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John_Williams_(compositeur)

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John Williams (compositeur)

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John Williams
John Williams en mai 2006

Alias Johnny Williams
Nom John Towner Williams
Naissance 8 février 1932,
États-Unis New York
Profession(s) Compositeur, chef d'orchestre et pianiste
Années actives 1952 -
Site internet Site officiel

Entourage Steven Spielberg
George Lucas

John Towner Williams est un compositeur, chef d'orchestre et pianiste américain, né le 8 février 1932 à New York, États-Unis. Il est principalement connu pour ses musiques de films. On lui doit le renouveau des bandes originales symphoniques avec ce qui reste son ?uvre la plus célèbre, la musique de la saga La Guerre des étoiles. Il a souvent collaboré avec Steven Spielberg et George Lucas.

Sommaire

[] Biographie

[] Formation

Fils d'un percussionniste, pour CBS Radio et dans le Raymond Scott Quintet, il découvre très tôt la musique et dès quinze ans mène déjà son propre groupe de jazz et s'essaie à l'arrangement ; déterminé à faire carrière, il crée à 19 ans sa première ?uvre, une sonate pour piano.

Il rejoint l'UCLA et le Los Angeles City College ; il étudie l'orchestration avec Robert van Eps, de la MGM, et auprès de Mario Castelnuovo-Tedesco, et profite de trois ans à l'US Air Force pour diriger. Il suit ensuite l'enseignement de Rosina Lhevinne, à la Juilliard School, afin de perfectionner ses talents de pianiste. Il vit alors de ses cachets de pianiste de jazz, mais elle l'encourage à se consacrer à l'écriture. Il retourne dès lors à Los Angeles.

À Hollywood, il commence comme pianiste de studio, et il accompagne des séries TV - comme Peter Gunn (1958) - ou des films, comme South Pacific (1958), Some Like It Hot (1959), The Apartment (1960) et To Kill a Mockingbird (1962) ; Il se lie d'amitié avec Bernard Herrmann, le compositeur d'Hitchcock. À 24 ans, il intègre l'équipe d'arrangeurs de la Columbia, puis de la Twentieth Century Fox où il travaille pour Alfred Newman et Lionel Newman, Dimitri Tiomkin, Franz Waxman, et d'autres compositeurs de l'Âge d'Or. Parallèlement, il travaille avec Vic Damone, Doris Day, et Mahalia Jackson, et rencontre Barbara Ruick, actrice et chanteuse qu'il épouse.

[] Les débuts du compositeur

Son travail d'arrangeur lui ouvre les portes de l'écriture, et il commence à composer pour la télévision : Checkmate (1960), Alcoa Premiere (1961), Gilligan's Island (1964), Lost in Space (1965), Land of the Giants (1968), et surtout Heidi (1968) et Jane Eyre (1970), qui lui vaudront d'être récompensé aux Emmy Awards.

Il passe au cinéma, avec Daddy-O (1959) et Because they're Young (1960), ce qui le confine pour un temps aux comédies. Mais grâce à William Wyler et son How to Steal a Million (1966), il s'ouvre les portes de projets plus ambitieux. Il continue pourtant les arrangements, et gagne son premier Oscar en 1971, pour son adaptation de Fiddler on the Roof (1971).

[] Le compositeur

Il consacre alors les années 1970 aux films catastrophes : L'Aventure du Poseidon (The Poseidon Adventure, 1972), Tremblement de terre (Earthquake, 1974) et La Tour infernale (The Towering Inferno, 1974). Toutefois, c'est son travail particulièrement innovant sur Reivers (The Reivers, 1969) et Images (1972) qui impressionne Steven Spielberg, lequel prépare alors son premier film, Sugarland Express (The Sugarland Express, 1974).

Avec Les Dents de la mer (1975), qui lui fait gagner son deuxième Oscar de la meilleure musique de film, Williams devient un compositeur de premier plan ; les deux hommes ne se sépareront plus, établissant la plus formidable équipe du cinéma :

En 2005, cette association totalisait 12 films parmi les 100 plus grands succès (21 pour Williams, qui totalisait 11 des 30 plus grands succès).

[] Star Wars

Icône de détail Article détaillé : La Guerre des étoiles (musique).

George Lucas envisageait, pour Star Wars, de recourir à une bande originale proche de celle de 2001 : l'odyssée de l'espace, à savoir une collection de morceaux préexistants ; il pensait que seules des ?uvres classiques pouvaient convenir au genre de la saga épique. À l'image de 2001, il avait songé à un film quasi muet, idée que l'on retrouve dans sa mise en scène, mais Steven Spielberg put le convaincre d'utiliser les talents de Williams. Le conseil fut bon, puisque la bande originale, la meilleure vente jamais réalisée d'une musique de film, transfigure complètement le film : réalisé avec peu de moyens, des acteurs parfois peu convaincants voire réticents (Sir Alec Guinness détestait ouvertement son rôle d'Obi-Wan Kenobi, dont il qualifiait les lignes de banales), des effets spéciaux spectaculaires pour l'époque, le film remporte un succès mondial, en partie grâce à John Williams.

Lucas était attaché à son idée de départ d'?uvres classiques. Il demande à Williams de s'inspirer de Felix Mendelssohn, Piotr Tchaïkovski, Gustav Holst et surtout Richard Wagner : l'affaire tombe à pic, puisque Williams, alors que l'époque est au rock et à la musique expérimentale, a déjà réintroduit dans ses propres productions le concept du leitmotiv, développé par Wagner et qui avait investi les musiques des films de l'âge d'or (Erich Wolfgang Korngold, Miklós Rózsa, Max Steiner), avec Les Cowboys (The Cowboys, 1972), la Tour infernale (The Towering Inferno, 1974), Les Dents de la mer (Jaws, 1975) par exemple.

Avec toutes ces références, Williams compose un véritable chef-d'?uvre, et la musique prend une place prépondérante, interagissant avec les images, appelée parfois à soutenir l'action et à préparer le spectateur avant celle-ci (The Asteroid Field), à créer l'émotion (avec l'incrustation du thème de la Force dans Binary Sunset) ou des atmosphères (avec les trompettes de Imperial March)? Le compositeur déploie et module ses thèmes, les assemble ou les confronte pour figurer au mieux les événements relatés à l'écran :

[] L'homme des succès

Les cinq ans qui suivent sont marqués par sa musique toujours grandiose et cuivre : Furie (The Fury, 1978), Superman (1978), 1941 (1979), les Aventuriers de l'arche perdue (Raiders of the Lost Ark, 1981). Une expérience, Heartbeeps (1981), échoue.

Avec E.T. l'extra-terrestre (E.T.: The Extra-Terrestrial, 1982), Williams obtient son quatrième Oscar. Il travaille sur La Rivière (The River, 1984), Empire du soleil (Empire of the Sun, 1987), Voyageur malgré lui (The Accidental Tourist, 1988), et Né un 4 juillet (Born on the Fourth of July, 1989). En parallèle, il retourne à la télévision. Il continue bien sûr à travailler avec Spielberg : Twilight Zone The Movie (1983).

Attiré par une retraite bien méritée, il se fait plus rare, d'autant qu'il vient d'achever Jurassic Park (1993) et une grande partition, la Liste de Schindler (Schindler's List, 1993). Mais son travail trouve un regain d'intérêt (il se voit parodié dans Les Simpson (1989)), et il reparaît avec deux Maman, j'ai raté l'avion (Home Alone 1&2, 1990, 1992), JFK (1991), Nixon (1995), Sleepers (1996), Sept ans au Tibet (Seven Years in Tibet, 1997), Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan, 1998), Les Cendres d'Angela (Angela's Ashes, 1999), et enfin la Menace fantôme (Star Wars: Episode I - The Phantom Menace, 1999).

Il renonce alors à ralentir la cadence. Sa collaboration avec Spielberg et Lucas s'intensifie : A.I. Intelligence artificielle (Artificial Intelligence: AI, 2001), les derniers La Guerre des Etoiles (Star Wars: Episode II - Attack Of The Clones, 2002 et Star Wars: Episode III - The Revenge Of The Sith, 2005), Minority Report (2002), Arrête-moi si tu peux (Catch Me If You Can, 2002), et le quatrième Indiana Jones. Récemment il a réalisé la bande originale du dernier long métrage de Steven Spielberg, Munich.

Comme ceux de beaucoup de grands compositeurs classiques, les thèmes de John Williams se caractérisent à la fois par leur évidence et par leur (apparente) simplicité. John Williams a toujours beaucoup aimé et pratiqué le jazz, et l'on retrouve le dynamisme propre à ce genre de musique dans nombre de ses partitions, y compris dans Star Wars.

Son ultime collaboration avec Lucas, Revenge of the Sith (2005), qui marque la fin de la Saga, introduit une tonalité sombre cadrant bien avec l'intrigue tragique de ce film. Certains morceaux s'apparentent à des lamentations : l'orchestre, plutôt que de condamner la "trahison" d'Anakin Skywalker, pleure sur son tragique destin et sur celui de tous ceux qui vont connaître le malheur par sa faute.

Avec John Barry, Jerry Goldsmith, Ennio Morricone, ou encore Elmer Bernstein, il a grandement contribué à populariser l'usage de l'orchestre symphonique dans la musique de film ; ses ?uvres en ont d'ailleurs fait un genre musical majeur.

[] Harry Potter

Aujourd'hui, il se tourne plus vers ses ?uvres concertantes et symphoniques, d'autant qu'il a arrangé son travail pour Harry Potter. Il a composé la bande originale de Harry Potter à l'école des sorciers (2001), Harry Potter et la Chambre des secrets (2002) et plus sombre, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (2004) . Il laissa la place à Patrick Doyle pour Harry Potter et la Coupe de feu (2005), et à Nicholas Hooper pour Harry Potter et l'Ordre du phénix (2007) et Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (2008). Il a annoncé son intérêt pour composer le dernier opus de la saga Harry Potter et les Reliques de la Mort.

[] ?uvres

[] Films

[] Concerts

Concertos :

Célébrations :

Autres ?uvres :

  • 1965 : Prélude et fugue pour orchestre, disponible pour le téléchargement en MP3 sur le site du United States Marine Band.
  • 1966 : Symphonie n°1, retravaillée en 1988 mais non rejouée
  • 1968 : Sinfonietta pour ensemble à vents
  • 1975 : Thomas et le Roi, comédie musicale
  • 1999 : American Journey, suite en six mouvements pour orchestre
  • 2001 : Trois pièces pour violoncelle seul

[] Nominations et Récompenses

[] Anecdotes

  • John Williams a composé la bande originale de la plupart des films de Steven Spielberg (mais pas celle de Duel ni de la Couleur pourpre) et de George Lucas (mais pas celle d'American Graffiti, ni celle de THX 1138).
  • John Williams en plus d'être un compositeur est également chef d'orchestre. Il a été, durant quinze ans, à la tête du Boston Pops Orchestra. De plus, il compose des ?uvres spécialement pour d'autres orchestres tels que l'Orchestre philharmonique de Los Angeles. Enfin, il dirige fréquemment le London Symphony Orchestra (and Chorus), notamment pour l'enregistrement de ses musiques de films.
  • Il a aussi composé les musiques de séries télévisées comme Gilligan's Island ou Lost in Space, et une symphonie pour saxophone : Escapade.
  • De prestigieux musiciens ont joué John Williams tel que Seiji Ozawa, Itzhak Perlman, Yo-Yo Ma ou l'Orchestre symphonique de Boston.
  • Il a également composé le générique de la série Les Histoires Fantastiques.
  • Lorsque John Williams présenta pour la première fois à Spielberg la musique des Dents de la mer (le motif de deux notes jouées crescendo), le célèbre réalisateur crut à une plaisanterie.
  • La séquence musicale très longue à la fin du film E.T. était tellement difficile à synchroniser avec les images que Spielberg a finalement décidé de laisser Williams diriger la musique comme bon lui semblait, et a adapté ensuite les images à l'enregistrement musical.

[] Liens externes

 
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