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Le conflit israélo-palestinien est une conséquence majeure du plus large conflit israélo-arabe. Il s'agit d'un conflit territorial (qui inclut des arguments religieux non négligeables) entre deux peuples qui revendiquent des droits sur la même terre. Alors qu'Israël a bien été créé en 1948, les Palestiniens continuent à exprimer leurs revendications pour un État.
[] Origines du conflit
Voir les articles détaillés: Palestine, Déclaration Balfour, Palestine mandataire, Histoire du sionisme et Histoire de la Palestine
[] Sur les décombres de l'empire ottoman
- Lors de la Première Guerre mondiale, la Palestine est une contrée de l'empire ottoman, sur les 690 000 habitants présents en 1914, 94 000 étaient juifs. La politique étrangère de la Grande-Bretagne (GB) et ses contradictions ont des conséquences sur le début du conflit : la Grande-Bretagne a une forte influence au Moyen-Orient, elle a une présence militaire en Irak dès 1914 et occupe [Bagdad] en 1917. La Grande-Bretagne appuie la révolte arabe et leur fait la promesse d'un grand État musulman. En contre-partie, ils se battent avec les Alliés.
- Problème : en mai 1916, la Grande-Bretagne passe un accord secret « Sykes-Picot » en parallèle avec la France, qui est en contradiction avec sa promesse car il projette de diviser la région en 2 zones d'influence entre les 2 pays.
- En 1917 : déclaration Balfour : le gouvernement de Londres envisage favorablement l'établissement d'un foyer national juif en Palestine, s?il ne porte pas préjudice aux droits des populations dans le pays. Cette déclaration est la consécration du sionisme.
- Le sionisme : c'est la réponse à l'évolution du sentiment antisémite qui s'est développé au cours du XIXe siècle, en Europe et en Russie. 1896 : Theodor Herzl publie l'État juif, manifeste fondateur du sionisme politique. L'antisémitisme étant inéluctable, il est nécessaire d'y répondre politiquement par un foyer juif, pour leur survie. Il s'engage alors dans un travail diplomatique. La population juive n'est pas unanime sur cette position, jusqu'à la Shoah. Les critiques de milieux laïcs, assimilés portent avant tout sur la localisation de ce foyer pour les Juifs (La terre d'Israël, en Palestine est sous domination turque à l'époque.) Cela ne résoudra un problème que pour en poser un autre : la cohabitation avec les Arabes. Donc, Jérusalem doit être un centre culturel et non un centre politique. Autre critique : cela banalisera le peuple juif, en mettant l'accent sur le politique plutôt que sur le côté religieux. 1897 : Premier congrès sioniste mondial et Herzl en devient le président. Il faut encourager la colonisation en Palestine en organisant le judaïsme en corps locaux, des mini-sociétés pour fonder les buts du sionisme. Herzl engage des négociations avec le sultan, mais c'est un échec. Il se tourne alors vers la Grande-Bretagne pour une colonie juive dans le Sinaï ou en Ouganda ; c'est aussi un échec tout en marquant un pas en avant, car les demandes juives semblent être reconnues. C'est donc une reconnaissance du peuple juif comme nation, qui a une légitime recherche de terre, et qui est un vrai interlocuteur diplomatique. Les grandes puissances hésitent, il y a une hostilité de l'Église catholique, mais les premières grandes colonies commencent en Palestine. La déclaration de Balfour est donc la consécration du sionisme politique, car elle reprend des termes du congrès, et elle a une portée internationale.
- La Grande-Bretagne a signé cette déclaration surtout pour des problèmes liés à la guerre, pour s'attirer la bienveillance des populations juives des pays alliés. De plus, elle permet de prendre pied dans le Moyen-Orient à plus long terme, et donc la Grande-Bretagne étend son influence sur les territoires autonomes. Mise en place des mandats sur la Palestine, mandats entérinés par la Société des Nations (=sorte de tutelle de la Grande-Bretagne sur ces territoires.) Tutelle aussi sur la Transjordanie tout juste créée. Le mandat repose sur une ambiguïté : la Grande-Bretagne considère que la situation doit mener à la création d'un foyer national pour le peuple juif, mais insiste sur le fait que la Palestine ne doit pas être un foyer national pour les Juifs. En fait, il ne devrait pas y avoir de domination au Moyen-Orient. La Palestine ne doit pas être ni juive, ni arabe.
[] Mobilisations sionistes et réactions arabes
- 1897 : création de l'Organisation sioniste mondiale pour représenter « le peuple juif tout entier » et en être le porte-parole auprès des puissances mandataires. L'OSM rachète des terres en Palestine et développe l'immigration, pour renforcer la présence juive sur le territoire, pour créer un État de fait, qui soit un précédent favorable pour la réalisation des objectifs juifs.
- 1917 : déclaration Balfour, qui promet un "Foyer National Juif" en Palestine. Les arabes s'y opposent.
- 1920 : conférence de San Rémo qui se déclare favorable à un mandat Britannique sur la Palestine en vue de favoriser la mise en place du "Foyer National Juif". Premières émeutes arabes antisioniste (Jérusalem). Création de la Haganah.
- 1921 : nouvelles émeutes arabes antisionistes.
- 1922 : la Société des Nations donne mandat à la Grande-Bretagne pour établir en Palestine un "Foyer National Juif".
- En 1928 : institutionnalisation de revendications par des comités de grève et le haut comité arabe en 1930 pour faire face à l'agence juive. Ils revendiquent l'arabité de la Palestine, et les habitants font valoir leurs droits.
- 1930 et 1931 : nouvelles émeutes arabes anti-sionistes. Destruction du quartier juif de Hébron.
- En 1936, grande révolte arabe en Palestine, finalement écrasée en 1939. Le développement du peuplement juif en est une des causes importantes. Alors qu'au début du XIXe, il y avait 1 Juif pour 40 Arabes, en 1947, il y en aura 1 pour 2.
- 1939 : la Grande-Bretagne veut éviter l'instabilité. Publication d'un "livre blanc" qui limite l'immigration juiveà 75.000 personnes pour les 5 ans à venir, et uniquement avec l'accord des représentants arabes, et promet l'indépendance d'un état unitaire (donc à majorité arabe) pour 1949. Ce livre blanc est refusé et il y a une politique d'immigration illégale à partir de 1939.
- Mai 1942 : au congrès sioniste de Biltmore, adoption d'un programme qui revendique la formation d'un État juif sur toute la Palestine, avec une immigration illimitée et la création d'une armée juive.
- 1944 : début des actions armées des organisation militaires sionistes clandestines que sont l'Irgoun et le Lehi.
- 1945 : La pression sioniste s'accentue, pour permettre l'accueil en Palestine des rescapés des camps de concentration nazi. La Grande-Bretagne s'y oppose. La Haganah lance à son tour des actions armées contre la Grande-Bretagne. La découverte de l'holocauste provoque un courant de sympathie pour la cause sioniste.
- Mai 1946 : la Grande-Bretagne abandonne sa tentative de trouver une solution, ne voulant pas imposer une solution aux 2 parties.
- 1947 : Conjonction des vues entre l'Union Soviétique et les USA en faveur de la création d'un état juif : aux USA le président Truman considère que le réservoir des votes juifs peut lui être important. L'Union Soviétique considère le sionisme comme un moyen de chasser la Grande-Bretagne du Moyen-Orient. Plan de partage de l'ONU.
Pour en savoir plus sur le sionisme, voir les articles détaillés sionisme et Histoire du sionisme.
[] Le plan de partage
Voir l'article détaillé sur le Plan de partage de la Palestine
Commission spéciale pour gérer le problème : partage de la Palestine en deux États, l'un juif avec 50% du territoire et l'autre arabe sur 43%, le reste étant la ville sainte et ses environs administrée internationalement. Ce plan est refusé par les Arabes, car le rapport au sol est inégal. Autre plan : État unitaire avec partage des responsabilités, mais va contre la stratégie sioniste. Approbation du premier plan par le Conseil de sécurité (à sept voix contre trois), puis à l'Assemblé Générale de l'ONU. Ce plan prévoit un calendrier d'évacuation de la Grande-Bretagne puis deux mois plus tard, la création des deux États. La Grande-Bretagne décide de remettre son mandat de puissance mandataire à l'ONU le 15 mai 1948. La veille : création d'un conseil provisoire d'Israël. Le 15 mai à minuit ; Israël est proclamé et reconnu par les grandes puissances.
[] Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël de 1948
Voir l'article détaillé sur la Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël
[] Guerre israélo-arabe de 1948
Voir l'article détaillé sur la Guerre israélo-arabe de 1948
[] Réfugiés palestiniens
Voir l'article détaillé sur les Réfugiés palestiniens
[] Parties en présence
[] Israéliens
Voir l'article détaillé sur l'État d'Israël
Lire également les fiches sur les Premiers ministres d'Israël et la Liste des présidents d'Israël
[] Palestiniens
Lire les articles détaillés sur les Palestiniens, la Diaspora palestinienne et les revendications palestiniennes
Lire les articles sur Yasser Arafat et Mahmoud Abbas
[] Conflit international
[] Les nouvelles frontières israéliennes
Voir guerre des six jours, ligne verte et conflit israélo-arabe
Voir les Résolution 181, Résolution 194, Résolution 242, Résolution 338 ...
[] Terrorisme palestinien et Opérations militaires israéliennes
[] Les organisations palestiniennes
Voir l'article détaillé sur l'OLP, le Fatah, le Jihad islamique palestinien, le Hamas, le FPLP, le FDLP, le Hezbollah, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa
[] Guerre du Liban
Voir les articles détaillés sur la Guerre du Liban et Sabra et Chatila
[] La Première Intifada ou l'émergence de la société palestinienne
Années 80 : blocage du mouvement palestinien. Fait nouveau : la Première Intifada.
Intifada ou la « guerre des pierres ». Marque l'entrée en scène d'un acteur nouveau : la population palestinienne. Dans les premiers jours, on ne croit pas à un changement réel. Contexte de pérennisation de l'occupation par l'accélération de la colonisation et de la dépendance économique des territoires occupés. La hausse du niveau de vie des Palestiniens va de pair avec une dépendance très forte au niveau des revenus et des échanges commerciaux (profond déséquilibre). La dépendance économique creuse les disparités entre ceux qui en profitent et ceux qui en souffrent. Développement du peuple juif, réseaux d'implantation avec pour objectif la reconstitution du grand Israël, passant par un ancrage territorial. Pérennisation du peuple par l'appropriation de la terre. L'occupation et le contrôle sont de plus en plus grands : 56% des terres de Jordanie, par la prise de contrôle des propriétés de l'État jordanien et de toutes les terres qui n'ont pas été enregistrées ni cultivées. 11% du territoire de Gaza en 1988. À l'extérieur, s'est développé la thématique de libération des territoires, tandis qu'à l'intérieur : logique d'intégration. L'activisme laisse la place à une résistance passive à l'occupation. Repli sur les bases les plus traditionnelles de l'économie (rurales, familiales), autarcie, instrument de la fécondité. Il y a des initiatives dans les villes par les intellectuels qui tentent des pourparler avec les Israéliens, mais ils sont marginaux et coupés de la majorité de l'opinion et de la population. L'Intifada est un soulèvement spontané des Palestiniens de l'intérieur.
- 1er objectif : territorialiser le conflit, le ramener au centre géographique.
- 2e objectif : permettre le retour de l'OLP en terre palestinienne. Créer une liaison entre les différentes composantes de la population palestinienne. Mettre à jour un projet national commun : une entité politique souveraine à Gaza et en Cisjordanie.
- 3e objectif : impliquer les puissance extérieures et surtout les USA, dans une tentative de médiation pour le règlement global acceptable pour les 2 parties.
[] Processus de Paix
Le processus de paix israélo-palestinien regroupe l'ensemble des discussions diplomatiques qui ont été tentées pour trouver une solution définitive au conflit israélo-palestinien, depuis la reconnaissance de l'OLP par Israël comme d'un partenaire palestinien pour la paix.
[] Conférence de Madrid de 1991
Voir l'article détaillé sur la Conférence de Madrid
[] Accords d'Oslo de 1993
Voir l'article détaillé sur les Accords d'Oslo et l'Autorité palestinienne
[] Accords de Wye Plantation de 1998
Voir les articles détaillés sur les Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza et Accords de Wye Plantation
[] Sommet de Camp David de 2000
Voir l'article détaillé du Sommet de Camp David II
[] Conséquences de l'échec du sommet: la seconde Intifada(22 novembre 2000)
Peu de temps après l'effondrement des discussions, Ariel Sharon et d'autres membres du Likoud visitèrent le Mont du Temple pour démontrer le controle israélien sur ce lieu saint. Le lendemain, une manifestation palestinienne tourna à l'affrontement avec la police israélienne. L'escalade de la violence conduisit au soulèvement de la seconde Intifada.
Une vague d'attentats-suicides organisés par les mouvements extrémistes palestiniens visa les civils israéliens. Les représailles israéliens prirent la forme d'un bouclage de la Bande de Gaza et d'un redéploiement de Tsahal en Cisjordanie. Israël déclencha également des opérations d'assassinats ciblés contre les dirigeants des organisations terroristes palestiniennes. Ces opérations furent l'occasion d'appels à la vengeance de la part de ces organisations. Ce cycle de la violence tua un millier d'Israéliens et trois milliers de Palestiniens.
Voir l'article détaillé sur la seconde Intifada
[] Sommet de Taba de 2001
Les appels au calme et à la reprise des discussions se multiplièrent en vain. Bill Clinton proposa par écrit de nouveaux paramètres de négociations. Barak les accepta avec des réserves, Arafat retarda sa réponse par laquelle il accepta avec des questions et des réserves. Les initiatives du President Clinton amenèrent Barak et Arafat à des discussions à Taba en janvier 2001 au cours desquelles les délégations confièrent n'avoir jamais été aussi près d'un accord. Mais Barak dut interrompre les discussions à la veille d'écheances électorales anticipées.
Voir l'article détaillé du Sommet de Taba
[] Nouvelles tentatives
Un mois plus tard, les violences de la seconde Intifada et le sentiment d'insécurité entraina une alternance politique au pouvoir en Israël, à l'issue du scrutin, amenant la droite et Ariel Sharon à la tete d'un nouveau gouvernement.
Le nouveau gouvernement d'Ariel Sharon exige alors un arret des attentats terroristes avant toute reprise du dialogue.
Les initiatives pour sortir de l'impasse furent multiples:
Voir l'article détaillé sur la feuille de route pour la paix
- La Ligue arabe réunie à Beyrouth au Liban fit également un plan de paix qui appelait au retour aux frontières de 1967 en échange d'une reconnaissance mutuelle et de la paix. Le gouvernement israélien salua cette proposition.
Voir l'article détaillé sur l'initiative de la Ligue arabe
- En 2003, une assemblée non officielle de personnalités politiques modérées des deux parties se rencontrèrent pour s'entendre sur les termes d'une proposition de paix connue sous le nom d'initiative de Genève. Arafat recut favorablement ce document et Sharon le rejeta.
Voir l'article détaillé sur l'initiative de Genève
[] Sommet de Charm el-Cheikh de 2005
Voir l'article détaillé sur le Sommet de Charm el-Cheikh
[] Plan de désengagement unilatéral de 2005
Le gouvernement israélien prit des dispositions unilatérales pour assurer la sécurité de sa population. La construction d'une barrière, qui avait été pensée par un précédent gouvernement de coalition gauche-droite, commença. Son tracé, qui empiète largement sur les territoires de Cisjordanie annexés en 1967, provoque d'importantes contestations et des condamnations internationales.
Voir l'article détaillé sur la barrière de séparation israélienne
Le meme gouvernement prit ensuite l'initiative du plan de désengagement concernant l'évacuation définitive et la destruction de toutes les colonies de la Bande de Gaza et de quatre implantations israéliennes dans le nord de la Cisjordanie.
Voir l'article détaillé sur le Plan de désengagement des territoires occupés
[] Liens externes
[] Voir aussi
Palestine (région, terminologie, histoire générale)
- Palestine, Palestine (homonymie), Palestine mandataire
- Pays de Canaan, Judée, Samarie, Bande de Gaza, Cisjordanie, Transjordanie
- Histoire de la Palestine, Israël (Bible), Philistins, Royaume d'Israël, Royaume de Juda, Royaume de Jérusalem, Empire ottoman
- Accord Sykes-Picot, Déclaration Balfour, Plan de partage de la Palestine
Palestine (arabe)
- Palestine (État revendiqué), Territoires palestiniens occupés, Jérusalem-Est
- Peuple palestinien, Culture palestinienne, Politique palestinienne, Diaspora palestinienne, Septembre noir
- OLP, Autorité palestinienne, Fatah, Hamas, Jihad islamique, FPLP
- Yasser Arafat, Mahmoud Abbas
Israël
- Israël, Jérusalem, Tsahal, Histoire d'Israël, Sionisme, Histoire du sionisme, Histoire chronologique du sionisme,
- Likoud, Parti travailliste, Kadima, Shass, Shinouï, Yachad, La Paix Maintenant, Agoudat Israel, Moledet.
- Ariel Sharon, Shimon Peres, Yitzhak Rabin, Menahem Begin, Golda Meir, David Ben Gourion
- Diaspora juive, Birobidjan, portail Judaïsme
Conflit israélo-arabe et « israélo-palestinien »
- Conflit israélo-arabe, Conflit israélo-palestinien, Réfugiés palestiniens, Réfugiés juifs des pays arabes, Ligue arabe
- Guerre israélo-arabe de 1948, Crise du canal de Suez de 1956, Guerre des Six Jours de 1967, Résolution 242 de 1967, Guerre de Kippour de 1973, Guerre du Liban de 1982, les 2 Intifada
- Accords de Camp David, Accords d'Oslo, Sommet de Camp David II, Sommet de Taba, Feuille de route pour la paix, Plan de désengagement de la Bande de Gaza - 2005
- Colonie israélienne, Barrière de séparation israélienne, Plan de paix Elon
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