Jean Alesi
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Jean Alesi, né Giovanni Alesi le 11 juin 1964 à Avignon, de parents siciliens, est un pilote de course français.
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[] Biographie
Passionné au début de sa carrière par le rallye plus que par la course en circuit (il est même moniteur de pilotage sur glace), il accéda à la monoplace par la promotion en Renault 5. Il conquit le titre de champion de France de Formule 3 en 1987 et deux années plus tard celui de Formule 3000 avec l'écurie Jordan, battant sur le fil son rival Érik Comas.
C'est également en 1989 qu'il débuta en grand prix au circuit Paul Ricard pour la manche française en remplacement du pilote italien Michele Alboreto (parti en raison d'une incompatibilité de sponsors) au sein de l'écurie Tyrrell. Alesi marqua les esprits en terminant quatrième de ce tout premier Grand Prix, dont il aura même brièvement occupé à la seconde place à la faveur des ravitaillements.
1990 fut sa première année complète en Formule 1, toujours chez Tyrrell une équipe loin de son lustre d'antan. Lors de sa première course aux États-Unis, profitant de l'excellent comportement de ses pneus Pirelli sur le tracé urbain de Phoenix, Alesi fit sensation en menant les trente premiers tours devant Ayrton Senna. Alesi poussa même l'audace jusqu?à dépasser Senna quelques hectomètres seulement après une première attaque du champion brésilien. Alesi termina finalement deuxième. Il décrocha une autre deuxième place, plus tard dans la saison à Monaco, se plaçant ainsi comme grand espoir de la discipline.
Très courtisé par les plus grosses écuries du moment, Alesi signa au c?ur de l'été un pré-contrat avec Williams-Renault avant de laisser parler son c?ur sicilien et de signer finalement chez Ferrari. L'arrivée d'Alesi coïncida malheureusement pour lui au début d'une période de crise pour la Scuderia. Malgré des résultats décevants, il échappa néanmoins aux multiples révolutions de palais agitant l'équipe italienne en 1991 (limogeages successifs du directeur sportif Cesare Fiorio, du pilote n°1 Alain Prost et du président Piero Fusaro) en grande partie grâce à sa popularité auprès des tifosi.
À partir de 1993, sous l'impulsion de Jean Todt, la Scuderia amorça un lent retour au sommet. Au grand prix d'Italie 1994, Jean Alesi signa sa première pole position, à Monza. Il mena la course devant des tifosis en liesse avant de déchanter sur une panne mécanique. L'année suivante, Alesi en profita pour livrer quelques unes de ses plus belles courses, souvent ternies par une malchance devenue presque proverbiale. Le chat noir se décida toutefois à l'abandonner le 11 juin 1995 (pour ses 31 ans) au GP du Canada, les soucis mécaniques de Michael Schumacher lui permettant de signer son unique victoire en Formule 1. Paradoxalement, cette saison 1995, sa plus belle en F1, marqua la fin de son histoire d'amour avec la Scuderia Ferrari, trop occupée à s'attirer les faveurs de Michael Schumacher, le meilleur pilote du moment.
Alesi remplace Schumacher chez Benetton à partir de 1996. Benetton est alors l'écurie championne du monde en titre. Les espoirs étaient grand de voir Alesi étoffer son palmarès, il n'en fut cependant rien. Aux performances décevantes des Benetton, succédèrent rapidement des relations de plus en plus tendues avec Flavio Briatore, le directeur sportif de l'écurie. L'année 1997,où son expérience et sa régularité lui permirent d'accrocher de beaux podiums, ne suffit pas à redresser des relations exécrables.
A partir de 1998, Alesi rejoignit l'écurie suisse Sauber durant deux saisons, une équipe de milieu de grille, pour des résultats forcément moyens malgré quelques jolis coups d'éclat. Ainsi obtint-il, une nouvelle fois sous le déluge, un podium à Spa. Nouveau défi en 2000 avec son arrivée au sein de l'écurie française Prost Grand Prix, dirigée par son ami et ancien coéquipier Alain Prost. Il ne marqua aucun point au cours de la saison 2000 mais réussit quelques performances mémorables en 2001, notamment à Monaco (6e) et à Montréal (5e). Mais au bout de 18 mois très décevants, Alesi claqua la porte dès la fin du grand prix d'Allemagne pour rejoindre l'écurie Jordan. Au terme de la saison, l'écurie Jordan ne lui proposa pas de contrat de prolongation pour l'année 2002, préférant engager le pilote japonais Takuma Sat? pour s'attirer les faveurs de Honda. Jean Alesi annonça alors la fin de sa carrière en F1.
Son départ de la F1 ne fut pas pour autant synonyme de départ à la retraite. À partir de 2002, Alesi participa en effet au DTM avec Mercedes et signa plusieurs victoires. En 2006,il ne fut pas retenu dans les teams officiels Mercedes et du disputer la saison dans le team Persson engageant des Classe C de la saison précédente.Cela ne l'empêcha pas de réaliser de belles performances et de faire jeu égal, voire mieux que certains pilotes ayant une voiture 2006.
Finalement, fin 2006, Alesi annonce son départ du DTM.
Jamais à court de projets et toujours animé par le démon de la course, il annonce en février 2007 sa participation à un tout nouveau championnat, les Speedcar Series. Se déroulant en Asie et au Moyen-Orient, cette compétition met aux prises des stock cars inspirées de la NASCAR. Lors de la première saison Speedcar, Alesi se montre comme l'un des pilotes les plus véloces. Il remporte deux courses et frôle le titre.
En septembre 2007, lors du week-end de l'Excellence Automobile sur le circuit de Reims-Gueux, Jean Alesi a conduit la Mercedes W196, victorieuse ici même en 1954, 53 ans plus tôt, avec Juan Manuel Fangio à ses commandes.
Il sera de nouveau présent à cet évènement en septembre 2008 avec la Mercedes 196 R de 1955.
En dehors des circuits, Alesi ne manque pas non plus d'activités. En tant que « Capitaine » de l'équipe de France FFSA, il prodigue ses conseils aux jeunes espoirs du sport automobile français. Résident à Coligny, en Suisse, près de Genève[1], Alesi est également un connaisseur en vin et il cultive une vigne près d'Avignon.
Il est marié à l'actrice japonaise Kumiko Goto[2] et a quatre enfants.
[] Carrière
- 1981 : Karting France
- 1982 : Karting France
- 1983 : Coupe Renault 5 Alpine Turbo France
- 1984 : Formule Renault France
- 1985 : Formule Renault France
- 1986 : Formule 3 France (Vice-Champion)
- 1987 : Formule 3 France (Champion)
- 1988 : Formule 3000 avec Oreca
- 1989 : Formule 3000 avec Jordan (Champion)
- 1989 : Formule 1 avec Tyrrell-Cosworth
- 1990 : Formule 1 avec Tyrrell-Cosworth
- 1991 : Formule 1 avec Ferrari
- 1992 : Formule 1 avec Ferrari
- 1993 : Formule 1 avec Ferrari
- 1994 : Formule 1 avec Ferrari
- 1995 : Formule 1 avec Ferrari (1 victoire)
- 1996 : Formule 1 avec Benetton-Renault
- 1997 : Formule 1 avec Benetton-Renault
- 1998 : Formule 1 avec Sauber-Petronas
- 1999 : Formule 1 avec Sauber-Petronas
- 2000 : Formule 1 avec Prost-Peugeot
- 2001 : Formule 1 avec Prost-Acer puis Jordan-Honda
- 2002 : DTM avec Mercedes (2 victoires)
- 2003 : DTM avec Mercedes (1 victoire)
- 2004 : DTM avec Mercedes
- 2005 : DTM avec Mercedes (2 victoires)
- 2006 : DTM avec Mercedes
- 2007 : Pas de compétition (implication dans le nouveau championnat Speedcar Series)
- 2008 : Speedcar Series, 4e du championnat (2 victoires)
[] Statistiques
(Après le Grand Prix du Japon 2001).
- Grands Prix disputés : 201
- Victoires : 1 (soit 0,50 %)
- Points marqués : 241 (soit 1,20 points par course disputée)
- Pole Positions : 2 (soit 1,00 %)
- Deuxième place en Grand Prix : 16 (soit 7,96 %)
- Troisième place en Grand Prix : 15 (soit 7,46 %)
- Podiums : 32 (soit 15,92 %)
- Dans les Points : 70 (soit 34,83 %)
- Records du Tour: 4 (soit 1,99 %)
- Hat tricks (Victoire/Pole position/Record du tour) : 0 (soit 0,00 %)
- Abandons : 87 (soit 43,28 %)
- Tours en tête : 265
- km en tête : 1 285
- Tours parcourus : 9 645
- Kms parcourus : 45 296
- Débuts en F1 : 1989 (Grand Prix de France, sur le Circuit Paul Ricard, le 9 juillet 1989).
- Dernier Grand Prix : 2001 (Grand Prix du Japon, sur le Circuit international de Suzuka, le 14 octobre 2001).
| Année | Nb de Courses | Écurie | Points | Poles | Victoires | Records du tour | Podiums | Tours en tête | Abandons | Classement |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1989 | 8 | Tyrrell-Ford | 8 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 3 | 9e |
| 1990 | 15 | Tyrrell-Ford | 13 | 0 | 0 | 0 | 2 | 34 | 6 | 9e |
| 1991 | 16 | Ferrari | 21 | 0 | 0 | 1 | 3 | 11 | 9 | 7e |
| 1992 | 16 | Ferrari | 18 | 0 | 0 | 0 | 2 | 0 | 10 | 7e |
| 1993 | 16 | Ferrari | 16 | 0 | 0 | 0 | 2 | 19 | 9 | 6e |
| 1994 | 14 | Ferrari | 24 | 1 | 0 | 0 | 4 | 18 | 6 | 5e |
| 1995 | 17 | Ferrari | 42 | 0 | 1 | 1 | 5 | 91 | 8 | 5e |
| 1996 | 16 | Benetton-Renault | 47 | 0 | 0 | 2 | 8 | 60 | 5 | 4e |
| 1997 | 17 | Benetton-Renault | 36 | 1 | 0 | 0 | 5 | 32 | 3 | 4e |
| 1998 | 16 | Sauber-Petronas | 9 | 0 | 0 | 0 | 1 | 0 | 5 | 11e |
| 1999 | 16 | Sauber-Petronas | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 9 | 15e |
| 2000 | 17 | Prost-Peugeot | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 12 | non classé |
| 2001 | 17 | Prost-Acer Jordan-Honda |
5 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 | 15e |
[] Résultats aux 24 heures du Mans
| Année | Voiture | Équipe | Équipiers | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| 1989 | Porsche 962C | Team Schuppan | Dominic Dobson / Will Roy | Abandon |
[] Anecdotes
Le casque de Jean Alesi (blanc avec une bande noire et une bande rouge) est un hommage à Elio de Angelis, pilote italien décédé lors d'essais privés au Paul Ricard en 1986.
Alain Prost est le parrain d'un des enfants de Jean Alesi.
On a pu le voir brièvement en figurant dans le film de sport automobile Driven réalisé par Renny Harlin.
[] Liens externes
[] Notes et références
| Précédé par | Jean Alesi | Suivi par | ||
|---|---|---|---|---|
| Yannick Dalmas |
|
Érik Comas | ||
| Roberto Moreno |
|
Érik Comas |
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean Alesi



