La Chaux-de-Fonds
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| La Chaux-de-Fonds | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | |
| Canton | Neuchâtel |
| District | La Chaux-de-Fonds |
| Langue(s) | Français |
| Président | M. Jean-Pierre Veya (POP) |
| Localité(s) | Le Crêt-du-Locle, Le Valanvron, Les Bulles, Les Eplatures, Les Joux-Derrière |
| Code postal | 2300 |
| N° OFS | 6421 |
| Site Web | www.chaux-de-fonds.ch |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitude | 1 000 m |
| Superficie | 55 km² |
| Communes limitrophes | France (pays), La Ferrière et Renan (BE),La Sagne, Le Locle, Les Planchettes |
| Démographie | |
| Population | 37 023 hab. (recensement cantonal 2007[1]) |
| Densité | 673,1 hab,/km² |
| Gentilé | Les Chaux-de-Fonniers Les Meuqueux Les Chauxois |
| Localisation | |
La Chaux-de-Fonds est une ville située en Suisse, dans le canton de Neuchâtel, dans la région du Jura. La Chaux-de-Fonds doit sa renommée à l'horlogerie et à la microtechnique. Elle est candidate avec sa voisine Le Locle au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Sommaire |
[] Géographie
Elle est la quatrième ville de Suisse romande après Genève, Lausanne et Fribourg par rapport au nombre de ses habitants. Elle est située à une altitude de 1000 mètres, ce qui en fait la deuxième ville la plus haute de Suisse derrière Davos[réf. nécessaire]. Les habitants de la Chaux-de-Fonds affirment qu'il s'agit de la plus haute ville européenne comportant plus de 30 000 habitants, mais il ne s'agit en réalité que d'une légende (la ville d'Ávila est à la fois largement plus peuplée et se trouve à une altitude supérieure).
[] Histoire
À l'époque épipaléolithique (10 300-9000 av. J.-C.) quelques vestiges attestent de la présence humaine, de la race de Cro-Magnon, à la grotte du Bichon dans les côtes du Doubs où un crâne humain et d'autres fragments furent mis au jour en 1956[2].
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Ville de La Chaux-de-Fonds Suisse
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Au Moyen Âge la région relève du seigneur de Valangin. Une première colonisation de la vallée est venue du Val-de-Ruz dès le milieu du XIVe siècle puis de Le Locle et La Sagne au XVIe siècle. La vie économique est liée à l'agriculture et La Chaud-de-Fonds devient un carrefour important pour le trafic entre Neuchâtel et la Franche-Comté ou l'évêché de Bâle. La Réforme est adoptée dans les années 1530[3].
La commune de La Chaux-de-Fonds a été fondée en 1656. Ainsi la paroisse devient aussi un ensemble administratif et judiciaire doté d'un tribunal de basse justice. À partir de 1780 l'économie se développe grâce à l'horlogerie (penduleries), la dentellerie et le travail des métaux. Le village a été entièrement détruit par un incendie en 1794. Moise Perret-Gentil, Maître graveur, fut le premier à établir un plan et contribuer à la reconstruction de la localité. Charles-Henri Junod poursuivit la reconstruction selon un plan en damier en 1835 et 1841. La ville, conçue selon le système, en vogue à l'époque, du « Sonnenbau » où l'on construit en tenant compte du soleil, se développe sur le flanc nord de la vallée selon un plan en damier.
À partir de 1848 La Chaux-de-Fonds et le pôle économique du canton de Neuchâtel. La vie sociale et culturelle s'intensifie et les infrastructures urbaines se développent avec les musées, le théâtre et la bibliothèque. La fin du XIXe siècle voit un fort flux d'immigration de suisses alémaniques, de français, d'italiens et d'allemands. Les juifs venant d'Alsace jouèrent un rôle économique et culturel important, la communauté comptant à cette époque 850 israélites. La synagogue construite en 1896 est une des plus grande de Suisse. En 1900 La Chaux-de-Fonds est un centre important de production et du commerce de la montre. La production se mécanise dans les manufactures horlogères.
En 1912 le nouveau système proportionnel permets l'accès au pouvoir à la gauche. Entre 1945 et 1975 est une période d'essor économique avec l'industrie horlogère. La population atteindra son apogée avec 43 000 habitants en 1967.
Avec la crise horlogère de 1975 qui toucha la ville, 2 000 emplois et 1 000 habitants seront perdus. La ville réagit en diversifiant ses industries et bénéficia des aides fédérales attribuées aux régions de montagne.
En 1994 est inauguré le tunnel autoroutier sous la Vue des Alpes qui permets de rapprocher la ville de celle de Neuchâtel.
[] Économie
Dans son édition de 1836, le Dictionnaire géographique-statistique de la Suisse rapporte déjà : « Ainsi que le Locle, la Chaux-de-Fonds est un des foyers de l'industrie neuchâteloise, de l'horlogerie en particulier. En 1832, on y a confectionné 54 332 boîtes dont 9 033 en or et 45 299 en argent. La division du travail dans cette partie y est poussée pour ainsi dire jusqu'à ses dernières limites. Les relations commerciales y sont très étendues »[4].
Aujourd'hui, elle est toujours, avec la ville voisine du Locle, un très important centre horloger et héberge de nombreuses manufactures horlogères.
[] Vie politique
La ville est dirigée depuis 1936 par un exécutif de cinq membres, élu par le peuple depuis 2004, (Conseil communal) qui comprend actuellement 2 socialistes, 1 POP, 1 libéral et 1 UDC. Le pouvoir législatif est le Conseil général (41 membres). Les partis de gauche sont majoritaires depuis les élections de 1912 (sauf de 1915-18).
La présidence de la ville est annuelle. Elle a été exercée en
- 2004-05 par Mme Claudine Stähli-Wolf (POP),
- 2005-06 par M. Didier Berberat (PS), conseiller national,
- 2006-07 par M. Pierre Hainard (UDC),
- 2007-08 par M. Laurent Kurth (PS).
- 2008-09 par M. Jean-Pierre Veya (POP).
Leurs prédécesseurs ont été les socialistes:
- Justin Stauffer (1918-1924)
- Paul Stähli (1924-1936)
- Hermann Guinand (1936-1948)
- Gaston Schelling (1948-1959)
- Marcel Itten (1959-1960))
- André Sandoz (1960-1970)
- Maurice Payot (1970-1980)
- Francis Matthey (1980-1988)
- Charles Augsburger (1988-2004).
[] Société
Une bonne partie de la population du haut (Le Locle, La Chaux-de-Fonds, St-Imier) cultive avec plaisir la réputation progressiste de cette ville ouvrière qui a choisi de vivre à la campagne. Depuis des décennies, on retrouve un grand intérêt à défendre des valeurs humanistes, artistiques et plus récemment écologistes au travers d'une multitude de projets politiques indépendants, voire autogérés[réf. nécessaire].
[] Art et culture
Patrie de Le Corbusier, du style sapin (Art nouveau) et dotée d'un urbanisme volontaire avec son plan en damier, La Chaux-de-Fonds possède un patrimoine architectural important.
L'ensemble urbain du XIXe siècle est reconnu comme bien culturel suisse d'importance nationale[5].
L'incendie de 1794 détruisit ce qui était alors un village. Héritier du siècle des lumières, un plan d?urbanisme raisonné est alors appliqué pour reconstruire ce qui sera le centre de la ville en tenant compte de la sécurité et de la salubrité afin d'éviter la propagation des incendies mais aussi en offrant les espaces nécessaires pour le jardinage, le déneigement et assurer l'ensoleillement pour tous. En 1834 est adopté un nouveau plan d?urbanisme dû à Charles-Henri Junod[6].
Cette ville est également un centre de l'Art nouveau. On y a développé, à partir de 1905, le style sapin, un style propre à la région qui prend naissance à l?École d?art de La Chaux-de-Fonds sous l?impulsion de Charles L'Eplattenier. Ce style ornemental est inspiré de la faune et de la flore jurassiennes, susceptible de s?adapter à l?industrie horlogère, à l?architecture et aux objets quotidiens[7].
La vie culturelle y est très riche[réf. nécessaire] notamment grâce au Centre de culture ABC, qui regroupe un cinéma d'art et essai ayant remporté de nombreux prix[réf. nécessaire], un théâtre et un restaurant. La ville abrite également le Kultura Centro Esperantista, le centre culturel et foyer espérantiste plus important en Suisse.
Avec la ville du Locle, la Chaux-de-Fonds a été placée par le Conseil fédéral sur la liste indicative pour l'inscription au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO en mettant notamment en avant son patrimoine horloger. La candidature a été déposée en décembre 2007 et sera examinée en 2009.
[] Monuments
Biens d'importance nationale :
- La Villa turque ou villa Schwob, 1916 (Le Corbusier)[8]
- Théâtre à l'italienne (L'heure bleue) construit en 1837[8]
- Ancien manège (1855, habitation collective ouvrière depuis 1868)[8]
- Grotte du Bichon (paléolithique supérieur)[8]
- Musée International d'Horlogerie, rue des Musées 29[8]
Biens d'importance régionale (sélection) :
- Temple Allemand (1853)[9]
- Grand-Temple[9]
- Synagogue[9]
- Ensemble d'habitation en barre (Maison ronde, env. 1860)[9]
- Ensemble de quatre villas au quartier de Pouillerel (Fallet 1906, Stotzer 1907, Jacquemet 1908 et Jeanneret 1912 Villa blanche, toutes de Le Corbusier)[9]
- Fontaine monumentale (1888)[9]
- Crématoire (1909, L'Eplattenier, (Art nouveau)[9]
Autres (sélection) :
- Hôtel de Ville, érigé en 1803
- Monument de la République (bronze de Charles l'Eplattenier)
[] Musées
- Musée International d'Horlogerie[8]
- Musée des Beaux-Arts[9]
- Musée d'histoire, installé dans une maison bourgeoise du milieu du XIXe siècle, il présente notamment le cadre de vie des Chaux-de-Fonniers de jadis ? notamment la chambre d?un horloger-paysan.
- Musée d'histoire naturelle et parc zoologique[9]
- La villa Marguerite, ouverte en 1999 accueille le musée privé présentant les collections anciennes et contemporaines de la Marque
- Le musée paysan et artisanal[9], situé dans une ferme jurassienne du début du XVIIe siècle, présente le cadre de vie d?un paysan horloger tel qu?il pouvait l?être aux origines de l?horlogerie dans les montagnes neuchâteloises.
[] Théâtre
- Théâtre Populaire Romand
- Centre pédagogique des métiers des arts de la scène Ton sur Ton
[] Musique
- Salle de concert Bikini Test
- Centre pédagogique des métiers des arts de la scène Ton sur Ton
[] Festivals
- La Plage des Six-Pompes (spectacles de rue, a lieu au mois d'août).
- 2300 Plan 9, les étranges nuits du cinéma (cinéma rocambolesque, gore-trash et fantastique, pendant le weekend de Pâques).
- Dahu festival (musique, première édition à la Chaux-de-Fonds en avril 2006).
- Les Amplitudes (musique contemporaine, prochaine édition en mai 2007).
- Les Ecolades (créations artistiques diverses présentées par les écoles supérieures de Suisse, deuxième édition en 2007)
[] Tourisme
- La Chaux-de-Fonds fait partie du pays de la précision Watch Valley. C'est également une ville étape de la « Route de l'horlogerie », qui relie Genève à Bâle à travers le Jura suisse. Les étapes chaux-de-fonnières sont :
- Le musée international d'horlogerie
- La villa Marguerite
- Le musée d'histoire
- Lle musée paysan et artisanal
- La Villa turque (?uvre de Le Corbusier)
Depuis 2005, La Chaux-de-Fonds est également ville étape principale sur l'itinéraire "Art & Architecture" de Suisse Tourisme.
[] Distinctions
- Elle obtient le prix Wakker en 1994.
- En 2007, elle est classée 10e au palmarès des Cités de l'énergie[10] et a joué le rôle de pionnière dans ce domaine[réf. nécessaire] notamment en mettant en place un système perfectionné de chauffage à distance.
[] Divers
- Bibliothèques de la ville (plusieurs fonds d'archives exceptionnels et une phonothèque/discothèque très fournie)
- Centre de documentation et d'étude sur la langue internationale
[] Événements sportifs
- Meeting international d'athlétisme Résisprint
- Tournoi international mini de hockey sur glace organisé par le mouvement junior du HCC
- La MegaBike, course de VTT
[] Transport
- La ville est le n?ud ferroviaire des transports régionaux[réf. nécessaire]. Des lignes de trains CFF la relient à Bienne, Neuchâtel et au Locle. Des lignes de trains privées rejoignent les franches montagnes (ligne des CJ en direction de Saignelégier) et la vallée de La Sagne (ligne TRN). De plus, elle est, depuis 2006, terminus des trains automoteurs (autorails diesels) venant de Besançon (France) via Morteau. La ligne était précédemment limitée à la gare du Locle-Ville.
- Réseau de trolleybus et de bus urbain.
- On peut aussi y pratiquer la mobilité douce grâce aux vélos roses. Le dernier vendredi du mois, la Vélorution a lieu sur l'avenue Léopold Robert.
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Train régional des CJ (ligne La Chaux-de-Fonds - Glovelier) arrivant à la gare de l'Est à La Chaux de Fonds |
[] Médias
- L'Impartial
- La Sentinelle, quotidien disparu en 1971
[] Enseignement supérieur et recherche
- Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO)
- Haute école pédagogique (HEP-BEJUNE)
- École d?art appliqué (HEAA Arc)
- Parc technologique Neode
- Lycée cantonal Blaise Cendrars (encore communément appelé 'le Gymnase', le terme lycée n'ayant été introduit qu'à partir de l'année 1999)
[] Personnalités
[] Personnalités nées à La Chaux-de-Fonds
- Daniel Jeanrichard (1665-1741), horloger.
- Pierre Jaquet-Droz (1721-1790), horloger-mécanicien.
- Louis Léopold Robert (1794-1835), graveur et peintre.
- Numa Droz (1844-1899), homme politique.
- Louis Chevrolet (1878-1941), coureur et constructeur automobile.
- Blaise Cendrars (1887-1961), écrivain.
- Le Corbusier (Charles-Edouard Jeanneret) (1887-1965), architecte et urbaniste.
- Jules Humbert-Droz (1891-1971), militant communiste.
- Monique Saint-Hélier (1895-1955), écrivain.
- Pierre Graber (1908-2003), ancien président de la Confédération suisse.
- André Heiniger (1921-2000), président de Rolex
- Armand Borel (1923-2003), mathématicien.
- Pierre Aubert (1927-?), ancien président de la Confédération suisse.
- Paul-Emile Brandt (1883-1952), Joallier et médailler.
- Nicole Petignat (1966-), arbitre de football
[] Personnalités ayant vécu à La Chaux-de-Fonds
- Le docteur Coullery (1819-1903), pionnier du socialisme en Suisse.
- Jenny Humbert-Droz (1892-2000), militante.
- Pierre Kropotkine (1842-1921), prince et militant anarchiste russe.
- Albert Monard, naturaliste et conservateur du Musée d'histoire naturelle.
- Georges-Frédéric Roskopf, inventeur de la montre bon marché.
- Benito Mussolini, comme instituteur, homme politique italien
[] Notes et références
- ? Ville de La Chaux-de-Fonds - Contrôle des habitants - Statistiques 2007
- ? Préhistoire et Antiquité de La Chaux-de-Fonds en français, allemand et italien dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
- ? Moyen Âge-XVIe siècle de La Chaux-de-Fonds en français, allemand et italien dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
- ? J. L. B. Leresche, Dictionnaire géographique-statistique de la Suisse, Imprimerie de Samuel Delisle, Lausanne, 1836, tome I, p. 293
- ? Source : Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale, édition de 1995.
- ? Art nouveau et Style sapin du Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds Page 5 consultée le 20 juillet 2008.
- ? Art nouveau et Style sapin du Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds Page 4 consultée le 20 juillet 2008.
- ? a? b? c? d? e? f? reconnu comme bien culturel suisse d'importance nationale. Source : Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale, édition de 1995.
- ? a? b? c? d? e? f? g? h? i? j? reconnu comme bien culturel suisse d'importance régional. Source : Inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et régionale, édition de 1995.
- ? http://www.energiecite.ch/page.asp?DH=124
[] Voir aussi
[] Liens externes
- (fr) Site officiel
- (fr) La Chaux-de-Fonds (Article du dictionnaire historique de la Suisse)
- (fr) Situation géographique
- (fr) Vue satellite Wikimapia
- (fr) Catégorie de la Chaux-de-Fonds de l?annuaire dmoz.
- (fr) Site de la candidature de la ville au patrimoine mondial
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/La Chaux-de-Fonds



