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Marcel Gotlieb)
Gotlib ou Marcel Gotlib, Marcel Gotlieb de son vrai nom, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français né le 14 juillet 1934 à Paris.
[] Biographie
Il puise dans sa jeunesse ses inspirations dans les ?uvres de Walt Disney, entre autres, et commence tôt à faire ses propres illustrations.
Il suit les cours du soir des arts appliqués, trouve une place de lettreur chez Harmonia-Mundi, puis travaille comme illustrateur dans le journal Vaillant, où il dessine Gilou, Klop, Puck et Poil et Nanar et Jujube et qu'il quitte en 1964, ainsi que dans Record où il dessine les conférences du « Professeur Frédéric Rosbif » (dont les idées seront reprises ensuite pour son personnage du Professeur Burp). Il illustre également des livres de contes pour enfants tel Titou fait le ménage. Il sollicite René Goscinny avec qui il créera les Dingodossiers en 1965, après avoir réalisé quelques pages dans Pilote. Goscinny, qui apprécie l'humour de Gotlib influencé par le journal satirique « MAD », l'encourage après quelques albums en collaboration à poursuivre seul une série de planches : ce sera la Rubrique à brac, petite révolution dans le monde de la BD comique. Mais la tumultueuse fin de cette décennie trouble la candeur de ses motivations. Gotlib veut de l'humour adulte!
En 1971, il crée dans Rock & Folk l'irresponsable chef scout Hamster Jovial qui lui permet de parodier des pochettes de disques.
En 1972, il crée L'Écho des Savanes avec l'aide de Bretécher et Mandryka. Cette même année, il apparaît également dans le film L'An 01 de Gébé où il interprète un gardien de prison.
En 1975, il fonde et dirige Fluide Glacial, magazine d'humour et de bande dessinée et la même année il est co-scénariste sur le film Les vécés étaient fermés de l'intérieur de Patrice Leconte (1976), avec en vedettes Coluche et Jean Rochefort.
En 1991, il obtient le Grand Prix du Festival d'Angoulême.
Il a aussi joué dans d'autres films ? Les Doigts dans la tête (1974), Je hais les acteurs (1986), Le nouveau Jean-Claude (2002), Les Clés de bagnole (2003) ? et est l'auteur d'une autobiographie d'adolescence : J'existe, je me suis rencontré chez Flammarion.
[] Le style
Le style de Gotlib est, en ce qui concerne le dessin particulièrement dépouillé, même si ces personnages sont d'une grande complexité. Ainsi, on trouve sur ses planches peu de décors, sauf dans les dingodossiers, où Goscinny lui demandait d?en faire. Par ailleurs, cette absence de décors, flagrante dans la série des Rââââ, est à l?origine de la coccinelle da la Rubrique-à-brac, qui avait pour but de combler les trous, de remplir les cases.
De plus, le style de Gotlib est particulier au niveau des personnages. En effet, il dessine des héros carrés, aux proportions très délimitées, qui ressemblent à ceux trouvés dans le très réaliste Tarzan de Burne Hogarth (Gotlib dira avoir été influencé fortement par cette série). Cette caractéristique se marie mal avec le propos des histoires du dessinateur, car si les personnages sont réalistes, leurs aventures sont humouristiques. Cela dit, Gotlib met souvent ses personnages dans des postures des plus drôles : ils passent d'une case à l'autre d'une position normale à une autre, qui se trouve être burlesque, digne d'une statue, tout droit sortit d'une pièce de William Shakespeare. Cest ainsi qu'ils sont brusquement recouverts d'une longue cape, habillés d'une prestigieuse couronne de laurier, assis sur un trône majestueux, entourés d'étoiles, d'allégories nombreuses ou d'Adynaton revendiqués et s'exprimant avec un français des plus châtié, écrit avec des lettres gothiques du meilleur effet. Pour exagérer cet effet de style cher à Gotlib et très présent dans Rhââ Lovely, ce dernier use de la contre-plongée, pour se servir du langage cinématographique, et utilise la profondeur à son maximum (on trouve ainsi la main d'un personnage disproportionnée, ce qui donne au lecteur l?impression que le héros lui tend les bras. Pour finir avec les personnages de Gotlib, on peut dire que seul Gai-Luron est dessiné dans un style totalement humouristique, à l'inverse de tout les autres.
Enfin, le style de Gotlib au niveau de histoires se caractérise par une multitude de courts exposés, ne durant pour la plupart que deux pages, comme dans ses ?uvres majeurs (Les Dingodossiers, La Rubrique-à-brac, les Trucs-en-vrac).Là, il n?y a pas vraiment de personnage central, même si certains reviennent régulièrement, où apparaissent tout au long de ces très courte histoire. Chose étrange, Gotlib ne créa pas de héros même après la création de Fluide Glacial ou de L'Écho des Savanes, en se mettait lui-même en scène dans ses propres histoires. Il faudra attendre Superdupont, Hamster Jovial, Pervers Pépère, et le plus ancien Gai-Luron pour que de vrais héros de bande dessinées soit créés par Gotlib, ce grand, du neuvième art.
[] Anecdote
Lorsque Gotlib et ses collaborateurs de Fluide Glacial vont manger au restaurent, il nest pas rare que, comme partout, l'un des convives s'en aille au toilettes, satisfaire une envie pressante. Aussitôt des voix s?élèvent d?un peu partout : « N'oublie pas ton carnet de chèques ! » . Cette expression énigmatique soulève des tonnerres de rires et plonge dans la perplexité ceux qui ne sont pas au courant. Gotlib, qui est à l?origine de ce « Private-Joke », raconte :
« En 1976, au tout début du journal, nous prenions un pot ensemble avec le tout premier noyau de collaborateurs. J'ai été à un moment saisi d'un besoin à assouvir, toutes mes affaires cessantes. Je me suis donc éclipsé, discrètement. Bien à l'abri dans le boudoir, j?ai pu tranquillement élimer des séquelles de digestion. L'ouvrage terminé, tournant la tête vers la gauche, je me suis aperçu que le dévideur était vide. Un vent de panique et d'angoisse s?emparant de moi, j'ai fouillé fébrilement dans toutes mes poches et n'ai trouvé comme « succédané » que mon carnet de chèques (pour information, je signale que les chèques de la société générale sont fabriqués dans un papier particulièrement solide, mais là n'est pas la question). Après avoir terminé, j'ai remis dans ma tenue l'ordre nécessaire pour retourner rejoindre mes amis. C'est alors qu?avant de sortir, j'ai par hasard tourné la tête vers la droite. Il y avait là une réserve d?une bonne douzaine de rouleaux flambants neufs et n?attendant qu'à servir avec fidélité. De retour à la table, j'ai raconté ma mésaventure aux autres qui se sont esclaffés bruyamment et sans la moindre pitié. Depuis ce jour, toutes les fois, donc, où quelqu?un se lève de table, inévitablement, des voies hilares s?élèvent alentour et laçant de joyeux « Oublie pas ton carnet de chèques ! » Ce qui, il faut l'avouer et d?assez mauvais goût. »
[] Bibliographie
[] Chez Albert-René
- Vive la Gaule (avec Uderzo et Gotainer)
[] Voir aussi
[] Liens externes
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel Gotlieb