Saisir un mot clé:
 
 

Françafrique_(livre)

Ce site est un miroir du site http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil

google_ad_height = 15; google_ad_format = "728x15_0ads_al"; google_ad_channel =""; google_color_border = "f9f9f9"; google_color_bg = "FFFFFF"; google_color_link = "0000FF"; google_color_url = "008000"; google_color_text = "000000"; //-->

Un article de Wikipedia.y-project.com.

Pour les articles homonymes, voir France-Afrique. Image:Disambig.svg

Cet article traite de l'essai La Françafrique, le plus long scandale de la république (ISBN 2-234-04948-2) écrit par François-Xavier Verschave, auteur de nombreux autres ouvrages sur les relations franco-africaines et ancien président de l'association Survie. Cette ouvrage a été publié par Stock en 1998.

Sommaire

[] Le Concept de la Françafrique chez Verschave

[] Présentation et origines du mot

L'ancien président de la Côte d?Ivoire Félix Houphouët-Boigny inventa l'expression France-Afrique en 1955 pour définir les bonnes relations qu?il voulait établir avec la France. L'expression dérivée « Françafrique » a ensuite été forgée par François-Xavier Verschave.

L'auteur décrit alors la Francafrique comme « une nébuleuse d?acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisé sur l?accaparement de deux rentes : les matières premières et l?Aide publique au développement. La logique de cette ponction est d?interdire l?initiative hors du cercle des initiés. Le système autodégradant se recycle dans la criminalisation. Il est naturellement hostile à la démocratie ».

Il fait alors remonter les origines cette nébuleuse à 1960 lorsque De Gaulle accorde l?indépendance aux colonies d?Afrique Noire et crée les réseaux Foccart.

La mise en place de ce système aurait eu plusieurs types de motivations :

  • Assurer la place de la France au niveau international, grâce à une « sphère d?influence » en Afrique francophone garantissant un nombre conséquent de votes à l?ONU.
  • Un accès privilégié aux matières premières stratégiques, fort nombreuses dans la région, soit l'« exploitation des rentes ».
  • La corruption et le détournement de l?aide publique au développement au profit d'intermédiaires divers, d'hommes politiques français et africains, et des grands partis politiques français, avec son corollaire: les trafics délictueux ou criminels.
  • Le rôle de la France durant la Guerre froide, sous-traitant des États-Unis en Afrique.
  • La mise en place de guerres reposant sur des schémas ethniques, comme l'extermination des Tutsi au Rwanda.
  • La défense de la Francophonie, allant de pair avec une phobie des anglo-saxons (« complexe de Fachoda »).
  • La poursuite de la « grande politique arabe » de la France.
  • Le corporatisme et la défense mutuelle d'intérêts au sein des réseaux.

Selon la thèse de Verschave, une grande majorité de présidents et dictateurs africains des anciennes colonies françaises ont été mis en place, soutenus et protégés par la France. Il cite ainsi Omar Bongo (Gabon), Gnassingbé Eyadéma (Togo), Paul Biya (Cameroun), Denis Sassou-Nguesso (Congo), Blaise Compaoré (Burkina Faso), ou Idriss Déby (Tchad).

[] Réseaux françafricains

D'après François-Xavier Verschave, la Françafrique se caractèrise par de nombreux réseaux d'influence aux motivations variées.

[] Réseaux politico-affairistes

Le principal d?entre eux serait le réseau Foccart, du nom de l?instigateur de ce système, responsable de la cellule Afrique de l?Elysée sous De Gaulle, et acteur de premier plan dans les relations franco-africaines jusqu?à sa mort en 1997. Son influence aurait reculé au cours des années 1980, au profit des réseaux néo-gaullistes de Charles Pasqua et des réseaux mitterrandiens. Jacques Chirac serait l?héritier de ce réseau.

Dans les pays d?Afrique francophone nouvellement indépendants, au début des années 1960, Jacques Foccart aurait ?uvré à la mise en place de dirigeants "amis". Les mouvements démocratiques échappant à la sphère d?influence de la France auraient été systématiquement combattus par des moyens économiques, diplomatiques et militaires, y compris par des guerres, assassinats et fraudes électorales.

[] Grandes entreprises

Le maintien du système françafricain permettrait à certaines entreprises de continuer à assurer une domination économique en Afrique francophone, bien que remise en cause actuellement par de nouveaux acteurs (États-Unis, Chine). L?exemple le plus significatif est celui de l?entreprise pétrolière Elf, qui aurait « fait » la politique de la France au Gabon, au Cameroun, au Nigéria au Congo-Brazzaville et en Angola, et aurait même été responsable de l?éclatement ou de la poursuite de guerres civiles dans ces trois derniers pays.

En position de monopole dans certains secteurs de certains pays, Bouygues (services publics) et Bolloré (transports, logistique) sont également montrés du doigt. La position hégémonique de ces entreprises, accusées en outre de bénéficier d?une partie de l?aide publique au développement (APD), s?expliquerait par la collusion avec une partie des dirigeants.

[] Militaires et services secrets

Selon ses détracteurs, la présence militaire française est indissociable du système françafricain, à travers les accords de défense et de coopération militaire. Ceux-ci permettent à la France de conserver un poids prépondérant, par l'encadrement par des officiers français l'encadrement de troupes nationales africaines ou des interventions armées en cas de menaces externes ou internes. Les bases militaires françaises constituent donc des piliers de la Françafrique dans des pays comme le Sénégal, le Gabon, le Tchad ou la Côte d'Ivoire.

Les services secrets (DGSE, DST) sont également désignés comme un élément important de ces réseaux, de part leur collaboration intense avec les services de plusieurs pays africains, pas nécessairement francophones (Angola ou Soudan par exemple).

L'accusation la plus grave porte néanmoins sur l'utilisation de groupes mercenaires, lorsque les services secrets ou les réseaux politico-affairistes, ne veulent agir au grand jour. Cette pratique aurait été particulièrement courante sous l'égide de Jacques Foccart. L'État français est donc accusé par Verschave d'avoir rétribuer des mercenaires (comme Bob Denard), ou des sociétés spécialisées dans ce type de services (dont celle de Paul Barril), lors de guerres civiles ou de coups d'État.

[] Evolutions de la Françafrique

L'auteur explique que les relations françafricaines évoluent lentement. Même si après la chute du mur de Berlin, de nouvelles exigences démocratiques apparaissent dans un grand nombre de pays africain. Verschave note que François Mitterrand proposait de lier l?aide publique au développement à l?instauration d?un processus de démocratisation, lors du discours de La Baule (1990). Néanmoins, selon Verschave, la France aurait soutenu également un système de fraude électorale massive permettant le maintien en place des dictateurs, appelés maintenant «démocrates » malgré des élections truquées.

[] Des conséquences désastreuses sur le développement

D'après Verschave, ce système empêche par ailleurs le développement de ces pays. Poussés par la France, ces pays auraient mis en place des économies de rente, basées sur le prélèvement de la richesse des matières premières. Les présidents-dictateurs n?aurait alors pas intérêt au développement de leurs pays. Le développement économique est porteur de dangers car il permet de voir émerger de nouvelles classes de travailleurs et d?entrepreneurs qui, automatiquement, critiqueront l?utilisation de l?argent public. Le système clientéliste ne tiendrait que parce que les populations n?ont d?autres choix que de dépendre de l?État. Quand, par ailleurs, une grande partie de l?aide publique au développement serait détourné au profit des réseaux françafricains et des dictateurs, le développement deviendrait quasiment impossible.

L'apparition du problème de la dette à la fin des années 1970 participe des mêmes mécanismes. On prête à un pays dans le cadre de la coopération. Mais dans un système d?accaparement de rente, le prêt ne peut être productif et il sera massivement détourné de son utilisation. Dans ces conditions le dictateur-président s?enrichit, et son pays s?endette avec le soutien de la France qui récupèrerait jusqu'à trois fois sa mise.

[] L'évolution du concept

La reprise orthographique, françafrique au lieu de France-Afrique, du concept des relations entre la France et l'Afrique développé par François-Xavier Verschave, sans pour autant vouloir se référer à son créateur, montre que cette expression est revendiquée pour exprimer plusieurs manières d'interpréter les relations entre la France et l'Afrique. Ces diverses interprétations suscitent des débats et des controverses.

Voir article détaillé Françafrique (médias)

[] Cas développés dans le livre

[] Pays bamiléké

Verschave accuse la France d'avoir participé à des massacres au Cameroun dans les années 1960. D'après lui, ces massacres auraient causé entre 40.000 et 400.000 morts au Cameroun.

[] Sylvanus Olympio

Gnassingbé Eyadéma est accusé d'avoir tué en personne Sylvanus Olympio, premier président du Togo, en 1963 et d'avoir bénéficié pour ce faire de complicités françaises et américaines.

[] Parrain Félix et le dauphin Albert

[] La guerre du Biafra

La France est accusée d'avoir, durant la guerre du Biafra (1967-1970), armé et aidé les sécessionnistes. Cette aide aurait encouragé le conflit et été apporté afin d'affaiblir le Nigéria et l'influence anglo-saxonne, selon le vieux Complexe de Fachoda. Elle serait directement responsable avec la Croix Rouge de la catastrophe humanitaire de l'époque.

[] Outel Bono

Verschave entend dénoncer l'assassinat du Docteur Outel Bono, opposant au régime de Tombalbaye (Tchad) qui a été assassiné à Paris en 1973 et les complicités supposés des « services » français dans cette affaire.

[] Sankara, l'anti-Houphouët

[] Dulcie September

Dans ce chapitre, François-Xavier Verschave explore les raisons de l'assassinat en 1988 de la représentante de l'ANC à Paris, Mme Dulcie September et dénonce une complicité puis un étouffement de l'affaire par les autorités françaises.

[] Macédoine pro-mobutiste

[] Du même auteur

  • Nord-Sud : de l?aide au contrat. Pour un développement équitable, 1991, Syros, 1991, 243 p.
  • L?aide publique au développement, avec Anne-Sophie BOISGALLAIS, 1994, Syros, 150 p.
  • Libres leçons de Braudel. Passerelles pour une société non excluante, 1994, Syros, 221 p.
  • Complicité de génocide ? La politique de la France au Rwanda, 1994, La Découverte, 178 p.
  • La Françafrique : Le plus long scandale de la République, 1999, Stock, 380 p.
  • Noir silence, 2000, Les Arènes, 595 p.
  • Noir procès : offense à chefs d'État, 2001, Les Arènes, 382 p.
  • Noir Chirac, 2002, Les Arènes, 310 p.
  • De la Françafrique à la Mafiafrique, 2004, Tribord, 70 p.
  • Au mépris des peuples : Le néocolonialisme franco-africain, entretien avec Philippe Hauser, 2004, La Fabrique, 120 p.
  • L?envers des la dette. Criminalité politique et économique au Congo-Brazza et en Angola, Dossier noir de la politique africaine de la France n° 16, 2001, Agone, 225 p.
  • Les Pillards de la forêt. Exploitations criminelles en Afrique, Dossier noir de la politique africaine de la France n° 17, avec Arnaud Labrousse, 2002, Agone, 192 p.
  • La santé mondiale entre racket et bien public, collectif, 2004, éditions Charles Léopold Meyer, 346 p.
  • L'horreur qui nous prend au visage : L'État français et le génocide, Rapport de la Commission d?enquête citoyenne sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda, avec Laure Coret, 2005, Karthala, 586 p.
  • Négrophobie , réponse aux "Négrologues", journalistes françafricains et autres falsificateurs de l'information, avec Odile Tobner et Boubacar Boris Diop, 2005, Les Arènes, 200 p.
  • Billets d'Afrique, lettre mensuelle de Survie, éditoriaux de 137 numéros (Survie)
  • La maison-monde : Libres leçons de Braudel , 2005
  • France-Afrique : le crime continue, 1999

François-Xavier Verschave coordonnait également la rédaction des Dossiers Noirs de la politique africaine de la France, publiés par Survie et Agir ici, aux éditions L?Harmattan puis Agone.

[] Liens externes

Image:BlankMap-Africa.png Portail de l'Afrique ? Accédez aux articles de Wikipédia concernant l?Afrique.
 
Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Françafrique (livre)
Home

Données
A la une
Articles
Formatons en lignes
Téléchargement
Licence GNU
Encyclopedie
Portail logiciels libres

Partenaires

beyrouthsurseine.com
Sonnerie & Logos
Photos-Video
Ringtones-Sonnerie
Actualite.org
Terrain tennis

  
Décembre 2008
L
M
M
J
V
S
D
1234567
891011121314
15161718192021
22232425 262728
293031
     
Tous les Logos et Marques sont déposés, les commentaires sont sous la responsabilité de ceux qui les ont publiés, le reste © technicmania.com