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Maréchal_Joffre

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(Redirigé depuis Maréchal Joffre)

Joseph Jacques Césaire Joffre, né le 12 janvier 1852 à Rivesaltes, Pyrénées-Orientales, mort le 3 janvier 1931), est un militaire français, maréchal de France.

Image:JosephJoffre.jpg
Le maréchal Joffre.

Fils de viticulteur, il entre à l'École polytechnique. Il poursuit sa carrière militaire comme lieutenant puis capitaine dans le génie en métropole avant de partir servir en Extrême-Orient. Il rentre en France, puis repart au Soudan (c'est-à-dire le Sahara oriental, et non le Soudan actuel). Il rejoint Gallieni à Madagascar début 1900. Général de brigade en 1902, à 50 ans, il entre au Conseil supérieur de la guerre en 1910. Chef d'état-major général de l'armée française en 1911, il réorganise et modernise l'armée.

Au début de la Grande Guerre, ses ordres basés sur l'attaque à outrance, sous-estimant la puissance et l'organisation des armées allemandes, conduisent inévitablement à l'échec de l'offensive en Alsace et à la défaite de la France dans la bataille des frontières. Joffre, peu doué pour la stratégie, préférait déléguer à son entourage de jeunes idéologues brevetés, Bertin, Berthelot, Gamelin, tout ce qui était de l?ordre de la réflexion, qu?elle soit théorique ou pratique. Cette revanche, mystique et irrationnelle, se traduisit par des attaques tête baissée, baïonnette en avant, au mépris de la puissance de feu et des règles les plus élémentaires de la protection et de la sûreté. Au moins les deux tiers des 600 000 morts de 1914 et 1915 tombèrent sans aucun effet sur l'issue du conflit ce qui fait qu'un historien comme Roger Fraenkel le surnomme notamment l'âne qui commandait des lions.

A la suite de quoi, il parvint à se rattraper en organisant magistralement la retraite et, aidé par le général Joseph Galliéni que l'on rappela de la retraite, en remportant du 6 au 13 septembre 1914, la victoire dans la Marne qui repoussait les armées allemandes sur la vallée de l'Aisne et sauvait Paris.

Ce succès lui valut une popularité inou?e et on lui voua une véritable "culte" inimaginable aujourd'hui (les prénoms de Joffre et Joffrette sont donnés par centaines à des enfants). La population lui sait gré d'avoir, à l'inverse de 1870, empêché l'invasion du territoire et évité à Paris un siège atroce avec les événements qui avaient suivi.

D'origine modeste, non sectaire (son Q.G. rassemble des officiers de toute origine sociale, des plus modestes à la meilleure aristocratie ; des républicains, bonapartistes ou royalistes, comme des catholiques, des agnostiques ou athées), il incarne l'idéal de promotion sociale dans la République avec la victoire du mérite sur la naissance et l'union nationale après les affaire Dreyfus et l'affaire des fiches.

Après la "course à la mer", il subit de lourdes pertes à Verdun puis échoue à percer le front allemand sur la Somme. Ces revers sont exploités par ses ennemis, nombreux dans les milieux politiques en raison de sa propension à prendre ses décisions de manière autonome.

Il est remplacé à la tête de l'armée française par le général Robert Nivelle en décembre 1916 et le 25 du même mois, le gouvernement recrée en sa faveur la dignité de maréchal de France ce qui en fait le "Premier Maréchal de France de la République". En 1917, il effectue avec René Viviani une mission aux États-Unis pour préparer l'entrée en guerre de ce pays. Il y reçoit un accueil triomphal.

Après la guerre, il entre à l'Académie française, remplit des missions de prestige et rédige ses Mémoires terminées en 1928. Il meurt le 3 janvier 1931 et la France lui fait des obsèques nationales le 7 janvier. Il repose aujourd'hui à Louveciennes. Le 11 janvier 1931, les Chambres réunies votent à l'unanimité que : « Le maréchal Joffre a bien mérité de la patrie. »


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