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Jean-Honoré Fragonard (5 avril 1732, Grasse - 22 août 1806, Paris) est un peintre français.
Il est fils de François Fragonard, garçon gantier, et de Françoise Petit. Après le décès, à dix mois, de son petit frère Joseph, Jean Honoré restera enfant unique.
[] Sa vie
Jean Honoré Fragonard quitte sa ville natale à l'âge de six ans, pour s'installer avec sa famille à Paris, où se déroulera la plus grande partie de sa carrière.
Les dispositions artistiques de Fragonard sont précoces et, après avoir quelque temps travaillé avec Jean Siméon Chardin, il entre, à l'âge de 14 ans, dans l'atelier de Boucher. En 1752, il est lauréat du grand prix de peinture et entre à l'école royale des élèves protégés, dirigée par Carle Van Loo, puis il part pour l'Académie de France à Rome.
En 1805, Fragonard est expulsé du Louvre par décret impérial. Il s'installe alors chez son ami Veri, au Palais Royal. L'année suivante, il décède, apparemment terrassé par une congestion cérébrale.
Il est inhumé dans l'ancien cimetière de Montmartre où sa tombe n'est plus visible.
La famille de Fragonard comprenait de nombreux artistes :
Son cousin, Honoré Fragonard, est un anatomiste célèbre dont les « écorchés » sont conservés dans le musée Fragonard (Ecole Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort)
[] Son ?uvre
À l'instar de François Boucher, Fragonard est considéré comme le peintre de la frivolité, du Rococo. C'est un peu injuste puisqu'il a peint dans bien d'autres registres : grands paysages inspirés de peintres hollandais, peintures religieuses ou mythologiques, notamment.
D'un trait virtuose, Fragonard savait montrer le tourbillonnement du monde par des gestes expressifs et gracieux ou des drapés pleins de vigueur. Fragonard est le dernier peintre d'une époque sur le déclin, ses scènes de genres seront bientôt rendues obsolètes par la dureté néo-classique de David, par la cruauté de la Révolution et celle de l'Empire.
Les scènes de genre de Fragonard sont volontier putassières comme par exemple Les hasards heureux de l?escarpolette, fantasme d'un commanditaire libidineux (M. de Saint-Julien, receveur général des biens du clergé) qui donna à l'artiste des conseils de mise en scène : «Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette qu'un évêque mettrait en branle. Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant et mieux même, si vous voulez égayer votre tableau.»
Mais même ces scènes effectivement frivoles peuvent être lues à un niveau différent, on peut y voir percer, souvent, une inquiétude, un sentiment de fin de fête parfois (et cela rappelle Watteau ou encore le roman Point de lendemain par Vivant-Denon), ou encore une menace diffuse : les couples dans l'intimité, les belles qui s'épouillent, les endormies, tout ce petit monde de grâce et de sympathie est observé par un peintre qui nous rappelle que la jeunesse ne dure pas et que les moments de tendresse lascive sont fugaces et rares.
[] Le Verrou
Malgré les multiples analyses effectuées sur ce tableau, il n'y a pas eu une explication concise mais plusieurs éventualités quand à sa signification.
Le grand questionnement étant : s'agit-il d'un viol ou d'une scène d'amour ?
[] Les Progrès de l'amour dans le c?ur d'une jeune fille
Ce projet était commencé en 1771 sous la commande de Mme du Berry, la dernière maîtresse de Louis XV. Il consistait, d'abord, de 4 tableaux (intitulés: La Poursuite, La Surprise (ou La Rencontre), L'Amant couronné et La Lettre d'amour) qui étaient destinés à être installés au pavillon de Louvecienne dans le salons en cul-de-four. Mais après l'installation, pour quelque temps, les tableaux sont rejetés parce qu'ils ne allait pas avec le style d'architecture néoclassique du Pavillion.
Ci-dessous est l'image concernant l'installation des 14 tableaux dans le salon de son cousin
Image:4 tableaux dans le projet --les Progrès de l'amour dans le c?ur d'une jeune fille--.jpg
Ainsi, Fragonard gardait tous les tableaux dans son atelier et puis les a apportés avec lui quand il est retourné dans sa ville natale, Grasse. Il decidait de les installer dans un des salons de la villa de son cousin. Comme les murs restaient encore vide après cette installation, Fragonard a décidé de peindre 10 tableaux en plus pour les remplir. Cela faisait qu'il y a en totale 14 tableaux qu'on peut diviser en 3 groupes importants.
- Les 6 peintures des scènes d'amour
- La Poursuite
- La Surprise ou La Rencontre
- L'Amant couronné
- La Lettre d'amour
- L'Abandonnée
- L'Amour triomphant
- Les 4 peintures des allégories des amours
- L'Amour en sentinelle
- L'Amour folie
- L'Amour poursuivant une colombe
- L'Amour assassin
- Les 4 peintures décoratives
Ci-dessous est l'image concernant l'installation des 14 tableaux dans le salon de son cousin
Image:14 tableaux dans le projet --les Progrès de l'amour dans le c?ur d'une jeune fille--.jpg
[] Liens externes
[] Exposition récente
- Jean-Honoré Fragonard, dessins du Louvre, Musée du Louvre, du 3 décembre 2003 au 8 mars 2004.
[] Sources
- Florian Rodari, Fragonard, l'instant désiré, (1994)
- Jean-Pierre Cuzin, Fragonard, 2003
[] Galerie
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illustration pour les Contes de La Fontaine. Lavis au bistre. |
le coucher des ouvrières. Lavis au bistre. |
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean Honoré Fragonard