jouent un rôle important dans la préparation de la prise de décision. Ainsi, la psychologie, les sciences cognitives et la neurologie rejoignent l'économie et lui servent de matière à réflexion.
[] Les grandes questions auxquelles les théories économiques s'efforcent de répondre
- Qu'est-ce que la richesse ? Comment est-elle répartie ? Pourquoi ? Comment faire évoluer cette répartition ? Comment augmenter les richesses ?
- Quelle est la valeur des choses ? La valeur du travail ?
- Comment mesure-t-on la production ? La consommation ? Qui produit ? Comment ?
- Qu'est-ce qu'une ressource ? Comment assurer la continuité de production avec des ressources limitées ?
- Quel est la nature et l'origine de la monnaie?
- Quel est le statut de la propriété? Est-ce un droit naturel ? Une forme de vol ? Un phénomène contingent ou conventionnel ?
[] Développement de la pensée économique
Article principal: Histoire de la pensée économique
[] Les origines (XVIe- XVIIe siècle)
On considère souvent que la pensée économique moderne a débuté avec le mercantilisme. Cette doctrine économique prône le développement économique par l'enrichissement des nations et de l'État, ou de son souverain en particulier, au moyen du commerce extérieur (le mot vient de l'italien « mercante » qui signifie « marchand ») mais aussi de l'industrialisation. Elle se situe historiquement à la fin du Moyen Âge et marque aussi la fin de la prééminence des doctrines de l'Église dans l'organisation sociale. Elle repose sur la croyance que la richesse repose sur l'accumulation des métaux précieux ; elle préconise donc de développer l'activité industrielle et l'exportation pour obtenir l'or et l'argent qui représentent la richesse d'un pays. L'État doit donner l'exemple en créant de grandes activités, par exemple des manufactures. Notamment la France qui fait preuve d'un important interventionnisme étatique (contrôle de la production pour assurer la qualité des produits) dans le but d'exporter de nombreux produits de luxe. L'Espagne qui possède à l'époque une grande quantité d'or, contribue donc à l'enrichissement de la France.
Le mercantilisme français est représenté par des hommes tels que Jean Bodin (1530-1596), Antoine de Montchrestien (1575-1621) ou Jean-Baptiste Colbert (1619-1683).
[] Préclassiques et classiques (XVIIIe - XIXe siècle)
Le courant des physiocrates ne constitua qu'une brève étape de la pensée économique. Les physiocrates soutiennent qu'il existe un ordre naturel gouverné par des lois (physiocratie signifie gouvernement de la nature). Le rôle des économistes est de comprendre et de révéler les lois de la nature telles qu'elles opèrent dans la société et dans l'économie afin de montrer comment ces lois opèrent dans la formation et dans la distribution des richesses. Fondée sur l'idée que seules la terre et l'agriculture seraient créatrices de richesse, la physiocratie aura une existence assez brève, étant dès 1776, eclipser par l'émergence de la pensée classique et la parution des Recherches sur la Nature et les Causes de la Richesse des Nations d'Adam Smith. Le Tableau Économique (1758) de François Quesnay, principal représentant de la Physiocratie aura cependant une large postérité, car pour la première fois l'économie est présentée sous forme de flux de biens et de services. Cette représentation sera reprise et détaillée par tous les mouvements économiques postérieurs.
Au XVIIIe siècle se développa surtout la pensée classique, autour tout d'abord de Daniel Bernoulli (créateur dès 1738 du concept fondamental d'utilité), puis de deux Britanniques, Adam Smith et David Ricardo. Les classiques anglais cherchent à comprendre la dynamique de la croissance dans le contexte de la révolution industrielle naissante : ils insistent à la fois sur le rôle du travail dans la création de la richesse (notion de « valeur travail ») tout en soulignant leur attachement au libéralisme économique et leur croyance dans la nécessité d'une forte accumulation du capital et d'une répartition des revenus judicieuse pour soutenir la croissance économique.
Au XIXe siècle, la pensée économique s'est notamment développée avec l'apport de Karl Marx. L'économie moderne est en fait avant tout un affinement de la pensée économique néo-classique (voir Histoire de la pensée économique pour un aperçu des précurseurs d'Adam Smith, ainsi que des différentes écoles qui lui ont succédé).
John Maynard Keynes donna naissance à la macroéconomie dans les années 1930. De nombreux économistes utilisent un mélange de micro-économie néoclassique et de macroéconomie keynésienne. Cette combinaison, appelée parfois synthèse néoclassique, fut populaire dans l'enseignement et fut surtout largement appliquée en politique économique dans les pays occidentaux après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'à la fin des années 1970. De même, de nombreux auteurs se réclament de la pensée de Karl Marx en réfutant être marxistes, au sens politique ou économique le plus courant. Cependant les théories keynésiennes présentent l'inconvénient d'être source d'inflation, en effet celle-ci tend à favoriser la demande.
De nos jours, on note une grande diversification des courants économiques, notamment par l'application de nouvelles approches techniques :
Par ailleurs, l'essor des sciences de gestion (management, marketing, théorie des organisations, gestion des resources humaines, technologies de l'information) a percolé en économie, aboutissant en particulier à l'économie de la connaissance, qui reconnaît le savoir, la compétence et l'information comme facteurs essentiels de production et de développement, en plus des trois facteurs « classiques » : ressources naturelles, travail et capital.
[] Perspectives récentes
Notons aussi, à titre plus anecdotique, la contribution de Howard Rheingold (auteur du livre Smart Mobs). Cet auteur pense comme Marx que les systèmes économiques sont la conséquences des conditions technologiques et sociales d'une époque (« modes de production », en terminologie marxiste), mais en tire des conclusions très différentes : si les marchés ont créé la notion de capitalisme et la société industrielle du XIXe siècle, maintenant les conditions nouvelles de production créées par l'Internet (entre autres le partage de fichiers) changent la donne économique et préludent à l'apparition de nouveaux systèmes économiques coexistants avec le capitalisme et le socialisme, parfois en concurrence avec eux. Des mouvements comme celui de l'Open source avec le GNU et Linux, ainsi que les escarmouches qui se multiplient au sujet des échanges de fichiers MP3 et DivX en seraient selon lui les signes avant-coureurs.
[] Présentation de l'économie orthodoxe
L'économie est aujourd'hui construite autour d'un paradigme dominant. On parle pour désigner les travaux construits à l'intérieur de ce paradigme d'économie orthodoxe. Ce paradigme part du principe fondamental suivant : les ressources sont en quantités limitées, et il faut donc choisir comment les employer au mieux. En situation de rareté, le choix d'une alternative implique en effet le renoncement aux autres alternatives possibles ; c'est ce que les économistes nomment le coût d'opportunité. De plus, des ressources limitées ne peuvent, à un moment donné et dans un contexte technologique donné, conduire qu'à une production limitée, ce qui pose le problème de la redistribution des produits.
En fonction de ce principe, il existe deux possibilités pour calculer l'utilité des ressources qui vont être employées.
Dans la tradition classique, l'économiste considère l'utilité cardinale d'une ressource. La consommation d'un bien dispense un certain niveau de satisfaction selon une certaine fonction d'utilité prédonnée, et l'agent choisit de consommer la ressource ou le niveau de ressources, qui lui donne le plus haut niveau de satisfaction.
La difficulté est toutefois de mesurer ce niveau de satisfaction, c'est pourquoi les économistes néo-classiques ont rejeté cette hypothèse et supposent désormais que le consommateur a seulement la possibilité de classer les différents biens en fonction de ses préférences. Suivant la structure des préférences de l'agent économique, ils construisent alors, lorsque c'est possible, une fonction d'utilité. Dans les modèles d'inspiration walrasienne, on cherche alors l'allocation des ressources, ou les allocations, telles qu'aucun individu ne puisse accroître sa satisfaction sans détériorer celle de quelqu'un d'autre. On dit alors qu'il s'agit d'allocations paréto-optimales. La distinction est la suivante : par rapport à un état donné de l'économie, s'il est possible de trouver une allocation qui accroisse le niveau de satisfaction d'un acteur sans diminuer celui d'un autre, alors l'économie n'est pas dans une situation paréto-optimale. En revanche, si une telle allocation n'est pas réalisable, l?allocation actuelle est paréto-optimale.
Il faut alors remarquer qu'une allocation paréto-optimale n'implique aucunement une distribution égalitaire des ressources. Une partie du rôle des économistes orthodoxes est donc de déterminer quelles sont les mesures à prendre pour que l'économie soit dans une situation paréto-optimale, sans tenir compte de critères éthiques de redistribution qui relèvent du choix politique. En général, en fonction de la nature des préférences individuelles et en fonction de la nature des biens (public, privé), ils préconisent une décentralisation des décisions et de l'échange, et une indexation des biens par un système de prix. Une partie des recherches porte également sur la façon dont les situations oligopolistiques et monopolistiques écartent une économie de son état paréto-optimal, et comment il est possible de rétablir l'efficience. Ces modèles suffisent donc aux économistes néoclassiques pour tirer des conclusions sur les mesures économiques à prendre.
La présentation de l'économie orthodoxe montre que les recommandations dépendent toutefois amplement des hypothèses utilisées pour construire le modèle. Et très souvent, il s'agit d'hypothèses fortes : transitivité, continuité des préférences individuelles, convexité des fonctions d'utilité, maximisation des fonctions de production, marché pur et parfait, etc. Ces hypothèses sont jugées par beaucoup d'économistes hétérodoxes, et par des scientifiques de diverses tendances, plutôt « irréalistes ». Il est vrai qu'elles n'ont jamais donné lieu à des confirmations empiriques très robustes, si bien que comme le faisait remarquer Karl Popper : « Le développement de l'économie réelle n'a rien à voir avec la science économique. Bien qu'on les enseigne comme s'il s'agissait de mathématiques, les théories économiques n'ont jamais eu la moindre utilité pratique », Karl Popper.
En fait, même si comme Léon Walras, de nombreux économistes ont eu l'ambition de trouver une définition commune à tous les modèles économiques, et de découvrir des lois capables d'expliquer et de prévoir l'ensemble des comportements des acteurs économiques, l'économie ne peut être définie comme une science exacte (selon la définition de Karl Popper) en raison de son caractère fondamentalement autoréférentiel : la connaissance d'une loi modifie le comportement des acteurs économiques qu'elle est censée décrire. Par exemple les banques centrales, depuis quelques décennies, ont appris à limiter l'impact des crises financières en intervenant rapidement sur les marchés financiers. Les investisseurs, mis en confiance, intègrent progressivement cette nouvelle donnée en prenant des risques supplémentaires, ce qui aboutit ainsi à une nouvelle instabilité financière.
[] Notes
- [1] Robbins Burling, Maximisation theories and study of economic anthropology, The American Anthropologist 64, 1962, p 168-187.
- [2] Edward E. Leclair, JR. Economic Theory and economic anthropology, The American Anthropologist 64, 1962, p 1179-1203.
[] Voir aussi
[] Aspects généraux
[] Aspects particuliers
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lt:Ekonomika
lv:Ekonomika
nds:Wertschap
oc:Economia
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