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Jean Gabin

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Jean Gabin
Jean Gabin (à gauche) et Jacques Prévert dans le film Mon frère Jacques par Pierre Prévert
Jean Gabin (à gauche) et Jacques Prévert dans le film Mon frère Jacques par Pierre Prévert

Nom Jean Gabin Alexis Moncorgé
Naissance 17 mai 1904
Paris, France
Nationalité Française
Mort 15 novembre 1976
Neuilly-sur-Seine
Profession(s) Acteur
Films notables Pépé le Moko (1937)
La Grande Illusion(1937)
La bête humaine (1938)
Le jour se lève (1939)
La nuit est mon royaume (1951)
L'Air de Paris (1954)
Touchez pas au grisbi (1954)
Archimède le clochard
Un singe en hiver (1962)
Le Chat (1971)
Fiche IMDb

Jean Gabin, de son vrai nom Jean Gabin Alexis Moncorgé, était un acteur de cinéma français et chanteur de revue et d'opérette, né le 17 mai 1904 à Paris, Île-de-France, ayant grandi à Mériel, mort le 15 novembre 1976 à Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine d'une leucémie.

Buste de Jean Gabin, à Mériel, sur la place du musée qui lui est consacré
Buste de Jean Gabin, à Mériel,
sur la place du musée qui lui est consacré

Sommaire

[] Biographie

  • 1904 : le 17 mai, il naît à Paris, au 23 boulevard Rochechouart, sous le nom de Jean-Alexis Moncorgé, de Ferdinand Joseph Moncorgé, tenancier de café et comédien d'opérette sous le nom de scène de Joseph Gabin, et d'Hélène Petit, chanteuse de café-concert. Il a six frères et s?urs aînés. Il passera son enfance et son adolescence à la campagne pour laquelle il gardera toute sa vie une profonde affection, dans le petit bourg campagnard de Mériel du Val-d'Oise, loin de la vie parisienne du spectacle de ses parents, où il est élevé par sa s?ur aînée Madeleine, dans une maison au bord d'une voie ferrée.
  • 1914 : à 10 ans, un coup appuyé lors d'un combat de boxe lui écrase le nez.
  • 1919 : alors qu'il a 15 ans, sa mère décède. Il est mauvais élève et délaisse le lycée Janson-de-Sailly à Paris où il est inscrit et enchaîne les petits métiers, garçon de bureau à la compagnie parisienne d'électricité, cimentier à la gare de la Chapelle, man?uvre dans une fonderie, magasinier aux magasins d'automobiles de Drancy, vendeur de journaux. À 17 ans il veut, comme son grand-père maternel, devenir conducteur de locomotive à vapeur dont il peut voir les évolutions sur le grill depuis sa chambre. Bourru, il osait se plaindre de ce qui lui déplaisait mais son ?il bleu magique participait avec ses amis à la joie de vivre.
  • 1922 : à 18 ans, son père le force à entrer dans le monde du spectacle aux Folies-Bergère d'abord comme figurant. Le directeur, Fréjol, est un ami à lui à qui il aurait dit: " Tiens, voici mon fiston. Il aimerait faire du théâtre. Peux-tu l'aider ? Si tu arrives à en tirer quelque chose, tu auras bien du mérite. Moi, j'y renonce?". Il est placé sous la bienveillance du comique troupier Charles-Joseph Pasquier, dit Bach.
  • 1924 et 1925 : il fait son service militaire dans la marine militaire, et pendant une permission du début de l'année 1925 il épouse une admiratrice, la future actrice Camille Basset, dite Gaby, avec qui il n'aura pas d'enfant.
  • 1926 : à 22 ans, il devient un véritable artiste de music-hall et chanteur d'opérette. Il fait monter sur scène La Goulue auprès de Mistinguett, et il imite Maurice Chevalier. Il entame un tour de chant avec succès pendant deux ans dans toute la France et en Amérique du Sud.
  • 1928 : il devient partenaire de Mistinguett, qui vient de rompre avec Maurice Chevalier, au Moulin-Rouge et aux Bouffes-Parisiens dont le directeur est le célèbre auteur de l'époque Albert Willemetz.
  • 1928 : arrivée en Europe du cinéma parlant.
  • 1929 : il joue à partir de cette année les jeunes premiers dans des opérettes comme " Flossie " ou " les Aventures du Roi Pausole ", toutes deux sur des paroles d'Albert Willemetz. Il vit une amourette avec Jacqueline Francell, sa partenaire de " Flossie ", et il divorce de Gaby.
  • 1930 : il débute sa carrière d'acteur dans le film Chacun sa chance, un des premiers films parlant du cinéma français, aux côtés de son ex-femme Gaby (avec qui il jouera aussi plus tard dans Touchez pas au grisbi, Gas-oil et Maigret tend un piège) et du chanteur Jean Sablon.
  • 1933 : le 20 novembre, il épouse à Paris 16e Jeanne Mauchain, meneuse de revue et danseuse nue du Casino de Paris, connue sous le nom de Doriane Mauchain (Son père décède trois jours avant son mariage).
  • 1936 : il devient une star du cinéma grâce à son charisme exceptionnel et à Julien Duvivier qui lui offre les personnages principaux de La Belle Équipe et Pépé le Moko. Il incarne à merveille les héros tragiques et romantiques d'origine populaire. De là, il enchaîne film sur film au sommet du box-office français tout au long de sa longue carrière, 95 au total (Filmographie).
  • 1938 : il joue dans Quai des brumes de Marcel Carné où il rencontre Michèle Morgan à qui il murmure « T'as d'beaux yeux tu sais », laquelle répond « embrasse-moi ».
  • 1939 : le 2 septembre, il est mobilisé dans la marine de guerre à Cherbourg, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il obtient une permission exceptionnelle pour terminer le film Remorques avec Michèle Morgan. Ils ont une brève idylle.
  • 1941 : 2 février, refusant de tourner pour les Nazis pendant l'occupation, il s'expatrie à Hollywood aux États-Unis où il va retrouver les Français Jean Renoir, Julien Duvivier, Charles Boyer, Jean-Pierre Aumont... Il tourne deux films, Moon tide et The impostor qui ne passeront pas à la postérité, et rencontre Ginger Rogers brièvement puis Marlène Dietrich pendant l'été 1941 : ils resteront amants jusqu?en février 1947.
  • 1943 : le 18 janvier, il divorce de sa seconde épouse Jeanne Mauchain et, déjà très célèbre, il s'engage, en avril, dans les Forces françaises libres du Général de Gaulle et participe à la victoire des alliés comme second maître chef du char Le Souffleur du Régiment blindé des fusiliers marins de la 2e DB du général Leclerc. Il est décoré de la médaille militaire et de la Croix de guerre. Il restera toute sa vie très attaché à la marine.
  • 1945 : il est démobilisé à l'âge de 41 ans et revient au monde du spectacle. Il a les cheveux blancs.
  • 1949 : il se marie avec Christiane Fournier, dite Dominique, mannequin chez le couturier Lanvin, qui a déjà un fils Jacki et avec qui il a trois enfants : Florence Moncorgé-Gabin (1949), Valérie (1952) et Mathias (1956).
  • 1951 : Il est le narrateur de "De sac et de corde" une pièce musicale de Léo Ferré et Madeleine Rabereau écrite pour la radio qu'il interprète alors que Léo Ferré dirige l'orchestre et les ch?urs de la radio nationale.
  • 1952 : il réalise un de ses rêves d'enfant en investissant le restant de sa vie toute sa fortune au fur et à mesure dans le domaine de " La Pichonnière " à Moulins-la-Marche dans l'Orne, en Normandie, sur lequel il fait construire " La Moncorgerie ". Il se lance dans l'élevage de près de 300 bovins et d'une écurie d'une quinzaine de chevaux de course pour assouvir sa passion pour l'élevage de chevaux.
  • 1954-1955 : il renoue avec le succès grâce à Touchez pas au grisbi de Jacques Becker, L'Air de Paris de Marcel Carné et French Cancan de Jean Renoir en 1955. Rencontre avec Michel Audiard, qui deviendra son ami et sera - avec ses dialogues - pour beaucoup dans le succès de ses films à venir, à commencer par Gas-oil de Gilles Grangier.
  • 1960 : il est promu Officier de la Légion d'honneur sur le plateau où il tourne Les Vieux de la vieille de Gilles Grangier.
  • 1962 : dans la nuit du 27 au 28 juillet, 700 agriculteurs encerclent son domaine familial normand de La Pichonnière pour protester contre la centralisation des terres, en exigeant la location de certaines fermes à de jeunes éleveurs en difficulté. Ils se servent d'un conflit ouvert avec le célèbre acteur pour médiatiser leurs problèmes du monde agricole. Cette situation a profondément bouleversé et blessé à vie l'intéressé, qui s'est senti rejeté par la communauté paysanne normande dont il avait profondément pris à c?ur de faire partie.
  • 1963 : il crée avec Fernandel la société de production Gafer pour son film L'Âge ingrat.
  • 1976 : le 15 novembre, alors qu'il vient juste de décider la vente de son domaine Normand de La Pichonnière, il meurt d'une leucémie (il avait eu une alerte en 1973 lors du tournage de Deux hommes dans la ville de José Giovanni) à l'âge de 72 ans à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Ses cendres seront dispersées dans la mer d'Iroise, selon ses dernières volontés, à vingt milles au large des côtes bretonnes.
  • 1981 : le Monde du Cinéma lui rend hommage en créant le Prix Jean Gabin, récompense décernée tous les ans depuis aux meilleurs espoirs masculins du Cinéma Français.
  • 1987 : un César d'Honneur lui est remis à titre posthume.
  • 1992 : la commune de Mériel du Val-d'Oise, la commune de son enfance, a ouvert un musée qui lui est dédié.

[] Répliques célèbres

« T'as d'beaux yeux tu sais... » à Michèle Morgan.
« Quand on parle pognon, à partir d'un certain chiffre, tout le monde écoute. » S'adressant à Robert Dalban : « Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner. »
« Nous n'avons pas appris le cheval dans les mêmes écoles, pendant que j'étais à Saumur, vous étiez à Vaugirard... Alors brisons là, voulez-vous, Monsieur, chacun dans sa sphère, et je vous prierai de ne plus m'adresser la parole, même de loin. »
« Le Yang Tsé Kiang n'est pas un fleuve, c'est une avenue, une avenue d'cinq mille kilomètres qui dégringole du Tibet pour finir dans la Mer Jaune, avec des jonques et puis des sampans d'chaque côté. P'is au milieu, y'a des, des tourbillons d'îles flottantes, avec des orchidées hautes comme des arbres. Le Yang Tsé Kiang, camarade, c'est des millions de mètres cubes d'or et d'fleurs qui descendent vers Nankin. Et avec, tout l'long, des villes-pontons où on peut tout acheter. De l'alcool de riz, d'la religion, et pis des garces, d'l'opium. Ch'peux vous affirmer, tenancière, que le fusilier marin a été longtemps l'élément décoratif des maisons d'thé. Dans c'temps-là, on savait rire. Elle s'était mise sur la paille, pour un maquereau roux et rose, c'était un juif, il sentait l'ail, il l'avait, venant de Formose, tirée d'un bordel de Shanghai. »
« Ça laisserait net combien à chacun ? », il répond : « Vingt ans d'placard. Le bénéfice, ça se divise, la réclusion, ça s'additionne. »
« Tout antisémite a son juif, tout anti-clérical peut bien avoir son curé. »
et à Bernard Blier : « On ne dit rien à sa femme quand on a épousé une banque ! Ça s'paie la fortune, c'est c'qui coûte le plus cher. »
Également, le dialogue avec un député : « Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l'apprendre ! ? Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre. »
Certaines de ces dernières répliques sont dignes de celles de Georges Clemenceau ou de Charles de Gaulle...

[] Décorations

[] Récompenses

acteurs et actrices

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


  • Le prix Jean-Gabin est une récompense attribuée chaque année depuis 1981 à un comédien, espoir du cinéma français et francophone.

[] Filmographie sélective parmi 95 films et courts métrages

[] Années 1930-1939


[] Années 1940-1949


[] Années 1950-1959


[] Années 1960-1969


[] Années 1970-1976


(N.B. : certains de ses films ont été colorisés pour des versions télévisées et VHS : La Traversée de Paris, Le cave se rebiffe, Le Gentleman d'Epsom...)


[] Images d'archives / documentaires


[] Bibliographie

  • Jean Gabin, Anatomie d'un mythe, Claude Gauteur, Ginette Vincendeau, Nouveau Monde éditions.
  • Gabin, André Brunelin, Robert Laffont, 1987.
  • Dans "Prévert, portrait d'une vie" (Ramsay, 2007, 239 p., pp.216), Carole Aurouet écrit : "Après avoir vu "Drôle de drame", ce dernier a envie de travailler avec Prévert et Carné. Il le fait savoir. En 1938, il est dans "Le Quai des brumes". Les deux amis se souviennent avoir attendu ensemble les réactions du public dans un café de la rue des Saints-Pères, Jacques précisant en rigolant : « On avait glissé sur un bouchon de limonade ! ». L?accueil fut plutôt bon. Gabin ajoute avec humour : « Dans le fond, on était la nouvelle vague de l?époque ». On retrouvera l'acteur dans "Le jour se lève", "Remorque" et "La Marie du port". Jacques écrit de lui qu?il a « le regard toujours bleu et encore enfantin », qu?il est l?« acteur tragique de Paris/gentleman du cinéma élisabéthain/dans la périphérie du film quotidien » et que « Jean Gabin/c?est l?évidence même/l?évidence même d?un être humain/qui joue son rôle publiquement/devant tant d?autres qui joue le leur secrètement/et si mal la plupart du temps ». « Jean Gabin/Toujours le même jamais pareil/Toujours Jean Gabin/Toujours quelqu?un »
  • " Quitte à avoir un père, autant qu'il s'appelle Gabin...", Florence Moncorgé-Gabin, Le cherche midi, 2003

[] Voir aussi

commons:Accueil

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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean Gabin
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