La Rochelle
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| La Rochelle | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Poitou-Charentes |
| Département | Charente-Maritime (préfecture) |
| Arrondissement | La Rochelle (chef-lieu) |
| Canton | Chef-lieu de 9 cantons |
| Code Insee | 17300 |
| Code postal | 17000 |
| Maire Mandat en cours |
Maxime Bono 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de La Rochelle |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 0 m (mini) ? 28 m (maxi) |
| Superficie | 28,43 km² |
| Population sans doubles comptes |
76 584 hab. (1999) |
| Densité | 2 694 hab./km² |
La Rochelle est une commune française, capitale de l'Aunis et préfecture du département de la Charente-Maritime, dans la région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés Rochelais[1].
Située en bordure de l?océan Atlantique, au c?ur du pertuis d'Antioche, et protégée des tempêtes par la barrière des îles de Ré, d?Oléron, d?Aix et Madame, la ville est avant tout un complexe portuaire de premier ordre depuis le XIIe siècle.
Cité millénaire et dotée d?un riche patrimoine, La Rochelle est aujourd?hui devenue une ville administrative et tertiaire qui conserve son titre de Porte océane. Depuis le 19 mai 1988, elle est reliée à l?île de Ré par le plus long pont de France[2].
Sommaire |
[] Géographie
[] Localisation
La Rochelle est située au centre-ouest de la côte Atlantique française, à 187 km au nord de Bordeaux, 147 km au sud de Nantes, à 125 km à l?ouest de Poitiers et à 472 km au sud-ouest de Paris. C?est un port accessible aux navires de haute mer.
[] Géologie
Le relief de la Charente-Maritime est constitué de plaines et de bas plateaux, dont le sous-sol calcaire est composé de couches sédimentaires calco-marneuses, datant de l?ère Jurassique supérieur et ayant émergé des eaux au Crétacé inférieur. Elles se sont créées il y a 160 millions d?années, alors que la France était submergée, par l?accrétion de micro-organismes sur les fonds marins, à l?époque où les dinosaures peuplaient la planète.
Ces couches, qui se caractérisent par des alternances de lits de marnes et de calcaires oolithiques, sont aujourd?hui parfaitement visibles sur les falaises qui bordent le littoral. Elles mettent en évidence d?épaisses couches de roches blanches alternant avec des couches de sable et vase très friables, s?étant formées durant les périodes glaciaires, et avec des couches contenant divers coraux, s?étant formées durant les périodes tropicales. Certaines, comme la pointe du Chay, à environ cinq kilomètres de La Rochelle, contiennent de nombreux fossiles d?animaux marins et sont des zones d?études paléontologiques très réputées.
Le calcaire ainsi formé est largement utilisé comme matériau de construction dans les maisons traditionnelles de la région.
[] Topographie
Le substratum rocheux du littoral charentais et du proche plateau continental est encadré par les contreforts du massif armoricain au nord, la bordure septentrionale du bassin aquitain au sud, et le Massif central à l?est. Il fait la transition entre le littoral rocheux du sud de la Bretagne et celui rectiligne et sableux d?Aquitaine[3].
L?ensemble de l?agglomération rochelaise est située sur un vaste plateau calcaire de faible altitude, ce qui fait qu?à l?exception de quelques îlots calcaires de moins d?une trentaine de mètres, la topographie est homogène. L?altitude moyenne est de quatre mètres, et le relief varie de 0 à 28 mètres, n?offrant pas d?obstacles naturels à la direction des vents. Le paysage est très ouvert.
[] Hydrographie
Avec une hauteur d?eau de 3,80 mètres, le marnage moyen est relativement faible à La Rochelle. Il peut cependant atteindre 6,60 mètres avec un coefficient de marée de 120.
Les courants marins ont une vitesse de 2,2 km/h dans la baie de La Rochelle, et de 4 km/h dans le nord du Pertuis d'Antioche.
L?envasement est de l?ordre de 50 cm par an, principalement en raison des eaux très chargées en sédiments des pertuis charentais, ce qui nécessite de recourir à des dragages réguliers. Les analyses hydrographiques des eaux et des sédiments, effectuées dans le cadre du projet d?agrandissement du port de plaisance des Minimes, ont établi que les eaux de baignade étaient de bonne qualité et que les sédiments n?étaient pas pollués.
La baie de La Rochelle, qui est classée en zone conchylicole et appartient au Réseau Natura 2000, est un site remarquable par la qualité de son milieu marin et sa forte productivité biologique. De grands mammifères marins y sont présents, comme par exemple le grand dauphin, le marsouin, le globicéphale noir, le dauphin de Risso, le dauphin commun, le phoque gris, diverses tortues marines dont la caouanne, la tortue luth, la tortue verte, la tortue de Kemp, ainsi que des poissons d?estuaires protégés (Alose et Lamproie). C?est également une zone de reproduction pour la seiche et la méduse Rhizostoma pulmo. La faune benthique, constituée principalement de vers marins et de coquillages, est quant à elle relativement pauvre.
Le déballastage des navires au môle d?escale du port autonome de La Rochelle étant un risque d?introduction d?espèces indésirables, notamment en raison des importantes quantités d?eau rejetées qui sont ensuite entraînées par les courants vers la baie de l'Aiguillon, des échantillonnages sont systématiquement réalisés dans les ballasts.
[] Climat
Le climat de la Charente-Maritime est essentiellement de type tempéré, mais en raison de l?influence du Gulf Stream, de l?anticyclone des Açores, et de l?effet modérateur de la mer, le département bénéficie d?un climat océanique[4], plus doux et plus chaud, appelé climat tempéré océanique.
Ce mésoclimat permet à la ville de La Rochelle, pourtant située à un degré de latitude plus au nord que Montréal, au Québec, ou que les îles Kouriles en Russie, de bénéficier d?un taux d?ensoleillement moyen exceptionnel, proche de celui de la Côte d'Azur, sur la mer Méditerranée. L?ensoleillement y est le meilleur du littoral atlantique (2250 heures de soleil par an), et la région est la deuxième région la plus ensoleillée de France. Les hivers y sont doux (quatre jours de neige par an), et la pluviométrie, modérée (755 mm de pluie par an), est surtout concentrée sur les mois d?automne et d?hiver. À la belle saison, les températures sont adoucies par la brise de mer, due à l?inertie thermique de l?océan, et qui se traduit par un vent parfois soutenu qui souffle en provenance de la mer l?après-midi.
| Mois | Jan | Fév | Mar | Avr | Mai | Jui | Jui | Aoû | Sep | Oct | Nov | Déc | Année |
| Températures minimales (°C) | 3,4 | 4,0 | 5,4 | 7,4 | 10,7 | 13,7 | 15,8 | 15,7 | 13,7 | 10,5 | 6,3 | 3,9 | 9,2 |
| Températures maximales (°C) | 8,5 | 9,9 | 12,1 | 14,7 | 17,9 | 21,3 | 23,8 | 23,5 | 21,8 | 18,0 | 12,6 | 9,2 | 16,1 |
| Températures moyennes (°C) | 5,9 | 6,9 | 8,7 | 11,1 | 14,3 | 17,5 | 19,8 | 19,6 | 17,8 | 14,2 | 9,4 | 6,6 | 12,7 |
| Ensoleillement (h) | 84 | 111 | 174 | 212 | 239 | 272 | 305 | 277 | 218 | 167 | 107 | 85 | 2250 |
| Pluviométrie (mm) | 82,5 | 66,1 | 57,0 | 52,7 | 61,1 | 42,9 | 35,1 | 46,4 | 56,5 | 81,6 | 91,8 | 81,8 | 755,3 |
Ces spécificités climatiques ? été sec et ensoleillé, hiver doux et humide ? ont conduit à l?implantation d?une végétation de type méditerranéenne cohabitant avec une végétation plus continentale ou océanique. Elles sont aussi propices aux vacances et au tourisme, et plus particulièrement aux activités nautiques, d?autant que le pertuis d'Antioche constitue un plan d?eau remarquablement bien protégé et de réputation internationale.
Les risques liés à ce type de climat sont relativement faibles, le plus important étant les tempêtes océaniques. Ainsi, le département de la Charente-Maritime est celui qui a été le plus durement touché par la tempête Martin en décembre 1999, la mer déchaînée ayant provoqué des dégâts considérables sur le littoral charentais.
[] Toponymie
Le hameau le plus ancien connu s?appelait Cougnes. Ce quartier se trouve aujourd?hui dans l?angle nord-est de l?actuelle vieille ville. Ce village a d?ailleurs donné son nom à l?église « Notre Dame de Cougnes », ainsi qu?au faubourg de Cognehors (littéralement Cougnes hors les murs).
Par la suite, s?est établi un village de pêcheurs, sur un promontoire rocheux au milieu des marais, et dont Guillaume d?Aquitaine fait référence sous le nom Rupella dans une charte octroyée à la ville en 961. Rupella est tiré du latin, rupes désigne un rocher, généralement surmonté d?un point de défense.
Le nom latin est ensuite remplacé par le terme franc Rocca, et au XIe siècle, des écrits font référence au nom Rocella (1023), Roscella et Rochella, puis Reditum Rochellae en 1152. Lorsqu?en 1199 Aliénor d?Aquitaine octroie une charte de commune à la ville, il y est fait mention du nom La Rochelle.
Les étrangers, et plus particulièrement les Anglais, qui ont longtemps occupé la ville, l?avaient surnommée la « Ville blanche », en référence au fait que vue de la mer, la ville était d?une blancheur éclatante[6]. Le château Vauclair tirait d?ailleurs son nom du latin valde clarum, qui signifie grandement clair, lumineux ou blanc.
[] Histoire
[] Héraldique
« De gueules au vaisseau d?or, habillé d?argent, voguant sur une mer de sinople mouvant de la pointe, au chef cousu d?azur, chargé de trois fleurs de lys d?or. »
? Malte-Brun, La France illustrée, (1884)
Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de La Rochelle, dont l?origine remonte officiellement à 1355, tel que rapporté par Malte-Brun, dans La France illustrée (1884) sous la devise Servabor rectore Deo (Je serai sauvé sous la garde de Dieu).
Le chef d?azur à trois fleurs de lys d?or était étroitement lié à la monarchie française, et était une augmentation accordée aux armes des villes qui avaient le droit de se faire représenter par leur maire au sacre du roi de France. La couleur azur symbolise la fidélité, la persévérance et la loyauté, tandis que la fleur de lys symbolise la pureté d?essence divine. Le gueules symbolise le patriotisme, le courage et l?amour. La couleur sinople de la mer symbolise la liberté, et l?espérance. La couleur or du vaisseau symbolise la noblesse, l?intelligence, la vertu ainsi que la connaissance divine, tandis que l?habillage d?argent symbolise la sagesse et la richesse.
La ville a aujourd?hui également pour devise « La Rochelle, belle et rebelle ».
[] Administration
[] Municipalité
[] Maires de La Rochelle
Grâce à la charte de commune confirmée par Aliénor d?Aquitaine en 1199, La Rochelle est la première ville de l?Histoire de France à procéder à l?élection d?un maire, en la personne de Guillaume de Montmirail[réf. nécessaire].
Ce privilège lui est retiré par Louis XIII le 28 octobre 1628, suite à la capitulation de la ville au Grand Siège, mené par le cardinal de Richelieu.
Ce n?est que le 5 février 1718 que Louis XV rend de nouveau élective la mairie de La Rochelle, et la compose d?un maire, de quatre échevins, de dix conseillers et d?un procureur syndic.
[] Élections municipales
Le maire actuel de La Rochelle est le député socialiste Maxime Bono, fonction qu?il occupe depuis le décès de son prédécesseur, Michel Crépeau, lors d?une séance parlementaire le 30 mars 1999 à Paris. Maxime Bono a été élu maire le 17 mars 2001 et réélu le 9 mars 2008 avec près de 59% des voix.
| Liste des maires de La Rochelle depuis 1945 | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 13 mai 1945 | octobre 1945 | Georges Bonneau | ||
| octobre 1945 | octobre 1947 | Franck Lapeyre | ||
| octobre 1947 | février 1951 | Auguste Moinard | ||
| février 1951 | juin 1958 | René Bernard de Saint-Afrique | ||
| juin 1958 | mars 1959 | Édouard Morch | ||
| 8 mars 1959 | 14 mars 1971 | André Salardaine | gaulliste | député de 1962 à 1968 |
| 14 mars 1971 | mars 1999 | Michel Crépeau | Mouvement des radicaux de gauche | candidat à l?élection présidentielle de 1981 |
| 30 mars 1999 | Maxime Bono | PS | député (1997-2007) | |
[] Canton
La Rochelle est le chef-lieu de neuf cantons, dont six se trouvent exclusivement sur le territoire de la commune de La Rochelle (les cantons 1, 2, 3, 4, 6 et 7), et trois sont partagés avec les communes environnantes (les cantons 5, 8 et 9).
| Canton | Composition (quartiers et communes) | Inscrits (2007) | Conseiller général actuel |
| La Rochelle-1 | La Pallice, Saint Maurice, Port-Neuf et Laleu | 6 505 | Gilles Gautronneau (PRG) |
| La Rochelle-2 | Laleu et Mireuil | 5 055 | Marc Parnaudeau (PS) |
| La Rochelle-3 | Mireuil et Fetilly | 5 600 | Marylise Fleuret-Pagnoux (PRG) |
| La Rochelle-4 | La Genette, Fetilly, Centre ville | 9 279 | Dominique Morvant (UMP) |
| La Rochelle-5 | Prieuré, Lafond, Esnandes, Marsilly, Puilboreau et Saint-Xandre | 13 261 | Jack Proust (PRG) |
| La Rochelle-6 | Centre ville, Villeneuve-les-Salines, Tasdon, Bongraine et Les Minimes | 10 494 | Denis Leroy (PS) |
| La Rochelle-7 | Saint-Éloi et Villeneuve-les-Salines | 7 024 | Jean-Pierre Mandroux (PS) |
| La Rochelle-8 | Villeneuve-les-Salines, Périgny et Dompierre-sur-Mer | 10 676 | Michel Rogeon (PRG) |
| La Rochelle-9 | Laleu, Lagord, Nieul-sur-Mer et L'Houmeau | 7 024 | Jack Dillenbourg (PS) |
[] Intercommunalité
[] Budget et fiscalité
[] Situation financière
D'après un rapport de la Cour des comptes[7], la situation financière de La Rochelle laisse apparaître sur la période 1996-2002 un endettement mesuré et légèrement décroissant, des charges de personnel relativement stables rapportées aux dépenses générales de fonctionnement, et une capacité d'autofinancement supérieure à la moyenne des communes comparables.
| 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | |
| Dépenses de fonctionnement | 86 | 82 | 87 | 97 | 88 | 95 | 96 |
| Résultat de fonctionnement | 1 | 18 | 9 | 1 | 13 | 12 | 10 |
| Dépenses d'investissement | 25 | 24 | 30 | 28 | 33 | 43 | 56 |
| Résultat cumulé de l'exercice | -3 | 1 | 0 | -4 | -5 | -6 | -3 |
| Capacité d'autofinancement | 4 | 10 | 11 | 12 | 15 | 15 | 14 |
[] Quartiers
La Rochelle est composée de quartiers, dont la plupart sont représentés par un « comité de quartier », ce qui en fait un tissu micro-local très vivant[9].
Un comité de quartier est une association d?habitants qui joue un rôle vis-à-vis des institutions publiques, et qui permet un échange d?informations entre les habitants et les services municipaux. Par ce biais, les habitants peuvent participer à l?orientation des projets d?évolution de leur quartier selon leurs aspirations.
| Quartier | Population | Commerces | Industries | Associations |
| Centre-ville | 10 827 | 1 400 | 88 | 137 |
| Fetilly - Bel air - La Trompette | 5 354 | 71 | 15 | 35 |
| La Genette | 4 341 | 244 | 20 | 17 |
| Lafond - Prieuré - Beauregard | 6 131 | 59 | 10 | 26 |
| Laleu - La Pallice - La Rossignolette - Vaugouin | 6 942 | 254 | 95 | 31 |
| Les Minimes | 6 137 | 275 | 59 | 23 |
| Mireuil - Saint-Maurice | 15 091 | 111 | 9 | 50 |
| Port-Neuf | 5 290 | 40 | 4 | 25 |
| Saint-Éloi | 4 772 | 121 | 37 | 20 |
| Tasdon - Bongraine | 5 684 | 59 | 14 | 18 |
| Villeneuve-les-Salines - Petit Marseille | 9 486 | 64 | 12 | 38 |
| Total | 80 055 | 2 698 | 363 | 420 |
Le premier comité de quartier a été créé à Tasdon en 1903, juste après que la loi de 1901 sur la liberté d'association ait été promulguée. Puis La Pallice, Bongraine, le centre-ville, Mireuil[11], le Petit-Marseille, Villeneuve-les-Salines ont suivi.
La ville de La Rochelle considère les comités de quartier comme des interlocuteurs privilégiés, et leur fournit des moyens logistiques (salle de réunion, etc.), mais ne leur verse aucune subvention. Ces derniers sont apolitiques et indépendants.
Le 27 février 2002, une loi relative à la démocratie de proximité, et censée renforcer la démocratie participative en complétant la démocratie représentative, a été votée[12] et a posé un problème d?adaptation à la municipalité.
En effet, cette nouvelle loi impose aux municipalités de créer des instances locales consultatives, les « conseils de quartier ». L?inconvénient étant que la stricte application de la loi aurait entraîné une perte d?indépendance et d?influence par rapport à ce dont disposent déjà les comités de quartier. Après concertation, une « Charte pour le renforcement de la démocratie participative », réaffirmant l?importance déterminante des comités de quartiers, a été signée le 26 septembre 2002 entre les parties.
[] Urbanisme
L?urbanisme de La Rochelle est particulier dans le sens où il a toujours été décidé de conjuguer avec sa riche histoire sans pour autant renoncer à développer la ville. L?un des points les plus remarquables de son urbanisme réside dans ses arcades, âgées de plus 400 ans, et qui l?ont rendue célèbre.
Depuis le 1er juin 2004, dans le cadre du Plan de développement urbain signé par la ville[13], le plan de circulation provisoire de la ville a été entièrement revu afin de permettre de désengorger le centre-ville en dissuadant les automobilistes de s?y rendre, et les zones 30 et zones piétonnes se sont multipliées un peu partout dans l?agglomération.
[] Environnement
L?agglomération rochelaise, réputée pour sa « qualité de vie », s?est depuis longtemps engagée dans une politique de protection de l?environnement et de développement raisonné, notamment en signant et en respectant une charte environnementale. La baie de La Rochelle est classée en zone conchylicole et appartient au Réseau Natura 2000.
La Rochelle a été une ville pionnière en matière d?écologie urbaine. Elle est ainsi l?initiatrice du premier secteur piétonnier de France en 1970, la première ville à signer un document de « périmètre sauvegardé » pour protéger l?architecture de son centre-ville en 1971, des premiers vélos en libre-service en 1974, des premières voitures électriques en libre-service en 1986, de la première Journée sans voiture le 9 septembre 1997[14], et des transports en commun qui intègrent les modes de déplacement alternatifs (vélo, bateaux, voitures électriques, etc.).
Avec la mise en service d'Elcidis, c?est la première ville française à disposer d?une plate-forme de livraison de marchandises en centre-ville en véhicules utilitaires électriques[15].
Depuis 1985, le port de plaisance des Minimes est récompensé de ses actions en faveur de l?environnement par l?attribution du Pavillon Bleu d'Europe.
Les bus de l?agglomération roulent au diester, les campings sont équipés de chauffe-eau solaires, et la qualité de l?air est analysée et surveillée en plusieurs points de la ville depuis une trentaine d?années, ce qui a notamment permis de constater une diminution de moitié des niveaux de dioxyde d'azote et de dioxyde de soufre lors de la Journée sans voiture[16].
| Année 2000 | CO | NO | NO2 | NH3 | CH4 | SO2 | COVNM |
| Secteur résidentiel | 369,8 | 52,1 | 3,3 | - | 27,2 | 21,4 | 212,9 |
| Secteur tertiaire | 40,3 | 46,3 | 2,7 | - | 7,0 | 30,7 | 27,0 |
| Secteur industriel | 25,6 | 107,9 | 0,6 | 0,0 | 4,1 | 442,3 | 785,6 |
| Traitement des déchets | 41,9 | 107,9 | 4,3 | 54,6 | 720,3 | 24,1 | 1,2 |
| Distribution de l?énergie | - | - | - | - | - | - | 42,1 |
| Transports routiers | 1 903,4 | 606,2 | 11,5 | 9,1 | 23,8 | 18,4 | 542,9 |
| Autres transports | 0,7 | 2,6 | 0,1 | 0,0 | 0,0 | 0,0 | 0,3 |
| Total | 2 381,7 | 923,1 | 22,4 | 63,8 | 782,3 | 537,1 | 1 611,9 |
[] Jumelage et coopération
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le jumelage de communes est apparu comme étant un moyen de tisser des liens et d?établir des relations socioculturelles étroites avec ses voisins après le conflit qui venait de déchirer le monde et l?Europe. Les jumelages concernent aujourd?hui plus de 15 000 collectivités locales européennes, dont 3 800 réparties sur tout la France, et aux traditionnels échanges culturels et d?amitié ajoutent des aspects d?échanges de savoir-faire, de partenariat économique, et de solidarité.
- La ville de La Rochelle est jumelée avec
- Baotou (
Chine), Essaouira (
Maroc), Lübeck (
Allemagne), New Rochelle (
États-Unis), Petrozavodsk (
Russie), Saint-Jean-d'Acre (
Israël), Qingdao (
Chine) et Zibo (
Chine).
- Les villes de l?agglomération rochelaise sont jumelées avec
- Mihai Bravu (Aytré), Evolène, Knebworth et Skierniewice (Châtelaillon-Plage), Saint-Antoine-sur-Richelieu (Dompierre-sur-Mer), Wendorf (L'Houmeau), Sébikotane (Nieul-sur-Mer), Sankt-Michaelisdonn (La Jarne, Saint-Vivien et Salles-sur-Mer), Eddelak-Sankt-Michaelisdonn (Sainte-Soulle), et Broto (Angoulins).
[] Démographie
| Zones | Population | Surface (km²) |
Densité (/km²) |
croissance 1999-2004 |
| Agglomération rochelaise | ||||
| La Rochelle | 80 055 | 28 | 2 744 | +1,85 % |
| Unité urbaine | 116 157 | 206 | 680 | |
| Aire urbaine | 171 214 | |||
| Région Poitou-Charentes | ||||
| Poitou-Charentes | 1 660 000 | 25 810 | 64 | +1,22 % |
Selon les estimations de l?Insee, la population de la ville de La Rochelle est de 80 055 habitants et 40 922 ménages recensés au 1er juillet 2004[18] pour une superficie de 2 843 hectares, soit une densité de 2 744 habitants par km², ce qui en fait l?une des 50 villes les plus peuplées de France. En 1999, l?unité urbaine de l?agglomération représentait 116 157 habitants, et son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d?influence forte de la ville, représentait 171 214 habitants.
[] Accroissement
La population connaît depuis de nombreuses années un accroissement de son solde migratoire (3 567 habitants supplémentaires entre 1990 et 1999) et de son accroissement naturel (1 923 habitants supplémentaires sur la même période), ce qui porte son taux de variation à 5 617 habitants entre 1990 et 1999, soit un taux annuel moyen de variation de la population de +0,8 %.
Composée à 46 % d?hommes et à 54 % de femmes, dont 42 % de célibataires et 39 % de gens mariés, le reste étant réparti entre les gens divorcés (11 %) et les veufs (8 %), la population de La Rochelle connaît également un accroissement du nombre des ménages (+8,4 % entre 1999 et 2004).
La ville accueille 8 528 étudiants.
| 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 | 1856 | 1861 |
| 12 327 | 14 629 | 14 857 | 16 720 | 17 465 | 16 507 | 16 175 | 18 904 |
| 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 | 1901 |
| 18 710 | 19 506 | 19 583 | 22 464 | 23 829 | 26 808 | 28 376 | 31 559 |
| 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1945 | 1954 |
| 33 858 | 36 371 | 39 770 | 41 521 | 45 043 | 47 737 | 48 923 | 58 799 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2004 | |
| 66 590 | 73 347 | 75 367 | 75 840 | 71 094 | 76 584 | 80 055 | |
| En 1858, Saint-Maurice et une partie de Cognehors, et en 1880, Laleu sont rattachées à La Rochelle. | |||||||
[] Immigration
D?après une étude de l?Insee[19], la population immigrée représentait 3 315 personnes en 1999 (soit 4,3 % de la population totale de l?époque, c?est-à-dire 76 584 personnes). La proportion d?étrangers par rapport à la population totale était de 3 %.
Sur ces 3 315 personnes, 1 264 (38 %) proviennent de l?Union européenne (principalement du Portugal, et dans une moindre mesure de l?Espagne), 935 (28 %) proviennent du Maghreb (principalement du Maroc et dans une moindre mesure de l?Algérie), 579 (18 %) proviennent d?Asie (majoritairement de Turquie et dans une moindre mesure du Viêt Nam), et le reste provient essentiellement d?Afrique.
La population immigrée se répartie principalement en proche banlieue, dans les quartiers de Villeneuve-les-Salines, Mireuil, et Laleu-La Pallice, ainsi que dans une moindre mesure au centre-ville et dans le quartier des Minimes. Les autres quartiers sont moins prisés, notamment en raison du coût élevé du foncier.
[] Économie
La Rochelle est le siège de la Chambre de commerce et d?industrie. Elle gère le port de plaisance des Minimes, le port de pêche de Chef de Baie et l?aéroport de La Rochelle-île de Ré.
La création d?une unité de production de biocarburants est prévu pour 2008, et les axes de développement privilégient désormais l?international. Dans un autre registre, la ville étudie quelles solutions apporter au prix du foncier, qui est un véritable problème pour les travailleurs désirant aujourd?hui se loger.
Le bassin d'emploi de La Rochelle, qui représentait plus de 66 000 emplois en 1999 affiche depuis les années 1990 un dynamisme élevé (+13 % entre 1990 et 1999), avec une croissance de l?emploi comparable à celle de la population active, et supérieure à celles des communes du même ordre. La croissance de l?emploi n?est cependant pas suffisante pour résorber un chômage structurel important dont l?origine remonte aux crises des chantiers navals et du secteur automobile des années 1980.
[] Transports
Le transport routier est le mode de transport dominant. Les principales marchandises échangées sont les matériaux de construction, les produits agricoles, les denrées alimentaires et le pétrole.
[] Transport aérien
L?aéroport de La Rochelle a transporté 180 980 passagers en 2006, soit une progression de 41,8 % du trafic par rapport à 2005, et de 18,5 % par an sur les cinq dernières années. C?est l?aéroport le plus important de la région, devant celui de Poitiers. Le trafic devrait doubler d?ici 2015.
| Passagers | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | Variation 2006/2005 |
Variation 2006/2002 |
| Internationaux | 56 191 | 52 326 | 92 248 | 117 325 | 164 854 | 40,5 % | 30,9 % |
| Nationaux | 35 535 | 41 445 | 8 094 | 10 238 | 16 110 | 57,4 % | -17,9 % |
| Transit | 128 | 31 | 62 | 0 | 16 | na | -40,5 % |
| Total | 91 854 | 93 802 | 100 404 | 127 563 | 180 980 | 41,9 % | 18,5 % |
L?aéroport, en accueillant les compagnies Ryanair, Airlinair, Flybe et easyJet, est le seul aéroport français avec celui de Marseille à réunir les deux plus importantes compagnies aériennes à bas prix. Il propose des lignes quotidiennes à destination de Birmingham, Bristol, Dublin, Londres, Lyon et Southampton, ainsi que des liaisons hebdomadaires ou ponctuelles vers Ajaccio Marrakech et Palma.
Il est possible que l?aéroport de La Rochelle soit transféré à Rochefort d?ici une dizaine d?année, et que l?ancien site soit transformé en un nouveau quartier résidentiel.
[] Transport ferroviaire
En raison de l?augmentation de trafic du port de la Pallice, un raccordement ferroviaire est mis en place entre ce dernier et la gare de La Rochelle en 1891, permettant ainsi l?acheminement de marchandises et de voyageurs, notamment en correspondance avec les liaisons maritimes vers l?Angleterre et l?Amérique du Sud. Des lignes directes spéciales, reliant Paris à La Rochelle et au port de La Pallice, sont mises en place lors des escales de paquebots, et seront exploitées jusqu?en 1962. Un important réseau ferroviaire se développe alors et permet la desserte de l?ensemble des infrastructures portuaires, et ce jusqu?au môle d?escale érigé en pleine mer.
À partir de la fin des années 1980, la concurrence routière va entraîner une diminution des activités portuaires, et donc du trafic ferroviaire. Dépendant entièrement de l?activité du port de La Pallice, avec ses importations d?hydrocarbures et ses exportations de céréales, le trafic fret de la ligne Poitiers - La Rochelle est très modéré, avec une dizaine de trains quotidiens à l?expédition, et autant à la réception, dont notamment :
- 3 paires de trains de desserte de et vers Saint-Pierre-des-Corps, du lundi au vendredi ;
- 3 à 4 trains complets de céréales des silos de Poitou, Centre-Loire et Berry par semaine ;
- 2 trains d?engrais par semaine, en provenance d?Allemagne et à destination des entreprises de conditionnement locales ;
- 4 trains complets de pâte à papier par semaine, en provenance d?Amérique latine et à destination de Condat-sur-Vézère et de Sibelin ;
- 1 train de produits pétroliers par semaine, à destination de La Souterraine ;
- Trafic diffus de grumes de bois en provenance d?Amérique latine, de produits chimiques en provenance de la région Rhône-Alpes et à destination de l?industrie Rhodia, divers chargements liés aux activités d?Alstom, notamment les tronçons de TGV terminés, et de véhic
