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Listuguj

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Listuguj

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48° 01? 00? N 66° 42? 00? W / 48.016672, -66.700005

Listuguj
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Administration
Pays
Province
Canada Canada
Québec Québec
Région Gaspésie?Îles-de-la-Madeleine
Comté ou équivalent Hors MRC
Statut municipal Réserve indienne
Arrondissements }}
Fondateur
Date de fondation
}}
}}
Constitution 1853
Maire
Mandat en cours
Chef Scott Martin[1]
4 juin 2006 - 3 juin 2008
[ Site officiel de Listuguj]
Démographie
Population 1 598 hab. (2006)
Densité 41 hab./km2
Gentilé
Langue(s) officielle(s) }}
Géographie
Altitudes minimale : }} m.
maximale : }} m.
Superficie 39,07 km2
Fuseau horaire UTC}}
Indicatif }}
Code géographique 06804
Latitude
Longitude
48° 01? 00? Nord
         66° 42? 00? Ouest
/ 48.016672, -66.700005
Localisation de Listuguj
Lieux d?intérêts
}}


Listuguj est une des trois communautés Mi'gmag gaspésiennes et la plus historique des deux réserves indiennes fédérales de la rive sud de la Gaspésie dans le sud-est du Québec au (Canada). Jusqu'en 1994, la toponymie officielle était Restigouche, après quoi on lui a préféré l'orthographe Mi'gmag.

Le territoire traditionnel des membres de Listiguj est appelé district de Gespegewagi. La nation Mi'gmag de Listuguj comptait en 2003, 3152 membres, dont plusieurs ne résident pas sur la réserve mais éparpillés dans l'est des États-Unis et un peu partout au Canada. De ce nombre, seulement 1879 vivaient en 2003 sur la réserve même, qui leur avait été assignée exclusivement par le gouvernement du Bas-Canada en 1853. La totalité des membres maintiennent leurs attaches avec la Listuguj via les moyens de communication modernes et de visites lors d'événements annuels tel la célébration du saumon (Salmon Harvest) en juin, La Sainte-Anne (St. Ann's Day) en juillet et le grand Pow wow en août[2]

Le mot «Listuguj» est à l'origine de plusieurs toponymes régionaux, dont la rivière Ristigouche ainsi que d'autres endroits avoisinants portant le nom de Restigouche. Listuguj est aussi le nom utilisé pour désigner une des formes traditionnelles d'écriture de la langue Mi'gmag.

Sommaire

[] Politique

Tous les membres, peu importe leur lieu de résidence, participent tous les deux ans à l'élection du Chef et des douze conseillers, tel que décrété par les règlements électoraux de la Loi sur les indiens du Canada, qui a été complètement remaniée en 19xx. Listuguj est alliée aux autres communautés Mi'gmaq de la Gaspésie et celles du Nord du Nouveau-Brunswick. Ce partenariat leur permet de faire la promotion des droits ancestraux de d'autogouvernance et de territoires traditionnels Gespe'gewa'gi ou Kespékewáki (fin des terres). Listuguj a toujours été un fervent défendeur des droits des amérindiens au Canada et continue à ce jour à avoir des pourparlers avec le gouvernement du Québec sur l'accès aux territoires traditionnels[2]. Ils obtinrent le droit de vote au Canada en 1960, suite au passage de la amendement de la loi électorale du Canada[3],[4]. En 2001, les trois communautés se sont unies pour créer le Secrétariat Mi?gmawei Mawiomi avec pour objectif de se donner des services en commun, d'établir des relations économiques (surtout pêche et foresterie) et de se préparer aux prochaines négociation gouvernementales territoriales[5]

[] Géographie de Gespe'gewa'gi

Le district Mi'gmaq de Gespe'gewa'gi s'étend du fleuve Miramichi jusqu'à la pointe de la de la péninsule gaspésienne, un territoire portant donc sur les provinces de Québec et du Nouveau-Brunswick. La principale ressource naturelle est le saumon et les autres produits des eaux et des forêts, dont le bois[2].

Un pont relie Listuguj à Campbellton (Nouveau-Brunswick).

[] Histoire

[] Pré contact européen

Les premiers amérindiens arrivèrent il y a 10 000 ans, c'étaient les Algonquiens, des chasseurs-cueilleurs. À l'arrivée des européens, les Mi'gmag étaient semi-nomades, ils maintenaient deux résidences, leurs campements d'hiver, pour se protéger des intempéries et chasser l'anguille, puis en été sur le littoral pour la pêche au saumon, perche, hareng et fruits de mer, de la chasse (orignal, caribou, porc-épic), et même sur des bateaux allant en haute mer pour pêcher loup marins[6] et baleines. Ils vivaient dans des wigwams allongés et des tipis[7]. Les Mi'gmag de Listuguj se tenaient au courant des événements de la nation entière grâce à un système de communication de «coureurs» et avaient un langage écrit rudimentaire[8].

[] Post contact européen

Les premières relations blancs-autochtones furent assez pacifiques, possiblement parce que selon leurs légendes, ils attendaient la venue d'étranger sur de gros vaisseaux, et donc n'étaient pas surpris de les voir arriver et ont immédiatement été ouverts à faire des affaires avec eux. Les plus grands changements sociaux eurent lieu dans le sud du territoire, entre 1610 et 1680, qui vit la conversion au catholicisme, et la ratification du tout premier traité territorial avec le Vatican. [9]. Une première mission est construite en 1745 desservie par les Capucins. Les réfugiés Acadiens furent les prochains à s'installer dans la région, suite à la Déportation des Acadiens de la Nouvelle-Écosse 1755[10]. Les relations avec les Mi'gmag étaient paisibles car les Mi'gmag étaient des alliés de la France. En 1759, après la défaite de Montcalm par Wolfe sur les plaines d'Abraham, on enjoignit à la France d'envoyer 4000 soldats et des vivres afin de tenter de reprendre Québec. Mais le 10 avril 1760, ce n'est que 5 navires marchand et la frégate Le Machault avec 400 soldats qui quittent Bordeaux pour la Nouvelle-France. Seuls Le Machault, Le Bienfaisant et Le Marquis-de-Malauze atteignent le Saint-Laurent le 15 mai et apprennent qu'une flottille anglaise y est, alors ils changent de cap pour se réfugier au fond de la baie des Chaleurs où ils remontent la Restigouche et installent, sur ses rives des batteries de tir. À l'été 1760, la communauté de Restigouche comptait quelques familles acadiennes et 150 familles Mi'gmag. Les vivres des 3 voiliers français étaient très appréciés[11].

[] Bataille de Restigouche

Icône de détail Article détaillé : Bataille de la Ristigouche.

La Bataille de Ristigouche fut la dernière de la Guerre de sept ans entre les Anglais et les Français. La flottille anglaise arriva le 10 juin 1759 avec un navire de soixante-dix canons et deux frégates. Du côté français, trois French navires, les batteries de tir sur les rives et une coalition de Mi'gmag et des troupes diverses acadiennes et françaises. L'échange dura plusieurs jours et, le 8 juillet, lorsque Le Machault et Le Bienfaisant furent trop endommagés, ils furent sabordés afin d'empêcher les anglais d'avoir les vivres. Ces vivres tant attendues ne parvinrent donc jamais à Québec et la Nouvelle-France capitula le 8 septembre. La nouvelle ne parvint à Restigouche que le 23 octobre et la petite garnison se rendit 6 jours plus tard. C'était la fin du régime français en Amérique du Nord[12].

[] Affrontements de 1972-73

[] Escarmouche à Restigouche en 1981

En 1980, depuis déjà plusieurs décennies, les pêcheurs de Listuguj se servent de filets pour capturer le saumon arrivant dans l'estuaire de la Restigouche. Les droits de pêche font partie des droits ancestraux décrétés par le gouvernement fédéral. Le 9 juin 1981, le ministre québécois de Loisirs, chasse et pêche, Lucien Lessard, envoie un telex au Chef de Listuguj, Alphonse Metallic, exigeant que les filets soient retirés en moins de 24 heures, soit le 10 juin à minuit, pour .

La première descente. Le 11 juin à 11 h 20, arrivèrent un hélicoptère et 550 policiers provinciaux pour effectuer une descente et enlever les filets de pêche illégaux. Les lignes téléphoniques furent coupées et il y eut une douzaine d'arrestations brutales dont deux de moins de 18 ans. Du côté du Nouveau-Brunswick, le pont était barré par la Gendarmerie Royale du Canada mais ils n'ont pas pu empêcher les étudiants de revenir à Listuguj à la sortie de l'école, qui se faufilèrent. Les 10 hommes furent incarcérés à la prison provinciale de New-Carlisle. Listuguj reçu l'appui de Dale Riley, président de la fraternité des nations indiennes, suivi d'un appui de la part de plusieurs groupes autochtones au Canada, dont un blocage de sympathie du Pont Mercier à Montréal par les Mohawks de Kahnawake. La Conférence des Chefs ont déplacé la réunion de Victoria en Colombie Britannique a été déménagée à Restigouche.

La deuxième descente. Le 20 juin 1981, neuf jours plus tard à 5 h 00, les policiers ont tenté de d'effectuer une nouvelle descente. Les pêcheurs ont tenté de récupérer leurs filets avant qu'ils ne soient confisqués mais les policiers ont tirés sur les pêcheurs avec des balles en caoutchouc et des bombes lacrymogènes. Des amérindiens de partout au Canada (et d'aussi loin que l'Alaska) sont venus prêter main forte à Listuguj

Ces deux événements de fermeture de pont suscitèrent chez les populations blanches quelques problèmes, mais l'accès entre les provinces n'était pas complètement coupé puisque l'on pouvait tout de même utiliser le traversier pour passer entre Miguasha et Dalhousie. En 1982, Édith Butler, chanteuse acadien, sur des paroles de Luc Plamondon, relatait les événements en chanson, «Escarmouche à Restigouche» qui fut bannie des ondes[13].

Le procès 3 mai 1982. Au palais de justice de New-Carlisle, les avocats avait négocié une entente avec le procureur que si les accusés plaidaient coupables, ils auraient sentence réduite avec sursit et 25 $ d'amende. Deux pêcheurs ont refusé par principe. En cours, le juge s'est rangé du côté des policiers et a déclaré que les photographies étaient truquées et que les témoins des accusés mentaient, les accusés reçurent un an de liberté surveillée et 250$ d'amende. Donald Germain et Robert Barnaby réitérèrent leur innocence et promirent d'aller en cour d'appel.

Ouverture de la pêche commerciale au saumon. En juin 1982, ironiquement, le ministère Lucien Lessard décrète qu'il était inutile de restreindre la pêche du côté québécois de la baie alors qu'au Nouveau-Brunswick il n'y avait pas de restrictions. Alors il a ouvert la pêche.

L'appel. En août 1983, la cour supérieure du Canada rendit son jugement : « N'eut été des erreurs de droit et de fait... », voilà les mots prononcés par la cour supérieure du Canada. Il est possible qu'ils n'aient pas été condamnations et les sentences ont été cassés et annulées par le juge Louis Doiron

En 1984, la cinéaste Abénakise Alanis Obomsawin aquit les droits à la chanson «Escarmouche à Restigouche» pour la bande sonore de son film «Les événements de Restigouche». Dans l'interview entre Lessard et Obomsawin à la fin du film, Lessard indique qu'il regrette que ces événements aient créé des conséquences négatives sur les gens de Listuguj[14].

[] Éducation

Avant l'arrivée des européens, les autochtones assuraient leurs propres enseignements. Durant les premiers siècles de colonisation, ils fréquentaient sans grand enthousiasme l'école de missionnaire des Capucins. En 1920, le ministre des Affaires indiennes instaure le système des Day School et à Listuguj, ces cours sont administrés par les soeurs du Saint-Rosaire. Visant à donner 7 années d'instruction académique sur la réserve même. La fréquentation augmente lentement au fil des années, surtout grâce à une allocation aux familles dont les étudiants fréquentaient l'école en 1947, puis en 1950, le nombre croissant d'étudiants était suffisant pour justifier la construction d'une nouvelle école. Les cours s'y enseigne également en français et en anglais. En 1960, la création du système de polyvalentes pour les adolescents force les étudiants de Listuguj à fréquenter l'école de Pointe-à-la-Croix. Après l'incendie de 1966, les adolescents ont du fréquenter l'école secondaire de Campbellton, où ils pouvaient recevoir, outre l'anglais, quelques enseignements en langue Mi'gmag. À partir de 1997, un nouveau programme éducatif emmène la construction d'une nouvelle école primaire moderne nommée «Alaqsite?W Gitpu» (Aigle qui va voler)[15].

[] Population

Au XVIIIe siècle, la réserve de Listuguj est scindé et plusieurs groupes de familles partent s'installer ailleurs, soit dans le nord du Nouveau-Brunswick, soit dans l'embouchure de la Cascapédia (où le gouvernement leur octroya éventuellement le statut de réserve et près de Gaspé (où ils s'étalèrent largement sans établir de communauté spécifique). Les Mi'gmag de Pointe-Navarre - Gespeg (Gaspé) ont conclu une entente avec le parc national Forillon pour y déménager leur village à pointe-Penouille [16]

Recensements de la population de Listuguj
Année Population commentaire
2003 1879
2001 1442
1996 1296
1991 1134
1760 350 Il manquaient plusieurs familles parties à la chasse


[] Municipalités limitrophes

Monts Chic-Choc Pointe-à-la-Garde et Escuminac
N Pointe-à-la-Croix
O    Listuguj    E
S
Ristigouche-Partie-Sud-Est Baie des Chaleurs
Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Enclave:

[] Références

  1. ? http://mrc.uccb.ns.ca/pqcouncils.html (en)Mi'gmag bands in Quebec
  2. ? a? b? c? Traduit de en:Listuguj Mi'gmaq First Nation le 30 oct. 2007
  3. ? http://www.danielnpaul.com/CanadianVotingRights-1960.html (en)Droit de vote au fédéral pour les amérindiens
  4. ? http://mrc.uccb.ns.ca/mikmaq.html (en)Université du Cap Breton - Mi'gmag resource centre
  5. ? http://autochtones.gouv.qc.ca/relations_autochtones/profils_nations/micmacs.htm Secrétariat aux affaires autochtones - Québec
  6. ? référence, citation ou lien
  7. ? http://www.acadian-home.org/Mikmaq-history.html (en) Histoire acadienne - Mi'gmag
  8. ? http://mrc.uccb.ns.ca/mikmaq.html (en)Université du Cap Breton - Mi'gmag resource centre
  9. ? http://mrc.uccb.ns.ca/mikmaq.html (en)Université du Cap Breton - Mi'gmag resource centre
  10. ? http://thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0006793 l'Encyclopédie Canadienne Historica - Listuguj par Antonio Lechasseur Lechasseur
  11. ? http://www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/ristigouche/natcul/natcul2a_F.asp Parcs Canada - Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Ristigouche - Le contexte
  12. ? http://www.pc.gc.ca/lhn-nhs/qc/ristigouche/natcul/natcul2a_F.asp Parcs Canada - Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Ristigouche - La bataille
  13. ? http://www.onf.ca/enclasse/doclens/visau/index.php?mode=theme&language=french&theme=30665&film=2736&excerpt=612117&about=3&interview=7 Entretien avec Alanis Obomsawin au sujet des droits sur «Escarmouche à Restigouche»
  14. ? http://www.onf.ca/enclasse/doclens/visau/index.php?mode=view&language=french&filmId=2736 Événements de Restigouche, 1984, Alanis Obomsawin - Office National du Film
  15. ? http://www.encyclobec.ca/main.php?docid=511 Encyclobec Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation, Culture et Société - La scolarisation chez les Micmacs de la Gaspésie au XXe siècle
  16. ? http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2007/10/10/005-parc-forillon_n.asp Entente avec les Micmacs de Gespeg, 10 octobre 2007

[] Sources

[] Liens externes

 
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Listuguj
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