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Système_d\'information_géographique

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Un article de Wikipedia.y-project.com.


Un système d'information géographique (SIG) permet de gérer des données alpha-numériques spatialement localisées. Ses usages couvrent les activités géomatiques de traitement et diffusion de l'information géographique.

En France, dans son acception courante, le terme fait référence aux outils logiciels. Cependant, le concept englobe l'ensemble constitué par les logiciels, les données, le matériel et les savoir-faires liés à l'utilisation de ces derniers. On peut aussi parler de système d'information à référence spatiale (SIRS) pour les données et leur structuration.

Le rôle du système d'information est de proposer une représentation plus ou moins réaliste de l'environnement spatial en se basant sur des primitives géographiques telles que des points, des arcs, des polygones (vecteurs) ou des maillages (raster). À ces primitives sont associées des informations qualitatives telles que la nature (route, voie ferrée, forêt, etc.) ou toute autre information contextuelle.

L'information géographique peut être définie comme l'ensemble de la description d'un objet et de sa position géographique à la surface de la Terre.

Sommaire

[] Historique

L?évolution et la diffusion des SIG dans la science et l?aménagement du territoire est à mettre en lien avec les développements de la technologie informatique, de la conscience environnementale et des nouvelles approches scientifiques transdisciplinaires, intégratrices. Depuis les années 70, et plus particulièrement depuis le sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, a lieu une prise de conscience des problèmes environnementaux à toutes les échelles.

Le développement des SIG est étroitement lié à celui de l'informatique. Maguire et al. (1991) distinguent trois périodes principales:

  • fin des années 1950 ? milieu des années 1970 : début de l?informatique, premières applications de cartographie automatique,
  • milieu des années 1970 - début des années 1980 : diffusion des outils de cartographie automatique/SIG dans les organismes d?État (armée, cadastre, services topographiques, ...),
  • depuis les années quatre-vingts : croissance du marché des logiciels, développements des applications sur PC, mise en réseau (bases de données distribuées, applications sur Internet).

Depuis quelques années, nous assistons à la démocratisation de l'usage des informations géographiques (cartographie sur Internet, calcul d'itineraires, utilisation de solutions embarquées liées au GPS... ).

[] Quelques concepts

[] Les composantes du SIG

Un SIG est constitué de 5 composants majeurs :

1. Les logiciels qui assurent les 5 fonctions suivantes (parfois regroupées sous le terme des ?5A?):

  • saisie des informations géographiques sous forme numérique (Acquisition)
  • gestion de base de données (Archivage)
  • manipulation et interrogation des données géographiques (Analyse)
  • mise en forme et visualisation (Affichage)
  • représentation du monde réel (Abstraction).

2. Les données :

Les données sont certainement les composantes les plus importantes des SIG. Les données géographiques peuvent être, soit importées à partir de fichier, soit saisies par un opérateur. Voir le paragraphe suivant.

3. Les matériels  :

Actuellement, le traitement des données à l'aide des logiciels ne peut se faire sans un ordinateur. En outre, pour faciliter la diffusion des résultats produits par un SIG, on utilise de plus en plus des systèmes client-serveur en intranet, extranet voire Internet.

4. Les savoir-faire :

Tous les éléments décrits précédemment ne peuvent prendre vie sans une connaissance technique de ces derniers. Un SIG fait appel à divers savoir-faire et donc divers métiers qui peuvent être effectués par une ou plusieurs personnes. On retiendra notamment la nécessité d'avoir des compétences en analyse des données et des processus (analyse Merise (informatique), Unified Modeling Language par exemple), en traitement statistique, en sémiologie graphique et cartographique, en traitement graphique.

5. Les utilisateurs :

Comme tous les utilisateurs de SIG ne sont pas forcément des spécialistes, un SIG propose une série de boîte à outils que l?utilisateur assemble pour réaliser son projet. N?importe qui peut, un jour ou l?autre, être amené à utiliser un SIG. Cela dit, on ne s'improvise pas géomaticien : une bonne connaissance des données manipulées et de la nature des traitements effectués par les logiciels permet seule d'interpréter convenablement la qualité des résultats obtenus.

[] Questions auxquelles peuvent répondre les SIG

Un SIG doit répondre à 5 questions, quel que soit le domaine d?application :

  • Où : où se situe le domaine d?étude et quelle est son étendue géographique ?
  • Quoi : quels objets peut-on trouver sur l?espace étudié ?
  • Comment : comment les objets sont répartis dans l?espace étudié, et quelles sont leurs relations ? C?est l?analyse spatiale.
  • Quand : quel est l?âge d?un objet ou d?un phénomène ? C?est l?analyse temporelle.
  • Et si : que se passerait-il s?il se produisait tel événement ?

[] Les données du SIG

Les données géographiques possèdent quatre composantes :

  • les données géométriques renvoient à la forme et à la localisation des objets ou phénomènes,
  • les données descriptives (ou attributaires) renvoient à la l'ensemble des attributs descriptifs des objets et phénomènes à l'exception de la forme et de la localisation,
  • les données graphiques renvoient au paramètres d'affichage des objets (type de trait, couleur...),
  • les métadonnées associées, c'est à dire les données sur les données (date d'acquisition, nom du propriétaire, méthodes d'acquisition...).

[] Les données attributaires

Il s'agit essentiellement de variables décrivant un objet géographique : nom d'une route, type d'un bâtiment, nombre d'habitants d'un immeuble, débit d'un cours d'eau, tension d'une ligne de transport d'énergie, type d'arbres dans un verger, etc. Les attributs ne sont pas stricto sensu des informations géographiques, mais contribuent à les qualifier. On peut également considérer que les données attributaires sont localisées par la géométrie de l'objet.

[] Les objets géographiques

Les objets géographiques sont organisés en couches. Généralement, une couche fait référence à un thème : par exemple, la couche des eaux superficielles référence l'ensemble des rivières

Trois types d?entités géographiques peuvent être représentés :

  • le point (x,y) ou ponctuel ;
  • la ligne ((x1,y1), ..., (xn, yn)) ou linéaire ;
  • le polygone ou surfacique.

À l'heure actuelle, aucun SIG ne gère complètement les polyèdres, ou volumiques. Dans le meilleur des cas, celui des logiciels dits 2D½, à un point (x,y) peut être associé une cote (z) et une seule.

Deux modes de représentations sont possibles :

  • vectoriel (format vecteur) : les objets sont représentés par des points, des lignes, des polygones ou des polygones à trous ;
  • matriciel (format raster) : il s?agit d?une image, d?un plan ou d?une photo numérisés et affichés dans le SIG en tant qu'image.

Un système de coordonnées terrestres (sphérique ou projectif) permet de référencer les objets dans l'espace et de positionner l'ensemble des objets les uns par rapport aux autres. Les objets sont généralement organisés en couches, chaque couche rassemblant l'ensemble des objets homogènes (bâti, rivières, voirie, parcelles, etc.).

==> Montrer un exemple d'organisation en couches.

Exemples de données « raster » :

  • Une orthophotographie est une image obtenue par numérisation d?un cliché aérien argentique (ou, maintenant, prise de vue numérique) que l?on a corrigée des déformations dues :
    au relief du terrain photographié,
    à la distorsion de l?appareil photographique,
    à l?inclinaison de la prise de vue.
  • Un scan est une image scannée à partir d'une carte papier. Les plus connus sont la série des Scan 25, 100 et 250 issus des cartes 1:25000, 1:100000 et 1:250000 de l'IGN.

[] Relation Objets/Données attributaires

Un des avantages des SIG est que les relations entre les objets peuvent être calculées et donner naissance à des points d'intersection. C'est la topologie. Ceci permet d'éviter la répétition d'objets superposés. Une parcelle bordant une route aura les mêmes sommets que ceux définis pour la route.

[] Les métadonnées

Les données que manipule un SIG sont issues de sources diverses. Une organisation qui se dote d'un tel système doit avoir à c?ur de maîtriser ces sources, de façon à s'assurer :

  • qu'elle est bien au fait de l'ensemble des couches de données disponibles dans l'organisation,
  • qu'elle peut se fier aux résultats obtenus lors de leur utilisation,
  • qu'elle en maîtrise la gestion interne,
  • qu'elle en maîtrise les coûts d'acquisition et de mise à jour,
  • qu'elle est en mesure, le cas échéant, de fournir tout ou partie de ses données à des tiers, en donnant une visibilité suffisante sur la qualité de la fourniture.

Pour toutes ces raisons, une source de données géographiques ne se limite pas uniquement à son contenu attributaire et géographique, mais est accompagnée d'informations caractérisant la source elle-même, soit encore de données sur les données : de métadonnées.

Quelques exemples de métadonnées (parmi beaucoup d'autres) :

  • Description générale
  • description et nature des données
  • système de projection et étendue géographique
  • organisme producteur
  • Qualité des données :
  • date de saisie ou de validité - si une donnée est ancienne par rapport aux évolutions des entités qu'elle représente, on peut toujours la faire intervenir dans des calculs, mais les résultats seront à interpréter avec prudence ;
  • précision de la saisie - croiser des données de qualité centimétrique avec des données de qualité hectométrique ne donne jamais de résultat que d'une précision hectométrique !
  • Gestion interne
  • Responsable et localisation
  • Date d'acquisition
  • Fréquence de mise à jour
  • Date de dernière mise à jour

L'ensemble de ces information doit pouvoir être facilement accessible et partageable par tous les acteurs intervenant à quelque niveau que ce soit dans le cycle de vie des données au sein de l'organisation. La définition d'un porte-feuille de métadonnée reste un enjeu pour toute organisation qui fait de son SIG une pièce importante de son activité, et ce qu'elle soit fournisseur de données ou simple utilisatrice.

Afin de faciliter les échanges de métadonnées, elles peuvent être structurées en fonction de la norme ISO 19115. Ce travail de normalisation devrait permettre la constitution de grands annuaires de données géographiques, qui permettront une utilisation optimale de ces dernières.

[] Quelques logiciels SIG

voir Liste des logiciels SIG

[] Exemple de bases de données / référentiels

  • Corine Land Cover (occupation du sol)
  • Plan Cadastral Informatisé «PCI-vecteur» (propriété de la DGI)
  • BD CARTO : Première base de données vectorielles produite par IGN à partir de ses cartes au 1/50 000. La BD Carto propose une dizaine de couches d'informations allant de l'occupation du sol au réseau routier et à la toponynie.
  • BD TOPO : Composante topographique du Référentiel à grande échelle (RGE). Base de données de précision métrique et 3D , elle précise les données disponibles sur BD Carto. Elle sera la base de référence des cartes IGN au 1/25 000.
  • BD ALTI : Base de données des courbes de niveaux. On parle également de MNT ou modèle numérique de terrain.
  • BD ORTHO : Composante orthophotographique du RGE. La couverture nationale est maintenant terminée avec un pixel de 50 cm.
  • BD NYME. La BD Nyme est la base de données des toponymes (nom des lieux-dits) gérée par IGN (intégrée dans la BD Topo)
  • BD Adresse : Troisième composante du RGE, cette base de données géoréférence les adresses postales et fiscales.
  • BD Parcellaire : Dernière composante du RGE, la BD Parcellaire assure le continuum spatial entre les différents planches cadastrales scannées ou vectorisées.
  • GTopo 30
  • Cartes géologiques au 1/50 000 produites par le BRGM
  • Données et référentiels sur l'eau (Stations de mesure, Ouvrages liés à l'eau, Cours d'eau BDCarthage, Entités hydrogéologiques BDRHF, ...) produits par le Système d'Information sur l'Eau (SIE) et publiés par le Service d'Administration National des Données et Référentiels sur l'Eau (SANDRE)
  • Etc.

[] Utilisation


[] Perspectives

Les applications SIG / SIRS se développent rapidement surtout ces dernières années avec l'évolution des performances de l'informatique. Aujourd'hui, l'évolution des SIG tend vers une accessibilité pour le Web avec :

  • Serveurs cartographiques,
  • SIRS partagés sur le Web.

De plus, des outils SIG/SIRS nomades apparaissent grâce au PDA dans le monde de l'agriculture de précision.

Cependant, il manque toujours une composante au SIG qui est le « temps », encore difficile à gérer.


[] Voir aussi

[] Articles connexes

[] Liens externes


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