Cheval
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| Cheval gris pommelé (Equus caballus) | |||||||||
| Classification classique | |||||||||
| Règne | Animalia | ||||||||
| Embranchement | Chordata | ||||||||
| Sous-embr. | Vertebrata | ||||||||
| Classe | Mammalia | ||||||||
| Sous-classe | Theria | ||||||||
| Infraclasse | Eutheria | ||||||||
| Ordre | Perissodactyla | ||||||||
| Famille | Equidae | ||||||||
| Genre | Equus | ||||||||
| Nom binominal | |||||||||
| Equus caballus Linnaeus, 1758 |
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Des chevaux au galop |
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Le cheval (Equus caballus) est un grand mammifère domestique ongulé de la famille des équidés.
Domestiqué dès l'Antiquité, il est utilisé aujourd'hui dans l'agriculture, pour le transport, les loisirs comme l'équitation, les compétitions sportives, et comme source de nourriture (hippophagie). Jadis, le cheval a servi comme animal de guerre et de transport, permettant ainsi l'essor du commerce et la naissance de civilisations sur de grandes étendues[1]. Considéré comme « la plus noble conquête de l'homme », le cheval, de tous les animaux, est celui qui, selon certains auteurs, a sans doute le plus marqué l'histoire et les progrès de l'humanité[2].
Sommaire
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Classification, dénomination et histoires de l'espèce
Étymologie
Le terme cheval dérive du latin caballus et désigne un « mauvais cheval », puis un hongre et, populairement « cheval de travail »[3]. L'étymologie est incertaine mais une influence du gaulois est possible. Les principaux dérivés du mot cheval sont chevalier, chevalière, chevalerie, chevaleresque, chevalin, chevaucher, chevalet, cavale, cavaler, cavalier, cavalerie et cavalcade. Le terme au singulier se prononce /S@val/ et le pluriel chevaux se prononce /S@vo/.
D'autres termes savants liés au cheval sont empruntés au grec ancien (?????, [híppos], de la racine indo-européenne *ékwos), d'où l'adjectif hippique ou le terme hippodrome. Cette racine grecque se retrouve aussi dans Philippe (« qui aime les chevaux »), Hippolyte (« qui délie les chevaux »), hippocampe (« cheval cambré »), hippopotame (« cheval du fleuve »). Une boucherie chevaline est également appelée boucherie hippophagique. Le latin equus est lui aussi issu de cette racine indo-européenne et est à l'origine des termes comme équidés, équitation et les adjectifs équestre et équine. L'ordre équestre était une classe sociale de la Rome antique descendant des combattants à cheval (les plus riches) des premiers siècles de Rome.
L'ancien français nomme la jument cavale.
Histoire évolutive
L'histoire récente des équidés est mal connue. Nous ne savons pas en particulier quand a eu lieu la spéciation entre les ânes, les chevaux sauvages (Equus ferrus), les zèbres et le cheval domestique (Equus caballus). Nous ne savons pas si l'espèce cheval domestique résulte d'une sélection opérée par l'homme ou si elle est le fruit de la sélection naturelle. L'espèce ne semble exister telle quelle que depuis quelques milliers d'années, ce qui plaide en faveur de la première hypothèse.
Les races
Les racines équines sont nombreuses et variées. Cette grande diversité a pour origine la sélection et les croisements opérés par l'homme sur le cheval domestique, mais aussi la grande capacité d'adaptation de cet équidé face à son environnement.
Contrairement à d'autres animaux pour lesquels l'entraînement et/ou l'expérience donnent un atout à la survie (comme l'homme), les atouts du cheval dépendent surtout de son capital génétique morphologique. Aussi l'homme a depuis longtemps pratiqué un élevage sélectif en ce sens, bien avant de connaître les lois de l'hérédité. Il semble que les premiers hommes ayant réalisé des listes d'ancêtres soient les arabes. De nos jours, les données généalogiques sont inscrites sur des Herd-books. Ces informations sont reprises par de vastes bases de données spécialisées comme Genequs qui comptait en 2007 plus de 210.000 chevaux toutes races confondues et qui remonte pour les plus anciennes inscriptions à 1764. Le SIRE est la base de données du Ministère de l'Agriculture et des Haras nationaux français.
La tendance actuelle est à la baisse de la diversité. Les activités humaines liées à l'usage du cheval se réduisant au sport et au tourisme, toutes les races n'étant pas spécialisées dans ces types d'activité sont menacées. C'est le cas notamment de toutes les races de chevaux de trait.
Le marronnage
Il n'existe pas en liberté, dans la nature, de chevaux qui ne soient pas issus de domestication humaine[réf. nécessaire]. Seul le cheval de Przewalski est resté totalement sauvage.[réf. nécessaire]
Si certaines races de chevaux sont complètement inféodées à l'homme, par exemple en ne pouvant plus mettre bas seules, d'autres en revanche peuvent retourner à l'état sauvage et former des troupeaux. C'est le cas des mustangs aux États-Unis ou en Australie. En Australie, ils sont considérés comme invasifs et provoquent des dégâts importants sur la flore et les sols[4].
Noms désignant les représentants de l'espèce
Cheval est un terme générique qui désigne en premier lieu l'espèce domestique de Equus caballus, ce qui inclut les races devenues harets comme les mustangs. Les véritables chevaux sauvages, qui ne peuvent pas être domestiqués, appartiennent à plusieurs autres espèces.
Termes généraux
| Caractéristique | Dénomination |
|---|---|
| terme générique d'usage courant | cheval |
| adulte femelle reproductrice | poulinière |
| adulte femelle non reproductrice | jument |
| adulte mâle reproducteur | étalon |
| adulte mâle non castré et non reproducteur | entier |
| mâle castré | hongre |
| jeune (terme générique) | poulain |
| jeune femelle | pouliche |
| jeune mâle | poulain |
| poulain né l'année d'avant | yearling |
| poulain né dans l'année en cours | foal |
| cheval de petite taille[5][6] | poney |
Termes spécifiques
De nombreux termes familiers, péjoratifs ou anciens désignent aussi le cheval. Parmi les termes péjoratifs figurent notamment « bidet », « bourrin », « canasson », « carne », « rosse » et « haridelle ». Le mot « canasson » est souvent également utilisé sans connotation négative pour désigner un cheval sans particularités. Les termes familiers sont « dada » et « coco »[réf. nécessaire]. Dans les termes anciens se trouvent le mot « monture », qui désigne un palefroi pour un messager, et enfin le mot « destrier » qui nomme une monture de guerre.
Chez les Amérindiens, le cheval est parfois désigné sous le terme de « grand chien »[7].
En caractère sigillaire, la partie supérieure montre un ?il et la crinière du cheval et la partie inférieure, ses pattes et sa queue.
Hippologie
Du grec ????? (cheval) et ????? (discours), l'hippologie étudie le cheval dans sa globalité[8]. Cette étude comprend l'organisation et l'anatomie du cheval ainsi que son comportement et son entretien.
Description
Un cheval de selle adulte pèse en moyenne 500 kg, les plus lourds des chevaux de trait[9] peuvent atteindre 1 200 kg. Un cheval vit en moyenne 20 à 30 ans.[réf. nécessaire] Les poneys et les chevaux dits « lourds » vivent en moyenne plus longtemps que d'autres races. L'espérance de vie d'un cheval domestique est allongée grâce aux soins prodigués par l'homme, certains chevaux pouvant atteindre les quarante ans.[10]
Morphologie
Le cheval est un animal quadrupède. Ses membres locomoteurs sont appelés membres et non pattes. Par convention, le cheval se compose de trois parties externes principales[11] :
- l'avant-main qui comprend la tête, l'encolure et les membres antérieurs ;
- l'arrière-main composé de la croupe, les hanches, les membres postérieurs et la queue ;
- le corps qui est la partie centrale.
Le cheval porte une crinière et une queue dont les poils sont appelés crins. Le cheval dispose de 469 muscles qui représentent environ la moitié de son poids[12].
Robes
La couleur des poils et des crins du cheval constitue sa robe.
La robe d'un cheval représente la couleur de celui-ci. Les robes sont très variées et sont un moyen d'identification. Aussi font-elles l'objet d'une classification réglementée et d'un vocabulaire précis. Le nom des robes est basé sur la couleur des poils et des crins. Il existe de nombreuses dénominations dont les plus couramment rencontrées sont [11]:
- blanc: poils et crins blancs ;
- alezan : poils et crins marron clair ;
- noir : poils et crins noirs ;
- café au lait : poils et crins sable ;
- bai : poils marrons, crins et extrémités des membres noirs ;
- isabelle : poils sable, crins et extrémités noirs ;
- souris : poils gris, crins et extrémités noirs ;
- gris : mélange de poils blancs et noirs ;
- pie : plaques de poils blancs et d'une autre couleur.
La robe de couleur blanche est rare : ce nom est réservé aux robes dont tous les poils et crins sont blancs ainsi qu'une peau rose. La plupart des chevaux qui ont une apparence visuelle blanche ont en réalité une robe grise. Exemple : le Camargue. De la même manière, les chevaux noirs sont extrêmement rares. La plupart du temps, la dénomination bai-brun ou bai brûlé est utilisée.
Les épis sont des zones de directions irrégulières des poils. Leur nombre et leur localisation sont relevés dans le signalement des chevaux afin de permettre leur identification.
Marques
Les chevaux qui possèdent des taches, sur les membres ou sur la tête, dont la taille et la forme, sont des facteurs d'identification. Des termes précis existent pour décrire ces taches appelées aussi marques blanches.[13]
La balzane est une tache de poils blancs sur les jambes. Suivant leur taille et forme, elle porte un nom différent. L'en-tête est une tache de poils blancs sur la tête du cheval. Leur forme et étendue leur donne une dénomination. Le ladre est une dépigmentation des naseaux et de la bouche de l'équidé. La liste est une trace verticale parcourant le chanfrein[14].
| Terminologie | Description |
|---|---|
| Balzane | |
| herminures | petites taches noires dans la balzane |
| trace de balzane | taches qui ne font pas le tour de la jambe |
| petite balzane | ne dépasse pas le boulet |
| grande balzane | monte jusqu?à mi-canon |
| balzane chaussée | monte jusqu'au-dessous du genou (membre antérieur) ou du jarret (membre postérieur) |
| balzane haut chaussée | englobe le genou ou le jarret |
| En-tête | |
| pelote | tache ronde sur le front |
| étoile | tache dont la forme rappelle une étoile sur le front |
| liste | trace verticale parcourant le chanfrein |
| étoile prolongée | étoile et liste attachées |
| Liste | |
| continue ou discontinue | |
| déviée | liste partant vers la gauche ou la droite |
| fine ou large | |
| belle face | déborde de part et d'autre du chanfrein |
| herminée | contient des petites taches noires |
| bordée | la jonction avec le poil coloré n'est pas franche |
| boit dans son blanc | blanc qui s'étend aussi sur les nez et la bouche |
Appareil locomoteur
Le cheval possède quatre membres appelés aussi jambes qui se terminent par un pied.
Une comparaison avec l'anatomie humaine permet de comprendre les particularités de cet animal. Le sabot du cheval correspond à un ongle de l'homme et le cheval marche ainsi sur l'équivalent d'un doigt qui remonte jusqu'au boulet. Le canon équivaut à la plante de nos pieds ou à la paume de nos mains, tandis que le genou correspond au poignet et le jarret équivaut à la cheville de l'homme. Le grasset du cheval correspond à notre genou. Tout comme le coude du cheval, il est situé contre le corps du cheval[14].
Les jambes du cheval peuvent être tendues avec un minimum d'effort grâce à un ensemble de muscles et ligaments appelés stay apparatus[14]. Un petit os, appelé os naviculaire permet au cheval de bloquer ses membres et tenir en position debout sans action consciente. Cette particularité anatomique permet au cheval de passer une partie de son sommeil en étant debout et d'être ainsi plus efficace pour fuir les prédateurs. Il est aussi courant de voir un cheval se tenir sur trois jambes grâce au stay apparatus et d'ainsi reposer un autre membre.
L'aplomb désigne la manière dont un membre est orienté sous le corps du cheval. Cette caractéristique a une influence sur la qualité des allures. Un aplomb à l'arrêt peut être considéré comme correct lorsque les jambes sont à la verticale et dans le cas contraire, il est considéré comme défectueux. En mouvement, un aplomb est de qualité correcte lorsque le cheval marche en ligne, c'est-à-dire que les membres antérieurs et postérieurs sont sur une même ligne[14].
Le pied est l'extrémité des membres du cheval. Le pied est composé d'un sabot -paroi, sole, fourchette et glômes-, enveloppe cornée, qui entoure des parties vivantes. La paroi correspond à l'ongle d'un doigt humain et provient d'une évolution vieille de 55 millions d'années pendant laquelle les autres doigts se sont atrophiés car l'ancêtre du cheval était passé d'un milieu de vie avec un sol spongieux à un sol dur[14].
Le pied est une partie fondamentale du cheval, d'où le vieux dicton « Pas de pieds, pas de cheval ». Au galop, tout le poids du cheval repose pendant un court instant sur un pied et plus précisément sur la fourchette, véritable coussinet amortisseur jouant un rôle indispensable entre le squelette et le sol. La paroi, pare choc du doigt, est donc un ongle en croissance permanente de 8 à 20 mm par mois[14]. Dans la nature, le cheval parcours 20 à 40 kilomètres par jour, use ses sabots au même rythme que la repousse.
Locomotion et allures
Pour se déplacer, le cheval mobilise ses membres dans un certain ordre qui permet de caractériser les allures, c'est-à-dire les différentes façons de se déplacer. Les allures sont classées en trois catégories[15] qui sont les allures naturelles, les allures artificielles et les allures défectueuses.
Les allures naturelles sont exécutées d'instinct par le cheval et dont font partie notamment le pas, le trot, le galop, l'amble et le tölt (pour les chevaux islandais en particulier), le reculer et le saut. Les allures artificielles sont acquises par le dressage, comme le passage, issu du trot, le pas d'école, le pas espagnol... Enfin, les allures défectueuses résultent d'une douleur ou d'une mauvaise utilisation du cheval, comme l'aubin du devant (trot des postérieurs et galop des antérieurs), l'aubin du derrière (trot des antérieurs et galop des postérieurs), le traquenard (trot décousu ou désuni par dissociation des bipèdes diagonaux), le galop désuni (galop à droite des postérieurs et galop à gauche des antérieurs, ou vice-versa) et le galop à quatre temps, galop lent qui dissocie le bipède diagonal.
Outre les allures, il existe des mouvements naturels comme les mouvements de défense ou d'attaque que constituent la ruade et le cabrer. Les mouvements sur place sont des mouvements d'école comme le piaffer qui est un trot sur place, la courbette où le cheval se cabre et la croupade où le cheval rue.
Sens du cheval
Le cheval dispose de cinq sens mais certains évoquent même l'existence d'un sixième sens qui serait de prévoir le mauvais temps ou un danger [16]. Les sens les plus développés sont l'odorat, l'ouïe et le toucher.
Vue
Le cheval dispose d'un angle de vue de 340 degrés[17] avec seulement deux angles morts situés exactement devant et derrière lui : sa vision lui permet de voir sur les côtés comme la cravache du cavalier, mais il ne voit pas une main posée directement sur son chanfrein ou si quelque chose lui est présenté au niveau de sa bouche. En contrepartie, les champs de vision de chaque ?il ne se superposent que sur une bande étroite à l'avant. Le cheval ne peut donc apprécier les distances que dans cette zone alors que dans les autres zones, il perçoit pour chaque ?il une image différente. Cette conformation, courante chez les proies, permet une détection plus aisée des prédateurs.
L'acuité visuelle du cheval est moyenne ou médiocre pour certaines races. Ainsi, 75 % des chevaux de trait sont myopes[17]. En revanche, lorsqu'il a les yeux baissés, le cheval a la capacité de voir aussi bien les objets proches du sol que ceux qui sont lointains grâce à la forme ovale de son cristallin[18]. Il peut ainsi, tout en broutant, surveiller facilement son environnement à la recherche de prédateurs. La vision du cheval possède une fréquence de perception de 20 à 25 images par seconde, contre 15 à 18 pour l'homme. Cette caractéristique entraîne une meilleure faculté à percevoir les mouvements, et donc les prédateurs qui s'approchent.
Le cheval voit bien la nuit grâce au tapetum lucidum, couche réfléchissante qui couvre sa rétine. Présente chez tous les mammifères, elle est bien développée chez le cheval qui possède ainsi une vision nocturne dont les capacités sont proches de celle du chat[19]. La pupille, qui peut s'ouvrir au fur à mesure que la lumière baisse, contribue également à ces performances. En contrepartie, la vision du cheval gère plus difficilement les transitions brusques de luminosité[20]. Certains chevaux devenus aveugles peuvent tout de même vivre à peu près normalement : ils se font aider d'un congénère.
Ouïe
Le cheval possède une ouïe très fine, capable d'identifier une souris dans la paille à 100 mètres[21] ou de distinguer des sons dont l'intensité ne varie que d'un décibel[14]. Il perçoit des sons sur une plage de fréquence de 6 Hz à 33 500 Hz, ce qui lui permet de ressentir des tremblements de terre avant l'homme ou de percevoir des ultrasons[14].
Mobilisés par seize muscles, les pavillons auriculaires du cheval sont mobiles, ce qui lui permet de les orienter vers la source d'un son qu'il souhaite analyser. Les deux oreilles sont mobiles de façon indépendantes et il existe une connexion nerveuse entre les muscles des yeux et des oreilles qui confère la capacité d'orienter en même temps les deux organes sensoriels vers un signal qui attire l'attention du cheval[14]. La forme en entonnoir des oreilles est également un facteur d'amélioration de la capacité auditive. Cette dernière est indispensable pour cet animal pour détecter les prédateurs, en particulier pour compenser sa perception visuelle peu utilisable lorsqu'il mange, activité qui constitue pourtant son occupation principale[22].
Odorat
Sans être aussi fin que celui du chien[23], le cheval possède un sens développé de l'odorat grâce à des cellules olfactives très sensibles qui tapissent ses larges naseaux. Il est également doté de l'organe de Jacobson au fond de la cavité nasale qui sert à fixer les odeurs pour permettre une meilleure analyse[24].
Le cheval se sert de son odorat pour trouver de l'eau. Les chevaux des Bédouins peuvent sentir la présence de l'eau cachée sous terre et cette capacité est indispensable dans le désert ou la steppe pour un animal qui boit jusqu?à 40 litres d'eau par jour[25]. L'odorat sert aussi à inspecter les objets inconnus, reconnaître les amis et ennemis, connaître les limites des territoires en sentant les dépôts de crottin et d'urine et pour les étalons, reconnaître une femelle en chaleur à 600 ou 800 m[26]. Les chevaux se flairent le nez et le souffle pour se saluer.
Pour analyser plus finement une odeur, le cheval les enferme dans sa fosse nasale en inspirant profondément, retroussant la lèvre supérieure et en cessant temporairement de respirer tout en relevant la tête. Cette attitude est appelée flehmen[24].
Goût
Le cheval se sert de ce sens pour reconnaître les aliments. Ces derniers sont différentiés par le goût une fois passée l'étape du flairage. Le goût permet d'identifier les aliments qui sont bons pour leur santé et ceux qui sont néfastes. Ne possédant pas la capacité de vomir, le cheval se doit d'établir correctement son alimentation[27]. À l'état naturel, le cheval est peu attiré par le goût sucré. La fréquentation de l'homme l'a habitué à ce goût[28].
Toucher
Les chevaux possèdent un sens du toucher qui est variable suivant les parties du corps. Les jambes sont peu sensibles, contrairement à la tête et au dos[29]. Le simple contact d'une mouche peut faire frémir ces parties. Le sabot est insensible car non doté de cellules nerveuses, mais le pied est sensible aux variations de pression, ce qui permet au cheval d'adapter son équilibre à la nature du sol[30].
Les lèvres sont entourées de poils sensibles appelés vibrisses et comparables aux moustaches du chat. Elles permettent par exemple au cheval de trier les aliments[31]. Les lèvres fournissent également des informations sur la nature de l'objet touché. Les chevaux peuvent se toucher pour le plaisir, en particulier lors de toilettage mutuel. Le cavalier se sert aussi du sens du toucher du cheval pour lui indiquer qu'il a effectué correctement un exercice ou exercer un inconfort via l'utilisation d'une cravache.
Alimentation
Dans la nature, le cheval est exclusivement herbivore et se nourrit d'herbe en majorité. Les chevaux d'écurie mangent des céréales comme l'avoine, l'orge et parfois le maïs, des aliments composés industriels comme les granulés et des fourrages, c'est-à-dire du foin, de la luzerne ou de la paille. Les chevaux en pâturage se nourrissent d'herbe composée de 70 % de graminées et 20 % de légumineuses et 10 % de diverses plantes.
Si la nourriture est disponible en quantité suffisante, un cheval consacre de 14h à 16h par jour à s'alimenter. Cette durée importante résulte de leur estomac qui est de petite taille et des aliments peu énergétiques qui sont consommés.
Les chevaux boivent environ 20 à 40 litres d'eau par jour et jusqu?à deux fois plus en été ou pour les chevaux lourds.
Comportements
Le cheval est un animal grégaire qui vit en harde d'une petite dizaine d'individus[32] composée:
- d'un étalon protecteur ;
- d'environ trois à quatre juments ? dont souvent la plus âgée est à la fois dominante et leader (mais pas obligatoirement) ;
- et de leurs petits sur deux ou trois années.
Le leader est l'individu dont les envies coïncident avec les envies des autres individus du groupe, et qui se décide à agir en premier pour satisfaire son envie. C'est du coup souvent la jument la plus âgée qui conduit la harde lors des déplacements puisque son expérience lui permet d'avoir souvent plus d'à propos que les autres.. Il peut cependant y avoir un individu leader par activité (celui qui a en général la bonne idée d'aller vers l'eau, un autre qui pense à se mettre à l'ombre au bon moment, un autre encore qui décide d'aller changer de type d'herbe). Le leadership est totalement indépendant de l'état hiérarchique.
Dans la harde, il existe une hiérarchie de type dominant/dominé, établie généralement en fonction de l'âge des individus, de leur tempérament, etc. La hiérarchie n'est absolument pas pyramidale (sauf exception liée au hasard des individus): si A domine B et que B domine C, alors A ne domine pas forcément C. Cette hiérarchie se stabilise au bout de quelques mois de vie commune, et n'est en général pas ou peu remise en cause (les juments gestantes auraient tendance à gagner un peu en dominance sur les non gestantes, mais ceci est anecdotique). Au sein du groupe, l'ordre et la hiérarchie se maintiennent par des man?uvres d'intimidation, notamment via un langage corporel très développé : le cheval se défend ou se fait respecter des autres par des menaces précédant si nécessaire des ruades ou des morsures.
Jusqu?à l'âge de deux ans environ, les jeunes mâles et femelles restent dans le groupe, puis en partent d'eux-mêmes. Alors plusieurs jeunes mâles se regroupent pour former un troupeau au sein duquel ils s'aguerrissent en jeux puis en combats durant quelques années. Quand ils ont pris assez d'assurance, le plus hardi crée sa propre harde. Pour ce faire, il provoque en duel d'autres mâles et s'il gagne le combat, il « récupère » les femelles du vaincu (à condition qu'elles le trouvent à leur goût), ou encore il peut former sa harde en « volant » simplement des juments à d'autres étalons, pour peu que lesdites juments n'apprécient pas trop leur harde actuelle; enfin, l'arrivée de jeunes juments de deux ou trois ans venant de quitter leur troupeau familial est une autre opportunité pour commencer ou agrandir une harde.
Le cheval a la capacité de dormir debout, mais ce sommeil n'est que très léger. Il n'atteint le sommeil profond (il a besoin d'une heure de ce sommeil par jour) qu'allongé, dans son box ou au sein d'un troupeau. Tous les chevaux d'un même troupeau ne dorment pas en même temps car il y en a toujours au moins un qui veille sur les autres en restant debout. Un cheval couché qui ne se lève pas en présence d'un inconnu ou qui reste couché trop souvent peut éventuellement être malade. D'autres comportements peuvent être notés de manière générale:
- Un cheval effrayé prend automatiquement la fuite. Il n'attaque pas, ou très rarement. Les étalons ou les entiers parfois très nerveux peuvent attaquer l'homme.
- Le cri du cheval est le hennissement. Différentes formes de hennissement existent.
- Le cheval piaffe s'il effectue un trot sur place. Ce comportement est un signe de nervosité ou d'extrême excitation. Ce mouvement est exploité en dressage de façon très cadrée.
- Le cheval s'ébroue s'il expire bruyamment en secouant la tête.
Reproduction
Le flehmen peut être souvent observé chez les entiers lorsqu'ils sont proches d'une jument en chaleur. Lorsqu'ils sont en liberté, les mâles dominants vivent avec un harem, relégant les autres mâles à l'état de spectateur. Les batailles entre mâles pour la domination du troupeau peuvent être violentes, mais sont très rarement mortelles.
En captivité, la fécondation se fait de plus en plus souvent par fécondation artificielle en sperme congelé. Cette technique permet aux éleveurs de disposer facilement d'un large choix de géniteurs mâles pour leurs poulinières. Dans la nature, les poulains naissent en général au printemps. Pour des raisons économiques, les éleveurs recherchent une naissance plus précoce au début de l'année et parviennent à déclencher des chaleurs en jouant par exemple sur l'intensité de l'éclairage.[33] La durée de la gestation est en moyenne de onze mois (310 à 360 jours) et la jument ne donne naissance qu'à un seul poulain à la fois sauf exception. Ce processus est appelé le poulinage et il est dit que la jument pouline. À la naissance, le poulain pèse environ une quarantaine de kilogrammes et son poids double au cours du premier mois. Le poulain sait marcher moins d'une heure après la naissance et dispose de la vision dès la naissance. Le poulain devient adulte entre deux et cinq ans suivant la race à laquelle il appartient. Certaines sont plus précoces que d'autres.
Variations génétiques
Parmi les nombreux classements possibles, les chevaux peuvent être regroupés en fonction de leur race, par rapport à leur utilisation, à leur taille et à leur robe (seulement pour certaines races comme le frison).
Le critère principal de distinction entre les races de chevaux et de poneys s'effectue selon la taille de l'animal. Sont considérés comme cheval les individus d'une taille strictement supérieure à 1,48 m au garrot. À l'inverse, sont considérés comme poney les individus d'une taille inférieure ou égale à 1,48 m au garrot. Cette classification est celle adoptée par la Fédération équestre internationale pour permettre une répartition des animaux dans les compétitions[6].
Cependant, en plus de ce critère nécessaire aux compétitions, une race équine peut être classée comme étant une race de chevaux ou de poneys. Le critère à l'origine de cette typologie est la conformation extérieure de la race. Un individu d'une race donnée ne changera pas de catégorie à cause de sa taille. Exemple : un individu pur-sang arabe reste toujours un cheval même si sa taille est inférieure à 1,48 m. Il en est de même pour le Camargue, race de cheval relativement petit, ou encore le Falabella qui est considéré comme un cheval malgré sa taille autour de 70 cm car il possède toutes les caractéristiques extérieures d'un cheval.
Hybrides
Le cheval peut s'hybrider avec d'autres équidés. Le produit d'un étalon et d'une ânesse est un « bardot », celui d'un âne et d'une jument est un « mulet » ou une « mule », celui d'une jument et d'un zèbre est dénommé « zébrule » ou « zorse »[34].
Génétique
Le cheval domestique possède 32 paires de chromosomes[35] (contre 33 paires pour le Cheval de Przewalski). La séquence complète d'un génome de cheval a été établie en 2007, quatre ans après celle de l'être humain[36].
Anatomie
L'anatomie du cheval a été étudiée tôt par l'homme car ce dernier a cherché à comprendre son fonctionnement pour mieux l'utiliser. Un des premiers ouvrages sur l'anatomie du cheval est celui de Carlo Ruini en 1598.
Squelette
Le squelette est composé de 205 os et représente environ 8 % de la masse d'un cheval[12]. Il supporte les parties molles du corps, joue le rôle de structure et protège les organes vitaux. La colonne vertébrale se compose de 54 os tandis que la boîte crânienne en possède 34. Le cheval a 18 paires de côtes.
Le système squelettique est maintenu par des ligaments et des tendons. Les premiers relient les os entre eux tandis que les tendons assurent la liaison entre l'os et le muscle. Au niveau des articulations se trouvent les membranes synoviales qui contiennent le liquide synovial servant de lubrifiant naturel. Les autres parties de l'os sont entourées du périoste.
Dentition
Une jument possède trente-six dents, avec pour chaque mâchoire six incisives, six pré-molaires et six molaires. Le cheval mâle possède deux canines supplémentaires par mâchoire et appelés crochets. Ces canines sont un héritage de l'eohippus, ancêtre omnivore du cheval. (Certaines juments possèdent également ces crochets, il s'agit de juments bréhaignes. On dit qu'elles sont stériles.) Entre les dents de devant et les molaires se trouve un espace édenté appelé barre[14]. À cet endroit repose le mors du filet.
La denture définitive est acquise à l'âge de six ans environ. Les dents du cheval sont en croissance permanente, ce qui lui permet de manger des plantes abrasives comme les graminées. Dans la nature, l'usure due à la mastication compense la pousse des dents. Elle permet aussi de connaître l'âge de l'animal jusqu?à ses douze ou treize ans[14].
Système cardiaque
Le c?ur, muscle viscéral strié, pèse de 3 à 5 kg chez un cheval de 500 kg. La masse musculaire dépend de son entraînement. Sa fréquence cardiaque est de 30 à 40 battements par minute au repos, à 220 battements lors de grands efforts[12].
Système respiratoire
La capacité du poumon d'un cheval est d'environ 12 litres. Ses grands naseaux permettent de prendre d'importantes quantités d'air. Sa fréquence respiratoire va de 10 à 15 cycles par minute au repos à 70 cycles après cinq minutes de galop. À cette allure, le cheval cale ses inspirations et expirations sur le rythme des battues. Un cheval ne respire pas par la bouche, il n'utilise que ses naseaux.
Le cheval et l'homme
Historique de l'utilisation du cheval
Antiquité
En Europe, les Grecs, Romains et Byzantins utilisaient le cheval pour la guerre, les communications, le transport mais aussi les courses de chars. De leur côté, les Celtes vénéraient Épona, déesse des chevaux, dont le culte nous a été transmis du fait de son adoption par les troupes équestres romaines.
Au Moyen-Orient, certaines tribus Perses semblent avoir créer les pur-sang arabes[37], chevaux du désert, robustes et élégants, ils inventèrent aussi le polo. Lorsque les Hyksôs envahissent l'Égypte au XVIIe siècle av. J.-C., les Égyptiens n'utilisaient les chevaux que pour des tâches civiles. La cavalerie, qui fera la puissance des pharaons du Nouvel empire, était alors du côté de l'ennemi et sera un facteur déterminant dans la défaite égyptienne.
En Afrique, la cavalerie numide fut une unité importante des armées carthaginoises lors des guerres puniques tandis que la cavalerie romaine était réputée médiocre.
En Asie, le plus ancien char hippomobile à nous être parvenu intact provient de la tombe de l'empereur chinois Wu Ding, mort en 1118 av. J.-C. Le cheval était peu utilisé comme animal de trait dans l'agriculture mais les Chinois seraient à l'origine du collier d'épaule. Ils utilisèrent l'étrier au VIe siècle av. J.-C., la cavalerie formant le gros des troupes chinoises. Le cheval (?) sert de moyen de transport et de communication (coursier). Quand le jeu de polo perse arriva à la cour de l'empereur, tout le monde s'en éprit. Les Chinois ne faisant pas d'élevage permanent des chevaux, ces derniers restaient un produit de luxe importé du Moyen-Orient.
Au Japon, le cheval servait d'animal de combat, de coursier et de transport de marchandises, mais dans ce dernier cas il était guidé par des hommes à pied, ce qui limitait son potentiel. Des peuples d'Asie ont développé une unité militaire originale qui est l'archer à cheval.
Moyen Âge
En Europe, la chevalerie se développa. Indépendamment de la race, le palefroi désignait un cheval de parade au Moyen Âge, le destrier un cheval de guerre et la haquenée était un cheval de monte féminine.
Richard C?ur de Lion importa les premiers Pur-sang arabes. Le cheval n'était pas consommé pour sa viande car l'Église l'interdisait[38].
Le cheval était un animal à part car il servait de monture aux aristocrates et parce qu'il était très coûteux (35 livres tournois en moyenne en France au milieu du XIVe siècle)[38]. Le cheval exigeait également une nourriture abondante et de qualité comme l'avoine ou le foin.
À partir du XIIe siècle, son usage s'est répandu pour tirer la charrue en France septentrionale. Grâce au collier d'épaule, il offrait au paysan une puissance et une rapidité supérieures à celle du b?uf.
Au Moyen-Orient, les chevaux ont porté l'Islam jusqu'aux portes de l'Orient.
En Asie, la cavalerie était la principale force des armées mongoles et tatares.
Autre exemple, La Tapisserie de Bayeux (photo ci-contre), est une admirable broderie qui présente notamment 202 chevaux, et nous renseigne sur cette période où les chevaux étaient encore principalement utilisés pour se battre.
Le cheval était un animal indispensable du Moyen-Âge, tant utilisé pour la guerre, que pour l'agriculture.
Conquête du Nouveau Monde et post-Renaissance
En Amérique, les premiers colons espagnols réintroduisirent le cheval, arabe et andalou, dans les deux continents américains. L'espèce y avait alors disparu depuis plus de huit millénaires. En 1519, Les conquistadores de Hernán Cortés, amènent avec eux onze chevaux et six juments[39], dont deux avaient une robe pie et cinq autres une robe tachetée. Ils étaient les premiers ancêtres des mustangs, ces chevaux retournés à l'état sauvage et qui ont une robe tachetée pour la plupart. Le fait que les Amérindiens n'aient jamais vu ces bêtes aida les conquistadores à se faire passer pour des divinités et à remporter ainsi de nombreuses batailles. Cortez aurait déclaré : « Nous devons notre victoire à Dieu et à nos chevaux ».
Le cheval se répandit alors rapidement sur ces terres, principalement en Amérique du Nord. À la période de la conquête de l'Ouest, plusieurs centaines de milliers de chevaux sauvages sont répartis à travers le continent. Au XVIIIe siècle, les Amérindiens élevèrent de grandes hardes de chevaux dont le nombre total dépassa les cent cinquante mille individus. À partir de ces mustangs dressés émergèrent les palominos. Les Indiens Nez-Percés opérèrent également des sélections à partir des mustangs pour obtenir l'appaloosa.
En Europe, les Anglais croisèrent des chevaux pur-sang arabes et barbes avec des espèces indigènes pour créer les pur-sang anglais, race de cheval de course.
Époque napoléonienne
Les chevaux ont eu un rôle indispensable dans les conquêtes napoléoniennes. Les pur-sang arabes étaient les chevaux de choix pour la cavalerie des troupes. Par le biais des campagnes de l'empereur, ce type de cheval s'est retrouvé en Europe centrale et en Russie. Un étalon, capturé près de Leipzig, par exemple, a donné naissance, grâce à différents apports de sang, à la race hongroise Nonius (Haras de Mezöhegyes).
Entre 1800 et 1815, Napoléon, cavalier au style peu académique mais résistant et intuitif, possédait 1 730 chevaux réservés à sa monte personnelle. Le Vizir, petit arabe gris d'1,35 m, son plus célèbre cheval, a été empaillé et se trouve exposé en 2006 au Musée de l'armée des Invalides[40].
Activités liées au cheval
L?élevage de chevaux emploie environ 47 000 professionnels en France[41] dont 11 000 élèvent des chevaux de trait qui n'ont souvent que deux ou trois juments.
Métiers du cheval
Plusieurs métiers sont spécialisés dans l'activité des chevaux[42]. Les cavaliers professionnels dans les haras, les Maréchaux ferrants ou les accompagnateurs de tourisme équestre qui organisent les randonnées. Certains métiers sont spécialisés dans les soins apportés aux chevaux. La valeur économique ou affective de ces animaux expliquent la diversité des soins et les coûts que certains propriétaires peuvent donner à leur cheval.
Il faut ajouter également les métiers annexes comme la confection et la vente d'outils et d'instruments spécialisés comme les selliers et la filière de la boucherie.
Médecine équine
En 2004, 262 vétérinaires sont spécialistes équins en France[43]. Il existe également une recherche dans le domaine de la génétique équine.
D'autres professions concourent aux soins médicaux. Les dentistes équins ont pour activité principale le limage des dents car celles du cheval poussent tout au long de sa vie. Les ostéopathes équins pratiquent une thérapie manuelle en appliquant les mêmes principes que l'ostéopathie pour l'homme. Les maréchaux-ferrants orthopédistes soignent certaines pathologies du pied en mettant des ferrures orthopédiques. Les palefreniers-soigneurs s'occupent des soins légers.
Il existe plusieurs techniques de relaxation telles que l'aromathérapie et la massothérapie. L'aromathérapie consiste à traiter un cheval à base d'huiles essentielles. L'aromathérapie est la base de la massothérapie. Dans cette dernière, on utilise souvent les huiles essentielles pour effectuer les massages.
Dans le soin des blessures des jambes, l'hydrothérapie peut être utilisée, soit par massage par jet d'eau ou en faisant nager le cheval.
Dressage et éthologie
Après bien d'autres théories (mécanique, psychologie animale, ...), les techniques de dressage des chevaux se basent sur l'éthologie. Ainsi des dresseurs de chevaux s'en réclament et font des présentations de leur méthode, donnent des cours de « méthode éthologique » de dressage et aident à reprendre en main des chevaux qui présentent des difficultés dans leur relation à l'homme et notamment des risques. Ces dresseurs peuvent être qualifiés de « chuchoteurs », traduction littérale de leur appellation anglaise de « Horse whisperers » issus du milieu « western » américain.
Les pionniers sont pour ne citer qu?eux : Ray Hunt, Monty Roberts et Tom Dorrance (Américains tous les trois), ceux-ci se sont penchés sur la transmission de méthodes entièrement fondées sur l?éthologie [44].
On distinguera donc utilement les deux acceptions du mot éthologie équine. L'une présente les résultats des observations et expérimentations scientifiques sur le comportement du cheval. La seconde regroupe un ensemble de pratiques de dressage plus ou moins inspirées des théories et résultats de la précédente.
Le dressage d'un cheval peut être effectué selon des pratiques inspirées de l'éthologie. L'étude de la gestuelle, des mouvements d'oreilles, des attitudes de la tête permet de déterminer l'humeur du cheval, ses émotions. Par exemple :
- si un cheval couche les oreilles fortement en arrière, il est irrité ; s'il les pointe vers l'avant, il est attentif ;
- sa bouche qui bouge de façon habile exprime elle aussi divers comportements, si ses lèvres sont souples et détendues c?est qu?il est calme, quand il sera endormi sa lèvre inférieure va pendre, au contraire si elles se crispent il voudra alors montrer qu?il est nerveux ;
- la tête et l?encolure sont également très expressifs, l?affection sera exprimée par des gestes lents et doux alors qu'au contraire il sera irrité avec des mouvements rapides et appuyés ;
- ses pattes peuvent frapper le sol en cas d?impatience et de colère, voire d?énervement.
Pour mieux comprendre les réactions du cheval, il faut considérer qu'il exprime et s'exprime pour les autres chevaux, ce qui évite de lui prêter, à tort, des intentions humaines. L?animal sera apaisé avec des gestes larges et détendus de votre part, par contre des gestes rapides et saccadés auront tendance à l?effrayer [45<
