Saisir un mot clé:
 
 

Louis-le-Grand

Ce site est un miroir du site http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil

google_ad_height = 15; google_ad_format = "728x15_0ads_al"; google_ad_channel =""; google_color_border = "f9f9f9"; google_color_bg = "FFFFFF"; google_color_link = "0000FF"; google_color_url = "008000"; google_color_text = "000000"; //-->

Un article de Wikipedia.y-project.com.

(Redirigé depuis Louis-le-Grand)
Image:Rue St Jacques Louis Le Grand DSC09316.jpg
Le lycée Louis-le-Grand rue Saint-Jacques, deuxième bâtiment sur la droite (le premier bâtiment à gauche est la Faculté de Droit, sur la gauche, la Sorbonne).

Le Lycée Louis-le-Grand se situe aujourd'hui au 123 de la rue Saint-Jacques, dans le Ve arrondissement de Paris, au c?ur du Quartier Latin. Il est entouré de prestigieux bâtiments comme le Collège de France, la Sorbonne ou le Panthéon. Tout comme son voisin le lycée Henri IV, c'est un lycée réputé pour la qualité de son enseignement et des élèves qui s'y trouvent, tant au niveau du lycée (taux de réussite au baccalauréat d'environ 99 %) qu'au niveau de ses classes préparatoires scientifiques, littéraires ou commerciales où l'on observe un fort pourcentage d'intégration dans des Grandes Écoles telles que l'École polytechnique, l'École normale supérieure, ou HEC.


Sommaire

[] Histoire

[] Le collège des jésuites

En 1560, Guillaume du Prat, évêque de Clermont, lègue aux jésuites une somme de 6000 livres destinée à l'acquisition d'une habitation définitive et une rente en vue d'assurer la subsistance de six « pauvres escholiers ». Les jésuites achetèrent donc en 1563 la "Cour de Langres", hôtel important situé rue Saint-Jacques. Cet ancien hôtel sera la cellule initiale du Collége de la Société de Jésus. Toléré par l'Université, mais sans autorisation officielle, l'établissement ouvre ses portes le 1er octobre 1563. Immédiatement, le succès dépasse toutes les espérances car les élèves se présentent en nombre important. Il faut agrandir le collège, en achetant et annexant les maisons mitoyennes de la rue Saint-Jacques. Et pourtant, le Collegium Societatis Jesu, que les élèves désignent sous le nom de Collège de Clermont, rencontre dès sa création des obstacles.

En effet, par une originalité surprenant à l'époque, le nouveau collège a décidé de donner à ses externes un enseignement gratuit. Le résultat est immédiat : on accuse les jésuites de dépeupler les collèges de l'Université de Paris. Dès 1564, le Recteur Jean Prévot défend aux pères de rouvrir le collège ; un procès s'engage dont s'occupe tout le royaume. En attendant une conclusion provisoire qui ne vient pas, les jésuites reçoivent l'autorisation provisoire d'enseigner : un provisoire qui va durer trente ans et qui va permettre au Collège de Clermont de rayonner d'un éclat toujours plus vif.

En 1594, cependant, le roi Henri IV est frappé d'un coup de couteau par Jean Châtel et on découvre rapidement que l'auteur de ce geste a été autrefois élève du collège de Clermont. Malgré les vives protestations de Jean Châtel lui-même, on s'empresse de rendre les jésuites responsables de son crime. Ils sont exilés, leur collège mis sous séquestre, les biens et les meubles vendus.

Neuf ans plus tard, le roi accorde aux jésuites l'autorisation régulière et définitive de vivre en France. En 1606, ils peuvent reprendre possession de leur collège de la rue Saint-Jacques, mais à condition de ne pas y enseigner. Puis ils reçoivent l'autorisation de donner un cours de théologie par semaine. Enfin, des lettres patentes du 20 août 1610 accordent au Collège de Clermont le droit de donner toutes sortes d'enseignement.

Une action vigoureuse est menée par l'Université auprès du Parlement de Paris qui, dans un arrêt du 22 décembre 1611, interdit aux jésuites d'enseigner à Paris : il faudra attendre le 15 février 1618 pour que soit enfin autorisée, conformément aux lettres patentes de 1610, la réouverture du collège.

Dès lors, bénéficiant de la protection officieuse du roi, le Collège de Clermont s'achemine, de 1618 à 1682, vers son apogée. En 1682, le Collège parvient à la consécration suprême. Le Roi-Soleil lui accorde son patronage officiel : l'établissement reçoit le nom de Collegium Ludovici Magni, Collège de Louis-le-Grand. Dès lors, l'établissement, bien qu'il n'ait encore jamais été agréé par l'Université de Paris, donne un enseignement prestigieux à 3000 élèves.

[] Le chef-lieu de l'université

L'année 1762 voit la victoire du Parlement de Paris et de l'Université sur Louis-le-Grand. À la suite de la banqueroute du père Lavalette, la compagnie de Jésus que l'on a rendu responsable des dettes du père, commet en effet l'insigne imprudence de porter l'affaire devant la grande chambre du Parlement de Paris. Le 3 mai 1762, le Collège de Louis-le-Grand reçoit donc l'avis officiel d'avoir à congédier sans délai maîtres et élèves. Les jésuites sont expulsés et leurs ennemis s'installent triomphalement dans les murs du vieux collège. Le 21 novembre 1763, Louis-le-Grand est consacré chef-lieu de l'Université.

Tous les boursiers des petits collèges de Paris sont rassemblés à Louis-le-Grand et le roi Louis XV devient le second fondateur du collège : l?établissement obtient de mettre sur son sceau les armes royales, d?azur aux trois fleurs de lis d?or. Sur la grande porte sont désormais sculptées les effigies de Louis XIV et de Louis XV.

Bien qu?il partage avec le Recteur les vastes locaux de la rue Saint-Jacques, le nouveau principal décide d?entreprendre une véritable révolution pédagogique qui va relancer la guerre avec l?Université. En 1766, il institue le concours de l?agrégation, qui est essayé d?octobre à décembre à Louis-le-Grand. Allant plus loin encore, il organise dans les locaux du collège royal une École normale, préparant à l?agrégation (et c?est ainsi qu?avant de s?installer rue d?Ulm, l?École normale supérieure fonctionna pendant plus de quatre-vingts ans à Louis-le-Grand).

Ulcérée par ce nouvel attentat contre ses franchises séculaires, l?Université se déchaîne en une guerre de douze années, avant de rendre les armes en 1778. Pendant ce temps, le collège traverse victorieusement toutes les campagnes menées contre lui devant l?opinion ; le nombre de boursiers passe de 465 en 1781, à 494 en 1788, puis 550 en 1789. À cette époque, les élèves restent au collège pour toute la durée de leurs études : après le baccalauréat, ils ont la possibilité de choisir entre la préparation de l?agrégation, l?École Polytechnique, les études de médecine, les études de droit et celles de théologie.

C?est ainsi que le jeune Robespierre, entré en qualité de boursier à l?âge de onze ans, quitta le collège à vingt-trois ans muni de son diplôme d?avocat et récompensé pour ses brillantes études par un prix exceptionnel de 600 livres.

[] Le lycée à partir de 1790

En 1790, la ferveur patriotique enflamme les boursiers. Cent cinquante d?entre eux courent aux frontières de la « patrie en danger ». De 1792 à 1794, une partie des locaux du collège nouvellement baptisé Collège Égalité est occupée par trois mille soldats, puis par une prison politique où les victimes de la Terreur attendent le départ pour l?échafaud.

Dès le début de la Révolution, tous les collèges de Paris avaient été fermés, à la seule exception du Collège Egalité. En 1797, il devient Institut central des boursiers et tout ce qui reste des quarante collèges parisiens de l?Ancien Régime y est regroupé.

En 1801, prenant à son tour le chemin suivi par Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, rend visite à l'établissement que l?on appelait plus couramment depuis 1800, le Collège de Paris. En 1802, sur proposition du ministre de l?intérieur Chaptal, l?établissement reçoit le titre de « lycée de Paris ». Premier établissement en France à recevoir ce titre de lycée, il devient en 1805, le « Lycée impérial ».

Désormais, les appellations vont se au rythme des secousses de l?histoire de France : lycée Louis-le-Grand à la Première Restauration, l?établissement redevient collège royal de Louis-le-Grand à la Seconde Restauration. La préposition qui semblait faire du collège la propriété exclusive du Roi-Soleil disparaît en 1831.

Les journées de 1848 font disparaître à son tour l?adjectif royal puis reparaître le titre de lycée. Un bref moment, élèves et maîtres demandent à la jeune et éphémère République de baptiser leur établissement lycée national. Ils ne sont pas écoutés ; on préfère à cette appellation le nom de lycée Descartes.

Dès 1849, cependant, un arrêté ministériel rétablit l?ancien titre : lycée Louis-le-Grand. Le Second Empire apportera sa petite touche personnelle et fera de l?établissement le lycée impérial Louis-le-Grand. Rebaptisé par l?autorité municipale, de 1870 à 1873, lycée Descartes, l?établissement de la rue Saint-Jacques redevient enfin, et définitivement, lycée Louis-le-Grand en mars 1873.

[] Le lycée aujourd'hui

[] La situation actuelle

Depuis le début du XXe siècle, Louis-le-Grand a connu d'importants travaux. 1995 marque le début d'une vaste entreprise de rénovation qui donne au lycée son aspect actuel.

Le lycée accueille tous les ans près de 1800 élèves (environ 850 élèves en secondaire et 950 élèves en classes préparatoires). Les classes préparatoires scientifiques regroupent 60 % des élèves, tandis que les classes préparatoires littéraires ne réprésentent que 25 % des élèves et les classes préparatoires commerciales 15 % des élèves. Presque 10 % des élèves sont de nationalité étrangère (on compte au total 40 nationalités différentes). Le lycée est également doté d'un vaste internat d'une capacité d'accueil de 350 élèves, garçons et filles, inscrits en classes préparatoires.

[] Quelques chiffres

Résultats au baccalauréat
199920002001200220032004
Reçus99.62%98.82%98.88%98.50%99.96%99.63%
Mentions Très Bien10.90%12.80%9.92%12.59%18.00%22.96%
Mentions Bien39.60%36.80%26.34%27.77%32.18%36.66%
Mentions Assez Bien32.5%33.60%46.56%36.30%29.89%31.11%

Commentaire : Ces résultats, hors de proportion avec la moyenne nationale des résultats au Baccalauréat, s'expliquent évidemment par la sélection qui a lieu à l'entrée au lycée. Contrairement à un lycée "ordinaire", cet établissement recrute, sur dossier, les élèves ayant les meilleurs résultats scolaires des collèges de France.

Dès la création du Concours général en 1744, Louis-le-Grand y obtient de très bons résultats. Ainsi, Baudelaire se distingua tout particulièrement dans la composition de vers latins.


Nombre de lauréats au Concours général
1999200020012002200320042005
Nombre de lauréats14101113161618

[] Anciens élèves célèbres

[] Hommes de lettres et philosophes

Par ordre alphabétique :

[] Artistes

Par ordre alphabétique :

[] Scientifiques

Par ordre alphabétique :

Ainsi que d'illustres professeurs

[] Personnalités politiques

Par ordre alphabétique :

[] La « khâgne des années folles »

Nommée ainsi par Paul Guth, elle regroupait dans une même classe (par ordre alphabétique) :

[] Autres personnages célèbres

[] Liens externes

 
Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-le-Grand
Home

Données
A la une
Articles
Formatons en lignes
Téléchargement
Licence GNU
Encyclopedie
Portail logiciels libres

Partenaires

beyrouthsurseine.com
Sonnerie & Logos
Photos-Video
Ringtones-Sonnerie
Actualite.org
Terrain tennis

  
Janvier 2009
L
M
M
J
V
S
D
1 234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031
     
Tous les Logos et Marques sont déposés, les commentaires sont sous la responsabilité de ceux qui les ont publiés, le reste © technicmania.com