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Psychothérapeute

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La psychothérapie est une pratique censée soigner ou aider à résoudre les problèmes comportementaux et psychologiques rencontrés par des individus. Le point central de cette pratique est le contact personnel direct entre le thérapeute et le patient, le plus souvent sous la forme d'un entretien. Autour de cet entretien s'articulent des questions de respect de la vie privée du patient et de confidentialité.

La psychothérapie est indépendante de la psychiatrie (branche de la médecine) et de la psychologie (branche des sciences humaines). Selon les pays, le titre de psychothérapeute n'est pas protégé et quiconque peut s'instaler en tant que tel et les psychothérapies ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, sauf si elles émanent de praticiens psychiatres. Le grand public est rarement au courant de ces considérations pourtant essentielles sur le plan de la santé publique. Elle n'a en plus, en particulier aucun cadre légal en France (malgré une tentative de proposition de loi par le député Bernard Accoyer), n'importe qui peut s'intituler psychothérapeute. Plusieurs écoles ont été qualifiées de secte par la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Mills).

Sommaire

[] Les différentes approches et techniques

Le nombre important d'approches et de techniques ne permettent pas actuellement de considérer qu'il existe une base théorique commune. Cependant, le stress, révélateur d'une angoisse, semble être un point commun à toutes les pathologies.

En conséquence, d'une part les certitudes semblent encore du domaine du futur, d'autre part les psychothérapeutes ont (peut-être) pour vocation de travailler avec l'angoisse, le doute, l'imprévu.

Il est probable que l'être humain soit confronté à une peur complexe à la sortie de l'enfance due à la rencontre des interdits parentaux avec la pulsion de reproduction.


[] L'analyse transactionnelle (AT)

Voir aussi analyse transactionnelle
Eric Berne (1910 1970) psychiatre, après deux ans d'analyse avec Federn, puis une seconde analyse avec E ERICKSON, voit sa candidature a l'institut de psychanalyse de San Franscisco rejetée. Il promeut alors une nouvelle méthode de psychothérapie : l'analyse transactionnelle (qui est initialement une thérapie de groupe) dont le but est de donner au patient l?accès à une connaissance psychologique. Face aux injonctions des parents, des décisions de l'enfant sont inscrites et peuvent donner lieu en AT a une re-decision, une re-programmation libérant la physis, pulsion créatrice universelle qui pousse au développement et au perfectionnement. L?analyse transactionnelle peut se voir adjoindre d'autres techniques : prescription de comportements, massages, relaxation, reformulations neutres, suggestion directe etc. Aujourd'hui, l'AT est un ensemble de théories : personnalité (fonctionnement intra-psychique), communication (transactions relationnelles), organisation des systèmes (fonctionnement des groupes et des organisations), supervision (méthodes et pratiques à l'adresse des psychothérapeutes). Les concepts principaux de l'AT sont : Les États du Moi (Parent - Adulte - Enfant), les Transactions, les Jeux psychocologiques, le Scénario, la Symbiose, les Méconnaissances, les Comportements de Passivité, les Signes de Reconnaissance,les Positions de Vie, les Timbres, les Rackets, Les psychothérapeutes professionnels de l'AT sont certifiés par l'EATA (European Association of Transactionnal Analysis).

Structure de la personnalité selon l?AT : Cette structure correspondant au Moi Freudien serait composé de 3 organes, l?exteropsyché, la néopsyché, et l?archéopsyché, avec 3 « états du moi » correspondant, Parent, Adulte et Enfant.

L?état du Moi parent : C?est le lieu psychique où les valeurs des différentes autorités (parents/ prof?) sont introjectés. Correspond au surmoi Freudien. (Se développe à partir de 7 ans environ).

L?état du Moi adulte : C?est le lieu psychique de la logique. C?est ce que vous utilisez lorsque vous jouer au échec, ou calculez, planifiez? (Se développe à partir de 12 ans environ).

L?état du Moi enfant : C?est le lieu des besoins, de la spontanéité, de l?intuition, mais aussi de l?adaptation à l?autre. (Se développe de 0 à 7 ans environ).

Ce qui faut préciser, c?est que les 3 états du Moi sont présent à tout âge, mais qu?il y a une prédominance de l?un ou de l?autre (notion de psychodynamisme). De plus, les états du Moi Parent et Enfant sont sous divisés.

L?état du Moi Parent est sous divisé :

  • Le « Parent normatif » : C?est celui qui donne les règles et les fait respecter (connotation positive). Mais cette partie a son coté négatif.
  • Le « parent persécuteur » : C?est le négatif du précèdent. Il contraint, critique, exige de façon excessive.
  • « Le Parent nourricier » : C?est celui qui protège, calme et encourage. Mais lui aussi a son coté négatif.
  • « Le Parent sauveur » : Celui là étouffe, surprotège?


L?état du Moi Enfant est sous divisé :

  • Le petit professeur : C?est le lieu de l?intuition et de la créativité (contesté parfois)
  • L?enfant libre : C?est le lieu de la spontanéité et de l?affectivité
  • L?enfant adapté rebelle : Réagit en contestant et en boudant face aux désirs des autres.
  • L?enfant adapté soumis : Réagit en cédant aux désirs des autres.


La théorie décrit des états du moi : parent infantile, adulte, normaux ou pathologiques, dans la double dimension de l?expérience subjective et des comportements. La transaction est "l'aspect manifeste des échanges sociaux" en termes de stimulus réponse. Les modes de communication (manifestes, cachés ou a double fond) sont tributaires des états du moi.<ref>Eric Berne, Que dites vous après avoir dit bonjours ?</ref>

[] La méthode des alcooliques anonymes (AA)

Voir aussi alcooliques anonymes
Bien que connue pour son application d'origine (le traitement de l'alcoolisme), la méthode des alcooliques anonymes tend à connaître des champs d'applications de plus en plus vastes sur tous les comportements de dépendances (alcool, drogue, jeu, etc.).

Il s'agit d'une thérapie à durée moyenne (environ 2 ans).

[] La constellation familliale

Il s'agit d'une méthode systémique qui, à travers le placement physique des participants à une séance, permet au patient de mettre à jour les réponses « cachées » dans son arbre généalogique à une question portant sur un aspect répétitif (et non souhaité) de sa vie.

[] L'EMDR

Voir aussi EMDR
Parfois considérée comme une forme d'hypnose, elle traite essentiellement les cas de stress post traumatiques par des stimulations sensorielles alternées.

Elle se situe dans une optique courte (on considère généralement une durée de 6 mois pour des problèmes lourds)....

[] L'ennéagramme

Voir aussi ennéagramme
Cette technique se pose plus en explication du fonctionnement de la personnalité et comme une typologie d'icelle.----

Il semble que le positionnement soit celui du « développement personnel » et non de la thérapie, cependant on observe des praticiens qui l'emploient à titre thérapeutique.

[] Le focusing

Voir aussi focusing

[] La gestalt-thérapie

Voir aussi gestalt-thérapie
Cette thérapie est basée sur la prise de conscience qui peut amener une expression émotionnelle mais ne si réduit pas.

[] L'hypnose

Il s'agit de méthodes qui passent outre à la personnalité consciente de la personne pour s'adresser à son inconscient de façon parfois conçues comme irresistibles.

L'état d'hynpnose consiste à un « endormissement » du conscient pour être en prise directe avec l'inconscient. Il peut être provoqué par des produits et/ou des injonctions « hypnotiques ».

[] Hypnose « classique »

Voir aussi Hypnose
Encore aujourd'hui, cette technique reste énigmatique. Elle se base sur un effet de suggestion que l' "hypnotiseur" a sur son patient.

[] Hypnose ericksonnienne

Voir aussi Hypnose ericksonnienne
Plus ancienne que la PNL (on dit souvent que la PNL est la fille de l'hypnose ericksonnienne), il s'agit d"une forme d'hypnose « légère ».

Elle fut créé par le psychiatre Milton Erickson, et se situe dans une optique courte (on considère généralement une durée de 6 mois pour des problèmes lourds).

[] Critique de la technique hypnotique

Freud utilisa l'hypnose pendant quelque temps, mais il l'abandonna car il considèrait qu'elle ne laissait pas au patient la possibilité de s'investir dans la cure. Aujourd'hui encore, la psychanalyse critique cette méthode en mettant en cause un effet de déplacement symptômatique, qui se produirait quelques temps après sa disparition. Ceci serait le fait que la source du conflit n'étant pas résolut.

[] La programmation neuro-linguistique (PNL)

Voir aussi programmation neuro-linguistique ou PNL
Elle travaille sur l'adaptation au réel sans se préoccuper des causes des problèmes comportementaux et psychologiques rencontrés par des individus.

Elle se situe dans une optique courte (on considère généralement une durée de 6 mois pour des problèmes lourds).

[] La psychosynthèse

La Psychosynthèse compte parmi les plus anciennes écoles de psychologie d'Europe Occidentale, puisque ses origines remontent à la rencontre du jeune Docteur Roberto Assagioli avec Freud et Jung en 1909. De cette source, fut créée une pratique psychothérapeutique en même temps qu'un processus éducatif et de formation personnelle s'appliquant à divers domaines: éducation,psychothérapie, entreprise, sciences.

Vieille dame de 80 ans, s'appuyant sur ses racines analytiques (la rigueur et l'ouverture de l'attitude analytique), elle utilise à l'intérieur de son cadre, les outils du travail thérapeutique intégrant les dimensions du corps, des émotions, de l'intellect et de l'âme.

Approchant la psyché-soma (le corps/esprit) comme un système global, elle apprend à analyser l'inconscient inférieur (les désirs refoulés), à clarifier les choix du moi conscient de la vie présente, et à être réceptif aux aspirations créatives et intuitions du supra-conscient.

Ouverture d'esprit, fluidité, humanisme, compassion, créativité, implication active dans le monde, la formation de Psychosynthèse se propose de développer ces aptitudes en vue d'une réalisation personnelle et sociale dans le monde actuel.

[] La psychanalyse

Voir aussi psychanalyse Inventée par Sigmund Freud, elle se situe dans une optique de révélation des causes inconscientes du comportement de la personne mais ne propose pas de technique de reconstruction, le patient élaborant lui-même (avec l'aide de son psychanalyste) sa reconstruction pour faire face à ses propres problèmes comportementaux et psychologiques.

C'est la méthode la plus connue en France, elle peut se dérouler sur plusieurs années, voire plusieurs dizaines d'années, ce qui ne permet pas dans ce cas de conclure à son efficacité.

[] L'Analyse Bioénérgétique

Elle reprend et développe les notions de W. REICH et y ajoute une typologie caractérielle. Il s?agit généralement d?une psychothérapie de groupe mais elle peut être individuelle. Des séminaires de deux à cinq jours réunissent une dizaine de participants une fois par mois. Le but est le développement de nouvelles formes d'expression de soi, surtout non verbale. Le dramatique, musique, exercices corporels, musique, dessin collectif sont des techniques utilisées. La décharge émotionnelle, sous forme de colère, de pleurs, de cris, est sollicitée après la mise en tension, et avant la phase d?intégration et de verbalisation.

[] La psychothérapie psychanalytique

Voir aussi psychothérapie psychanalytique
Cure psychanalytique, psychothérapies analytiques et rééducations : rappels historiques Si le mot psychothérapie a été forgé a la fin du XIXe siècle, les techniques de soin par l'esprit sont elles beaucoup plus anciennes. La souffrance psychologique semble avoir été reconnue depuis toujours et on en retrouve des traces dans les mythes (Herakles) tout comme dans les vestiges archéologiques. Cette reconnaissance sera cependant longtemps incomplète et il faudra attendre les progrès de la psychologie pour que des techniques psychothérapeutiques et de rééducations efficaces voient le jour. Schématiquement, on peut distinguer quatre grandes périodes : 1. les guérisons sont attribuées aux Dieux, ou a des rituels magiques exécutés par des guérisseurs, des sorciers ou des exorcistes. 2. 1175 - 1900 : le magnétisme, l'hypnotisme et la suggestions sont utilisés comme traitements psychothérapeutiques. Alors que l'on découvre l'importance des traumatismes infantiles (FREUD, Janet), certains prônent préconisent l'utilisation de "traitements moraux" (Dr. BLANCHE). Une nouvelle pédagogie se met en place pour éviter aux enfants des traumatismes et soigner précocement les troubles de la conduite (Adler). Jean Marc Gaspard Itard commence en 1801 la rééducation de Victor, le petit sauvage de l'Aveyron. Convaincu que la surdité n'a pas que des causes organiques, il invente une "orthopédie mentale" pour éveiller le la conscience et créer le langage. Toujours en France, l'abée de l'Epée recueille les enfants sourds et conçoit pour eux un langage par signes. 3. 1900 - 1925 : FREUD utilise la psychanalyse dans le sens d'une guidance parentale (le petit Hans, 1909). Longtemps l'avis de FREUD prévaudra : l'application de la psychanalyse est impossible auprès d'enfants et les psychanalystes se contenteront d'ouvrir des centres de consultation pour enseignants. La psychanalyse est utilisée pour la première fois par Mme Von Hug-Hellmuth, puis par Anna Freud. Mais c'est à Mélanie Klein que l'on doit l'invention d'un cadre rendant possible la psychanalyse des enfants telle qu'elle se pratique encore aujourd'hui. 4. A partir de 1925 : on assiste a une explosion des méthodes thérapeutiques, qu'elles soient fondées sur l'action par l'environnement (thérapie familiale, thérapie institutionnelle), le groupe (psychothérapie de groupe, psychodrame analytique), la manipulation de l'imaginaire avec le rêve éveillé, l'art thérapie, la relaxation, le conditionnement (psychothérapies comportementales). Dans le même temps, les rééducations trouvent leurs théories de référence et affinent leurs techniques. Portant d'abord sur le langage parlé, puis écrit, le troubles psychomoteurs elles s'étendront bientôt à toutes les difficultés que peuvent traverser les enfants et aux troubles de l'apprentissage scolaire.

Durant le siècle dernier, plusieurs courant allant de la pédagogie libre (Montessori, Pestalozzi), la guidance parentale, les rééducations, la psychanalyse, vont tenter de prendre en compte l'enfant au plus près de sa réalité, de ses expressions fantasmatiques ou symptomatique et de son environnement familial. Concernant l'enfant en difficulté, l'idée qu'un symptôme isolé n'existe pas, qu'il est pris dans une économie a la fois intra et inter psychique, se fait rapidement jour. Ainsi, en 1917, Gérard de Parel est le premier a affirmer que la voix est une élément pris dans un ensemble complexe (respiration, audition, psychomotricité...). La conséquence est que la rééducation doit porter sur l'enfant dans sa globalité. Son livre, Notions d'anacousie trace les grandes lignes de ce qui sera l'orthophonie. De son côté, la psychanalyse des enfants diffuse dans les différentes rééducations dans un mouvement qui donnera naissance a la création de lieux spécifiques pour accueillir des enfants présentant des difficultés psychologiques.. Ce sera, dans un premier temps, les Centre Psycho-pédagogiques,qui deviendront ensuite les Centre Médico-Psycho-Pédagogiques. Le premier est ouvert au lycée Claude Bernard, à Paris en mars 1946. Un homme, le Prof. Heuyer représentera particulièrement cette convergence. Dans son service travaillent des psychanalystes comme Jenny Aubry ou Françoise Dolto. A son initiative, est crée en 1955 un enseignement décernant une Attestation d'études d'orthophonie, qui deviendra diplôme d'état en 1966. En octobre 1961, un enseignement relatif a la psychomotricité de l'enfant et de ses troubles est ouvert à Paris. Parmi les enseignants, Zazzo, Diatkine, Male, Bonvalot-Soubiran, Amado et Jolivet

Le rôle des toutes premières relations de l'enfant (Mahler), de la bouche comme "cavité primitive" (Spitz), des sensations réunies peu à peu dans un "Moi-peau" (Anzieu), du portage (Winnicott), du dialogue tonique (Ajuriaguerra) et verbal avec la mère donnant lieu à "l'illusion anticipatrice" (Diatkine), des différentes castrations (Dolto), pour ne donner que quelques exemples, sera mieux connu et éclairera la psychopathologie tant de l'adulte que de l'enfant.

Peu à peu, on assiste a une reconnaissance des épreuves que traverse tout enfant (sevrage, acquisition de la propreté...), des traumatismes circonstanciels (disparition d'un proche, séduction par un adulte...) qui peuvent affecter le développement de l'enfant et a une meilleure connaissance des étapes normale du développement de l'enfant.


Psychanalyse, psychothérapie analytique d'enfants Une psychothérapie analytique ou une psychanalyse d'enfant est un dispositif de parole, créé par le psychothérapeute où les conflits et fantasmes de l'enfant trouvent des modalités d'expression et peuvent, le cas échéant, être interprétés par le psychothérapeute. Ce dispositif est borné par un cadre, donné explicitement à l'enfant, et accepté par lui, constitué par les horaires, les rythmes et la durée des rendez vous, les règles de libre association pour l'enfant et d'abstinence et de réserve pour le thérapeute. Des objets (voitures, personnages sexués, animaux, poupées, feuilles et crayons, pâte a modeler...) sont a la disposition de l'enfant qui peut ainsi dire "en parole-dessin", en "parole-pâte à modeler" ou en "parole-jeu" a ce qu'il à a dire.

La réserve du psychothérapeute, l'accueil inconditionnel de ce que l'enfant amène en paroles ou en actes, sa discrétion par rapport à ce qui se passe en séance est primordial car elle crée les conditions d'une parole libre. La parole est un don, et non un dû - le psychothérapeute ne peut donc la rapporter à un autre même si, bien évidemment, l'enfant peut parler de sa psychothérapie à qui bon lui semble.

La neutralité bienveillante du psychothérapeute crée une situation nouvelle pour l'enfant qui se trouve confronté, quoi qu'il dise, à un adulte qui ne le juge jamais. Cette nouvelle situation permet l'expression de fantasmes inconscients qui en elle même est thérapeutique. La verbalisation d'affects douloureux est en soi thérapeutique car elle est décharge de tension. Elle l'est également par le travail de pensée qu'elle sous entend. Il est encore un autre ressort thérapeutique dans la mise en paroles; il gît dans l'écoute, par le psychothérapeute, de la significations inconsciente de ce qui est dit. Sont pris en compte aussi bien la parole manifeste de l'enfant, que les pauses du discours, son style, les lapsus, les postures corporelles, l'investissement de l'espace.

Les rendez-vous sont en effet doublés par une autre scène, inconsciente, qui se précipite dans le transfert c'est a dire l'actualisation, dans l'ici et maintenant de la séance, des modalités relationnelles préférentielles de l'enfant. Le psychothérapeute étant dans une simple attitude l'attente, l'enfant projette sur lui ses attentes, ses désirs, ses affects, ses représentations - en un mot : son imaginaire. Le psychothérapeute est pour l'enfant tour à tour, père, mère, frère ou s?ur, rival ou complice, et c'est de cette place qu'il peut lui répondre en lui interprétant le sens inconscient de ses attitudes.

L'age, la psychopathologie en cause, l'aptitude à représenter de l'enfant ont conduit à inventer d'autres formes de psychothérapies analytiques : les psychothérapies de groupe, avec ou sans médiateur, ou le psychodrame.

Les psychothérapies analytiques différent des autres psychothérapies en ce sens que les effets de suggestion y sont réduits au maximum et qu'elles ne visent pas une adaptation du sujet à une norme ou un idéal. « Une psychothérapie, n'est pas une adaptation au monde extérieur. Son effet opérationnel, en fin de traitement, disait Dolto est un ordre retrouvé dans l'image du corps du sujet et dans l'axe de ses désirs allant des émois des stades archaïques les plus anciens, les plus originels, jusqu'aux émois de l'époque actuelle ou s'organisent ses pulsions sexuelles inconscientes génitales". Il s'agit d'accompagner un sujet dans l'appropriation de sa vie psychique inconsciente, et par là, dans l'épanouissement de ses potentialités créatrices.

Cela permet de faire une première distinction entre les psychothérapies analytiques et les autres types de psychothérapies qui visent, elles, une réadaptation ou une normalisation de l'enfant. Celles-ci peuvent être souhaitables, et sources d'un grand soulagement chez l'enfant mais elles s'opposent à la psychanalyse en de nombreux point : la position du thérapeute, qui se présente comme modèle idéal, l'attaque directe du symptôme, la conception d'une normalité

Les choses sont plus complexes lorsqu'il s'agit de différencier psychothérapie analytique et psychanalyse et depuis Freud, la question n'a cessé d'agiter les sociétés de psychanalyse. O. Kernberg, dans un travail récent, différencie les psychothérapies de soutien de la psychanalyse par le fait que les premières "visent a renforcer les compromis adaptatifs" en utilisant persuasion, conseil, réconfort, encouragement éloge suggestion. On voit que Kernberg allie, suivant d'ailleurs le conseil de Freud, "l'or et le cuivre" et il n'hésite pas à y ajouter le plomb de l'intervention directe sur l'entourage. Les psychothérapies analytiques se centreraient sur les conflits actuels, les rapports du patient avec la réalité extérieure seraient pris en compte et la référence à la sexualité infantile mise à l?écart. Ainsi, "La psychothérapie psychanalytique maintient une technique essentiellement psychanalytique adaptée pour analyser les conflits inconscients activés dans le transfert au sein d'un cadre modifié, clairement défini et que le patient déclare explicitement accepter a l'avance". O. Kernberg, 2001

Trouvera t-on une différence en ce qui concerne le cadre ? Rien n?est moins sur : dans un cas comme un autre, le cadre s?organise autour des règles de libre association, d?abstinence et de confidentialité. S?agissant d?enfants, la cure type a été modifiée pour permettre le travail analytique. Ainsi, depuis M. Klein, il est admis que ce que produit (jeux, modelages, dessin) l?enfant en séance est l?équivalent des associations libres de l?adulte. La psychanalyse des enfants a enrichi le corpus théorique de la psychanalyse et a sans doute permis d?autres extensions de la cure type : le travail avec les groupes, le couple, la famille, le psychodrame, et enfin une meilleure prise en compte du champ de la psychose.

Pour Sigmund Freud, la tache de l?analyste consistait a lever les refoulements de son patient, à reconstituer par un travail qui tient de l?enquête policière et de l?archéologie les désirs et traumatismes passés. Melanie Klein est elle dans un temps ou l?infantile est en cours de constitution ou n?existe pas encore. Son travail, et celui de ses continuateurs, s?axe sur les relations primitives à l?objet, sur la naissance de celui-ci comme du self ou encore sur le rôle de l?environnement. Ces travaux vont attirer l?attention des analystes sur le processus analytique lui-même. Un mécanisme comme l?identification projective, par exemple, d?abord compris dans son acception défensive, va être peut a peu pris en compte dans un sens plus positif pour enfin être entendu comme une dimension du contre-transfert de l?analyste.

Ce processus analytique, Th. Bokanovski , lui assigne un lieu où les forces en présence peuvent trouver un sens. Ce lieu est l?espace analytique ; il permet « le déploiement du transfert, le développement de la névrose de transfert, et l?analyse de celle-ci ». L?inconscient s?y révèle par les résistance au travail de l?analyse, tant du côté du patient (transfert et résistances proprement dites) que de l?analyste (contre-transfert). Il « s?étaie » sur le cadre dont les fonctions de contenant et de pare-excitation permettent d?isoler et d?interpréter le processus en cours. Les forces en présence sont le transfert, le contre-transfert, la névrose de transfert et les résistances. Le transfert est « le plus grand obstacle à la psychanalyse » comme « son plus grand auxiliaire » pour autant qu?il puisse être interprété au patient. (Freud 1905) Il est multiple par sa valence (positif ou négatif), sa qualité (érotique, narcissique, haineux etc.), les objets visés (fraternel, paternel, maternel). Ce sont des relations objectales, des affects, des fantasmes qui sont reproduits sur la personne de l?analyste et qui peuvent s?organiser en une névrose de transfert, « réédition » de la névrose clinique. L?interprétation, dont la forme peut varier (reformulation, interprétation du transfert ou dans le transfert), met en lien des éléments inconscients (représentations ou affects), permet d?approcher des zones clivées ou encore dévoile des fantasmes inconscients et au final, donne au patient un meilleur jeu psychique. Transfert et résistance d?un côté, contre-transfert de l?autre sont comme des forces de frottement qui s?appliquent sur un cadre qui est immuable. Les traces qu?elles y laissent, les modifications que l?analyste y observe, les répétitions qui s?y dessinent lui permettent de prendre conscience des forces inconscientes en jeu. Le processus analytique est donc fonction de nombreuses variables, dont l?analyste en maîtrise finalement fort peu. Il a à veiller sur le cadre qu?il a posé et sur son contre-transfert qui lui donne des indications précieuses sur le fonctionnement psychique de son patient.


De façon plus tranchée, nous dirons que la ligne de partage entre psychothérapie analytique et psychanalyse est que la seconde est le traitement appliqué par un psychanalyste (Jacques Lacan). C'est, il est vrai, simplement la déplacer, car un psychanalyste peut faire des psychothérapies. Le rôle joué par le thérapeute est certes important : il peut s'effacer plus ou moins comme personne, agir sur des éléments du cadre (durée, rythme, paiement), moduler ses interventions, leur niveau. Mais pour Françoise Dolto "Dans les psychothérapie de soutien, on n'analyse pas l'histoire du sujet, ni l'oedipe avec la famille. Il s'agit simplement de distinguer entre le désir et le besoin, entre l'imaginaire et les faits". Mais cela ne présage en rien ce qui peut se produire chez le patient : l'investissement du traitement, le niveau de régression qui sera le sien, la coloration transférentielle ne peuvent se prévoir a priori. Le processus analytique advient...ou non et c'est a posteriori que l'on peut dire s'il y a eu psychanalyse ou non.

Les psychothérapies d'enfant Les psychothérapies analytiques - ou la psychanalyse des enfants - sont une application de la psychanalyse auprès des enfants. Le dispositif à été quelque modifié pour être au plus près de leurs capacité de figuration et de symbolisation. Du matériel (papier, crayons, pâte à modeler, figurines, véhicules, cubes encastrables etc) sont à leur disposition pour leur permettre de représenter plus facilement leurs confilts, clivages, représentations de soi et de relation. Souvent, on considère que le travail du psychothérapeute est de prendre le jeu de l'enfant comme contenu manifeste, et d'en interpréter le contenu latent, c'est à dire, grosso modo, un sens psycho-sexuel. Ce n'est pas toujours le cas : lorsque l'enfant n'est pas capable de jouer, pour une raison ou un autre (grave inhibition où trouble de la personnalité) l'urgence thérapeutique est de lui apprendre à jouer. D'autre part, le jeu peut, tout comme le rêve, être pris comme un rébus, c'est à dire que les élements utilisés valent comme un signe à articuler à d'autres. Mais le jeu en psychothérapie a aussi d'autres fonctions : il est un contenant dans lequel l'enfant expérimente d'autres modalité relationnelles (à soi, aux autres) et certains psychothérapeutes pensent qu'il vaut mieux interpréter le moins possible et "simplement" laisser le jeu se dérouler.

A côté de ce dispositif individuel, il y a l'ensemble des psychothérapies de groupe, avec ou sans médiateur. Ce que l'on nomme le plus souvent atelier conte (ou dessin ou du nom du médiateur), groupe thérapeutique et enfin les groupes de psychodrame, comme le psychodrame analytique individuel.

Les groupes avec médiateurs sont le plus souvent proposés à des enfants jeunes, dont les capacités d'élaboration doivent être soutenus. Il le sont de deux façons : par le groupe, dans lequel l'enfant peut se fondre ou prendre le risque de se détacher; par le médiateur, qui prête sa forme à la représentation de fantasmes ou de conflits. L'exemple type est l'atelier conte, dans lequel un couple de psychothérapeute raconte une histoire à un groupe d'enfant, histoire qui est ensuite jouée "en semblant". Le conte donne au groupe une représentation d'une situation conflictuelle et les moyens d'en sortir. Le jeu permet à l'enfant d'en expérimenter de nouvelles, d'achopper sur des difficultés prévues ou non, ou de répéter inlassablement la même chose. Le dispositif est en lui même une interprétation : un couple et un groupe d'enfant rappelle la situation commune : nous venons tous d'une famille, nous avons tous des liens transgénérationnels, et cela nous pose tous des problèmes. Les conflits sont représentés d'une façon plurifocale : dans le conte, dans le jeu, dans le groupe. Il y a donc une série d'enveloppes qui permettent de contenir et d'inscrire les différentes problématiques. Ces espaces sont re-présentés par la différence "espace du conte" et "espace du jeu"

Le psychodrame analytique comprend un couple de psychothérapeute et un groupe d'enfant - il existe des psychodrames analytiques individuels. L'indication en est faite soit pour des enfants trop inhibés pour faire face à la charge d'angoisse d'une psychothérapie individuelle, soit à des enfants trop agités. Certains psychothérapeute aiment à mêler les différents profils - les inhibés uns profitant des défenses des autres - d'autres forment des groupes homogènes. Techniquement, il existe plusieurs dispositifs selon qu'il s'agisse d'un psychodrame en groupe - l'approche individuelle du "protagoniste" est alors privilégiée - ou d'une psychodrame analytique de groupe - ou l'on privilégie l'approche groupale. Une histoire élaborée dans l'espace de parole est jouée dans l'espace de jeu. Le protagoniste (ie celui qui a proposé l'histoire) choisi des ego auxilliaires dans le groupe d'enfants et dans le groupe de thérapeutes. L'analyste de groupe dirige le jeu, l'interrompt au moment qui lui semble le plus judicieux, propose des changements de rôle et de direction. Le jeu est pris comme un rêve et interprété comme tel.

Les psychothérapies analytiques, qu'elles soient groupales ou non, avec médiateur ou non, ont ceci de commun qu'elles visent toutes à analyser le niveau inconscient (conflits, fantasmes). Les difficultés de l'enfant sont comprises comme autant d'expression de leur vie inconsciente, et sont donc à ce titre précieuses car elles sont les embassades de sa vie inconsciente. Le transfert de l'enfant, sur le cadre et le thérapeute, c'est à dire la réédition de conflits anciens, est utilisé ici et maintenant pour traiter ce qui du passé ne passe pas.

[] La psychologie analytique

[] Les arts thérapie

[] La relaxation et la sophrologie

[] La relaxation

[] La sophrologie

[] La psychothérapie rogerienne

Voir aussi psychothérapie rogerienne
Le nom qu'en a finalement donné Rogers, et qui est repris dans le monde entier, est : Thérapie centrée sur la personne, ou centrée sur le client.


Fondée par C. A. ROGERS, elle repose sur le postulat de l?existence d'une tendance humaine fondamentale positive. Le but du traitement est l?extériorisation de tout ce qui s'oppose a cette tendance, venant des parents et du milieu. La méthode est non directive, et l?attitude du psychothérapeute envers son patient est a la fois faite de compréhension empathique, et de la plus grande implication subjective possible. Le thérapeute utilise ses émotions pour proposer la verbalisation de celles-ci au patient


Le thérapeute fait preuve, envers son patient, d?une considération positive inconditionnelle sans réserve ni jugement ; il est authentique, sans masque ni façade Il sollicite une prise de distance réflexive. Ses reformulations apportent un étayage qui encourage et renforce les moyens personnels du patient.

[] Le rolfing

[] La thérapie de la Réalité/thérapie du choix

Inventée, développée et mise au point par William Glasser, La thérapie de la réalité ou thérapie du choix repose sur les choix de l'individu. Si un individu peut reconsidérer ses choix, il peut guérir car la maladie est considérée ici comme un choix. Bien que le passé peut servir à comprendre l'individu dans ce qu'il est aujourd'hui, la thérapie de la réalité ne se concentre pas sur ce dernier, elle mise plutôt sur le développement de moyens pour satisfaire les besoins de l'individu et l'aider à avoir des relations harmonieuses avec ses proches.

[] La thérapie familiale

Voir aussi analyse systémique et théorie systémique
La thérapie familiale considère les troubles psychologiques et comportementaux du membre d'un groupe comme un symptôme du dysfonctionnement du dit groupe (généralement la famille). Elle implique donc un traitement du groupe et une participation de tout ses membres. Elle a en général les faveurs des services d'aide sociale mais est difficile à mettre en ?uvre.

Pour autant, la lecture systémique des situations cliniques peut apporter un éclairage différents et complémentaires des autres analyses cliniques, parfois particulièrement utiles dans les situations bloquées, ce qui permet d'augmenter le nombre de choix des patients comme des thérapeuthes.

Parmi les thérapies familiales de différentes natures, il y a les thérapies systémiques familiales élaborées par Paul watzlawick, Donald D. Jackson et les autres dans une approche écosystémique.Jay Haley a contribué par des interventions inventives, surprenantes et paradoxales.

Pour changer un comportement, les thérapies systémiques proposent un "enveloppement stratégique", en agissant au niveau supérieur du contexte du comportement à , plutôt que d'agir directement sur le comportement lui-même, à son niveau. Sun Tzu, dans "L'art de la guerre" (1972, Flammarion, Paris. Traduction française, de la version anglaise de Samuel B. Griffith qui est la référence à l'UNESCO pour ce classique chinois d'il y a 25 siècles.), a proposé d'attaquer la stratégie de l'adversaire, au niveau supérieur des règles de conduite, plutôt que de l'affronter directement au niveau de ses forces vives, pour transformer l'infortune en avantage et faire du chemin sinueux la route la plus directe. Dans cette perspective, la "théorie des contextes" d?Anthony Wilden ("The rules are no game. The strategy of communication" 1987, pp.303-321) propose d'installer un nouveau contexte, tel que le comportement attendu puisse survenir, se maintenir et se développer comme une "réponse appropriée" à ce contexte. Cette "réponse appropriée" à l'environnement et au contexte est de l'ordre de l'explication cybernétique, en contraste à l'explication causale des thérapies behaviorales et psychodynamiques ou psychanalytiques.

Le tableau clinique étant le même, il y a un contraste marqué dans les deux cas de l'explication cybernétique et de l'explication causale. Il y a également un contraste marqué dans les implications étiologiques et thérapeutiques qui découlent de ces deux points de vue. Avec l'explication cybernétique des thérapies systémiques familiales, la recherche et l'intervention se portent sur l'entourage du patient et sur un nouveau cadre ou contexte de règles implicites de conduite dans lequel se produiraient les changements attendus. Tandis qu'avec l'explication causale des thérapies behaviorales et psychodynamiques, la recherche et l'intervention se portent sur le patient et sur le "stimulus", la "motivation" et la cause susceptibles de provoquer ces changements attendus.

Les thérapies systémiques familiales sont des pratiques enveloppées par un enchevêtrement de théories cybernétique, sémiotique et systémique. Elles sont cybernétiques en interprétant un comportement "anormal" comme parfaitement adapté ou "normal" à un contexte et un environnement qui, eux, sont "anormaux". Ainsi, par exemple, la "schizophrénie" considérée comme une maladie incurable et progressive de l'esprit d'un individu est complètement différente de la "schizophrénie" considérée comme la seule réponse possible à un contexte où la communication est absurde et intenable. Elles sont cybernétiques en intervenant non pas exclusivement sur le "malade" déclaré, mais sur l'environnement et le contexte "malades", au niveau supérieur de la gouverne ou de la commande. Le thermostat du chauffage central domestique est un exemple illustratif électromécanique banal et trivial de la distinction des niveaux entre les attitudes et les aptitudes, entre les règles d'interaction et les interactions, c'est-à-dire entre les règles de conduite et les comportements.

Le changement de la température affichée en tournant la roulette commande le changement du comportement des éléments de chauffe qui oscillent autour de cette température affichée où le thermostat commande l'allumage ou l'extinction des éléments de chauffe lorsque la température indiquée par le thermomètre est inférieure ou supérieure à celle affichée.

Ces thérapies systémiques familiales sont sémiotiques en interprétant le comportement humain comme communication des signes, signifiants et significatifs, dans un contexte et considèrent les deux termes, communication et comportement, comme étant pratiquement synonymes. Toute communication suppose un engagement dans une relation et définit par là et en même temps la manière dont les communicants conçoivent, souhaitent ou exigent et voient cette relation. Toute communication, alors, présente deux aspects: le contenu et la relation, tels que le second enveloppe le premier et, dès lors, est une métacommunication située au niveau supérieur dans une hiérarchie de type logique, de contrainte ou de complexité. Dans l'intervention, elles attachent la plus grande importance à re-cadrer une relation, en lui attribuant d'autres significations et valeurs, de telle manière qu'elle apparaît totalement différente.

Ces thérapies familiales sont systémiques en prenant en compte, dans l'interprétation et dans l'intervention, la totalité des relations entre les niveaux de comportement ou d'ordres de réalité et entre le "patient" désigné et les autres membres de la famille et du groupe social. Même si le patient ne veut pas assister aux séances de thérapie familiale, la modification de la dynamique interactionnelle familiale, grâce à l'influence active opérée sur le comportement des autres membres de la famille, peut conduire à une amélioration considérable chez le patient qui, rappelons nous, n'est que l'expression ou le symptôme des relations pathogènes dans la famille.

Les thérapies systémiques familiales sont centrées sur la formation du problème et considèrent les manifestations cliniques comme des aspects des processus en cours dans le système interactionnel du "malade", en contraste à l'importance accordée par les psychodynamiques aux événements marquants du passé. Cette approche postule que la détresse psychologique et les symptômes résultent de la mauvaise "gestion" des événements marquants ou de "perturbations" intervenant dans ce système familial. Une symptomatologie aiguë peut refléter une exacerbation de difficultés initiales résultant des tentatives bien intentionnées, rationnelles et raisonnables, mais inappropriée, mises en oeuvre par le "malade" lui-même et son entourage.

Le cas type de ces tentatives bien intentionnées est la multitude de conseils donnés à une personne déprimée qui ne font que renforcer et enraciner sa dépression, comme le bègue qui bégaie de plus en plus à force d'avoir peur de bégayer et l'insomniaque qui dort de moins en moins à force d'avoir peur de ne pas dormir. Les tentatives bien intentionnées, rationnelles et raisonnables seraient d'encourager l'un de parler lentement pour ne plus bégayer et l'autre de se reposer et ne penser à rien pour dormir. Dans ces deux cas de figure, le traitement paradoxal de ces thérapies consiste à prescrire le symptôme en demandant au bègue de bégayer encore davantage et à l'insomniaque de surtout ne pas dormir. Le traitement paradoxal est une des armes de l'arsenal des thérapies systémiques familiales pour lutter contre ces tentatives rationnelles et raisonnables.

L'exercice thérapeutique est essentiellement centré sur les tentatives de résolution déjà faites, sur ce qui a été déjà entrepris pour traiter les difficultés du "malade", plutôt que sur les difficultés elles-mêmes. Comme l'explication cybernétique est dite "négative" par rapport à l'explication causale dite "positive", ce travail thérapeutique est "a contrario " après l'observation de ce qui n'est pas et des "terribles simplifications", comme dans la dépression, le bégaiement et l'insomnie. Il s'agit, alors, de prendre des mesures pour empêcher le maintien, le développement et la reproduction des comportements qui entretiennent le problème et de recadrer ou redéfinir ce-lui-ci, ainsi que les buts que se sont fixés les personnes impliquées dans ce problème et les points de vue qu'elles ont jusqu'alors adoptés. Ce qui peut provoquer chez elles des comportements complètement différents.

L'Histoire, la légende et la psychothérapie sont remplies de ces "renversements", de telle manière que la même situation apparaît de façon totalement différente. La guerrilla ou "petite guerre des pauvres" est un exemple illustratif de ce renversement, dans l'Histoire, qui transforme la puissance militaro-industrielle en fragilité des lignes de transport et des sources d'approvisionnement. La légende de Carcassonne raconte qu'il ne reste à la ville-forteresse assiégée qu'un b?uf et un sac d'avoine. Il a été décidé de nourrir le b?uf avec le sac d'avoine, de tuer le b?uf et de jeter la carcasse par dessus la muraille, tout ce qui contraire au "bon sens" et tout ce qui n'est pas rationnel et raisonnable, dans de "terribles simplifications", pour une ville assiégée et affamée. Lorsque les assiégeants découvrent la carcasse du b?uf dont la panse est encore pleine d'avoine, découragés de tant de peines inutiles pour affamer la population de cette ville-forteresse, ils lèvent le siège et s'en vont ailleurs et la carcasse sonne la libération de cette ville-forteresse. Ainsi se fabrique une "réalité" neuve, nouvelle et complètement différente de la même situation d'une ville affamée par un siège qui, dès lors et dans l'esprit des assiégeants, n'a plus la raison d'être.

Ces "terribles simplifications" se rapportent au couple action-réaction où pour résoudre ou "neutraliser" un problème, il suffit de faire intervenir son contraire et, par là, d'avoir de plus en plus de la même chose. La "prohibition" de l'alcool des années 20 aux États-Unis n'a pas résolu le problème de l'alcoolisme et, au contraire, a créé un problème plus grave de crimes organisés en "gangs" qui ont décomposé et corrompu de larges secteurs de l'administration publique. Un simple interdit ensevelit une difficulté mineure sous un problème majeur qu'il crée. La vie familiale et l'éducation des enfants fournissent une multitude d'exemples. Un traité spécifique ne saurait couvrir en entier ce sujet de l'éducation des enfants et de la vie familiale. Il suffit de démonter le dispositif de la formation du problème.

La formation du problème suit une partition à deux voies. L'une est l'ignorance du problème, aussi bien dans la signification française de "ne pas savoir" que dans la signification anglaise de "ne pas vouloir savoir", et ceux qui veulent le révéler sont taxés de "malveillants" ou "calomnieux". L'autre est les tentatives inappropriées de le solutionner dans les "terribles simplifications". La voie de l'ignorance permet au problème de se développer et de s'envenimer tout seul, en soi, et celle des tentatives inappropriées l'aide à s'aggraver. En effet, dans ces terribles simplifications, le problème et sa solution, dans son contraire, sont dans une interaction symétrique en escalade ou en surenchère, comme l'escalade de la course aux armements où un bouclier plus épais conduit à une flèche plus puissante et celle-ci à un bouclier plus épais et comme la surenchère des vantardises où un exploit imaginaire extraordinaire chez l'un amène l'autre à présenter un exploit imaginaire aussi extraordinaire, sinon plus. L'émulation présente aussi ce caractère d'interaction symétrique où de bonnes performances de l'un conduit l'autre à exhiber des performances au moins aussi bonnes.

Deux aspects des thérapies systémiques familiales donnent souvent lieu à des interprétations erronées. Le premier aspect qui donne lieu à des interprétations erronées est que les thérapies systémiques familiales ne sont pas des thérapies de groupe, ni des thérapies individuelles. Le terme de "thérapies interactionnelles" serait peut-être plus éclairant. En effet, elles se portent sur les interactions plutôt que sur les actants. Pour les interactions ou comportements, elles cherchent à identifier et les règles d'interaction au niveau supérieur du contexte de ces interactions. Ces thérapies systémiques familiales font partie du monde perçu et conçu en termes de relations, plutôt qu'en termes d'objets ou d'entités. Ce sont les relations qu'elles cherchent à identifier et , plutôt que les individus eux-mêmes. Le deuxième aspect qui donne lieu à des interprétations erronées est que les thérapies systémiques familiales sont centrées sur la formation ou la genèse du problème, plutôt que sur le problème actuel lui-même, c'est-à-dire sur les relations dans le processus qui a conduit d'une difficulté mineure à un problème majeur.

Les thérapies systémiques familiales ne sont pas des thérapies de groupe, leur caractère familial signifie qu'elles tiennent compte de l'interaction de tous les membres qui composent la famille, mais ne traitent pas tous les membres en groupe. L'accent est mis sur la façon dont les autres personnes (par rapport au "malade" désigné) entretiennent un comportement perturbé. Ce qui ne veut pas dire qu'elles peuvent en tirer un quelconque profit, mais seulement que les schémas (patterns ) interactionnels, c'est-à-dire les règles d'interaction, une fois établis, ont tendance, à cause de leur fonction homéostasique, à s'auto-perpétuer. Autrement dit, ils maintiennent le système d'interactions dans sa forme présente. Une approche systémique familiale n'exige pas que toutes les personnes, composant le système familial, assistent aux séances de thérapie. Un changement approprié dans un sous-système entraîne souvent une évolution majeure du système entier. Le "malade" désigné, à la limite, peut ne pas assister aux séances de thérapie.

Les expériences cliniques et familiales suggèrent que, dans les systèmes fonctionnant mal, les schémas de comportement existants, ici et maintenant, expriment souvent l'échec des tentatives inappropriées de résolution d'une difficulté mineure qui devient, alors, un problème majeur. Le cas de la dépression est typique d'une difficulté mineure de vie où un individu est las, triste, fatigué, dégoûté de tout et de rien. L'entourage, bien intentionné et plein de "bon sens", le sollicite de tout bord, cherche à le motiver, à l'animer à le faire agir ou à effectuer, à sa place, des tâches qu'il néglige. Ce qui a pour résultat de le rendre plus malheureux et plus incapable. À partir de la typologie logique de la hiérarchie de dépendance en niveaux de contrainte, de contexte ou d'ordres de réalité, ces thérapies systémiques cherchent à intervenir au niveau de la commande ou de la gouverne plutôt qu'au niveau où a lieu la difficulté elle-même, niveau des tentatives inappropriées du type "de plus en plus de la même chose" qui a conduit la difficulté mineure à devenir un problème majeur. En reprenant les cas du bègue, de l'insomniaque et du déprimé en exemples illustratifs, après vérification de leurs situations anatomique et physiologique, il s'avère que leur difficulté n'a pas de fondement organique. Le bégaiement, l'insomnie et et la dépression sont d'origine psychique et s'aggravent à travers des tentatives inappropriées de résolution.

Le bégaiement, au départ, est une difficulté mineure d'élocution où les mots se bousculent que tout le monde peut éprouver à un moment ou l'autre par un sentiment fort et intempestif de joie, de peine ou de peur. En voulant corriger cette bousculade des mots au seul niveau de la réalité physique où elle a lieu par l'attention portée sur une élocution lente et mesurée, cette attention devient rapidement une peur de bégayer qui augmente le bégaiement. Par difficultés, nous signifions des conditions gênantes que l'on peut surmonter par quelque mesure de "bon sens", comme s'alimenter ou boire lorsqu'on a faim ou soif ou s'habiller davantage quand il fait plus froid, sans avoir recours nécessairement à des techniques spéciales de résolution de problème. Plus généralement, cette situation vécue de difficulté, déplaisante, mais souvent très répandue, peut être mise en veilleuse en l'absence de solutions immédiates disponibles. Il s'agit pour la personne aux prises avec elle de s'en accommoder, au moins pendant un certain temps. Un renversement, dans le traitement paradoxal serait de proposer au bègue de bégayer encore en lui montrant des exemples célèbres d'acteurs qui ont fait du bégaiement leur marque de commence comme James Stewart et Dary Cowl.

Par problèmes, nous désignons des impasses, des situations inextricables, des dilemmes insupportables et ainsi de suite, que l'on crée et fait durer, souvent, en aggravant les difficultés initiales 1) soit par l'ignorance (signifiant à la fois ne pas savoir et ne pas vouloir savoir) de ces difficultés, 2) soit par la modification d'une difficulté inhérente à la situation en gardant constante la situation, 3) soit par une erreur de type logique en agissant au mauvais niveau, comme vouloir cesser de bégayer pour le bègue, dormir pour l'insomniaque, être joyeux pour le déprimé, alors que le bégaiement, le sommeil et la joie sont hors de contrôle de la volonté.

L'insomnie, pour ceux qui ont la difficulté à s'endormir, est un trouble banal, circonstanciel au départ, bien qu'irritant, que nous connaissons tous. Ils prennent d'habitude des mesures stériles du même ordre de réalité pour résoudre leur difficulté. L'erreur la plus répandue chez les insomniaques consiste à s'efforcer de s'endormir par un acte de volonté, pour découvrir finalement qu'ils restent complètement éveillés durant toute la nuit. Par sa nature, le sommeil est un phénomène qui vient spontanément, mais il ne peut l'être s'il est voulu. En voulant dormir, l'insomniaque se place dans une injonction paradoxale qu'il a formulé lui-même pour lui. Pourtant, c'est ce que fait, souvent, l'insomniaque dont le désespoir grandit en même temps que s'amplifie le tic-tac du réveil matin. Le traitement qu'il s'inflige pour résoudre une difficulté circonstancielle arrive à devenir un problème structurel. Pour l'insomniaque, les solutions de "bon sens" du type "de plus en plus de la même chose", au niveau où a lieu la difficulté, peuvent signifier changer de régime alimentaire, se coucher plus tôt ou plus tard, prendre des calmants ou des somnifères qui créeront une accoutumance, point de départ à une toxicomanie. Ces mesures inappropriées, loin de résoudre sa difficulté l?exaspère, là où la solution d'une difficulté devient elle-même un problème.

La dépression, au départ, est un état passager de tristesse ou de mélancolie que tout le monde peut éprouver à un moment ou l'autre et surtout au changement de saisons, principalement en automne, lorsque les feuilles mortes se ramassent à la pelle de la chanson de Prévert et l'arrivée des nuits froides de l'oubli et de l'hiver. Alors, rien ne paraît plus raisonnable et rationnel aux parents et aux amis que de " remonter " une personne triste. Cette tristesse peut exprimer quelque difficulté de vie momentanée. Il est, alors, courant que la personne triste ne se sentira pas mieux, mais au contraire s'enfoncera davantage dans sa tristesse. Voyant cela, l'entourage redouble d'efforts pour lui faire voir le bon côté des choses. Suivant la "raison" et le "bon sens", ils ne peuvent pas se rendre compte (la personne triste ne pouvant pas le leur dire, par bienséance, par politesse ou par gratitude) que leur aide, finalement, consiste à exiger de la personne triste des sentiments de joie et d'optimisme, mais pas de sentiments de tristesse et de pessimisme. La personne triste est maintenant déprimée, envahie de sentiments d'échec, de dévalorisation et d'ingratitude envers ceux qui l'aiment tant et qui font tout pour l'aider, au lieu d'un simple état passager de tristesse à l'origine. Pour le bègue, le traitement paradoxal consiste à recadrer sa situation où le bégaiement d'un handicap devient un avantage et à lui recommander, dès lors de bégayer encore davantage. Ce traitement n'est paradoxal que par rapport à la "raison" et au "bon sens" qui ont conduit une simple difficulté d'élocution, sans aucune atteinte physique, momentanée dûe à un accès fort et intempestif de joie, de peine, de peur ou de colère à un problème d'élocution.

Pour l'insomniaque, le traitement paradoxal consiste à recadrer sa situation d'inquiétude à trouver le sommeil en situation de quiétude de ce temps supplémentaire à lui offert pour lire, écrire ou faire tout ce qu'il veut et qu'il ne peut pas le faire dans la journée, faute de temps, et à lui recommander, surtout de ne pas dormir. Probablement épuisé et calmé à la tâche, il va s'endormir sur l'ouvrage. Pour le déprimé, le traitement paradoxal consiste à recadrer la tristesse et l'inaction en sérénité et maturation de l'action prochaine, en contraste à l'agitation désordonnée d'un optimisme débordant et à lui proposer de voir les difficultés encore plus nombreuses et plus difficiles à surmonter et de profiter de cet état de tristesse, de questionnement, d'anxiété et de grâce, finalement, pour "grandir" intellectuellement et affectivement. En effet, la dépression, de l'Économique à la Psychologie, est un état de crise ou de défaillance de la régulation à la reproduction de l'identique qui permet de questionner les anciennes habitudes et de trouver de nouvelles aptitudes, à la manière de l'aphorisme de Marshall Mc Luhan "Breackdown is Breackthrough " où une déprime est en même temps une percée.

Les difficultés financières, du budget familial à celui de l'État, en passant par l'entreprise, deviennent rapidement des problèmes financiers en intervenant directement au seul niveau où elles ont lieu, c'est-à-dire au niveau quantitatif des écarts entre les revenus et les dépenses, par des solutions raisonnables, rationnelles et de bon sens dans les emprunts bancaires ou ailleurs pour combler ces écarts, au lieu de questionner sur leur sens, au niveau du contexte des revenus et des dépenses. Des familles, des entreprises et des sociétés se sont écroulées sous des dettes, de quelque nature, en essayant de solutionner des difficultés en faisant intervenir le contraire qui est de l'ordre du "plus de la même chose". Questionner au niveau du contexte des revenus et des dépenses, c'est révéler les attitudes, c'est-à-dire les préférences qui leur confèrent significations et valeurs. Alors, le traitement paradoxal consiste à recadrer ces difficultés financières comme un moment (aussi "instant" que "rapport de forces" dans la famille, l'entreprise et la société) favorable pour mettre à jour les significations et les valeurs conférées aux dépenses et aux revenus. Il est paradoxal en intervenant au niveau supérieur de la gouverne. Avec les exemples illustratifs du bégaiement, de l'insomnie, de la dépression et de la dette, on remarque les interventions inappropriées qui aggravent la difficulté initiale en problème sont des solutions de l'ordre du contraire. Nous avons déjà vu que l'action et la réaction sont au même niveau de type logique, de dépendance ou ordre de réalité et que souvent les symétries inappropriées conduisent à des oppositions imaginaires dans ces "contraires".

Toutes ces solutions rationnelles, raisonnables et de bon sens à une difficulté restent dans le même cadre ou sont au même niveau de contrainte ou ordre de réalité que celui de la difficulté. Elles sont analogues à celles du baron de Münchhausen, nous dit la légende, qui se tire les cheveux lui-même pour se sauver, ainsi que son cheval de la noyade. La formation du problème majeur à partir d'une difficulté mineure suit une partition à deux voies dont la première est le déni de la difficulté et la deuxième est dans ces "terribles simplifications" en aplatissant les niveaux de contrainte ou les ordres de réalité à celui où à lieu la difficulté par des solutions qui sont les contraires à la difficulté, comme une embardée à droite de l'automobile sur une route glissante corrigée par un grand coup de volant à gauche qui ne fait qu'augmenter l'amplitude de l'embardée et ainsi de suite jusqu'à la sortie de route. Le déni, comme "mécanisme de défense", a une grande importance dans la théorie psychanalytique et concerne des "pulsions" et des désirs "inconscients" que l'on empêche d'accéder au niveau conscient, en niant leur existence. Dans les thérapies systémiques familiales, le déni fait partie de l'art du camouflage pour garder la stabilité de l'individu, la "façade" de la famille ou l'homéostasie du groupe.

Alors, c'est l'art de cacher la poussière sous le tapis pour faire "bonne figure" sans trop de peine et souvent par conformisme social devenu une habitude de vie. La socialisation de l'enfant ou de l'adulte consiste à lui enseigner ce qu'il doit ou ne doit pas dire, entendre, faire, penser, sentir et ainsi de suite. Dans les familles pathologiques, c'est certainement la nécessité de maintenir une "façade" ou un "mythe familial" que l'on retrouve à l'échelle des entreprises et des nations et qui constitue la première et la plus importante des raisons de ce déni des difficultés. Ces difficultés cachées sont des "secrets de polichinelle" pour préserver la "ligne générale du parti". En effet, les "lignes générales du parti" ont la même fonction que les "mythes familiaux", mais à une échelle plus grande, dans la différence quantitative et l'identité qualitative. De telles situations peuvent s'aggraver considérablement et devenir pathogènes lorsqu'on dénie, non seulement l'existence de difficultés, mais encore celle du déni. Les deux dénis sont à des niveaux distincts du déni et du méta-déni ou déni du déni, comme le désaccord sur les idées et les opinions dans un débat et le désaccord sur la tenue d'un débat d'idées et d'opinions.

Les "terribles simplifications" sont dans la simplicité, la similarité, la symétrie et l'opposition précédemment mises en discussion. En faits, ces thérapies systémiques familiales font partie de l'approche écosystémique avec ses paradoxes en idées de la théorie.

Il y a aussi des conduites paradoxales dans les stratégies doubles ou multiples. Yves barel ("Le paradoxe et le système. Essai sur le fantastique social", PUG, 1979) a séployé en compromis, compartimentage et double contrainte dans le reproduction sociale que l'on peut retrouvées et utilisables dans les thérapies systémiques familiales de changement, de passage ou de transition qui sont des phénomènes paradoxaux dans la coexistence indissocialble et les références mutuelles du fluctuant et de l'invariant, de la différence et de la similarité. En effet, le changement est inconcevable en dehors de la permanence ou de la stabilité et réciproquement, comme l'identification l'est en dehors de la différenciation.Le compromis n'est pas une conciliation, un moyen terme ou un produit "bâtard ou encore un mythique "juste milieu",comme le veut le sens commun, qui consiste à rejeter les extrêmes ou "contraires" et prendre le reste. Le compromis est une manière d,agir caractérisée par la mise en oeuvre des extrêmes ou contraires dans l'unité de temps et de lieu, comme la marche bipédique avec les deux pieds. L'exemple illustratif est Paul Watzlawick à la fois de formation psychanaytique jungienne et co-fondateur des thérapies systémiques familiales. L'exemple illustratif en histoire est le "compromis typiquement chinois" (Thanh H. Vuong, "Études Internationales", Vol. XVIII, No. 3, p. 550) où le souverain d'Annam est à la fois "roi" à l'usage externe et "empereur" à l'usage interne pour éviter un conflit sanglant avec l'État des Han qui a déjà une impérat

[] L'approche cognitivo-comportementale

Elles résultent de l?association des thérapies comportementales et des thérapies cognitives. Les thérapies comportementales ont pour socle théorique d?une part le conditionnement et les théories de l?apprentissage social (Albert Bandura) d?autre part qui ouvrent sur le monde des représentations. L?objectif est la guérison symptomatique : la phobie, l?obsession, l?addiction, le délire sont des symptômes cibles, résultant d?un désordre biochimique ou d?un mauvais apprentissage, qu?il convient de faire disparaître. Le thérapeute utilise pour se faire l?immersion durable dans la situation pathogène, l?aversion, l?inhibition réciproque, le renforcement positif et négatif. Les thérapies cognitives s?inspirent des théories de l?intelligence artificielle. Leur visée est la « restructuration cognitive ». Les « schémas cognitifs » sont stockés en mémoire et considérés comme déterminés par les prédispositions biologiques innés et l?apprentissage. Ils sont activés par des stimulations ou des émotions semblables a celles qui ont été vécus lors de leur stockage. Les distorsions cognitives (inférence, abstraction sélective, surgénéralisation, maximalisation, minimalisation, raisonnement dichotomique, personnalisation?) expliqueraient la pathologie mentale.


Le thérapeute est actif et directif et garde avec le patient une bonne relation; il lui est lié par un contrat prédisant les résultats escomptés, et il encourage le patient a prendre un rôle actif. Ses interventions sont centrées sur l?ici et maintenant. L?investigation sur les éléments cognitifs (pensées, images, comportements, émotions) induit un décentrement et donc une métacognition qui rend possible la restructuration cognitive

[] Les intervenants

[] Services sociaux

[] Services de secours d'urgence

[] Bénévoles

[] Psychothérapeutes

[] Psychanalystes

Psychanalyse et psychothérapie: autour de la réglementation: questions de laïcité

[] Psychologues

Voir aussi Psychologue
Les psychologues sont titulaire d'au moins un DESS de psychologie (dit aujourd'hui Master de science humaine mention psychologie). Ce titre est protégé par la loi française.

Les psychologues doivent connaitre et suivre le code de déontologie des psychologues depuis le 22 Mars 1996 garant de l' éthique de la psychologie.

Les psychologues ont une approche différente des psychiatres (même s'ils travaillent ensemble). En effet, les premiers se basent essentiellement sur la théorie, et sur la source du "problème", tandis que les psychiatres peuvent avoir une approche plus centrée sur des symptômes et syndromes (Le manuel de référence des maladies psychiatriques, le DSM, se veut athéorique).

[] Psychiatres

Voir aussi Psychiatre
En France, les psychiatres ont une formation de médecin : tronc commun pendant 6 années, puis 4 ans de spécialisation. Ils sont donc habilités à prescrire des médicaments, et leurs consultations peuvent être remboursées car ce sont des consultations médicales (cependant, les psychiatres pratiquent parfois des techniques psychothérapiques dans lesquelles la participation financière du patient est censée avoir une vertu thérapeutique et demandent donc un paiement sans remboursement).

Les psychiatres exercent dans le public (hôpital, dispensaire, CMP) ou le privé (cabinet, clinique).

Le terme "psychiatre" ne présume pas de la technique thérapeutique utilisée (Cf. psychothérapies), mais de l'inscription au conseil de l'ordre des médecins.

[] Le consentement de la personne & la confidentialité

[] Les passages de relais entre intervenants

Pour l'instant, en France, il semble que rien ne soit organisé et que ce soit au patient lui-même de s'orienter.

[] Concepts communs

[] Transfert

Voir aussi Transfert
C'est un phénomène, comparable à l'amour, qui conduit le patient à idéaliser le thérapeute et à en devenir dépendant. Lorsque l'on connaîtra l'origine des sentiments, ce phénomène pourra être compris et utilisé de manière appropriée.

[] Contre-transfert

Voir aussi Contre-transfert
Le contre transfert n'est pas un élément qui se situe du côté du patient mais de celui du thérapeute. Le contre transfert désigne la réaction du thérapeute soumis à ses sentiments à l'égard du patient. Ce dernier influe sur la sensibilité inconsciente du thérapeute, entraînant des répercussions sur la relation thérapeutique.

[] Décompensation

C'est un phénomène qui peut arriver indépendamment d'une psychothérapie, mais qui au cours d'une psychothérapie se produit généralement parce que le travail thérapeutique a mis à jour des problèmes lourds qui n'étaient pas où peu soupçonnables.

La mise à jour peut provoquer un effrondrement général de la personnalité consciente du patient, en entrainant des conséquences allant de la forte dépression jusqu'au suicide ou à l'agression de tiers.

[] Réglementations

[] Réglementation en Belgique

Depuis 5 ans, les ministres de la santé successifs ont décidé de légiférer les professions de santé mentale. Quatre d'entre elles sont tout particulièrement visées : les psychologues cliniciens, les sexologues cliniciens, les ortho-pédagogues et les psychothérapeutes.


Différents projets ont été élaborés, mais aucun ne faisant l'unanimité n'a débouché sur une législation. En caricaturant un peu les positions en présence, il y a essentiellement deux tendances : La première considère que ces professions doivent être des professions de la santé (sans différenciation entre santé somatique et psychique) et, à ce titre, faire partie de l'arrêté 78 qui régit les professions médicales et paramédicales.

[suite]

[] La mise en place d'une réglementation en France

Actuellement, en France, le titre de psychothérapeute ne fait l'objet d'aucune réglementation et tout à chacun peut donc s'en prévaloir sans formation ni contrôle de l'activité.

Le député UMP Bernard Accoyer avait déposé un amendement dans le sens d'une mise en place d'une réglementation, mais devant les réactions très négatives des professionnels du secteur. Cet amendement semble ne pas devoir entrer en vigueur tel que, voire devoir être retravaillé pour une mise en place ultérieure.

Outre psychothérapeute on rencontre également les terminologies:

  • thérapeute,
  • coach (notamment quant il s'agit de prestations en entreprise).

Les problèmes principaux que pose cette absence réglementation actuelle:

  • la validation de leurs techniques et pratiques (efficacité de leurs outils, etc.),
  • la validation de leur niveau de formations,
  • la délimitation du champ de leurs activités par rapport à celle des autres professions pouvant être concernées:
  • les points et modalités de passages de relais entre les différentes professions pouvant être impliquées,
  • leur référence déontologique.

La mise en ?uvre d'une réglementation étant, de plus, rendue complexe du fait des nombreux types de pratiques existantes.

Néanmoins, il semble que la démarche de mise en place d'une réglementation et d'instances de régulation soit désormais perçue comme une nécessité. Ce qui permet de penser que cette situation de vide juridique sera prochainement résolue tout en prenant en compte l'existant.

[] Réglementation au Luxembourg

[] Réglementation au Québec

Le titre de psychologue est reconnu au Québec. La législation est claire et stipule les études nécessaires pour l'obtention du titre, les règles de déontologie ainsi que les divers réglementations concernant les rouages internes de l'ordre professionnel des psychologues du Québec. Cependant l'acte de psychothérapie n'est pas un acte réservé. De nombreuses discussions ont eut lieu lors des années 2003-2004 et se tiendront certainement en 2005 et ce, auprès de divers ordres professionnels (psychologues, travailleurs sociaux, infirmières, ergothérapeutes). Ces discussions visent à statuer sur l'acte de psychothérapie dans le respect des spécificités de chaque ordre professionnel et afin de protéger le public québécois (qui ont s'en doute ne différencie pas facilement entre psychologue et psychothérapeute, psychanalyste...). A noter que le titre de psychiatre est reconnu légalement. Donc c'est à suivre...

[] Réglementation en Suisse

Les titres de psychologue et de psychologue-psychothérapeute ne sont pas encore protégés en Suisse. Cela signifie que n'importe qui peut prétendre être « psychothérapeute » ou proposer des services « psychologiques », sans avoir aucune formation dans le domaine. Néanmoins, il est prévu qu'un avant-projet de loi soit soumis à consultation autour d'avril 2005, dans le but de protéger les usagers et de permettre une reconnaissance aux professionnels. Actuellement, la seule manière pour les psychologues de faire valoir officiellement leur formation (licence universitaire suivie ou non d'une formation postgraduée) est de s'affilier à la Fédération Suisse des Psychologues(FSP), ce qui leur permet de porter le titre de « psychologue FSP » ou de « psychologue spécialiste en psychothérapie FSP », entre autres titres prévus.

En ce qui concerne les psychiatres, leur titre est (bien entendu) protégé depuis longtemps.

[] Réglementations dans les autres pays francophones

[] Voir aussi

[] Articles connexes

[] Bibliographie

[] Liens externes

[] Notes et références

<references/>lt:Psichoterapija

 
Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychothérapeute
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