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« L'éthique est la garantie de l'harmonie qui résulte de la bonne tenue de toute chose, de tout acte, de l'accord entre l'âme et le développement. Elle suppose une action rationnelle, elle est le propre de l'homme. »
L'Éthique est un terme général utilisé pour désigner ce que l'on appelle aussi « science (étude) de la morale ». Elle cherche principalement à comprendre la nature de la moralité. En philosophie, avoir un comportement éthique signifie faire ce qui est « juste » ou « bien ». La tradition occidentale nomme parfois l'éthique philosophie morale.
C'est une des quatre branches principales de la philosophie, aux côtés de la métaphysique, de la logique, et de l'épistémologie.
L'éthique est, avec l'esthétique, un aspect de l'axiologie, qui désigne la science des valeurs ou la théorie des valeurs morales dans la terminologie contemporaine. En fait, l'éthique est inséparable de l'esthétique, comme, dans un discours, le fond devrait être lié à la forme.
L'étymologie grecque du terme éthique (par opposition à l'étymologie latine de morale) renvoie à la philosophie grecque, que l'on peut considérer comme la source de la philosophie occidentale.
- Note préliminaire sur le plan de l'article
- En tant que régulatrice des relations sociales, on peut considérer l'éthique comme la première des sciences sociales.
- Ceci n'a pas toujours été perçu lors des principales étapes de l'Histoire, où l'éthique a subi d'importantes évolutions.
- Le plan de cet article reprend les branches de l'éthique issues de la philosophie analytique. Il nous a paru en effet nécessaire d'intégrer les éléments les plus féconds de la philosophie de la Grèce antique, et en particulier de la pensée d'Aristote. Cette présentation présente en outre l'avantage de donner des entrées rapides dans chaque branche de l'éthique : Méta-éthique, Éthique normative, Éthique appliquée et dans chaque champ de cette dernière branche.
- L'article tient compte des enjeux contemporains de développement durable.
Nous espérons proposer ainsi une présentation qui réconcilie les points de vue de la philosophie continentale et de la philosophie analytique.
Toutes les sciences sociales considèrent l'éthique comme l'une des bases influençant le comportement humain :
En anthropologie, elle doit tenir compte de la complexité des interactions entre les cultures.
En économie, elle joue un rôle dans la distribution des ressources rares et des matières premières.
En science politique, elle influence la délégation du pouvoir.
En sociologie, elle joue sur les dynamiques de groupe.
En droit, elle codifie des concepts tels que la pitié ou la punition.
En criminologie, on y a recours pour décider des comportements moraux ou immoraux.
En psychologie, elle influe sur la définition, la compréhension et le traitement du comportement immoral.
Les sciences (dures et molles) nécessitent également des normes éthiques. Cela est également vrai de la biologie (voir la bioéthique), de l?écologie (éthique environnementale, de l'éthique de l'informatique.
Ces champs se complexifiant en agissant dans plusieurs Contexte de l'entreprise, l?éthique, aussi, tend à devenir plus complexe. Mais Schopenhauer énonçait que le premier principe éthique demeure extrêmement simple et convaincant : « Neminem laede ; imo omnes, quantum potes, juva » (Ne fais de mal à personne, donne plutôt un coup de main à autant de personnes que tu pourras).
[] L'éthique dans l'Histoire
[] L'éthique chez les Anciens
L'étude formelle de l'éthique commence dans la Grèce antique.
Les premiers à l'étudier furent les présocratiques, puis surtout Socrate, qui peut être considéré comme le premier philosophe de l'éthique.
Platon est le penseur de l'Idée du Bien, en tant que lumière et possibilité d'accès à la connaissance.
Aristote, quant à lui, a donné à l'éthique une forme organisée et a apporté de nouvelles grilles conceptuelles. Pour lui, la règle d'or de l'éthique est la juste mesure, la recherche de la bonne moyenne, en vue du bonheur. Aristote considère l'éthique d'une manière plus anthropologique et naturaliste que Platon.
Ce fut ensuite Épicure et les épicuriens, ainsi que Zénon et les stoïciens qui s'intéressèrent au sujet.
Dans la période héllenistique, après l'effondrement de l'empire d'Alexandre le Grand, de nouvelles formes d'éthique apparaissent, alors que les Grecs sont dominés par le monde romain. Alors que les Romains privilégient l'action, les Stoïciens grecs privilégient eux la connaissance.
Chez les Stoïciens, l'éthique est la connaissance normative du comportement humain, dont la fin est la connaissance et l'action droites. Parmi les stoïciens, Epictète considère qu'il est vain pour un individu isolé de vouloir influer sur des événements que nous ne maîtrisons pas, et que nous ne devons nous sentir responsables que des évenements sur lesquels nous pouvons avoir une influence.
Pour ces philosophes, il s'agit de connaître les normes de la nature, c'est-à-dire de la raison (car le monde physique est informé selon ses lois qui sont l'expression du divin). Cette connaissance est la sagesse, état de la psyché (âme) qui la rend en quelque sorte invincible. En ce sens, l'éthique suppose une maîtrise surhumaine des passions. Au point de vue des Anciens, cette maîtrise rapproche du dieu du monde.
[] L'éthique dans la période carolingienne
Pendant la renaissance carolingienne, la pensée de Platon a été reprise par les humanistes de cette époque : Le Banquet, La République...
[] L'éthique dans le Bas Moyen Age
Après la redécouverte de la philosophie d'Aristote au XIe et XIIe siècles, et en particulier de sa métaphysique, les questions d'éthique ont été formalisées par saint Thomas d'Aquin au XIIIe siècle. Celui-ci a cherché à réconcilier le christianisme et la philosophie d'Aristote. Les questions d'éthique font l'objet de La Seconde Partie (Secunda Pars) de la Somme théologique.
L'idée de recherche de la juste mesure, que l'on percevait chez Aristote, se retrouve dans les grandes religions, christianisme, mais aussi bouddhisme...
[] L'éthique dans la période moderne
Un grand vent de scepticisme s'ouvre dans cette période, sur la valeur de l'éthique que proposait l'Église dans la période antérieure. Dans le climat de la Réforme, les avancées de la science conduisent des personnalités comme Montaigne et Descartes à mettre en doute certaines affirmations traditionnelles de la période médiévale (affaire Galilée), jusqu'à remettre en question les causes finales telles qu'Aristote les avait présentées dans sa métaphysique.
Un des philosophes de l'éthique dans la période classique est Baruch Spinoza (1632-1677), qui a vécu quelques décennies après Descartes. Spinoza a d'abord développé une théorie de la connaissance<ref>tractatus de intellectus emendatione, que l'on peut traduire par traité de purification de l'intelligence, 1661, publié en 1677.</ref> qui rattache d'emblée la connaissance rationnelle à une fin éthique : trouver « une joie éternelle » par la « connaissance de l'union du mental avec toute la nature » (§§ 1 et 13), à la différence de Descartes qui s'intéressait surtout aux applications techniques de sa philosophie. Dans l'Éthique, publiée en 1677, le philosophe développe sa conception du rapport à la fois intellectuel et affectif entre l'homme, le monde et un Dieu rationnellement conçu comme «étant absolument infini», autrement dit comme Nature. Son originalité est de situer la béatitude, ou joie éternelle, non dans une après-vie quelconque qu'il réfute, mais dans la conscience de l'éternité même de cette vie. Le bien y est défini comme «ce que nous savons avec certitude nous être utile», la connaissance rationnelle et intuitive l'étant au premier chef dans la mesure où elles nous indiquent comment inscrire notre action individuelle et collective dans l'amour de la liberté pour tous. Ainsi, la joie véritable n'est pas une récompense de la vertu mais la vertu elle-même (proposition ultime de l'Éthique).
Le Britannique Jeremy Bentham a orienté l'éthique vers la recherche de l'utilité sociale. Cette philosophie utilitariste s'oppose en fait au droit naturel et à la tradition du contrat social héritée de Jean-Jacques Rousseau.
Kant reviendra à une conception plus classique de l'éthique : il ne saurait y avoir de joie absolue que dans une hypothétique vie post-mortem, à titre de récompense de nos bonnes actions dans cette vie, car pratiquer la vertu ne rend pas nécessairement heureux. Cette vie après la vie terrestre restant du domaine de la foi, la morale commande cependant que l'on n'agisse que par devoir et non pas conformément au devoir pour obtenir une récompense quelconque.
[] L'éthique dans la période contemporaine
Au XIXe siècle, l'éthique a fait l'objet de peu de travaux philosophiques. On notera que le philosophe danois Søren Kierkegaard a écrit deux petits traités éthico-religieux (1849).
Il est certain que l'émergence et le développement dans toute la société en Europe et dans certaines parties du monde des idées positivistes et matérialistes pendant la Révolution industrielle, au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle ont contribué à déconsidérer la métaphysique (loi des trois états d'Auguste Comte, en accordant une valeur peut-être excessive aux sciences dites "exactes".
Une éthique simplement fondée sur une attitude altruiste (ce terme a été inventé par Auguste Comte) est insuffisante pour traiter de questions de fond : les référents de Comte ignorent complètement la philosophie antique.
Dans les pays anglo-saxons et d'Europe du Nord, est apparue une philosophie analytique, qui met l'accent sur l'utilitarisme. L'éthique est perçue comme relevant de l'utilité pour la société. Ce point de vue apparaît souvent comme plus pragmatique (William James), ou plus éclectique.
Les formes de sociologie qui en ont résulté ont rendu l'articulation entre les différentes sciences moins compréhensible. L'épistémologie, qui n'était pas clairement identifiée dans la philosophie grecque, s'est ainsi développée afin d'obtenir une meilleure visibilité sur l'apport des différentes sciences dans le développement humain.
En outre, la philosophie a sans doute perdu son découpage traditionnel, en s'intéressant à différents sujets, comme le temps, la conscience, la perception,...
C'est ainsi que l'usage courant du mot éthique a tendu à le rendre équivalent à celui de « morale ». L'éthique conçue dans le sens de la morale se vivrait d'abord comme une affaire personnelle, la conduite de chacun relevant ultimement de sa seule conscience individuelle.
Parallèlement, la valeur des sciences apparaît depuis le début du XXe siècle comme plus relative (Henri Poincaré et La Valeur de la Science).
[] L'éthique aujourd'hui
Depuis quelques décennies, les enjeux de la société posent des questions d'éthique en raison de l'origine anthropique des risques contemporains, comme le changement climatique.
Face aux choix techniques en général, le philosophe allemand Hans Jonas place l'éthique dans le domaine de la responsabilité par rapport aux risques globaux que peut faire courir la technoscience par rapport à la société civile et aux générations futures. C'est ce qu'il développe dans Le Principe responsabilité (1979).
Le principe de précaution apparaît ainsi étroitement lié à l'éthique.
Cette philosophie est à l'origine du courant de pensée qui se manifeste dans de nombreuses rencontres internationales touchant au développement durable et à ses enjeux collatéraux.
l'éthique de Hans Jonas n'est classée ni en philosophie continentale, ni en philosophie analytique.
Bien que le terme éthique n'apparaisse pas explicitement dans le titre de ses ouvrages, le philosophe Dominique Bourg a traité des aspects philosophiques et politiques des problèmes écologiques. Il a participé aux travaux de la commission Coppens pour la préparation de la charte de l'environnement.
Le philosophe Paul Ricoeur aborde aussi les questions d'éthique, en rapport avec la responsabilité (éthique et responsabilité).
[] Méta-éthique
Article principal : Méta-éthique
[] Définition
La méta-éthique, ou éthique analytique, désigne l?analyse des concepts éthiques de base, de leurs présupposés épistémologiques et de leur signification, sous l'angle de la philosophie.
La méta-éthique envisage la nature des propositions éthiques et traite de problèmes comme :
- Les affirmations éthiques peuvent-elles avoir une valeur de vérité ou sont-elles d'une toute autre nature ?
- Sont-elles par exemple l'expression d'émotions ?
- Comment intervient l'éthique dans notre rapport avec autrui ?
La méta-éthique s'occupe donc de problèmes fondamentaux et très vastes :
Sur quels principes de base fonder une philosophie : bien commun, utilité.
Les questions portent sur la nature même de la justice, de la responsabilité, de la conscience, de la perception,...
[] Caractère éthique du point de vue analytique
Les vues descriptives de l'éthique sont assez empiriques. Les catégories formelles suivantes dérivent de la philosophie classique de la Grèce antique, en particulier de la pensée d'Aristote.
D'abord, on a besoin de définir une sentence, encore appelée énoncé normatif. Une sentence éthique est un énoncé qui est utilisé pour porter une évaluation morale plutôt positive ou négative sur quelque chose. Les sentences éthiques utilisent des mots comme juste, injuste, correct, incorrect, bon, mauvais, "moral," "immoral," etc.
- En voici quelques exemples :
- * "Dupont est une personne juste."
- * "Les gens ne doivent pas voler."
- * "Le verdict sur Durand était injuste."
- * "L'honnêteté est une vertu."
- * "On ne doit pas outrepasser la loi."
Au contraire, une sentence non éthique est une sentence qui manque d'objectivité dans l'appréciation, qui ne précise pas le contexte dans lequel une action est exécutée, ou qui généralise abusivement.
- En voici des exemples :
- * "Quelqu'un a sorti la radio de ma voiture."
- * "Dumoulin a été acquitté de son procès."
- * "Beaucoup de personnes sont malhonnêtes."
- * "Je n'aime pas ceux qui outrepassent la loi."
[] Éthique normative
Article principal : Éthique normative
L'éthique normative est dérivée de la méta-éthique.
[] Définition
Cette branche étudie des situations réelles mais générales. Elle jette un pont entre la méta-éthique abstraite et l'éthique appliquée qui traite des situations particulières. Elle cherche à établir des normes morales pratiques permettant de distinguer le bien du mal et de définir une vie morale. Elle peut définir notamment les bonnes habitudes à acquérir, les devoirs à remplir ou les conséquences de nos actions sur autrui.
La théorie normative comporte deux branches : la théorie du comportement et la théorie de la valeur.
[] Théorie du comportement
Elle étudie des impératifs moraux généraux : le bien et le mal, les droits et les devoirs. Son but est de savoir comment on doit se comporter avec autrui, quels sont les droits et les devoirs de tout être humain.
La théorie du comportement examine des propositions telles que « fais à autrui ce que tu voudrais que l'on te fasse », « la meilleure action est celle qui apporte le plus grand bonheur possible », « il ne faut pas voler ».
La théorie du comportement moral peut être distinguée de l'étiquette ou des bonnes manières en ce qu'elle ne guide pas les actions en fonction des conventions sociales. Par exemple, ce n'est pas forcément une faute contre les bonnes manières de ne pas aider les personnes dans le besoin, mais c'est une faute morale.
[] Théorie des valeurs
Article principal : Bonté et théorie de la valeur
C'est l'autre branche de l'éthique normative. Elle cherche à définir ce qui est moralement valable.
Supposons que nous avons défini que certaines choses sont intrinsèquement bonnes, ou d'une valeur supérieure à d'autres choses intrinsèquement bonnes.
Ceci posé, la théorie des valeurs pose des questions telles que :
- Comment devons nous mener notre vie ?
- Quels sont les types de choses qui sont bonnes ?
- Quels types de situations sont bonnes ?
- Le plaisir est-il toujours le bien ?
[] Ethique appliquée
Article principal : Éthique appliquée
L'Éthique appliquée est dérivée de l'éthique normative, elle-même dérivée de la méta-éthique.
[] L'éthique dans la religion
Toutes les religions ont une composante morale, et les approches religieuses de la question éthique dominent historiquement cette discipline depuis des siècles.
Du point de vue des religions mono-théistes, dans la mesure où l'éthique repose sur une vérité révélée de source divine, l'éthique est étudiée comme une branche de la théologie. Beaucoup croient que la Règle d'Or, qui enseigne que l'on doit "traiter les autres comme l'on veut être traité", est le dénominateur commun de tous les codes moraux et des religions.
On pourrait voir les Dix commandements comme l'un des premiers codes éthiques.
[] L'éthique dans les sciences de l'environnement
Article principal : Éthique de l'environnement
En France, le principe de précaution est inscrit depuis mars 2005 dans la Constitution, par l'intermédiaire de la charte de l'environnement. Cette charte comporte une innovation juridique dans le fait qu'elle introduit la notion de devoir.
Le fait que les questions environnementales remontent au sommet de la pyramide des normes aura de très forts impacts sur les différents types de droit, avec éthiques,
[] L'éthique dans la politique
Les travaux d'éthique normative et appliquée ne sont pas toujours formalisés en même temps que sont réalisés les efforts dans le domaine légal et politique.
La grande charte ou Magna Carta de 1215 (Royaume-Uni), la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (France) et la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme des Nations-Unies de 1948 sont trois exemples d'application formelle de l'éthique dans la politique. En France, la Charte de l'environnement de 2005 acquiert une valeur constitutionnelle par son inclusion dans la constitution.
C'est un fait que la guerre et le développement des technologies militaires continuent, et il semble clair qu'aucun moyen non violent de résolution des conflits n'est accepté par tous.
Le besoin de redéfinir et d'aligner la politique en dehors de toute idéologie en vue d'une résolution des conflits était à la base des vertus politiques de Bernard Crick.
Les fondements de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale relèvent aussi de considérations éthiques, et l'on peut voir l'action de Robert Schuman et de Jean Monnet comme relevant de l'éthique.
Face à l'émergence des enjeux de développement durable et dans le contexte de la mondialisation, l'éthique intervient de plus en plus :
[] L'éthique dans les sciences et les techniques
Article principal : Développement durable
Les sciences et les techniques posent aujourd'hui la question de l'éthique sous l'angle de la responsabilité par rapport aux générations futures.
La philosophie de Hans Jonas est à la base des principes de développement durable : un mode de développement qui satisfait les besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire les leurs. Il s'agit également d'adopter une attitude de prudence par rapport aux impacts des techniques. En l'absence de certitude scientifique, il s'agit donc d'appliquer le Principe de précaution.
Pour René Dubos, faire face à ces enjeux globaux nécessite de "penser global, et d'agir local" (d'où le néologisme "glocal").
[] L'éthique dans l'économie et la finance
Article principal : Déontologie financière
Les échanges financiers dans la mondialiation posent aujourd'hui des questions d'éthique, comme les risques de manipulations boursières.
L'éthique est aussi l'un des 11 facteurs à appliquer dans le modèle d'intelligence économique produit par l'AFDIE (Association Française d'Intelligence économique) :
- Protéger la vie privée et les données individuelles,
- Appliquer une déontologie exigeante dans le recueil d'information et les pratiques d'influence,
- Appliquer la même rigueur déontologique lors de la sous-traitance de l'information et de l'influence.
Le modèle propose aussi une quinzaine de questions à se poser.
[] L'éthique dans les technologies de l'information
Article principal : Éthique de l'informatique
[] L'éthique dans la santé
Article principal : Bioéthique
La biologie, le génie génétique, la Sécurité alimentaire, les risques de propagation des épidémies, l'euthanasie, l'avortement, posent des questions d'éthique.
[] L'éthique dans la psychologie
Voir paragraphe dans en:Ethics (à traduire)
[] L'éthique dans les relations sociales
Voir Justice sociale
Les questions d'accidents du travail, de Stress, d'équité de droits entre les hommes et les femmes... posent des questions d'éthique.
[] L'éthique et l'éducation
Article principal : Éthique et éducation
(à compléter)
[] Codes de déontologie
Article principal : Code de déontologie
Il apparaît que l'éthique des uns intéresse les autres du point de vue de l'interaction sociale entre les individus, mais aussi entre les entreprises d'un même secteur d'activité ou de secteurs différents.
L'éthique fait donc l'objet d'analyses et de discussions en vue d'élaborer et de mettre à jour des règles de conduite :
- le code éthique d'une profession, que l'on appelle code de déontologie (professions médicales, financières,...),
- les chartes et les codes de conduite dans les grandes entreprises, la nomination de responsables et la mise en place de comités d'éthique, dont l'objectif est de vérifier que la responsabilité des entreprises s'exerce correctement vis-à-vis de la société civile, par rapport aux impacts environnementaux et sociaux de l'activité de l'entreprise.
- les schémas de coopération.
[] Mise en oeuvre
[] Projets au cas par cas
Une approche courante en éthique appliquée est de traiter des projets particuliers au cas par cas.
La Casuistique est une application du raisonnement au cas par cas dans le cadre de l'éthique appliquée. Aux Etats-Unis, les Etats ont essayé de décourager les pratiques malhonnêtes chez les employés des services publics en élisant des autorités officielles en vue d'établir une Commission éthique pour leur Etat.
Bernard Crick en 1982 proposa un point de vue socialement centré, selon lequel la politique peut se mettre en oeuvre dans une éthique appliquée dans la mesure où les problèmes sont réellement résolus, et où les "vertus politiques" sont en fait nécessaires dans tous les sujets où la moralité humaine et les intérêts sont opposés.
Les lignes de distinction entre la méta-éthique, l'éthique normative, et l'éthique appliquée sont souvent floues. Par exemple, le problème de l' avortement est un sujet d'éthique appliquée puisqu'il implique un type de comportement controversé. Mais il dépend de principes normatifs plus généraux, comme le droit d'auto-conduite et le droit de vivre, selon lesquels on peut interpréter la moralité de cette procédure. Le problème repose aussi sur des questions méta-éthiques comme "d'où viennent les droits ?" et "quelles sortes d'êtres humains ont des droits ?"
Un autre concept qui brouille l'éthique est la chance morale. Un conducteur ivre peut se rendre en sécurité chez lui sans blesser qui que ce soit, ou il peut accidentellement tuer un enfant qui sort en courant dans la rue pendant qu'il conduit. Le jugement sur la conduite en état d'ivresse dépend dans ce cas de la chance.
[] Le point de vue descriptif
Article principal : Éthique descriptive
Certains philosophes se fient à l'éthique descriptive, aux choix effectués par une société ou une culture et qui n'auraient pas été mis en doute, pour décliner des catégories, qui varient typiquement selon les contextes, dans l'entreprise ou un organisme quelconque.
Ceci conduit à une éthique de situation. Ces philosophes mettent souvent en avant l'esthétique, l'étiquette, et l'arbitrage comme étant les principales contingences, s'infiltrant de bas en haut, plutôt que d'établir explicitement des théories de la valeur ou de la conduite. Dans ces points de vue, l'éthique ne dérive pas a priori d'une "philosophie" (beaucoup rejetteraient cette expression) de haut en bas, mais dérive plutôt strictement d'observations de choix réels effectués dans la pratique :
- Des codes éthiques sont appliqués par différents groupes. Certains considèrent l'esthétique elle-même comme le fondement de l'éthique ; et une opinion morale personnelle développée à travers l'art de conter comme très influente dans les choix éthiques de chacun.
- Les théories informelles de l'étiquette tendent à être moins rigoureuses et plus "situationnelles". Certains considèrent l'étiquette comme une éthique simplement négative, i.e. comment s'échapper d'une vérité inconfortable sans se tromper ? Un défenseur notable de ce point de vue est Judith Martin ("Miss Manners"). Dans ce point de vue, l'éthique est plutôt un résumé de décisions sociales de bon sens commun.
- Les pratiques en arbitrage et en droit, par exemple la revendication de Rushworth Kidder que l'éthique elle-même est une question d'équilibre "correct versus correct", i.e. mettant des priorités sur deux choses qui sont toutes deux correctes, mais qui doivent être exploitées soigneusement dans chaque situation. Beaucoup de gens considèrent que ce point de vue a le potentiel de réformer pratiquement l'éthique, mais ce n'est pas retenu aussi largement que l'esthétique ou le sens commun indiqués ci-dessus.
- Les choix faits par les gens ordinaires que l'on observe, sans l'aide ou l'avis d'experts, qui votent, achètent et décident des raisons pour lesquelles il est valable de se battre. Ceci est une préoccupation majeure de la sociologie, de la politique et de l'économie.
Ceux qui adoptent de telles approches descriptives tendent à rejeter manifestement les approches normatives. Il y a des exceptions, telles que le mouvement pour plus d'achats équitables.
[] Liens internes
[] Liens sur l'éthique dans l'Histoire
[] Liens sur la méta-éthique
[] Liens sur l'éthique appliquée
[] Liens autres
[] Liens externes
[] Centres de recherche
[] Liens Philosophie / spiritualité et éthique
[] Liens sur l'éthique appliquée
[] Bibliographie
- Panorama des idées philosophiques. Jacqueline Russ. Armand Colin, 2000. ISBN 2-200-21932-6
- Le Banquet (Platon),
- Soi-même comme un autre, Paul Ricoeur, Le Seuil, Collection l'ordre philosophique, 1990.
- Éthique et responsabilité, Paul Ricoeur, La Baconnière, 1995.
- Anthologie sur l'éthique. Recueil de textes d'Octave Gélinier. Edité par le Cercle d'éthique des affaires.
- Fondements de l'éthique chrétienne. Sous la direction de Jean-Louis Leuba. Les Editions du Cerf. 1995. ISBN 2204067938
- La génération future a-t-elle un avenir ? Développement durable et monialisation. Christian de Perthuis. Belin. Collection Ulysse. 2003.
[] Notes et références
Point de vue sur la philosophie de Hans Jonas
lt:Etika
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/éthique