Saisir un mot clé:
 
 

Révolution_sexuelle

Ce site est un miroir du site http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil

google_ad_height = 15; google_ad_format = "728x15_0ads_al"; google_ad_channel =""; google_color_border = "f9f9f9"; google_color_bg = "FFFFFF"; google_color_link = "0000FF"; google_color_url = "008000"; google_color_text = "000000"; //-->

Un article de Wikipedia.y-project.com.

Image:Icone a verifier.png Il a été demandé de vérifier cet article, à cause d'un problème lié soit à la forme de l'article (style, orthographe...), soit au fond de l'article (validité des informations, neutralité...). Vous êtes invité à venir en discuter et proposer votre aide sur les pages à vérifier.
Important : si vous retirez ce bandeau, veillez à traiter l'article en conséquence dans les pages à vérifier.

On nomme révolution sexuelle les changements substantiels du comportement et des m?urs sexuelles en Occident vers la fin des années 1960 au début des années 1970.

Sommaire

[] Introduction

Quelques historiens prétendent que la révolution sexuelle ne fut pas un abandon complet des attitudes sexuelles occidentales prééxistantes mais plutôt une libéralisation après une période conservatrice qui a existé seulement entre les années 1930 et les années 1950. Selon eux, la guerre froide a établi une identité socialement conformiste et tournée vers le paraître extérieur.

Dans la pratique, le grand succès en France du roman La garçonne, de Victor Margueritte, publié en 1922 ne semble pas confirmer cette thèse, et en Europe on l'impute plus volontiers à la diffusion graduelle dans les populations des écrits de Sigmund Freud, Margaret Mead, etc.

Aux États-Unis, ce conformisme prend des traits puritains, en contradiction avec des comportements sexuels humains normaux ou même, ironiquement, ceux établis par la culture. En réaction à cette période de puritanisme de guerre froide, une révolution culturelle aurait eu lieu sous la forme d'une « révolution sexuelle ».

Le degré de modifications réelles des comportements sexuels résultant de cette révolution sexuelle reste incertain. Pour plusieurs observateurs, le changement principal n'est pas que les gens ont plus de rapports sexuels ou des formes nouvelles de sexualité, mais simplement qu'ils en parlent plus ouvertement que les générations précédentes. Cette hypothèse ne semble encore pas s'appliquer à la France, où les discussions tenues par les ménagères autour du lavoir de leur village étaient réputées pour leur verdeur.

Pour l'historien David Allyn, c'est une période où on se montre plus tolérant, pour le sexe prénuptial, la masturbation, les fantasmes érotiques, la pornographie et, éventuellement, l'homosexualité.

Le comportement sexuel de la grande majorité des femmes date pourtant d'une génération après le début de la "révolution". Les femmes arrivant à la maturité sexuelle après environ 1984 ont des comportements similaires à ceux admis en général chez les hommes, sauf dans les foyers les plus religieux. Elles mentionnent davantage de partenaires, deux à trois, et commencent les rapports sexuels classiques trois à cinq ans avant les femmes de la génération des années 70. Ce changement de comportement est rarement signalé, parce que ne faisant plus alors sensation.

La poésie "Annus Mirabilis" de l'auteur britannique Philip Larkin (1974) cristallise l'esprit de la révolution sexuelle. Voici la première strophe :

Les rapports sexuels ont commencé
en mille neuf cent soixante-trois 
(qui étaient plutôt tardif pour moi)
- 
entre la fin d'interdit de "Chatterley"
et le premier disque des Beatles en LP. 

(lire la poésie entière en anglais.)

Mais des écrits de La Fontaine comme le suivant (qui n'est pas isolé à son époque) suggèrent que dans certaines classes sociales la "révolution sexuelle" n'a nullement attendu le XXe siècle :

Aimons, foutons, ce sont des plaisirs
Qu'il ne faut pas que l'on sépare;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l'âme a de plus rare.
D'un vit, d'un con et de deux c?urs
Naît un accord plein de douceurs
Que les dévots blâment sans cause.
Amaryllis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de choses,
Foutre sans aimer, ce n'est rien.


Larkin ne mentionne pas l'arrivée de la pilule en 1960, mais il pourrait - la possibilité d'une sexualité n'impliquant plus de risque de grossesse - marquer la naissance de la révolution sexuelle et la transition vers le libéralisme sexuel. Un retour en arrière a lieu plus tard, les positions morales au sujet de la sexualité devenant nettement plus conservatrices dans les années 1980, en partie en raison de la crainte du SIDA. Une seconde vague vient avec Michel Houellebecq qui, dans son premier roman Extension du domaine de la lutte entend montrer que le libéralisme sexuel conduit aux mêmes situations instables que le libéralisme économique.

[] Rapprochement avec l'ère pré-chrétienne

La révolution sexuelle est une conséquence d'un processus d'histoire récente. Le développement d'une société moderne voit l'effondrement des valeurs d'une moralité enracinée dans la tradition judéo-protestante (la société catholique, où le divorce est interdit, se montre moins répressive, de fait, envers l'adultère, en dépit de son discours) et l'émergence de sociétés permissives, ainsi que d'attitudes qui acceptent une plus grande liberté sexuelle, et une expérimentation qui se répand partout dans le monde, et qui se manifeste dans l'expression «amour libre». Ce phénomène peut être assimilé à un retour vers certaines valeurs d'avant le moralisme chrétien, comme celles de la Grèce, ou de la Renaissance - ce dernier élan ayant été brisé par l'explosion de la syphilis.

Pendant ces périodes, les codes sexuels et moraux sont bien différents, bien plus libres même que celui du monde d'après les sixties, comme le montre le rôle social tenu par la pédérastie. Il existe des dieux spécifiques de l'amour comme l'Éros grec, dont le mot "érotique" est dérivé, et le Cupidon romain, à l'origine de l'actuelle fête païenne de la Saint-Valentin. Dans la mythologie grecque, ces divinités séduisent, créent la convoitise, et suscitent diverses pratiques, parfois même le viol, connues dans diverses représentations graphiques, en violent contraste avec les enseignements de l'Église.

[] Révolutions modernes

La révolution industrielle du dix-neuvième siècle et la croissance de la science et de la technologie, médecine et santé ont comme conséquence la fabrication de meilleurs contraceptifs. Les avancées dans la fabrication et la production du caoutchouc rendent possible la fabrication des préservatifs qui peuvent être employés par des centaines de millions d'hommes et de femmes pour empêcher la grossesse, à bas coût. Les avancées en production d'acier et en immunologie rendent l'avortement médical plus accessible. Les progrès en chimie, pharmacologie, et connaissance de la biologie et physiologie humaine, et toutes les sortes de nouvelles drogues mènent à la découverte et à la perfection des contraceptifs oraux également connus sous le nom de "pilule".

Les nouveaux médicaments comme le Viagra permettent à des hommes se croyant impuissants d'avoir à nouveau des érections et augmentent l'endurance des autres. L'achat des aphrodisiaques et jouets sexuels divers devient ludique. Le sadomasochisme soft ("S&M") gagne en popularité, et les divorces unilatéraux "sans faute" deviennent légaux et beaucoup plus faciles à obtenir dans plusieurs pays pendant les années 60 et les années 70.

Tous ces développements ont lieu en même temps qu'une augmentation de l'alphabétisation dans le monde et un déclin des pratiques religieuses. Des préceptes comme le "Croissez et multipliez" de la Genèse, ne semblent plus appropriés dans des pays développés. Les écrits d'Herbert Marcuse et de Wilhelm Reich se référant parfois à Karl Marx fournissent à l'ensemble une sorte de justification politique.

[] École freudienne

Pour Sigmund Freud de Vienne, les origines du comportement humain sont enracinées dans la libido. Cette nouvelle "science" moderne de psychoanalyse révolutionne l'image de soi d'une culture entière. La pudeur victorienne est remplacée par une nouvelle conscience du désir sexuel. Les hommes ont un complexe d??dipe et les femmes ont une envie de pénis. Le sein de la mère est la source de toute sensation érotique de la vie postérieure.

Cette nouvelle philosophie est le soutien d'une nouvelle idéologie intellectuelle et culturelle du nouvel âge de la franchise sexuelle. Pourtant, cette théorie est largement critiquée par des professionnels dans le domaine. Les disciples anarchistes de Freud, Otto Gross et particulièrement Wilhelm Reich, qui inventent l'expression célèbre « révolution sexuelle », développent une sociologie de sexe dans les années 20 et 30.


[] Les vedettes du cinéma font leur début

Des femmes et des hommes extrêmement beaux et attirants tiennent désormais les premiers rôles, devenant de véritables vedettes de film choisis rigoureusement sur des critères physiques. Quand elles jouent des scènes romantiques, embrassant, étreignant, et flirtant, une culture entière se transforme, il devient plus acceptable de montrer des sentiments d'affection en public.

Les habitudes très conservatrices du début du vingtième siècle cèdent la place à un climat érotique croissant popularisé par l'industrie cinématographique hollywoodienne. La nudité à l'écran est rare, aux débuts du cinéma. Mais, progressivement, les gens deviennent plus tolérants vis à vis de la nudité partielle pour les hommes, et de l'affichage des seins pour les actrices, d'abord dans les « films adultes », et plus tard dans les films plus grand public.

L'invention de la télévision permet aux scènes amoureuses et romantiques d?être diffusées dans n'importe quel logement. Une catégorie d'acteurs particulièrement bien dotés en charisme et en sex appeal émerge. Les plus célèbres ne sont plus de simples stars, ils deviennent des icônes, des dieux et des déesses. Ainsi une culture entière apparaît, immergée et érotisée par le film et la culture TV. De belles femmes comme Mae West, Marilyn Monroe, Raquel Welch, Brigitte Bardot, Jane Fonda, Sophia Loren, Madonna, imitées par les bimbos actuelles, ont exposé explicitement leur aura sexuelle dans les castings dont étaient friands les medias de l'image. Aujourd'hui, une scène d'amour par film est devenu la norme.

[] Kinsey et Masters et Johnson

Vers la fin des années 40 et au début des années 50, Alfred C. Kinsey publie deux vastes enquêtes statistiques sur le comportement sexuel moderne.

En 1948, Alfred C. Kinsey et ses collègues, répondant à une demande d'information des étudiant(e)s de l'université de l'Indiana sur le comportement sexuel humain, publient le « Comportement sexuel de l'homme » (Sexual behavior in the human male), et, cinq ans après, le « Comportement sexuel de la Femme » (sexual behavior in the human female). Leur publication amorce une révolution dans les représentations de la sexualité, et met la sexualité humaine en lumière. À l'époque, la moralité publique réprouve les discussions ouvertes à propos de sexualité humaine, et plus particulièrement sur les comportements sexuels qui n'ont pas pour finalité la procréation.

Les livres de Kinsey, qui étudient par exemple la fréquence de diverses pratiques sexuelles comme l'homosexualité, font scandale, beaucoup estimant que l'étude du comportement sexuel risque de briser la structure familiale et de détériorer la société américaine.

Ces livres constituent une base pour le travail de Masters et Johnson, dont l'étude initiale appelée « Les réactions sexuelles », parue en anglais en 1966 (Human sexual response), explicite la physiologie de la clinique de la sexualité.

[] Madame Chatterley, Tropique du Cancer et Fanny Hill

Aux États-Unis, de 1959 à 1966, des interdictions contre ces trois livres au contenu érotique explicite sont demandées aux tribunaux, et refusées.

Un peu auparavant, une réforme des règlements (aussi bien que des coutumes locales et des actions de surveillance) détermine ce qui peut et ne peut pas être publié. Par exemple, le service des douanes des États-Unis interdit Ulysse de James Joyce, en refusant son importation. Le grand poids porté par l'index Librorum Prohibitorum de l'église catholique parmi des catholiques constitue un boycott effectif, efficace, et immédiat de tout livre qui y est recensé. La « Watch and Ward Society », une création en grande partie protestante inspirée par Anthony Comstock, fait de la chasse à l'outrage un sprot national.

En 1959, Grove Press publie la version non expurgée de L'amant de Lady Chatterley par D.H. Lawrence. La poste des États-Unis confisque des copies envoyées par courrier. L'avocat Charles Rembar poursuit en justice le receveur du bureau de poste de New York, et gagne à New York, puis en appel fédéral.

En 1965, Tom Lehrer célébre l'appel érotique du roman dans sa chanson gaiement satirique "Smut" avec le couplet "qui a besoin d'un passe-temps comme le tennis ou la philatélie a obtenu un passe-temps : relecture de Madame Chatterley."

Le roman Tropique du Cancer de 1934 d'Henry Miller contient des passages sexuels explicites et ne peut pas être publié aux États-Unis ; une édition imprimée par la Presse Obélisque à Paris voit des copies pénétrer en contrebande aux États-Unis. (En 2003, des bouquinistes demandent plus 7500 $ pour cette édition.)

En 1961, Grove Press publie une copie de l??uvre et des procès sont intentés contre des douzaines de libraires différents en beaucoup d'États qui le vendent. La question est finalement réglée en 1973 de la Cour suprême des États-Unis en par l' arrêt Miller contre état de Californie. Par cette décision, la cour définit l'obscénité par ce qui s'appelle maintenant le Test Miller. Selon Wikipedia Anglophone, "Aux États-Unis, la pornographie inconditionnelle est légale à moins qu'elle contredise le Test de l'obscénité de Miller, ce qu'elle ne fait presque jamais."

En 1965, Putnam publie le roman Fanny Hill de 1750 de John Cleland. Charles Rembar fait appel d'une décision de justice jusqu?à la cour suprême des États-Unis, et gagne.

Dans l'arrêt Mémoirs contre État du Massachusetts, la Cour décide que le sexe est « une grande et mystérieuse force motrice dans la vie humaine » et que son expression en littérature est protégée par le Ier amendement de la Constitution. La principale réserve est qu'une incitation « à l'intérêt lascif » pourrait être interdit. Dans une expression célèbre, la cour indique que l'obscénité est « tout à fait sans importance sociale rédemptrice », et que, inversement, aucune oeuvre d'un peu d'importance sociale n'est obscène, même si elle contient des passages isolés susceptibles de « diffamer ou corrompre » quelques lecteurs.

Cette décision est particulièrement importante, parce que, des trois livres mentionnés, Fanny Hill est celui qui fait le plus appel à l'intérêt lascif, par rapport à ses mérites littéraires et son "importance sociale rédemptrice". Considérant que si une version expurgée de L'amant de Lady Chatterley avait été éditée par le passé, aucune version expurgé de Fanny Hill ne l'avait jamais l?été (et il est difficile même d'imaginer le produit d'un telle entreprise). En permettant la publication de Fanny Hill, la Cour suprême place la barre pour n'importe quelle interdiction si haute que Rembar lui-même considère la décision de 1966 comme « la fin de l'obscénité ».

[] Les manuels de sexe non-fiction

Les décisions de cour qui légalisent la publication de Fanny Hill ont un effet bien plus important: libéré des craintes d'action judiciaire, les travaux de non fiction au sujet du sexe et la sexualité apparaissent.

En 1962, on publie Le sexe et la fille célibataire : Le guide de la femme célibataire des hommes, des carrières, de l'appartement, du régime, de la mode, de l'argent et des hommes de Helen Gurley. Le titre lui-même aurait été impensable une décennie plus tôt. (En 1965 elle transforma la revue Cosmopolitain en manuel de la vie pour de jeunes femmes de carrière)

En 1969, Joan Garrity, s'identifiant seulement en tant que "J.", publie La Manière de devenir une Femme Sensuelle pleine des conseils pratiques, par exemple pour améliorer la dextérité de la langue. La même année voit l?apparition du livre de Dr David Reuben Tout que vous avez toujours voulu savoir le sexe (mais avez peur de demander). En dépit de la dignité des qualifications médicales de Reuben, ce livre est allègre dans la tonalité.

Pour beaucoup de lecteurs, il tient exactement sa promesse. Une matrone d'une petite ville dans le Wisconsin déclare : « jusqu'à ce que j'aie lu ce livre, je n'avais jamais réellement su avec précision ce que les homosexuels faisaient. »

En 1970, la Collectivité de la Santé des Femmes de Boston publie Les femmes et leurs corps (devenu célèbre un an après sous son second titre, Nos corps, nous-mêmes). Ni traité ni manuel érotique de sexe, le livre comporte pourtant des descriptions franches de la sexualité, et des illustrations, interdites quelques années plus tôt.

L?année 1972 est marquée par La joie du sexe : Un guide gastronome de faire l'amour d'Alex Comfort.

En 1975 « Zeig Mal! Montrez-Moi! » de Will McBride, écrit avec le psychologue Helga Fleichhauer-Hardt pour des enfants et leurs parents, paraît aux librairies des deux côtés de l'Océan atlantique. Apprécié par beaucoup de parents pour sa description franche pour des préadolescents découvrant et explorant leur sexualité, il scandalise des autres. Par la suite, il est retiré de la circulation aux États-Unis et dans quelques autres pays. Il a été suivi en 1989 par « Zeig Mal Mehr! » (Montrez-moi davantage !).

Ces livres ont un certain nombre de points en commun. Ils sont concrets, et, de fait, éducatifs, au niveau d'un lectorat traditionnel. Empilés sur les tables des librairies, ce sont des sélections des clubs de livre, et leurs auteurs sont invités dans des spectacles, télévisés ou non, de fin de soirée, et font des lectures publiques. Dans la classe moyenne respectable, à la maison, Play-Boy et Fanny Hill peuvent être présents mais hors de la vue. Au moins, certains de ces livres peuvent figurer sur une table de café.

Plus important, tous ces livres reconnaissent et célèbrent la culture consciente du plaisir érotique. La contribution de tels livres à la révolution sexuelle ne doit cependant pas être exagérée.

Des livres écrits plus tôt comme « Ce que chaque fille devrait connaître » de Margaret Sanger (1920) et « Un manuel de mariage » (Hannah et Abraham Stone, 1939) cassent le silence total dans lequel beaucoup de gens, femmes en particulier, ont grandi.

Dans les années 50, aux États-Unis, il est finalement devenu rare que les femmes aillent à leur nuit de mariage encore ignorantes. Mais la discussion ouverte du sexe comme du plaisir, et les descriptions des pratiques et des techniques sexuelles, sont vraiment révolutionnaires. Certaines pratiques peuvent être connues des adultes par ouï-dire, mais sans qu'on sache si c'est du réel ou de la fiction pornographique.

Est-ce "normal," ou psychopathologique ? (Quand nous employons des mots tels que le fellation nous employons toujours la terminologie de Psychopathia Sexualis de Krafft-Ebing). Les dames mariées font-elles ces choses, ou seulement les prostituées ?

Le rapport de Kinsey indique que ces pratiques sont, pour le moins, étonnamment fréquentes. Les autres livres confirment, comme celui du Dr Irene Kassorla en 1980, que « Les filles gentilles le font ? et maintenant vous pouvez aussi » !

[] Elvis fait remous

Pendant les années 50 un chanteur / acteur particulier, Elvis Presley, présente un manière très lascive de danser en utilisant des mouvements de son corps d'une façon sexuellement suggestive. C'est "Elvis the pelvis" pour ses mouvements de hanche distinctifs. Les millions de jeunes femmes deviennent ses fans, et lui leur "idole".

Sur la scène et en concert, des milliers de jeunes femelles couinent, poussent des cris perçants et pleurent. C'est un facteur important dans la « perte d'inhibition » et la « rébellion de la jeunesse » des années 50 et 60.

[] Médecine et sexe

Le développement des antibiotiques dans les années 40 rend la plupart des maladies vénériennes autrefois graves guérissables, enlevant la peur et la menace des maladies sexuellement transmises telles que la syphilis.

Au début des années 60, la pilule devient disponible et accessible ; d'abord pour les femmes mariées seulement, puis aussi pour les femmes célibataires. Avec les menaces jumelles de la maladie et de la grossesse enlevées, plusieurs des contraintes traditionnelles sur le comportement sexuel semblent injustifiées.

Puisque les maladies sexuellement transmises sont faciles à traiter, une grande partie de la génération « baby boom » d?après la deuxième guerre expérimente la pratique sexuelle hors mariage.

L'arrivée de l'herpès génital et le SIDA ramène le balancier en direction inverse, mais les tendances modernes sont vers l'éducation sexuelle et le sécuri-sexe plutôt qu'un retour au puritanisme sexuel.

[] Contraception

L'apparition des méthodes de contraception permettent aux hommes et de femmes de contrôler leur reproduction. La disponibilité de préservatifs en latex bon marché, pour les hommes et du stérilet et des contraceptifs oraux pour les femmes contribue à libérer la sexualité de la menace de la grossesse, dissociant rapports sexuels et procréation.

[] La révolution sexuelle en Angleterre

Au Royaume-Uni, la nouvelle génération grandissant après la Seconde Guerre mondiale est fatiguée du rationnement et l'austérité des années 1940 et les années 1950 et des valeurs victoriennes de leurs aînés. Et ainsi les années 1960 sont un moment de rébellion contre les modes ternes et la moralité stricte de la génération précédente.

Le premier soupçon de changement des attitudes arrive en 1960, quand le gouvernement essaie sans succès de poursuivre Penguin Books pour obscénité, pour avoir édité L'amant de Lady Chatterley, le roman de D.H. Lawrence, interdit depuis les années 1920 pour son contenu choquant.

Mervyn Griffith-Jones synthétise les raisons de la plainte devant le jury : «Est-ce un livre que vous souhaiteriez que votre épouse lise ? ». Après l'échec de la demande d'interdiction, le roman devient un best-seller, se vendant à 2 millions de copies.

La pilule devient disponible au service de santé national dans les années 60, d'abord pour les femmes mariées, puis pour toutes les femmes.

[] Libérez l'amour

Dès les milieux des années 1960 à San Francisco , une nouvelle culture « de l'amour libre » surgit ; des dizaines de milliers de jeunes « hippies » prêchent la puissance de l'amour et la beauté du sexe en tant qu'élément de la vie ordinaire d'étudiant. Cela fait partie d'une contre-culture du présent.

Au début des années 1970 il devient acceptable que les universités permettent le logement co-éducationnel où les étudiants masculins et féminins se mélangent librement. L'amour libre continue sous différentes formes tout au long des années 1970, mais finit brutalement quand le public découvre le SIDA, maladie sexuellement transmise et mortelle, au début des années 1980.

[] Sexe explicite à l'écran

Le sexe explicite sur l'écran et l'acceptation de la nudité frontale par les hommes et des femmes sur la scène devient la norme dans beaucoup de pays américains et européens avant la fin du vingtième siècle. Les endroits spéciaux du divertissement de danseuses de striptease et de lap-dance prolifèrent.

Les lapins célèbres de play-boy lancent une mode : les hommes viennent s'amuser avec des femmes torse nu. Les boîtes de nuit accueillent également des peep show, spectacles de nu intégral dans des cabines privées.

Leur version masculine pour femmes : voir bellâtre.

[] Sexe prénuptial

Le sexe prénuptial ouvert est adopté par les adeptes de la contre-culture, puis par la majorité de jeunes des années 1970.

En outre aux années 70 et 80 les grossesses s'interompent plus facilement, car l?avortement est accessible. Ceci entraîne une appréciation de cette époque comme un « âge de promiscuité », de décadence et d'hédonisme, provoquant même une réaction en Amérique, où certains cherchent à retourner aux « valeurs de la famille ».

[] La politique du sexe

La politique des États-Unis est imbriquée dans des questions sexuelles connexes, appelées la « politique du sexe ». Le droit d'une femme à un avortement suscite des réactions d'activistes traditionalistes contre des avortements de la soi-disant « pro-vie » contre les « pro-choix ». Le sexe entre les personnes du même genre, l'homosexualité, strictement tabou à différentes époques, de domination de la société par l'église, n'est plus stigmatisé. Les femmes et les hommes, lesbiennes et gais, réclament et obtiennent de nombreux droits précédemment réservés aux couples hétérosexuels.

[] Des play-boys et la redéfinition de la pornographie

La pornographie n'est plus stigmatisée, et des films plus traditionnels montrent des rapports sexuels comme « divertissement », avec très peu de réaction.

Les revues dépeignant la nudité et les actes sexuels parfois très sophistiqués, comme le principal magazine Playboy, sont acceptés en tant que journaux respectables où les célébrités s'expriment en sécurité, puisque la liberté de la parole leur est garantie par la constitution des États-Unis.

Le mouvement féministe lance des slogans de « brûlage du soutien-gorge », et plus tard s'oppose à la description des femmes comme des « objets » dans des contextes comme les revues pornographiques et des concours annuels tels que « Miss World » et « Miss Univers ».

[] Voir aussi

[] Articles connexes

 
Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Révolution sexuelle
Home

Données
A la une
Articles
Formatons en lignes
Téléchargement
Licence GNU
Encyclopedie
Portail logiciels libres

Partenaires

beyrouthsurseine.com
Sonnerie & Logos
Photos-Video
Ringtones-Sonnerie
Actualite.org
Terrain tennis

  
Décembre 2008
L
M
M
J
V
S
D
1234567
891011121314
15161718192021
22232425 262728
293031
     
Tous les Logos et Marques sont déposés, les commentaires sont sous la responsabilité de ceux qui les ont publiés, le reste © technicmania.com