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Située au Maghreb et bordée par la mer Méditerranée, la Tunisie est entourée par l'Algérie à l'ouest (965 kilomètres de frontières communes) et par la Libye au sud-est (459 kilomètres). Tunis, sa capitale, est située dans le nord du pays. Ce pays, qui possède 1 298 kilomètres de côtes, est une destination appréciée par les touristes européens pour ses stations balnéaires, ses oasis sahariennes mais également pour ses importants sites antiques comme Carthage, Bulla Regia ou Dougga. Nous vous proposons de partir à la découverte de ce pays au travers d'articles encyclopédiques nombreux mais aussi de voies insolites (actualité, faits méconnus ou encore éphéméride mensuel). Par ailleurs, nous mettons régulièrement en exergue, un article et une image sélectionnés, de même qu'un extrait d'archives télévisuelles ou radiophoniques. Notre volonté est que tous puissent contribuer au développement et à l'amélioration de ce projet. Vous êtes donc cordialement invité(e) à visiter la page du projet Tunisie et à nous rejoindre pour y apporter votre contribution ! Pour toutes questions ou recommandations, vous pouvez laissez un message au Café des Délices. |
DécouverteVoici une façon étonnante de découvrir diverses personnalités tunisiennes représentées sur les timbres émis par La Poste Tunisienne. Certaines sont connues, d?autres méconnues voire inconnues pour beaucoup. Ouvrez le recueil et venez à leur rencontre ! Dans cet extrait d?une interview de près d?une heure, Jacques Chancel se rend à Tunis pour rencontrer le premier ministre Hédi Nouira et évoquer les relations franco-tunisiennes, le projet d?union avec la Libye récemment avorté et la jeunesse tunisienne.
« Le fait de me désigner à vie à la tête de l?État ne peut être qu?un hommage de reconnaissance rendu aux yeux du monde entier à un homme dont le nom s?identifie à la Tunisie [...] Oui, j?ai nettoyé le pays de toutes les tares qui l?enlaidissaient, j?en ai extirpé les mauvaises coutumes, je l?ai libéré du joug qui l?asservissait [...] Mon passage à la tête de ce pays le marquera d?une empreinte indélébile pendant des siècles. » Les jardins de Sfax sont certainement de beaucoup plus intéressants que la ville, à laquelle ils forment une vaste ceinture dont l?épaisseur atteint, sur certains points, 12 kilomètres. L?olivier en est l?arbre par excellence ; mais certains autres fruitiers y prospèrent également, ce sont le pêcher, l?abricotier, l?amandier et le pistachier. La culture de ces jardins est remarquable. Ils ne sont point arrosés comme les oasis, et la pluie est fort rare. On supplée à l?eau par la culture, partant de ce principe que deux binages valent un arrosage. Ici, point de métayage, point de khammès ; les défoncements, et c?est un fait peut-être unique en Tunisie, sont faits par des ouvriers travaillant à la journée ; la main d??uvre, relativement à bon marché, varie de 3 à 5 piastres (de 1 fr. 80 à 3 francs). Les résultats obtenus sont merveilleux. Léopold Baraban, À travers la Tunisie, 1887, pp. 169-170
Actualité
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Lumière sur ...Ali Riahi (??? ???????), de son nom complet Ali Fethi Ben Mohamed Ben Brahim Riahi, né le 30 mars 1912 à Tunis et décédé le 27 mars 1970 à Tunis, est un chanteur et compositeur tunisien. Il est le petit-fils de Sidi Brahim Riahi dont la zaouïa se trouve dans une rue de la médina de Tunis. Artiste raffiné et exigeant, il jouissait d'une popularité s'étendant par-delà les frontières de son pays, notamment au Maghreb ou à Paris, et laisse l'image d'un artiste romantique à la « voix de vermeille ». Fils d'une grande famille bourgeoise de La Marsa, Ali Riahi a très tôt le goût de la chanson qu'il pratique dans l'intimité de sa chambre en imitant Oum Kalthoum, Mohammed Abdel Wahab ou Sayed Darwich. Il fait alors la connaissance d'Abdelaziz Jemaïel, maître luthier, qui vit à deux pas de sa maison et c'est dans le plus grand secret qu'il se rend chez lui à la sortie des classes pour s'initier aux maqâms et au chant. Sous le pseudonyme de Fethi Riahi, il débute sa carrière en se produisant dans d'anonymes formations musicales avant d'affronter pour son premier gala : Jemaïel contacte en effet Mustapha Sfar, président de La Rachidia et lui demande d'intervenir auprès du directeur du Palais des sociétés françaises (situé sur l'avenue de Paris). Il finit par obtenir cet accord sans Sfar et prend contact avec le musicien Mohamed Triki qui réunit son orchestre composé notamment d'Hédi Jouini, Ali Sriti, Youssef Slama et Ibrahim Salah. / Archives
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Cela s'est passé en août...À deux reprises, en janvier 1957 et en novembre 1958, Salah Ben Youssef est condamné à la peine de mort. Mais son évasion, le 28 janvier 1956, lui permet d'échapper à ces deux sentences. Traqué, il fuit à Tripoli puis au Caire où il bénéficie d'une brouille passagère entre Habib Bourguiba et Gamal Abdel Nasser. Mais bientôt sa présence devient gênante. Toujours intraitable à l'égard de Bourguiba qui le reçoit une dernière fois à Zurich le 3 mars 1961, Ben Youssef, affecté d'un eczéma aux jambes, s'installe le 2 juin 1961 dans un hôtel de Wiesbaden, aux environs de Francfort, afin d'y suivre une cure thermale. Le 12 août, il est assassiné dans un hôtel de Francfort où l'attirent deux compatriotes. Arrivé à Francfort, il laisse son épouse Soufia dans un café de la Kaiserstrasse et se dirige vers l'hôtel Royal situé dans la même rue où il est accueilli par deux hommes de mains et montent avec eux dans leur chambre pour étudier le plan. L'un d'eux l'abat alors à bout portant d'une seule balle vers 16h30. Ce n'est que trois heures plus tard que son épouse le découvre baignant dans son sang. Plongé dans le coma, il est conduit à l'hôpital universitaire de Francfort où il décède vers 22h45 sans avoir repris connaissance. Certaines sources publiées avancent que les protagonistes du projet d'élimination physique de Ben Youssef sont Bourguiba, son épouse Wassila, Mohamed Masmoudi, Hassen Belkhodja, Taïeb Mehiri et Béchir Zarg Layoun. Le ministre de l'intérieur Mehiri aurait sollicité la contribution de deux personnages dont Zarg Layoun afin de recruter des hommes de mains capables de passer à l'action. Le plan élaboré consiste à faire croire à Ben Youssef que des officiers de l'armée tunisienne veulent le voir pour l'informer et affiner en sa présence un projet de coup d'État. Moins de vingt jours après la fin de la crise de Bizerte et profitant de l'euphorie patriotique des Tunisiens, Bourguiba juge que le moment est propice pour se débarrasser de son principal rival politique.Liens connexes
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