Saisir un mot clé:
 
 

Michael_Schumacher

Ce site est un miroir du site http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil

Michael Schumacher

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Michael Schumacher

Années d'activité
Surnom Schumi, Le Baron Rouge, Der Regenmeister Schuey, Der Kaiser
Date de naissance 3 janvier 1969
Lieu de naissance Hürth-Hermülheim, (Allemagne)
Date de décès
Lieu de décès
Nationalité Allemagne Allemagne
Qualité Pilote automobile
Équipe Scuderia Ferrari, Benetton Formula, Jordan Grand Prix
Nombre de courses 249
Pole positions 68
Podiums 154
Victoires 91
Champion du monde 1994, 1995, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004

Michael Schumacher (né le 3 janvier 1969 à Hürth-Hermülheim, près de Cologne en Allemagne), surnommé « Schumi » par ses fans ou parfois par les journalistes, est un pilote automobile allemand. Avec sept titres de champion du monde de Formule 1 et 91 victoires en Grand Prix, il possède le le plus beau palmarès de la Formule 1 et est considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire de son sport. À ce jour, Michael Schumacher détient la plupart des records de la Formule 1 à l'exception des records de précocité et de longévité.

Après un apprentissage en karting, dans les formules de monoplace, ainsi que dans le championnat du monde des voitures de sport, Michael Schumacher a débuté sa carrière en Formule 1 en 1991, en remplaçant au pied levé dans la jeune écurie Jordan, Bertrand Gachot, incarcéré en Grande-Bretagne à la suite de l'agression d'un chauffeur de taxi peu avant le Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps. Dès le Grand Prix suivant, repéré par Flavio Briatore, il est recruté par l'écurie Benetton, avec laquelle il va conquérir ses deux premiers titres de champion du monde en 1994 et 1995.

En 1996, il a rejoint la Scuderia Ferrari qu'il a contribué à relancer après une longue période d'insuccès, signant au volant des F1 de Maranello 72 de ses 91 victoires, lui apportant cinq titres mondiaux des pilotes consécutifs (de 2000 à 2004) et contribuant directement à l'obtention de six titres constructeurs.

Il a pris sa retraite à l'issue de la saison 2006. Son dernier Grand Prix, au Brésil, même s'il s'est soldé par un défaite au championnat du monde face à Fernando Alonso, a été marqué par un spectaculaire remontée de la dernière à la 4e place, démontrant qu'il quittait la compétition en pleine possession de ses moyens.

Michael Schumacher n'a pas quitté le monde de la Formule 1 puisque depuis sa retraite sportive, il office toujours à la Scuderia en tant que consultant et qu'il reprend parfois le volant dans le cadre d'essais privés.

À partir de 1997, il a eu comme adversaire en piste son jeune frère Ralf, de six ans son cadet. Les deux frères n'ont jamais couru au sein de la même écurie. Ils constituent l'unique cas en Formule 1 de duo de frères ayant tous deux gagné des Grands Prix.

Sommaire

[] Biographie

[] L'ascension vers la F1

Son père gérant une piste de karting à Kerpen, lieu de résidence de la famille Schumacher, Michael Schumacher est initié dès son plus jeune âge aux sports mécaniques. Il débute la compétition dès 1984, à l'âge de quinze ans. Très vite, les succès arrivent, avec en point d'orgue le titre de champion d'Europe de Karting en 1987.

En 1988, il fait ses débuts en monoplace grâce au soutien financier d'un ami de la famille, Jurgen Dilk, et court en Formule Ford 1600 au sein de l'écurie Eufra. Seulement sixième du championnat d'Allemagne, il termine deuxième du championnat d'Europe derrière le Finlandais Mika Salo. Parallèlement, il participe au championnat d'Allemagne de Formule König qu'il remporte avec 9 victoires en 10 courses. Repéré par l'ancien pilote Willi Weber, Schumacher obtient en fin d'année un test au volant d'une Formule 3 de l'écurie WTS (pour Weber Trella Stuttgart) et se montre immédiatement plus rapide que le titulaire Joachim Winkelhock. Séduit, Weber l'engage sans lui demander le moindre apport budgétaire. Avec trois victoires, il termine deuxième du championnat d'Allemagne de Formule 3 en 1989 (à égalité de points avec son compatriote Heinz-Harald Frentzen, mais derrière l'Autrichien Karl Wendlinger) et remporte le titre en 1990 avec cinq succès. Il s'impose également en fin de saison de manière controversée dans le prestigieux Grand Prix de Macao F3, son duel avec Mika Hakkinen s'étant soldé par un accrochage en fin de course dans lequel le Finlandais est éliminé.

En parallèle de la Formule 3, Michael Schumacher est recruté en 1990 par l'écurie Sauber-Mercedes qui dispute le championnat du monde des voitures de sport. Aux côtés de stars établies de la discipline tels que Jean-Louis Schlesser, Jochen Mass et Mauro Baldi, Mercedes a en effet décidé de créer un "Junior Team" destiné à former de jeunes pilotes. Outre Michael Schumacher, Mercedes a recruté Heinz-Harald Frentzen, Karl Wendlinger et Fritz Kreutzpointer. Les membres du Junior Team se relayent sur un prototype qu'ils partagent avec Jochen Massa. Schumacher dispute quatre course et remporte en fin d'année la manche de Mexico.

En 1991, Schumacher, qui a renoncé à tenter sa chance dans le championnat international de Formule 3000, pilote à temps plein pour Mercedes en voitures de sport. Cette fois, il dispose d'un programme pour la saison complète au volant d'une voiture qu'il partage avec Karl Wendlinger. En raison de multiples casses mécaniques, la saison des deux hommes d'avère décevante, une deuxième place à Silverstone constituant le meilleur résultant de l'équipage. Renforcés par Fritz Kreutzpointer, Wendlinger et Schumacher disputent également les 24 heures du Mans. Schumacher y brille en réalisant le meilleur tour en course mais suite à une touchette de Wendlinger en début de course puis à des ennuis de boîte de vitesse (Schumacher admettra plus tard que son rythme en course ne correspondait pas à ce que doit être une épreuve d'endurance) l'équipage doit se contenter de la cinquième place finale.

[] Des débuts prometteurs en F1 (1991-1993)

Michael Schumacher lors de ses débuts en Formule 1 sur Jordan 191 à Spa-Francorchamps en 1991
Michael Schumacher lors de ses débuts en Formule 1 sur Jordan 191 à Spa-Francorchamps en 1991

En 1991, Mercedes cherche à placer ses jeunes protégés en Formule 1, et en priorité Michael Schumacher. Une opportunité se présente quelques jours avant le GP de Belgique lorsque le pilote franco-belge Bertrand Gachot de l'écurie Jordan est retenu par la justice britannique suite à une altercation avec un chauffeur de taxi londonien. Dès sa prise de contact avec la Jordan, Schumacher impressionne ses ingénieurs, on lui demanda même d'aller "moins vite". Impression confirmée lors des essais du GP de Belgique disputé sur le sélectif tracé de Spa-Francorchamps, que Schumacher découvre. Qualifié sur la septième place de la grille (devant son expérimenté équipier Andrea de Cesaris), Schumacher n'a pourtant pas l'occasion de se mettre en évidence en course, son embrayage rendant l'âme au bout de quelques hectomètres. Mais, à l'époque, beaucoup de gens disaient qu'il aurait pu gagner à son premier Grand Prix après avoir vu son équipier se battre pour la victoire avec Ayrton Senna. Dans les jours qui suivent, Schumacher défraie la chronique en étant au centre d'un bras de fer juridique entre les équipes Jordan et Benetton pour son engagement. Dès le GP suivant en Italie, Schumacher se retrouve sous les couleurs de Benetton-Ford, où il confirme le potentiel entrevu lors de son premier GP. Après De Cesaris, c'est cette fois le triple champion du monde Nelson Piquet, il est vrai démotivé et proche de la retraite, qui fait les frais de la tornade Schumacher.

Dès sa première saison complète en Formule 1 en 1992, Schumacher s'affirme comme l'une des valeurs sûres du peloton. Troisième du championnat du monde (derrière les intouchables pilotes Williams-Renault Nigel Mansell et Riccardo Patrese, mais devant Ayrton Senna), il remporte sa première victoire en F1 à l'occasion du GP de Belgique, tout juste un an après ses débuts. Confirmation en 1993, avec une deuxième victoire en GP (au Portugal) et la quatrième place au championnat.

[] Premiers titres avec Benetton (1994-1995)

Début 1994, en égard à ses impressionnantes prestations lors des essais hivernaux, Schumacher est présenté comme le principal outsider d'Ayrton Senna au championnat. Le duel tant attendu entre les deux meilleurs pilotes du monde va pourtant tourner court, puisque après les deux premières manches de l'année remportées par Schumacher (grâce à une meilleur gestion des arrêts au stand au Brésil, et à l'accrochage entre Larini et Senna au Japon), Senna trouve la mort alors qu'il menait la course à Imola, lieu de la troisième épreuve de la saison. Face à une opposition clairsemée, Schumacher a alors le champ libre pour filer vers sa première couronne mondiale. C'est sans compter sur les ennuis de Schumacher et de Benetton avec le pouvoir sportif. À Silverstone, Schumacher est déclassé (il avait terminé 2e) pour ne pas avoir obtempéré à une pénalité consécutive à une man?uvre illégale (dépassement) lors du tour de formation. Cela lui vaudra une suspension de 2 Grand-Prix pour non-respect du drapeau noir. Puis, en Belgique, il est disqualifié (il avait terminé 1er), les commissaires ayant constaté une usure excessive de la planche de bois située sous la voiture.

Ces différents avatars permettent à l'inattendu Damon Hill, qui endosse avec courage le rôle de pilote Williams numéro 1 depuis la disparition de Senna, de revenir dans la lutte pour le titre. Schumacher doit ainsi attendre l'ultime course de l'année en Australie pour décrocher le titre mondial, titre qui se jouera sur un accrochage avec Damon Hill. Ce dernier était sur le point de le dépasser et de lui prendre le titre mondial puisque l'Allemand venait de partir à la faute et de heurter un muret de béton. Mais malgré ce final chaotique, Schumacher est avec 8 succès (Brésil, Pacifique, St-Marin, Monaco, Canada, France, Hongrie et Europe) en 14 courses, l'incontestable pilote de l'année.

En 1995, avec sa Benetton désormais équipée du moteur V10 Renault, Schumacher réédite sa domination sur la Formule 1, avec neuf succès (Brésil, Espagne, Monaco, France, Allemagne, Belgique, Europe, Pacifique et Japon) et un deuxième titre mondial.

[] Un pari osé chez Ferrari (1996-1999)

Michael Schumacher au volant de la Ferrari 248 F1lors du Grand Prix du Canada 2006
Michael Schumacher au volant de la Ferrari 248 F1
lors du Grand Prix du Canada 2006

L'année 1996 est l'année du changement. Il abandonne l'écurie Benetton avec laquelle il vient de conquérir deux titres mondiaux, et arrive avec son n° 1 dans la mythique Scuderia Ferrari, une équipe en pleine reconstruction sous l'impulsion du Français Jean Todt. Pari osé, qui mettra quelque temps avant de s'avérer gagnant. Malgré une voiture peu efficace, il parvient à atteindre la troisième place du championnat des pilotes, en remportant trois GP (une première pour Ferrari depuis la saison 1990). Il gagne ainsi en Espagne sous une pluie battante, au terme d'une domination rappelant les démonstrations des plus grands pilotes de l'histoire, mais aussi en Belgique et surtout en Italie, devant des milliers de tifosi en délire. Ces derniers ont trouvé leur nouvelle idole, et commencent à entrevoir des jours meilleurs pour la Scuderia après les années noires qu'elle vient de traverser.

En 1997, tandis que les progrès de Ferrari se confirment, Schumacher décroche cinq victoires (Monaco, Canada, France, Belgique et Japon) et aborde l'ultime course de la saison avec un point d'avance sur le Canadien Jacques Villeneuve. Surpris par une attaque du Québécois, Schumacher donne un coup de volant en direction de son rival et provoque un accrochage. Las, ce geste n'a d'autre effet que de provoquer son propre abandon, ainsi qu'une immense polémique sur le comportement anti-sportif du pilote allemand. Villeneuve est sacré et Schumacher est déclassé du championnat, pour conduite anti-sportive. Il se verra aussi imposer par la FIA de participer à des actions pour la sécurité routière. Schumacher conservera cependant tous ses points et ses victoires acquis lors de cette saison 1997.

En 1998, toujours sur Ferrari, il gagne six Grands Prix (Argentine, Canada, France, Grande-Bretagne, Hongrie et Italie) mais est à nouveau battu au championnat dans l'ultime course de la saison, cette fois par Mika Häkkinen, sur McLaren-Mercedes. En 1999, le duel Hakkinen-Schumacher se poursuit, mais est interrompu par la blessure de Schumacher, victime d'une fracture de la jambe au GP de Grande-Bretagne suite à une violente sortie due à une rupture mécanique dans le virage de Stowe. Il revient en fin de saison pour essayer, sans succès, de faire gagner le titre pilote à son coéquipier Eddie Irvine. Malgré une étonnante démonstration de force en Malaisie où il offre la victoire à Irvine, il est impuissant au Japon pour contrer Hakkinen. Avec deux victoires dans la saison (St-Marin et Monaco), il termine 5e du classement pilote, et contribue au titre de champion constructeur de la Scuderia Ferrari (le premier depuis 1983).

[] Consécration : un règne sans partage (2000-2004)

Michael Schumacher après une victoire en 2004.
Michael Schumacher après une victoire en 2004.

L'année 2000 est celle de la consécration pour le tandem Schumacher-Ferrari. Après un début de saison impérial favorisé par les problèmes de fiabilité rencontré par les McLaren (il remporte les 3 premiers GP en Australie, Brésil, St-Marin, puis s'impose en Europe et au Canada) et malgré un passage à vide durant l'été (3 abandons consécutifs notamment) qui permet à Hakkinen de refaire une grande partie de son retard, et même de prendre l'avantage au championnat du monde après le Grand Prix de Hongrie, il est titré après une fin de saison dominatrice puisqu'il gagne les 4 derniers grand prix de la saison (Italie, États-Unis, Japon, Malaisie). Michael Schumacher devient le premier pilote depuis Jody Scheckter en 1979 à être titré sur Ferrari. Ce succès est le premier d'une longue série pour l'Allemand.

En 2001, il décroche son quatrième titre après avoir remporté 9 GP (Australie, Malaisie, Espagne, Monaco, Europe, France, Hongrie, Belgique et Japon). Le scénario se répète en 2002 avec 11 victoires, et un titre acquis dès le GP de France disputé au mois de juillet, grâce à une formidable voiture. Jamais dans l'histoire un pilote n'avait été sacré aussi tôt dans la saison. Cette saison quasi-parfaite est cependant entachée par le GP d'Autriche, durant lequel Barichello, dominateur durant tout le week-end, est obligé de céder la tête de la course à son coéquipier à quelques encablures de l'arrivée.

GP de France 2002 : Schumacher déborde Raikkonen et décroche le titre.
GP de France 2002 : Schumacher déborde Raikkonen et décroche le titre.

En 2003, face à une opposition souvent mieux armée (au c?ur de l'été, les Michelin de ses adversaires dominent les Bridgestone de Ferrari), il ne gagne que 6 courses, et doit attendre le dernier GP de la saison pour décrocher son sixième titre, le Finlandais Kimi Räikkönen étant resté menaçant jusqu'au bout. Le titre s'est joué au GP des USA, où Schumi remporta une superbe victoire, sous la pluie, partit de la 7° place sur la grille. Ce titre aura un goût triste pour Michael qui, lors du Grand Prix de Saint-Marin, a perdu sa mère Elisabeth, décédée d'une hémorragie. Ce jour-là, il remporta une belle victoire pour sa mère, son frère Ralf terminant quatrième.

Mais en 2004, Schumacher et la Scuderia reprennent leur domination sur la F1, pour une saison de tous les records. Schumacher s'impose à 13 reprises et est sacré champion du monde pour la septième fois.

Fin 2004, il participe à la « Race of Champions » où il s'incline en finale contre Heikki Kovalainen mais remporte son duel tant attendu face à Sébastien Loeb.

[] Une année difficile (2005) avant le retour à la compétitivité (2006)

Michael Schumacher lors d'une séance d'essais du Grand Prix des États-Unis 2005.
Michael Schumacher lors d'une séance d'essais du Grand Prix des États-Unis 2005.

L'année 2005 se révèle être une année bien difficile pour Schumacher et la Scuderia Ferrari : au volant d'une voiture décevante, équipée qui plus est de pneus Bridgestone bien peu performants, il ne remporte qu'un seul Grand Prix, celui des États-Unis à Indianapolis, déserté par les pilotes équipés de pneus Michelin (leur pneus ne permettant pas de concourir dans des conditions de sécurité suffisante). Il termine cependant la saison à une inespérée troisième place au championnat pilote, profitant intelligemment des ennuis de Montoya et Fisichella lors des dernières courses.

En 2006, sa voiture est plus performante, et le samedi 22 avril 2006, en réalisant le meilleur temps des essais qualificatifs lors du Grand Prix de Saint-Marin, Michael Schumacher s'adjuge la 66e pole position de sa carrière et dépasse donc le record ? mythique et paraissant, à l'époque inacessible ? du nombre de pole positions (65) détenu jusque là par le Brésilien Ayrton Senna, qu'il avait égalé lors du Grand Prix de Bahreïn pour l'ouverture de la saison. Il lui aura fallu 238 GP contre seulement 161 au pilote brésilien pour réaliser cette performance. Cette saison, la lutte pour le titre est acharnée avec le jeune champion du monde espagnol Fernando Alonso. Le 10 septembre 2006, il annonce sa retraite pour la fin de la saison, après avoir remporté le Grand Prix d'Italie à Monza.

Bien qu'il ait pris la tête du championnat à l'issue du Grand Prix de Chine, alors qu'il ne restait que deux courses à disputer, son abandon lors du Grand Prix du Japon en raison de l'explosion de son moteur et une crevaison dès le début de l'épreuve lors du Grand Prix du Brésil auront eu raison de ses ambitions. Il se retire sur une 4e place finale, après avoir une nouvelle fois fait la preuve de son immense talent au cours d'une folle remontée depuis la 19e place.

[] Après sa carrière

Le 29 octobre 2006, Ferrari a révélé que Michael Schumacher occupera à l'avenir les fonctions d'assistant de Jean Todt à la direction de la gestion sportive, ce dernier ayant par ailleurs été nommé administrateur délégué de la marque Ferrari. Les nouvelles fonctions du pilote allemand ne devaient pas l'amener à reprendre le volant d'une monoplace. Pourtant, les 13 et 14 novembre 2007, la Scuderia Ferrari fit appel à lui pour essayer la F2007 en vue de sa mise au point face au nouveau règlement 2008 interdisant les aides au pilotage. Contre toute attente, il réussit à établir le meilleur chrono sur le circuit de Montmelo (Espagne) lors de ces deux journées.[1]

Il court en moto sans prétendre en faire son occupation principale, parfois sous le nom d'emprunt Marcel Niederhausen[2].

Il s'occupe également à présent de la carrière de son fils Mick en Karting

[] Polémiques et incidents ayant émaillé la carrière de Michael Schumacher

[] Accrochages et incidents lors de batailles pour le titre

Vainqueur du championnat d'Allemagne de Formule 3, Schumacher est l'un des favoris de l'épreuve (sorte de Coupe du monde de la discipline), au même titre que le Finlandais Mika Hakkinen, vainqueur quant à lui du championnat britannique de Formule 3. La première manche de la course est dominée par Mika Hakkinen, tandis que Schumacher doit se contenter de la deuxième place, plus de 3 secondes derrière. Dans la seconde manche, Schumacher prend l'avantage sur son rival finlandais au premier freinage, mais ce dernier, sachant que la victoire finale se joue par addition des temps des deux manches, peut se contenter de terminer sur les talons de l'Allemand pour remporter le Grand Prix. Profitant d'une erreur de l'Allemand, Hakkinen entreprend tout de même de le dépasser en vue de l'arrivée. La man?uvre se solde par un accrochage entre les deux hommes, et provoque l'abandon d'Hakkinen, la victoire finale revenant à Schumacher. Les images de l'accident permettent difficilement de se forger un avis définitif sur la responsabilité de Schumacher.

Sa deuxième moitié de saison ayant été fortement entravée par ses démêlés avec le pouvoir sportif (deux disqualifications et deux courses de suspension), Schumacher aborde l'ultime manche du championnat avec seulement un point d'avance sur Damon Hill. Cela signifie que celui des deux pilotes qui terminera la course devant l'autre sera sacré champion du monde. Auteur d'un excellent départ, Schumacher prend d'emblée le commandement des opérations. Après avoir subi une forte pression de Hill dans la première partie de l'épreuve Schumacher parvient à creuser l'écart, si bien que dans les portions les plus sinueuses du tracé, Hill perd progressivement le contact visuel avec son adversaire. C'est à cet instant de la course que Schumacher commet une erreur dans un virage à gauche, et heurte un mur de béton avec son train avant droit. Fortement ralenti par le choc, et avec une suspension probablement endommagée (mais on ne saura jamais à quel point), Schumacher voit Hill revenir immédiatement sur lui, et tenter de le déborder en lui faisant l'intérieur dans le virage suivant. Schumacher se rabat alors brusquement sur son adversaire, provoquant l'accrochage et l'abandon des deux pilotes, synonyme de titre mondial pour l'Allemand.

Suite à cet accident dont les conséquences sportives furent très grandes (puisqu'il décida de l'attribution du titre mondial), il n'y eut pourtant pas de véritable polémique. L'accident fût immédiatement classé sans suite par la direction de course, et les adversaires de Schumacher (Hill et les membres de Williams) restèrent relativement discrets dans la défaite.

Comme trois ans plus tôt, Schumacher aborde l'ultime manche du championnat avec un seul point d'avance sur son adversaire, en l'occurrence le Canadien Jacques Villeneuve (Williams). Mieux parti que son rival, l'Allemand domine le début de course avant de perdre progressivement du terrain, au point de se faire rattraper dans la dernière partie de l'épreuve. Grâce à un freinage tardif, Villeneuve porte une attaque sur Schumacher, lequel réplique en se rabattant sur la Williams. Le contact entre les deux voitures ne fait cette fois qu'une seule victime, Schumacher lui-même, qui achève sa course dans un bac à graviers, tandis que Villeneuve parvient à rallier l'arrivée et à conquérir le titre mondial.

Contrairement à ce qui était arrivé après le GP d'Australie 1994, et alors même que la man?uvre litigieuse n'a cette fois pas profité à son auteur, le retentissement médiatique est colossal. La FIA décide de prendre une mesure symboliquement très forte en déclassant Schumacher du championnat, laissant entendre qu'elle n'aurait pas hésité à retirer à l'Allemand son titre mondial sur tapis vert. Schumacher conserve toutefois à son palmarès tous les succès, points et pole-positions acquis en cours d'année.

Auteur du meilleur temps provisoire des qualifications, Michael Schumacher s'immobilise à la fin de son ultime tour de qualification, dans le virage lent de la Rascasse. Immobilisé sur la piste, Schumacher provoque le déploiement des drapeaux jaunes, empêchant de fait ses principaux adversaires, notamment son adversaire pour le titre Fernando Alonso, d'améliorer leurs temps et donc de lui ravir la pole-position. Jugeant que la man?uvre du pilote allemand est volontaire et n'est pas la conséquence d'une faute de pilotage, les commissaires décident de le disqualifier, l'obligeant à prendre le lendemain le départ de la course à partir du fond de grille.

[] Non-respect du règlement

Au Grand Prix de Grande-Bretagne 1994, lors du tour de formation, Michael Schumacher dépasse provisoirement Damon Hill, placé devant lui sur la grille de départ. La man?uvre est interdite par le règlement qui stipule que les pilotes doivent conserver durant le tour de formation les positions de la grille de départ, mais la pratique a montré que les commissaires de piste ne sanctionnent jamais cette infraction mineure, sans conséquence sur le déroulement de l'épreuve. C'est donc avec une certaine surprise que l'on apprend que Schumacher est sanctionné d'un "stop and go" de 5 secondes. Schumacher, sur ordre de son équipe, refuse de purger sa pénalité, ce qui lui vaut de recevoir un drapeau noir synonyme de disqualification. À nouveau, le pilote allemand refuse d'obtempérer. Suite à de longues discussions entre l'équipe et la direction de course, Schumacher purge finalement sa pénalité initiale et termine la course en deuxième position. Mais peu de temps après, la FIA prononce sa disqualification, assortie d'une suspension ferme de deux courses (qu'il purgera en septembre à l'occasion des GP d'Italie et du Portugal).

Si le refus d'obtempérer à un drapeau noir est une faute très grave qui peut justifier la lourdeur de la sanction (notons toutefois qu'en 1989, Nigel Mansell n'avait écopé que d'une seule course de suspension pour une telle faute au GP du Portugal), cela ne doit pas faire oublier que cette faute était l'ultime degré d'un bras de fer entamé suite à l'infraction bénigne de Schumacher lors du tour de formation, qui avait quant à elle fait l'objet d'une sanction difficilement compréhensible. Deux théories s'affrontent pour expliquer la sévérité des commissaires. Pour certains, il s'agissait, en entravant la domination de Schumacher, de relancer artificiellement l'intérêt du championnat, plombé par la mort de Senna. Pour d'autres, cette sévérité de la FIA est plutôt à relier à l'affaire de l'antipatinage expliquée plus haut: ayant acquis la certitude d'une tricherie de Benetton sans parvenir à la démontrer, la FIA aurait cherché d'autres prétextes, même les plus dérisoires, pour sanctionner l'écurie italo-britannique.

[] Conflit avec un autre pilote

Largement en tête du Grand Prix de Belgique 1998, disputée sous une pluie battante, Schumacher s'apprête à prendre un tour à David Coulthard, mais le heurte violemment par l'arrière. De retour aux stands sur 3 roues pour abandonner, Schumacher, furieux, rejoint Coulthard dans son garage, déclarant que ce dernier "a voulu le tuer" et il faut l'intervention de mécaniciens pour éviter que des coups soient échangés. Pour ce qui est de l'accident en lui-même, il est difficile de se faire un avis sans les données télémétriques qui permettraient de savoir si Schumacher a péché par précipitation ou par une mauvaise évaluation des distances, ou si c'est au contraire Coulthard (alors équipier chez McLaren de Mika Hakkinen, le rival de Schumacher au championnat) qui a levé le pied de manière inconsidérée. David Coulthard estimera toutefois 5 ans plus tard, après avoir été victime d'un incident similaire avec Fernando Alonso au Grand Prix d'Europe 2003 (avec Coulthard dans le rôle du pilote surpris), qu'il avait commis une erreur à Spa en levant le pied de l'accélérateur en pleine ligne droite, dans une portion du circuit où la visibilité était mauvaise.

[] Consignes d'équipe

À quelques mètres de la ligne d'arrivée du Grand Prix d'Autriche 2002, Rubens Barrichello, leader de l'épreuve depuis le départ, ralentit pour offrir la victoire à son coéquipier Michael Schumacher, le meilleur représentant de Ferrari dans la lutte pour le titre mondial. La cérémonie du podium (au cours de laquelle Schumacher laisse Barrichello monter sur la plus haute marche, lui signifiant qu'il est le vainqueur moral) se déroule sous des bordées de sifflets et d'injures. La polémique fera rage pendant plusieurs semaines dans les médias spécialisés. Les critiques furent essentiellement adressées à Jean Todt, le directeur de la Scuderia Ferrari, et donc à l'origine de l'ordre enjoignant à Barrichello de laisser gagner Schumacher. Mais il fut également reproché à Schumacher de ne pas avoir eu l'autorité de passer outre cette consigne (d'un intérêt mathématique discutable compte tenu de sa déjà large avance au championnat à ce stade de l'année) et de ne pas avoir laissé la victoire à son coéquipier plus méritant.

[] Autres incidents et polémiques

En 1994, année du premier titre de Michael Schumacher, il y eut une polémique sur l'éventuelle présence d'aides électroniques, bannies par le règlement depuis l'année 1994, sur la Benetton B194. Les accusations se basant notamment sur les très bons départs de Schumacher et sur le fait que Benetton aurait tardé à présenter son boitier électronique lors d'un contrôle demandé par la FIA[3]. La FIA ne parviendra toutefois pas à prouver l'utilisation d'aides électroniques par Benetton en Grand Prix. Il fut également reproché à Schumacher d'autres actions de courses. Notamment au Grand Prix de Belgique 1995, où chaussé de pneus slicks sous une pluie fine, il offrit une résistance, qualifiée par certains exagérées, face à Damon Hill en pneus pluie, en changeant plusieurs fois de ligne pour défendre sa position. Un reproche qu'on lui fit aussi en 2000, lors de certains départs de Grand Prix. Néanmoins, les commissaires de course n'interviendront pas. Par contre, au Grand Prix du Canada 1998, il sera sanctionné d'un stop and go de 10 secondes, pour avoir poussé Heinz-Harald Frentzen hors de la piste, en voulant défendre sa position à la sortie des stands, sachant qu'il ne pouvait le voir. D'ailleurs, il y a désormais une ligne blanche infranchissable qui délimite la sortie des stands, pour éviter ce genre d'incidents. Il y eut aussi une polémique sur sa victoire au Grand Prix de Grande-Bretagne 1998, où il passa la ligne d'arrivée dans les stands, voulant effectuer sa pénalité (stop and go de 10 secondes), consécutive à un dépassement sous drapeau jaune. L'erreur sera toutefois reconnue par la FIA, dont les commissaires avaient annoncé la sanction en dehors des délais prévus par le règlement de l'époque.

[] Bilan d'une carrière exceptionnelle

Il est toujours difficile de comparer des pilotes qui n'ont pas couru à la même époque, et il serait vain de dire que tel ou tel est le meilleur pilote de tous les temps. Tout au plus peut-on tenter de faire quelques comparaisons chiffrées. Même ces comparaisons sont limitées: le nombre de courses par saison était bien plus important à l'époque de Schumacher qu'à celle de Fangio, et les barèmes de points ont souvent changé: dans le cas de Schumacher, les points sont additionnés alors qu'ils ont été acquis suivant des barèmes très différents. Michael Schumacher, au soir de son dernier Grand Prix, détient la plupart des records de la Formule 1 et restera pour longtemps la référence de la discipline  :

[] Statistiques en Formule 1

Michael Schumacher en 2004.
Michael Schumacher en 2004.

(Mise à jour après le Grand Prix du Brésil 2006)

  • Nombre de saisons en F1 : 16
  • Grands Prix disputés : 249
  • Victoires : 91 (soit 36,40 %)
  • Points marqués : 1369
    • Moyenne de pts par GP : 5,50 pts
    • Moyenne de pts par saison : 85,56 pts
    • Moyenne de pts par GP en une saison : 8,22 pts (2004)
  • Pole Positions : 68 (soit 27,20 %)
  • Départs 1re ligne : 115 (soit 46,00 %)
  • Deuxièmes places en Grand Prix : 43 (soit 17,20 %)
  • Troisièmes places en Grand Prix : 20 (soit 8,00 %)
  • Podiums : 154 (soit 61,60 %)
  • Dans les Points : 190 (soit 76,00 %)
  • Meilleurs Tours: 76 (soit 30,40 %)
  • Nbre courses en ayant mené : 141 (soit 56,40 %)
  • Tours en tête : 5 108 (soit 36,64 % des tours parcourus)
  • km en tête : 24 130 (soit 36,64 % de la distance parcourue)
  • Tours parcourus : 13 909
  • Kms parcourus : 66 177
  • Hat tricks (Victoire/Pole position/Meilleur tour) : 22 (soit 8,80 %)
  • Abandons : 54 (soit 21,60 %)



[] Résultats par saison en Formule 1

(Mise à jour après le Grand Prix du Brésil 2006)

Année Nb de Courses Écurie Points Poles Victoires Podiums Records du tour Abandons Classement
1991 6 Jordan-Ford
Benetton-Ford
4 0 0 0 0 3 12e
1992 16 Benetton-Ford 53 0 1 8 2 4 3e
1993 16 Benetton-Ford 52 0 1 9 5 7 4e
1994 14 Benetton-Ford 92 6 8 10 9 2 Champion
1995 17 Benetton-Renault 102 4 9 11 8 5 Champion
1996 15 Ferrari 59 4 3 8 2 7 3e
1997 17 Ferrari 78 3 5 8 3 4 2e puis déclassé
1998 16 Ferrari 86 3 6 11 6 3 2e
1999 10 Ferrari 44 3 2 6 5 2 5e
2000 17 Ferrari 108 9 9 12 1 4 Champion
2001 17 Ferrari 123 11 9 14 3 2 Champion
2002 17 Ferrari 144 7 11 17 7 0 Champion
2003 16 Ferrari 93 5 6 8 5 1 Champion
2004 18 Ferrari 148 8 13 15 10 1 Champion
2005 19 Ferrari 62 1 1 5 3 6 3e
2006 18 Ferrari 121 4 7 13 7 3 2e
TOTAL 249 1369 68 91 154 76 54 7 CM 1994-2004

[] Victoires

# Année Manche Grand Prix Circuit Écurie Voiture
1 1992 12/16 Belgique Spa-Francorchamps Benetton-Ford B192
2 1993 14/16 Portugal Estoril Benetton-Ford B193
3 1994 01/16 Brésil Interlagos Benetton-Ford B194
4 1994 02/16 Pacifique Aida Benetton-Ford B194
5 1994 03/16 Saint-Marin Imola Benetton-Ford B194
6 1994 04/16 Monaco Monaco Benetton-Ford B194
7 1994 06/16 Canada Montréal Benetton-Ford B194
8 1994 07/16 France Magny-Cours Benetton-Ford B194
9 1994 10/16 Hongrie Hungaroring Benetton-Ford B194
10 1994 14/16 Europe Jerez Benetton-Ford B194
11 1995 01/17 Brésil Interlagos Benetton-Renault B195
12 1995 04/17 Espagne Barcelone Benetton-Renault B195
13 1995 05/17 Monaco Monaco Benetton-Renault B195
14 1995 07/17 France Magny-Cours Benetton-Renault B195
15 1995 09/17 Allemagne Hockenheim Benetton-Renault B195
16 1995 11/17 Belgique Spa-Francorchamps Benetton-Renault B195
17 1995 14/17 Europe Nurburgring Benetton-Renault B195
18 1995 15/17 Pacifique Aida Benetton-Renault B195
19 1995 16/17 Japon Suzuka Benetton-Renault B195
20 1996 07/16 Espagne Barcelone Ferrari F310
21 1996 13/16 Belgique Spa-Francorchamps Ferrari F310
22 1996 14/16 Italie Monza Ferrari F310
23 1997 05/17 Monaco Monaco Ferrari F310B
24 1997 07/17 Canada Montréal Ferrari F310B
25 1997 08/17 France Magny-Cours Ferrari F310B
26 1997 12/17 Belgique Spa-Francorchamps Ferrari F310B
27 1997 16/17 Japon Suzuka Ferrari F310B
28 1998 03/16 Argentine Buenos Aires Ferrari F300
29 1998 07/16 Canada Montréal Ferrari F300
30 1998 08/16 France Magny-Cours Ferrari F300
31 1998 09/16 Grande-Bretagne Silverstone Ferrari F300
32 1998 12/16 Hongrie Hungaroring Ferrari F300
33 1998 14/16 Italie Monza Ferrari F300
34 1999 03/16 Saint-Marin Imola Ferrari F399
35 1999 04/16 Monaco Monaco Ferrari F399
36 2000 01/17 Australie Melbourne Ferrari F1-2000
37 2000 02/17 Brésil Interlagos Ferrari F1-2000
38 2000 03/17 Saint-Marin Imola Ferrari F1-2000
39 2000 06/17 Europe Nurburgring Ferrari F1-2000
40 2000 08/17 Canada Montréal Ferrari F1-2000
41 2000 14/17 Italie Monza Ferrari F1-2000
42 2000 15/17 États-Unis Indianapolis Ferrari F1-2000
43 2000 16/17 Japon Suzuka Ferrari F1-2000
44 2000 17/17 Malaisie Sepang Ferrari F1-2000
45 2001 01/17 Australie Melbourne Ferrari F2001
46 2001 02/17 Malaisie Sepang Ferrari F2001
47 2001 05/17 Espagne Barcelone Ferrari F2001
48 2001 06/17 Europe Nurburgring Ferrari F2001
49 2001 08/17 Monaco Monaco Ferrari F2001
50 2001 10/17