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Liste_des_accidents_nucléaires
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Ceci est une liste des principaux accidents impliquant du matériel nucléaire (voir Accident nucléaire). Dans certains cas, ces accidents impliquent des personnes blessées ou tuées à cause de rejets de contamination radioactive. La plupart des accidents impliquent le rejet accidentel qui a causé la contamination, mais n'a eu aucun autre effet immédiat. Quelques incidents ont seulement eu le potentiel de rejeter du matériel radioactif, et sont inclus ici à cause des tensions qu'ils ont causé (collisions entre des sous-marins nucléaires, par exemple). À cause de secrets gouvernementaux, il est difficile de déterminer avec certitude l'étendue de certains événements cités ci-dessous, ou même parfois, d'être certains qu'ils se soient réellement produits.
[] Années 1940
- 2 septembre 1944 - Laboratoire national de Oak Ridge (USA). Un récipient d'hexafluorure d'uranium a éclaté dans la salle de transfert du laboratoire, tuant deux personnes et en blessant trois autres. Un tuyau de vapeur a explosé et la vapeur arrivant s'est combinée avec un composé à base d'uranium pour former du fluor d'hydrogène, un acide dangereux, qui a été inhalé par les cinq personnes
- 21 août 1945. Site Omega du Laboratoire national de Los Alamos Nouveau-Mexique (USA). Un employé a accidentellement créé une masse surcritique quand il a laissé tomber une brique de carbure de tungstène sur un noyau de plutonium. Il a rapidement enlevé le morceau, mais a été fatalement irradié dans l'incident. Il meurt le 15 septembre.
- 21 mai 1946. Laboratoire national de Los Alamos, Nouveau-Mexique (USA). Le physicien canadien Louis Slotin a manuellement assemblé une masse critique de plutonium au cours d'une démonstration. Son appareil était constitué de deux demi-sphères de plutonium recouvertes par du béryllium, qui pouvait être déplacées lentement pour mesurer la criticité. Normalement les sphères auraient dues être manipulées par une machine, mais Slotin les a manipulées manuellement en plaçant son doigt dans un trou, comme dans une balle de bowling. Un certain nombre de butées auraient dû empêcher les deux hémisphères de tomber, mais il les avait enlevées.Il a utilisé un tournevis pour contrôler l'écart entre les sphères. À un moment le tournevis a glissé et l'ensemble est devenu critique pendant qu'il le tenait. Aucun des sept observateurs n'a reçu une dose mortelle, mais Slotin meurt le 30 d'un empoisonnement massif, avec une dose estimée de 1000 rads, ou 10 gray (Gy).
[] Années 1950
- 1952 Chalk River, en Ontario (Canada). Une perte subite de l'eau de refroidissement au c?ur d'un réacteur expérimental NRX provoqua une grande impulsion de puissance. Des explosions en série s'ensuivirent, elles propulsèrent le toit de l'enceinte de confinement des gaz qui demeura enfoncé dans la superstructure. Des fuites de gaz et de vapeurs radioactives dans l'atmosphère se produisirent, elles furent accompagnées par le déversement de 4 000 mètres cubes d'eaux irradiées dans des tranchées peu profondes non loin de la rivière des Outaouais. Le c?ur du réacteur étant totalement anéanti, il fallut l'enterrer en tant que déchet radioactif.
- 1957 Usine de retraitement de Kyshtym (URSS), accident ayant entraîné un rejet important hors du site et l'application de mesures d'urgence comportant une évacuation de la population (Niveau 6 sur l'échelle INES).
- 1957 L'accident qui survient entre le 7 et 12 octobre 1957 à Windscale (Grande-Bretagne) se produit dans un réacteur graphite gaz à uranium naturel. À la suite d'un incident provoqué lors d'une opération d'entretien du graphite, des produits de fission, essentiellement 740 téra-becquerels (740 mille milliards de becquerels) d'iode 131, sont rejetés à l'extérieur, c'est-à-dire mille fois moins qu'à Tchernobyl. Immédiatement soumis à une surveillance très stricte, l'environnement et la population sont peu touchés. Les autorités compétentes prennent toutes les mesures nécessaires pour maîtriser le danger naissant, notamment le contrôle et l'arrêt des livraisons de lait effectuées par les producteurs de la région. Sur les 238 personnes examinées, 126 sont légèrement contaminées au niveau de la thyroïde ; la dose maximale relevée est de 0,16 sievert. En comparaison, la limite annuelle d'incorporation de l'iode 131 à ne pas dépasser pour le personnel du nucléaire correspond à une dose de 0,5 sievert à la thyroïde. Parmi le personnel de l'installation, 96 personnes présentent, malgré le port du masque, des doses à la thyroïde allant jusqu'à 0,1 sievert. 14 autres agents subissent une faible irradiation externe qui reste inférieure à celle que délivrent certaines radiographies médicales. Les doses les plus élevées mesurées sur ces agents sont égales à 0,047 sievert, soit un peu moins que la limite annuelle d'irradiation de l'organisme entier à ne pas dépasser pour le personnel du nucléaire. L'accident de Windscale se classe au niveau 5 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES).
- 1959 Un réacteur refroidi au sodium a subit une fusion partielle du c?ur au Santa Susana Field Laboratory près de Simi Valley, en Californie. Selon Makhijani, Président de l'Institut for Energy and Environmental Research, "les mesures d'iode-131 ont été environ 80 à 100 plus importantes que les relevés provenant de Three Mile Island." [1] et [2]
[] Années 1960
- 3 janvier 1961, National Reactor Testing Station à Idaho Falls, Idaho. Trois techniciens (John Byrnes, Richard McKinley et Richard Legg) furent tués alors qu'ils effectuaient une man?uvre de routine dans le réacteur expérimental SL-1. En effet, une explosion eut lieu vers 21h, dont l'origine exacte est toujours inconnue. Leurs corps furent si sévèrement irradiés qu'il fut nécessaire d'enterrer leurs mains séparément dans une décharge pour déchets radioactifs. Ce fut le premier accident nucléaire fatal aux États-Unis. Le réacteur fut démonté, puis le noyau de 13 tonnes et la cuve furent retirés quelques mois plus tard.
- 24 janvier 1961, près de Seymour Johnson Air Force Base, Goldsboro, Caroline du Nord. Un bombardier B-52 explosa en plein vol et lacha deux bombes nucléaires Mark 39. Une des bombes tomba en chute libre dans un champ boueux. Ses restes purent être extraits à 7m de profondeur. L'autre, au contraire, put atterrir sans encombre grâce à un parachute. Après étude, il fut établi que cinq de ses six dispositifs de sécurité n'ont pas fonctionné. Seul un simple commutateur a empêché la détonation de cette bombe nucléaire de 24 mégatonnes.
- 14 mars 1961, près de Yuba City, Californie. Un bombardier B-52 transportant deux armes nucléaires s'écrase durant une mission d'entraînement. Heureusement, aucune explosion ni contamination n'a eu lieu.
- 4 juillet 1961. Au large de la côte de la Norvège, un sous-marin soviétique de la classe K-19 provoque un accident majeur après une défaillance du système de refroidissement. L'incident contamine l'équipage, une partie du navire et quelques-uns des missiles balistiques transportés à bord, ce qui cause plusieurs décès. Le c?ur du réacteur atteint 800°C, presque suffisant pour faire fondre les barres de combustible, bien que l'équipage soit capable de reprendre le contrôle de la température grâce à des procédures d'urgence. [3]
- 10 décembre 1961, Nouveau-Mexique. Un test souterrain d'explosion nucléaire libère des nuages non-prévus de vapeurs radioactives, ce qui entraîne la fermeture de quelques autoroutes du Nouveau-Mexique.
- 1962. Une étude montre que la mine d'uranium près de Ceske Budejovice en Tchécoslovaquie a causé la mort de 80 % du bétail par leucémies et difformités.
- 1962, accident de Béryl. Le 1er mai 1962, la France réalise son deuxième essai souterrain dans le Sahara mais la montagne devant contenir l'explosion s'effondre et libère un nuage radioactif.
- 10 avril 1963, à l'est de Boston, Massachusetts. Le sous-marin nucléaire USS Thresher (SSN-593) coule avec 129 hommes à son bord durant des essais en mer.
- Mai 1963, Mandan, Dakota du Nord. On enregistre la plus haute concentration jamais enregistrée de strontium-90 dans du lait aux États-Unis, jusqu'à 2003. Cela était probablement dû au site secret de Hanford.
- 13 janvier 1964, près de Cumberland, Maryland. Un bombardier B-52, avec deux missiles nucléaires à bord, s'écrase au sol.
- 21 avril 1964. Un satellite de navigation américain manque sa mise en orbite et rentre dans l'atmosphère à 150 000 pieds au-dessus de l'océan Indien. Le générateur nucléaire du satellite contenait 17 kCi de plutonium 238, qui brûla au moins partiellement lors de la rentrée dans l'atmosphère. On releva d'abord une augmentation du taux de Pu238 dans la stratosphère quatre mois plus tard. On estime qu'environ 16 kCi de Pu238 se sont dispersés dans l'atmosphère jusqu'en 1970. Selon l'EPA, la contamination en Pu238 des poumons humains (0,06 mrem) due au lancement avorté est sensiblement inférieure à celle résultant des retombées des essais d'armes nucléaires dans les années 1950 (0,35 mrem).
- 24 juillet 1964, Charlestown, Rhode Island. Un accident dans une usine de fabrication de combustible nucléaire fait un mort.
- Janvier 1965, Livermore, Californie. Un accident au Lawrence Livermore National Laboratory libère 300 kCi de substance radioactive.
- Octobre 1965. Rocky Flats Plant au nord-ouest de Denver, Colorado. Un feu durant un ravitaillement en carburant d'un avion expose un groupe de 25 personnes à dix-sept fois la limite légale de radiation.
- 5 décembre 1965. Un avion A-4E Skyhawk transportant une arme nucléaire B43 tombe à la mer, avec son pilote, à près de 350 km des côtes japonaises. Il ne fut jamais retrouvé.
- 17 janvier 1966. Au cours d'un ravitaillement de carburant en vol au large de Palomares, en Espagne, le nez d'un avion-citerne américain KC-135 percute un bombardier B-52. 151 hl de carburant s'enflammèrent, tuant 8 membres d'équipage. Deux bombes nucléaires se fissurèrent, dispersant des particules radioactives jusqu'aux fermes situées à 1,6 km des côtes. Une bombe toucha le sol et resta presque intacte près de Palomares. La quatrième bombe fut perdue au large des côtes. Une fouille de 80 jours impliquant 3000 hommes et 38 vaisseaux de la NAVY permit à un sous-marin ALVIN de la retrouver à 869 mètres de profondeur à 8 km du rivage. Durant le nettoyage consécutif, 1400 tonnes de sol légèrement contaminés furent expédiés vers le centre de retraitement de Savannah River Plant à Aiken, en Caroline du Sud. Les plants de tomates contaminés furent quant à eux enterrés ou brûlés. L'Espagne n'ayant pas édictée de mesures en cas d'accident nucléaire, les États-Unis en concertation avec l'Espagne appliquèrent les recommendations utilisées au Nevada Test Site concernant le plutonium et les autres substances radioactives. Aujourd'hui encore certaines zones restent contaminées. Selon un rapport de la Defense Nuclear Agency (DNA) de 1975: "Palomares demeure l'un des quelques sites dans le monde servant de laboratoire expérimental, probablement le seul offrant un regard sur une zone agricole".
- Septembre 1966. Feu de plutonium à Livermore, Californie.
- 5 octobre 1966. Sur le rivage du lac Érié près de Monroe, Michigan. Un dysfonctionnement du système de refroidissement au sodium du réacteur nucléaire de démonstration d'Enrico Fermi causa une fusion partielle du noyau. La radiation fut contenue. Personne n'était à l'intérieur à ce moment-là. Les employés réussirent à éteindre manuellement le réacteur de 200 MW. Il fut remis en service en octobre 1970.
- 21 janvier 1968, un bombardier B-58 de l'USAF contenant 4 bombes H s?écrase près de la base de Thule AFB en Arctique, déclenchant l'explosion de l'enveloppe extérieure d'au moins une des bombes. Il y eut une détonation qui pulvérisa des fragments de plutonium et d'autres substances radioactives le long d'un couloir large de 100 mètres de part et d'autre de la trajectoire de l'avion. Un membre d'équipage fut tué dans le crash. L'histoire sera tenue secrète. Des opérateurs radar découvrirent qu?une bombe H portant le numéro de série 78252 était manquante. Elle aurait traversé la croûte de glace et se serait retrouvée au fond de la mer de Thulé. Ce crash conduisit à une crise diplomatique entre les États-Unis et son allié danois car à l'époque celui-ci était responsable des affaires étrangères, de la sécurité et de la défense du Groenland, et avait interdit les armes nucléaires sur son territoire, y compris au Groenland. Quelques jours après l'incident, Robert Mcnamara, le Secrétaire de la Défense américain ordonna le retrait des armes nucléaires lors des missions d'alerte aéroportées. Les exercices d'alertes eux-mêmes seront par la suite écourtés et plus tard suspendus, évitant ainsi tout risque d'accident. La bombe fut finalement retrouvée en avril 1968.
- 1969, réacteur Lucens en Suisse. L'éclatement d'un tube de force provoqua une impulsion de courant et le réacteur (un petit appareil expérimental construit dans une caverne rocheuse) explosa. Il fut totalement détruit. La majeure partie des substances radioactives fut contenue dans la caverne.
- 1969, Saint-Laurent-des-Eaux, Loir-et-Cher, en France. Un accident entraîne la fusion de cinq éléments combustibles dans le réacteur A1.
[] Années 1970
- 12 avril 1970, dans l'océan Atlantique. Un sous-marin d'attaque soviétique, de classe November, fait apparemment l'expérience de problèmes avec son système de propulsion nucléaire. Les hommes d'équipage tentent d'accrocher un câble de remorquage à un navire de la marine marchande soviétique, mais ils échouent. Le sous-marin coule, tuant 52 hommes.
- 18 décembre 1970. Le test sous-terrain Baneberry libère 250 PBq de radioactivité par une fissure dans la roche.
- 19 novembre 1971. Dans une centrale nucléaire à Monticello, Minnesota, un réservoir d'eau déborde, relâchant 190 m³ d'eau radioactive dans le Mississippi. Des matières radioactives entrent plus tard dans le système d'arrivée d'eau de St. Paul.
- 12 décembre 1971. Dans la Thames River près de New London, Connecticut, de l'eau de refroidissement radioactive est transférée du sous-marin américain USS Dace à l'USS Fulton lorsque 1900 L d'eau contaminée se répandent dans le cours d'eau.
- 1972. L'usine de retraitement des combustibles nucléaires à West Valley, New York, ferme après 6 ans de fonctionnement. Elle laisse derrière elle des réservoirs contenants 2300 m³ de dêchets hautements radioactifs, qui contaminent par la suite le lac Érié et le lac Ontario.
- mars 1972. Un contrôle de routine d'une centrale nucléaire indique la présence de radioactivité dans le réseau d'eau du bâtiment (comprenant notamment le point d'eau potable) qui a été interconnecté avec un réservoir de 11 m³ de dêchets radioactifs.
- décembre 1972. Un feu important et deux explosions dans une usine de fabrication de plutonium à Pauling, New York, provoquent la contamination du complexe et des sols, et entraînent la fermeture définitive du site.
- 28 mai 1974. La Commission de l'Energie Atomique déclare que 12 "événements anormaux" en 1973 ont libéré de la radioactivité "au-dessus des niveaux autorisés" autour de différentes centrales nucléaires.
- 22 mars 1975. Un feu dans le réacteur nucléaire de Brown's Ferry situé à Decatur, Alabama, sur la rivivière Tennessee, provoque une baisse très inquiétante des niveaux d'eau de refroidissement.
- Octobre-novembre 1975, dans l'Apra Harbor de l'île de Guam. L'USS Proteus, un navire décharge de l'eau de refroidissement radioactive.
- 1977, près des côtes de Kamchatka, en Russie. Le sous-marin soviétique K-171 largue accidentellement une ogive nucléaire. Après une fouille impliquant des douzaines de navires et avions, l'ogive fut retrouvée.
- 24 janvier 1978, nord-ouest du Canada. Le satellite de surveillance soviétique à propulsion nucléaire Cosmos 954 s'écrase. À la suite du crash, une énorme quantité de radioactivité se répand sur une surface d'au moins 124 000 kilomètres carrés dans une zone qui s'étend du grand lac des Esclaves jusqu'au nord de l'Alberta et de la Saskatchewan.
- 22 mai 1978, près de Puget Sound, Washington. À bord de l'USS Puffer, un sous-marin nucléaire, une soupape fut ouverte par erreur, relâchant pas moins de 1 900 litres d'eau radioactive.
- 28 mars 1979, Middletown, Pennsylvanie. Un réacteur de la centrale nucléaire de Three Mile Island fond, et des gaz radioactifs sont dégagés en grande quantité, suite à divers dysfonctionnements.
- 16 juillet 1979, près de Church Rock, Nouveau-Mexique. Les parois d'un bassin de déchets radioactifs se brisent, laissant s'échapper une grande quantité de déchets.
- 29 septembre 1979. Le gouverneur Bruce Babbitt en Arizona ordonne aux gardes nationaux de nettoyer l'usine American Atomics de Tucson, qui d'après lui fuyait. À la cuisine de l'école publique d'en face, 300 000 dollars de nourriture ont été contaminés par du tritium radioactif ; les gâteaux au chocolat avaient 56 nCi par litre, deux fois et demi la limite de sécurité.
[] Années 1980
- 13 mars 1980, Saint-Laurent-des-Eaux, dans le Loir-et-Cher, en France. Un accident conduit à la fusion de deux éléments combustibles du réacteur A2 filière UNGG (uranium naturel, graphite-gaz) d'une puissance de 450 MWe. Une plaque métallique interne du réacteur vient, à la suite de phénomènes de corrosion, obstruer une douzaine de canaux du bloc de graphite, ce qui empêche le bon refroidissement du c?ur et provoque la fusion de deux éléments combustibles. Gravement endommagé, le réacteur est indisponible pendant deux ans et demi environ. C'est l'accident nucléaire le plus grave jamais répertorié pour un réacteur en France (niveau 4 selon l'échelle INES).
- 1981, incendie d'un silo à l'usine de La Hague, en France. L'accident est classé au niveau 3 de l'échelle INES.
- 10 août 1985, dans la baie de Chazma, près de Vladivostok. Explosion du réacteur nucléaire d'un sous-marin expérimental soviétique (projet 570) lors de sa recharge. Dix hommes d'équipage meurent sur le coup. L?explosion projeta des particules de matériel à plusieurs kilomètres. Plus de 100 000 curies de radioactivité furent mesurés alentour et il fallut plus de deux heures pour éteindre l?incendie. Un vaste secteur reste non dépollué et est toujours ouvert aux activités humaines. Les 2 000 habitants de la baie n'ont jamais été évacués. Le sous-marin et ses matériaux radioactifs reposent toujours au fond de la baie, sous plusieurs mètres de sédiments.
- 26 avril 1986, catastrophe de Tchernobyl, en Ukraine. Accident de niveau 7 selon l'échelle INES qui correspond à l'accident le plus grave qui puisse être mesuré par cette échelle.
- 1987, dans la ville de Goiânia (État de Goias, Brésil). Un appareil de radiothérapie, abandonné dans un ancien hôpital est récupéré par des ferrailleurs pour la revente du métal au poids. Le césium 137, produit actif de l'appareil, est dispersé. Les gens jouent avec, attirés par la lumière bleue qu'il émet. Deux morts immédiats, et de nombreux contaminés.
- 1989. Incendie à la centrale de Vandellos en Espagne.
[] Années 1990
- 30 septembre 1999, Tokaimura, au Japon. Accident de niveau 4 selon l'échelle INES. L'introduction dans une cuve de décantation, suite à une erreur humaine de manipulation, d'une quantité anormalement élevée d'uranium (16.6 kg) dépassant très largement la valeur de sécurité (2,3 kg), est à l'origine de la réaction de criticité. Cet accident a exposé plus de 600 riverains à des radiations importantes et tué deux des ouvriers de la centrale ; il est considéré comme le plus grave après celui de Tchernobyl.
[] Années 2000
- 15 février 2000, Buchanan, New York. Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire d'Indian Point libéra une petite quantité de vapeur radioactive. C'est un dysfonctionnement du générateur de vapeur qui en était la cause.
- Juillet 2000, près de Richland, Washington. Des feux touchent la décharge nucléaire très radioactive « B/C » de l'Hanford Site. Les déchets ne sont pas à la surface, mais sous terre. Aucune contamination aérienne n'a été détectée en dehors des limites du site.
- 12 août 2000, mer de Barents, au nord de la Norvège et de la Russie occidentale, Océan Arctique. Naufrage lors d'un exercice d'un sous-marin russe à propulsion nucléaire, le Koursk, avec 118 hommes à son bord.
- 9 août 2004, Fukui, à 320 km au nord-ouest de Tokyo, au Japon. Un accident dans la centrale nucléaire de Mihama provoque la mort de cinq personnes et fait sept blessés. La cause de l'accident est une fuite de vapeur non-radioactive dans un bâtiment abritant les turbines du réacteur numéro 3. L'opérateur de la centrale reconnaît un défaut de surveillance de ses installations. La canalisation rompue ne remplissait pas les normes de sécurité. Les autorités locales ont annoncé qu'il n'y avait pas de fuites radioactives hors des installations où se trouvent les turbines ; c'est pourquoi, bien qu'il s'agisse de l'accident le plus meurtrier de l'histoire nucléaire du Japon, il sera probablement classé comme incident sur l'échelle INES, car ce n'est pas un accident nucléaire.
[] Voir aussi
[] Liens externes
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste des accidents nucléaires |
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