Voir homonymes|Communication (homonymie)
La
communication' (souvent abrégée en 'com) est l'action, le fait de communiquer, d'établir une
relation avec autrui, de transmettre quelque chose à quelqu'un, l'ensemble des moyens et
techniques permettant la diffusion d'un message auprès d'une audience plus ou moins vaste et hétérogène et l'action pour quelqu'un, une entreprise d'informer et de promouvoir son activité auprès du public, d'entretenir son image, par tout procédé médiatique.
Elle concerne aussi bien l'homme (communication interpersonnelle, groupale...) que l'animal et la plante (communication intra- ou inter- espèces) ou la machine (télécommunications, nouvelles technologies...), ainsi que leurs hybrides : homme-animal; hommes- technologies... C'est en fait, une science partagée par plusieurs disciplines qui ne répond pas à une définition unique.
Et si tout le monde s'accorde pour la définir comme un
processus, les points de vue divergent lorsqu'il s'agit de qualifier ce processus.

Un premier courant de pensée, regroupé derrière les "Sciences de l'information et de la communication", propose une approche de la communication centrée sur la transmission d'informations. Il s'intéresse aussi bien à l'interaction homme-machine qu'au processus psychique de la transmission de connaissances (avec l'appui des sciences cognitives).

Un second courant, porté par la psychosociologie, s'intéresse essentiellement à la communication interpersonnelle (duelle, triadique ou groupale). La communication est alors considérée comme un système complexe qui prend en compte tout ce qui se passe lorsque des individus entrent en interaction et fait intervenir à la fois des processus cognitifs, affectifs et inconscients. Dans cette optique, on considère que les informations transmises sont toujours multiples, que la transmission d'informations n'est qu'une partie du processus de communication et que différents niveaux de sens circulent simultanément.

Enfin, un troisième courant, issu de la psychanalyse, traite de la communication intra-psychique.
Communication et transmission d'informations
La
"communication"'' est le processus de transmission d'informations. Ce terme provient du latin « ''communicare'' » qui signifie « ''mettre en commun ». La communication peut donc être considérée comme un processus pour la mise en commun d'
informations et de
connaissances.
La communication est avant tout un
phénomène cognitif. Lorsque des technologies de
télécommunication sont employées, la communication doit s'appuyer sur des fonctions complexes (
protocoles normés, etc).
Il est important de différencier plusieurs notions lorsqu'on parle de communication :
la science de la communication, cherchant à conceptualiser et rationaliser des processus de transmission entre
êtres, machines, groupes ou entités. On préfèrera dans cet article le terme de « Science de la communication » ou plus simplement « La Communication ». La Communication est issue de la réunion et de la mise en commun des
connaissances de plusieurs sciences : notamment la
linguistique, la
télégraphie, la
téléphonie, la
psychologie, la
sociologie, la
politique et l'
anthropologie. Certains catégorisent cette science comme étant aussi l'étude du mouvement de l'
information, liée à la
théorie de l'information ;
un processus de communication' peut être basiquement décrit comme étant le processus de transmission d'un message d'un émetteur à un ou plusieurs récepteurs à travers un média subissant des interférences sous condition de message de rétroaction ou feedback. Cela associe un acte au message et à la médiatisation qui y sont liés. C'est le '''contexte''' qui donne le sens de l'échange. On préfèrera alors le terme de « processus de communication » ou plus simplement « Une communication ». Nous verrons qu'il existe différents 'modèles de représentation et donc différentes façons d'aborder ce qu'est une communication selon les facteurs que l'on prend en compte ;
les voies de communication, qui représentent les différents moyens de communications et de transport, notamment la
télécommunication, les voies routières et ferroviaires, les entreprises de communications? Bref tout ce qui est lié à la médiatisation de message, dans un secteur industriel, publicitaire ou technologique. Autrefois théorisées et utilisées par le secteur industriel, le secteur tertiaire (services, publicitaires, ou les ex-
Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication ou NTIC) se sont de plus approprié ces notions, et leur utilisation.

parlant au téléphone en 1876.
Communication et interaction: approche psychosociologique
La communication et la relation interpersonnelle sont deux termes proches (cf. E. Marc et D. Picard,
Relations et communications interpersonnelles, Dunod (coll. Les Tposos)
La
relation'' désigne la forme et la nature du lien (familial, de voisinage, professionnel...)qui unit deux personnes. La ''communication est le rapport d'interaction qui s'établit lorsque les partenaires sont en présence. Ce rapport s'analyse à trois niveaux: intrapsychique (les dimensions de la personnalité de chacun des protagonistes), interactionnel (la structure relationnelle et sa dynamique) et social (le contexte culturel avec ses normes, ses valeurs et ses rituels dans lequel il se place).
Enjeux
La communication est le vecteur de la
connaissance et de la
culture. Envisager la culture sur un plan strictement individuel, comme celle d'un érudit, serait négliger les aspects de
civilisation. La communication constitue le mode d'
échange pour des
communautés de
personnes souhaitant partager des
cultures communes.
Au niveau
historique, depuis quelques décennies, les historiens (
école des Annales) ont montré l'importance des
représentations sur ce point. On peut remonter aux modes de communication du
Moyen Âge (voir
Georges Duby). Les historiens contemporains prennent en compte le
contexte culturel, afin d'éviter les erreurs d'interprétation (
historicisme).
Aujourd'hui comme hier, la communication et ses canaux sont les moyens de diffuser des
informations à caractère
culturel - au sens large - sur les
évènements, les découvertes et les
traditions, et d'en garder la trace.
Les
entreprises elles-mêmes deviennent sensibles à cet aspect des choses lorsqu'elles entretiennent une
culture d'entreprise.
La
culture d'une
communauté de
personnes est sans doute l'élément le plus déterminant du
contexte.
On a vu au cours de l'Histoire, notamment à la
Renaissance que les modes de diffusion et de communication de l'
information ont été des
vecteurs très puissants pour diffuser les
connaissances résultant de nouvelles visions du
monde. Pour la
Renaissance par exemple, les historiens (
Jean Delumeau...) ont mis en évidence le rôle clé de l'
imprimerie dans la communication (on a vu l'impact qu'eurent les récits des voyages de
Christophe Colomb et des thèses de
Luther, qui pouvaient être transmis sous forme imprimée). Il devint progressivement impossible de s'opposer à la diffusion de
connaissances nouvelles du fait de ce nouveau
média.
À partir des
années 1830 (voir
s|XIX), on commença à utiliser des moyens de
s utilisant les techniques
électriques (
télégraphe) puis
électromagnétiques (
Hertz,
Marconi,
radiodiffusion). L'utilisation de la
radio par les autorités britanniques et le
général de Gaulle pendant la
Seconde Guerre mondiale eut l'impact que l'on connaît.
Jacques Chaban-Delmas avait d'ailleurs
conscience que la
radio agissait comme un
émetteur, mais prenait mal en compte les effets de
rétroaction, en raison du grand nombre de
récepteurs.
Langue de communication
On a vu au cours de l'
Histoire, l'importance que prit la langue dans la communication. Les traductions en plusieurs
langues vernaculaires du
Livre des merveilles du monde'' de Jean de Mandeville eurent un impact considérable au XIVe}} et au } sur les explorateurs (notamment Christophe Colomb), peut-être davantage que le ''Devisement du monde qui relatait les voyages de
Marco Polo. L'
édit de Villers-Cotterêts (
François I{{er,
1539) permit au
souverain de diffuser les actes
administratifs et
juridiques dans une nouvelle
langue officielle de communication.
On a vu aussi l'impact considérable qu'eurent, au
XVIIe siècle}}, certaines ?uvres écrites en français, dans des domaines qui restaient encore réservés au latin : l'Utopia'' de Thomas More, le ''Discours de la méthode'' de Descartes (1637), les ''Provinciales de Pascal (1656). Au XVIII} et {{XIXe siècle}}s, la Bible de Sacy eut un impact considérable sur la littérature. Au }, les cours européennes communiquaient en français. {{référence souhaitée|Les philosophes des Lumières avaient obtenu l'autorisation d'accès à la bibliothèque royale, et pouvaient ainsi communiquer largement dans cette langue sur les questions philosophiques et sociologiques.
L'
anglais aujourd'hui est largement employé pour la communication dans de nombreux domaines (informatique, affaires, sciences essentiellement). Les langues ont des
statuts de communication très différents : les six langues officielles des
Nations unies sont l'anglais, l'
espagnol, le français, le
russe, l'
arabe et le
chinois.
Néanmoins, les
langues maternelles restent les langues de communication localement, en particulier en Europe, qui a défini une
politique sur ce point.
Les langues ne sont pas forcément des parlées. Elles peuvent aussi être gestuelles. La
Langue des signes française permet par exemple de communiquer entre et avec les malentendants et les non-entendant. C'est une langue à part entière, et qui connaît sa propre évolution. Au Québec il s'agit de la
langue des signes québécoise.
Se référer à
Langue des signes.
L'
image que nous donnons doit être confirmée par
autrui. Le fait que le rôle, le
statut et la place des acteurs soient bien identifiés permet aux interlocuteurs de se reconnaître dans une position
sociale, d'éviter les mal-entendus, les conflits, et d'assurer la
crédibilité. L'identité situationnelle du locuteur est repérable dans l'énonciation.
Pour une
entreprise, l'
image de marque correspond à l'identité de l'
entreprise perçue par ses
parties prenantes. Toute atteinte à l'image de marque est un
risque de réputation, préjudiciable à la bonne marche de l'
entreprise, à sa
crédibilité, et à la
confiance que lui accordent ses
clients.
Une communication habile peut faciliter les processus d'
influence, légaux ou non. Le phénomène de développement des
ONG dans le contexte de
mondialisation est révélateur à cet égard. La
souveraineté et l'
indépendance des
États peut être menacée par la prolifération de messages non contrôlés en
source ouverte.
La communication est une composante essentielle de la
diplomatie et de l'exercice de la
souveraineté d'un
État. Lorsqu'un
chef d'État ou un représentant d'un
gouvernement s'exprime lors d'une réunion internationale, d'un
sommet de la Terre, d'une conférence internationale sur un sujet d'
intérêt mondial (
commerce international, gestion de l'eau,
santé,
biodiversité), la communication est
essentielle sur le plan de la perception de l'autorité.
L'utilisation du
français ou de l'
anglais est notamment un enjeu quotidien au sein de la relation
Québec-
Canada.
De plus il est souvent reconnu que l'influence culturelle et économique d'un pays se perçoit par l'influence et l'utilisation de sa langue. On notera donc l'influence forte de l'
anglais et du
chinois actuellement. Mais au temps de
Louis XIV, la langue de la diplomatie et de la noblesse était le
français.
L'espace physique et psychique (intime) doit être
protégé. Dans toute
organisation, chacun défend son espace et évite les
intrusions injustifiées.
Dans la vie économique territoriale, pour l'
organisation de
pôles de compétence par exemple, la communication s'établit entre des
organisations très différentes : services déconcentrés des
États en régions (Länder...),
conseils régionaux, directions régionales de
groupes industriels,
petites et moyennes entreprises,
chambres de commerce et d'industrie,
universités et
grandes écoles,
centre d'études et de recherches.
Afin de se
comprendre avec toutes les précisions du
langage, il est souvent préférable, au niveau régional ou local en tous cas, d'
utiliser la
langue maternelle, quitte à employer une
langue véhiculaire lors des séjours internationaux.
La communication est le passage obligé pour entrer en
relation avec
autrui.
À ce stade, il faut noter l'importance des moyens de
télécommunications basés sur des
techniques
optiques,
électriques et
électroniques.
Au fur et à mesure de l'apparition de ce dernier type de
médias depuis le
XIXe siècle, et à l'exception du
télégraphe électrique (à partir de
1838) et du
téléphone (réseau élémentaire émetteur-
récepteur), les
médias fondés sur les techniques
électroniques (
radio,
télévision), employés depuis la
Seconde Guerre mondiale, n'offraient pas de possibilité de
rétroaction importante.
Avec les dernières générations d'outils de
télécommunications électroniques, la
rétroaction devient plus aisée, et les
messages se sont beaucoup enrichis (
documents,
images). Les
messageries électroniques, l'
internet... permettent d'atteindre des groupes de
personnes, et de faire une véritable
communication de groupe.
Enjeux de la communication : le contexte
Les aspects techniques de la communication ne doivent pas cacher l'essentiel : la communication a pour objectif de faire passer un
message.
L'avènement de l'
internet depuis les
années 1990 a suscité diverses études de la part de
philosophes et de
sociologues.
Parmi ces études, on retiendra celles de
Pierre Musso et de
Philippe Breton, qui, sous des arguments un peu différents, portent le même diagnostic : la communication a tendance à être instrumentalisée par les outils de
télécommunication et les
technologies de l'information. L'idée est qu'il existe une croyance selon laquelle on communique bien parce que l'on dispose de moyens techniques sophistiqués (dernière version du logiciel, mobile,...).
Pierre Musso note que cette
croyance serait fondée sur la
philosophie des réseaux, sorte de pseudo-"religion" qui serait la résurgence de la philosophie de Saint-Simon (voir
Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon), fondée sur le principe de gravitation universelle.
En réalité, sur le fond, la communication cherche bien à répondre à l'un des
objectifs suivants :

faire passer une
information, une
connaissance, ou une
émotion ;

créer une
norme commune pour se comprendre ;

créer une
relation pour dialoguer fréquemment, ou relancer le
dialogue ;

obtenir une
influence pour inciter l'
autre à
agir selon sa
volonté ;

donner son
identité, sa
personnalité au tiers, pour être
connu.
On parle alors d'
enjeux de la communication. Ces
enjeux sont liés aux différentes fonctions du
message (voir les concepts de
Roman Jakobson).
On voit qu'une communication trop axée sur des moyens techniques peut faire oublier les
risques inhérents à la communication.
Concernant la communication en tant que science, certaines notions ont été dégagées par les différents modèles de communication explicités plus bas.
Durant les
années 1980,
S.H. Chaffee et
C.R. Berger proposèrent une définition généraliste qui reste de nos jours une base connue des sciences de la communication :
"La science de la communication cherche à comprendre la production, le traitement et les effets des
symboles et des systèmes de
signes par des théories analysables, contenant des généralisations légitimes permettant d'expliquer les phénomènes associés à la production, aux traitements et aux effets." (traduit de l'anglais)
Mais il est intéressant de disposer d'autres définitions communes :
Contexte
Une communication est gravée dans un
contexte. Elle peut avoir lieu à un instant donné, dans un lieu donné, et vis à vis d'une situation, d'un
évènement donné.
Tout cet
environnement, qui ne fait pas partie de la communication à proprement parler, mais qui accompagne cette communication, est appelé contexte. L'
environnement peut générer du
bruit, ou être source d'
interférences.
La
philosophie du langage s'intéresse au contexte, et la
linguistique précise le contexte d'une
phrase : voir
contexte (linguistique).
Le contexte intervient dans les enjeux cités plus haut :
culture, changement de
médias,
langue,
souveraineté,
identité,
dynamisme des territoires,
mise en réseau.
Communication verbale et communication non verbale
Une
communication verbale est faite de
signes
linguistiques.
Ces signes confèrent un corpus appelé
langue, ou plus généralement
langage, mais les linguistes viennent à distinguer
langue et
langage.
L'
écriture, la
langue des signes, la
voix sont des
médias, des moyens de communiquer... L'art de conceptualiser ce message dans un langage afin de minimiser les interférences est appelé la
rhétorique.
Aristote et
Cicéron étaient des théoriciens de
rhétorique, qui devint l'un des sept
arts libéraux dans le
haut Moyen Âge.
Est dite «
non verbale » une communication basée sur la compréhension implicite de signes non exprimés par un
langage : l'
art, la
musique, la
kinesthésie, les
couleurs, voire les
vêtements ou les
odeurs. Ces signes, leur assemblage et leur compréhension ou leur interprétation sont dans leur grande majorité dépendants de la culture.
Cette distinction verbale / non verbale n'est pas toujours aisée à faire.
Le mot verbal peut également être compris comme exprimé de vive voix (Petit Larousse). On parlera alors de
communication orale, par opposition à la communication écrite.
On nomme réseau un ensemble d'acteurs, d'
agents économiques, de n?uds, ou lieux de communication grâce auxquels les
messages circulent. L'information se concentre et se redistribue ainsi. On parle d'un
réseau.
Réseaux sociaux
Ce sont les réseaux d'anciens élèves de
grandes écoles, d'
universités, d'
associations, d'
ONG, de
centres de recherche, d'organismes publics...
Voir dans le cas d'entreprises :
Entreprise étendue
Sur le plan technique
Des réseaux de transport (
routes,
canaux,
chemins de fer, des réseaux de télécommunications et
informatiques (
télégraphe,
téléphonie,
web) se sont développés considérablement depuis deux siècles.
Voir aussi sur ce sujet:
télécommunications,
sémaphore,
télégraphie,
téléphonie.
Interactions informelles
On découvrit dans les
années 1960 que la généralisation des ascenseurs automatiques, qui supprimait les garçons d'ascenseur, supprimait un n?ud important de communication informelle entre les étages d'une entreprise (car le garçon d'ascenseur connaissait tout le monde et tout le monde lui parlait). Ce rôle a été partiellement remplacé par les
coins café considérés aujourd'hui comme indispensables dans les bureaux, et lieux d'
échanges informels souvent importants.
Temporalité d'une communication
Une communication qui peut durer dans le
temps (le message n'est pas supprimé au moment où il est envoyé) est dite « intemporelle ». Par exemple, un message rédigé dans un livre est intemporel.Cette notion est liée au
contact entre les entités qui communiquent.
Un message éphémère, est lui dit « temporel ». Par exemple, une discussion orale est éphémère, temporelle.
La communication est notamment enseignée dans les écoles d'ingénieurs.
Localisation
Dans l'espace, une communication peut être :

localisée (concentrée à un endroit) telle une discussion ;

alocalisée (disponible de n'importe quel endroit) - par exemple
internet,
extranet ;

délocalisée (le lieu d'émission est loin du lieu de réception) C'est le cas d'une discussion téléphonique.
Cette notion est liée à l'expression du
contact entre les entités qui communiquent.
Code
Le
code (information) est un concept souvent mis en avant dans la vision
mécaniste de la communication. Il est pourtant rarement adéquat, ne s'appliquant bien qu'aux seules situations
hiérarchiques et autoritaires :
interface homme-machine, relations homme-animal, etc. Par extension et d'une manière pessimiste, la notion de code est souvent employée pour l'étude des
relations humaines.
Dans ce cadre simplifié, pour communiquer, l'
émetteur et le
récepteur doivent disposer d'un
code commun. La communication se caractérise alors surtout par l'utilisation d'un code établissant les correspondances entre un
signe et son
sens qui doit être commun aux interlocuteurs. L'absence de code commun entre émetteur et
récepteur est l'une des sources d'échecs de la communication, chacun pouvant supposer que l'autre comprend son code, sans que ce soit le cas :

Un chef de projet états-unien est choqué de voir son équipe française
exiger'' du matériel pour son travail. Elucidation faite, cette équipe ne voulait que ''demander'' ce matériel (or ''to demand'' signifie ''exiger)

Le même s'étonne de voir, après avoir stigmatisé le peu de temps dont on dispose pour un petit projet, de voir des membres européens se demander pourquoi au contraire on dispose d'une telle marge. Elucidation : quand il écrivait sur son tableau 6/6 pour la date de début et 6/12 pour la date de fin, il pensait pour cette dernière au
12 juin'' et l'équipe européenne a compris ''6 décembre !

Un collègue japonais désirant montrer le grand respect qu'il éprouve pour la famille d'un collègue européen l'invitant à dîner apporte à la maîtresse de maison une fleur considérée comme l'une des plus belles au Japon : un chrysanthème. Gêne garantie chez celle-ci, pour qui cette fleur est symbole de cimetière.
Dans tous ces exemples, la notion de code explique l'incompréhension entre les êtres humains; mais la notion n'explique pas pour autant la compréhension. Or les situations sont courantes où le défaut de code n'apporte pas de catastrophe, au contraire: relations sourd-entendant, relations aveugle-voyant, relations entre étrangers sans mots communs, etc. Entre humains, on peut toujours essayer de se faire comprendre; essayez donc de vous "faire comprendre" d'un ordinateur qui détecte une faute de syntaxe dans l'ordre envoyé. Non, décidément, le code est une notion trop évidente pour être utilisée sans pincettes.
La communication consiste à transmettre un
message afin d'établir un
contact. L'établissement du contact comporte certains
risques, notamment lors de "l'ouverture" et "fermeture" de la communication.
Les risques d'
intrusion, de non réponse, de blocage et d'abandon existent réellement.
Ce point fait l'objet de la
confidentialité en
sécurité de l'information.
On désigne sous ce terme tout ce qui rend la communication possible ou plus aisée sans rapport avec le
contenu de la communication elle-même.
Attendre une tonalité pour numéroter, demander à l'
interlocuteur de se répéter, épeler son nom, s'entendre tacitement sur le moment où une communication sera considérée comme terminée font partie des protocoles.
La mise en ?uvre d'un
protocole demande la définition de
normes élaborées.
Voir aussi :
Diplomatie,
Norme,
Internet.
Rétroaction
Le message de
Rétroaction (ou
Feedback, ou encore message de feed-back en anglais), est le message, verbal ou non, renvoyé par réaction par le
récepteur, à l'
émetteur. Lorsqu'il existe, on parle de
communication bidirectionnelle.
Ses
enjeux sont différenciés de ceux du message dont il est issu. Le feed-back peut servir, suivant les cas, à:

confirmer la
réception du message ;

infirmer la réception du message ;

demander des précisions ;

relancer la discussion ;

terminer la discussion.
La notion de rétroaction (feed-back) est issue des travaux de
Norbert Wiener sur la cybernétique (Cybernetics or Control and Communication in the Man and the Machine (
1948) et Cybernétique et société (
1950)). Elle semble issue de travaux ayant eu lieu aux États-Unis au cours de la seconde guerre mondiale pour convertir l'industrie américaine en industrie de guerre (1941-1942). Elle correspond au saut technologique du passage de la
mécanographie à l'
informatique, et à l'apparition des premiers
ordinateurs basés sur des technologies
électroniques.
Cette notion a permis aux chercheurs en
sciences humaines de passer d'une vision linéaire (unidirectionnelle) de la communication, à la conception d'un processus circulaire (bidirectionnelle).
On peut distinguer selon Wiener deux formes de Feed-Back :

Le Feed-back positif, qui conduit à accentuer un phénomène, avec un effet possible de boule de neige (hausse de la tension entre les communicants. Entre humains il s'agirait d'énervement entre deux personnes).

Le Feed-back négatif peut être considéré comme un phénomène de
régulation, qui en amoindrissant la communication, tend à la maintenir stable et équilibrée. Cette régulation prends plusieurs formes notamment la reformulation ou le questionnement.
Ces deux formes du Feed-back assurent la réception du message. Le troisième cas, dans lequel le Feed-back n'est pas exprimé (néant), crée un frein à la communication: on ne sait même pas si le message a été reçu ou pas.
La boucle de rétroaction a conduit à définir des modèles théoriques et systémiques de
système d'information (niveaux
opérationnel,
organisationnel,
décisionnel).
Principaux types de communication
La science de la communication englobe un champ très vaste que l'on peut diviser en plusieurs niveaux. En 1987,
Denis McQuail fait une proposition pyramidale de ces niveaux :
Chaque niveau englobe ceux qui se situent en dessous de lui Ainsi la communication de masse est le niveau qui au sommet de cette pyramide et concerne donc tous les autres niveaux. Elle se rapporte à plus de personnes dans le temps et l'espace que les autres et traite tous les niveaux inférieurs. D'où selon McQuail, il existe une certaine prédominance de la recherche pour la communication de masse.
Mais il existe, selon d'autres théories, un découpage en trois niveaux de communications fondamentales basées leur
diffusion :
Communication interpersonnelle

La
communication interpersonnelle est basée sur l'
échange 1 émetteur - 1
récepteur.
Entre humains, c'est la base de la vie en
société. C'est là en général que la compréhension est la meilleure, mais le nombre de
récepteurs est limité à une seule personne. La
rétroaction est quasi systématique. Il y a notamment le
téléphone, la
conversation orale...
Mais la communication n'est pas qu'orale. Elle est aussi non verbale.(voir plus haut).
La communication passe donc aussi par le corps. Ainsi elle sera non verbale ou plutôt non verbalisée.
La communication non verbale peut-être para-verbale c'est-à-dire qui accompagne la vocalisation. Ainsi lorsque le locuteur explique qu'il faut aller à droite et qu'il bouge sa main dans cette direction, c'est un cas de communication para verbale.
Croiser les bras dans un signe de protection est aussi une communication non verbale. Mais ici ce sera pour dire que : « je me retranche derrière mes idées laissez-moi tranquille ». Mimiques et posture font parties de la communication.
Des gestes risquent de faire passer un message comme plus fort, plus prononcé que ce que l'on dit.
Le ton d'un message est aussi une forme de non-verbal. C'est cette base, le non-verbal, qui définit par exemple ce qu'on appelle le jeu d'un acteur, au
théâtre.
On dit parfois que la communication est holistique - c'est-à-dire qu'elle fait intervenir le tout de l'homme - pour souligner l'importance de l'environnement, des interférences environnementales dans la communication.
Pour Muchielli, « on ne peut pas ne pas communiquer ». Que l'on se taise ou que l'on parle, tout est communication. Nos gestes, notre posture, nos mimiques, notre façon d'être, notre façon de dire, notre façon de ne pas dire, toutes ces choses « parlent » à notre récepteur. La communication est aussi une forme de manipulation. En effet, nous communiquons souvent pour manipuler, l'environnement ou le comportement d'autrui.
Elle n'a été formalisée qu'aux cours des deux derniers siècles.
Communication de masse
La
Communication de masse c'est un émetteur (ou un ensemble d'émetteurs liés entre eux) s'adressant à tous les
récepteurs disponibles. Là, la compréhension est considérée comme la moins bonne, car le bruit est fort, mais les
récepteurs bien plus nombreux. Elle dispose rarement d'une
rétroaction, ou alors très lente (on a vu des campagnes jugées agaçantes par des consommateurs, couches pour bébé par exemple, conduire à des
baisses de ventes du produit vanté).
Ce type de communication a été conceptualisé avec l'apparition des notions d'organisation de masse dont quatre éléments sont la
standardisation, le
Fordisme, le
taylorisme et la
publicité...
On parle de
médias de masse ou « MassMedia ». En font partie la
radiocommunication, la
radiodiffusion et la
télévision. L'absence de réponse possible en fait un outil idéal de la
Propagande, ce que souligna à plusieurs reprises
Georges Bernanos.
L'apparition de l'
internet rend la
rétroaction possible.
En
France, l'
État lie significativement
Culture et Communication en les confiant à un même ministère. Autrefois il existait des ministères de la
Propagande.
L'un des ouvrages considéré comme fondateur de la notion de « masse », bien que contestable sur son contenu et son objectivité, est Psychologie des foules (1895) du psychopathologue
Gustave Le Bon.
La persuasion clandestine'', ouvrage de Vance Packard, montre à ce sujet que la science de la manipulation était déjà bien avancée en 1957. ''Retour au meilleur des mondes, d'Aldous Huxley, va dans le même sens.
Communication de groupe
La
communication de groupe part de plus d'un émetteur s'adressant à une catégorie d'individus bien définis, par un
message (communication) ciblé sur leur compréhension et leur
culture propre.
C'est celle qui est apparue avec les formes modernes de
culture, souvent axées sur la
culture de masse (
société de consommation), dont la
publicité ciblée est la plus récente et la plus manifeste.
Les effets de la communication de groupe se situent entre ceux de la communication interpersonnelle et ceux de la communication de masse.
La communication de groupe est aussi complexe et multiple car elle est liée à la taille du groupe, la fonction du groupe, et la personnalité des membres qui le compose.
On peut également intégrer cette notion dans la communication interne à une entité. Les groupes peuvent alors être des catégories de personnels, des individus au sein d'un même service, etc.
On peut aussi intégrer cette notion à une communication externe ciblée vers certains
partenaires ou
parties prenantes de l'entité.
Modèles de communication
De nombreux théoriciens de la communication ont cherché à conceptualiser ce qu'était « une communication ». Il ne s'agit pas là d'une liste exhaustive, tant les modèles sont nombreux et complémentaires. Nous chercherons à en donner une évolution générale en donnant les plus connus de ces modèles et l'apport qu'ils ont induit.
Modèle de Shannon et Weaver

Le modèle de
Claude Shannon et Weaver désigne un modèle linéaire simple de la communication : cette dernière y est réduite à sa plus simple expression, la
transmission d'un
message. On peut résumer ce modèle en :
« Un
émetteur, grâce à un
codage, envoie un message à un
récepteur qui effectue le
décodage dans un contexte perturbé de
bruit. »
Apparu dans
Théorie mathématique de la communication'' (1948), ce schéma sert à deux mathématiciens Claude Shannon (père entre autres de nombreux concepts informatiques modernes) et Warren Weaver (scientifique versé tant dans la vulgarisation que la direction de grands instituts), à illustrer le travail de ''mesure de l'information entrepris pendant la
Seconde Guerre mondiale par
Claude Shannon (ce dernier a été embauché par Weaver à l'Office of Scientific Research and Development pour découvrir, dans le
code ennemi, les parties
chiffrées du
signal au milieu du
brouillage). À l'origine, les recherches de Shannon ne concernent pas la communication, mais bien le
renseignement militaire. C'est Weaver qui a "traduit" la notion de brouillage par celle de "
bruit", la notion de signal par "
message", la notion de codeur par "
émetteur", la notion de décodeur par "
récepteur"... Jusqu'à la fin de sa vie,
Claude Shannon se défendra contre la reprise du soi-disant modèle pour autre chose que des considérations mathématiques.
Le modèle dit de Shannon et Weaver n'a en effet de prétention qu'illustrative. Mais il a souvent été pris au pied de la lettre, révélant alors la forte influence
béhavioriste du modèle de Pavlov (stimulus-réponse).
Ce modèle, malgré son immense popularité (on le trouve cité souvent comme
"le modèle canonique de la communication"), ne s'applique pas à toutes les situations de communication et présente de très nombreux
défauts :

et s'il y a plusieurs
récepteurs ?

et si le
message prend du
temps pour leur parvenir ?

et si la
réalité décrite n'existe pas ailleurs que chez le premier locuteur ?

et s'il y a plusieurs messages (au besoin contradictoires) qui sont prononcés en même temps?

et s'il y a un lapsus ?

et si sont mis en jeu des moyens de séduction, de menace ou de
coercition ?

et si le
message comporte des
symboles nouveaux ou des jeux de mots ?
En sus de sa linéarité, le modèle de Shannon et Weaver considère que le
récepteur est passif : toutes les recherches en
Sciences de l'information et de la communication montrent que cela est simpliste, ou faux.
Modèle de Lasswell
Harold Dwight Lasswell,
politologue et psychiatre américain, s'est fait un nom en modélisant la
communication de masse. Pour lui, il s'agit de la décrire à travers les questions : « : Qui, dit quoi, par quel canal, à qui et avec quel effet ? ». C'est la stricte reprise des cinq questions que
Quintilien adressait à tout apprenti
rhéteur.

Qui ? : correspond à l'étude sociologique du ou des milieux et organismes
émetteurs.

Dit quoi ? : se rapporte au contenu message, à l'analyse de ce contenu.

Par quel
média ou
canal ? : C'est l'ensemble des techniques utilisées pour diffuser l'information à un instant donné dans une société donnée.

A qui ? : vise l'auditoire, ou audience. C?est-à-dire les publics
récepteurs avec des analyses selon des variables

Avec quels effets ? : Il s'agit d'analyser et d'évaluer les influences du message sur l'
audience.
Ce modèle conçoit la communication comme étant un processus d'
influence et de
persuasion, très proche de la
publicité. Ce modèle dépasse la simple transmission du message (même s'il y reste centré) et envisage notamment les notions d'
étapes de communication, la capacité de pluralité des
émetteurs et des
récepteurs et de finalité d'une communication (ses
enjeux).
Pourtant il est critiquable, sur la même base que les critiques émises contre le modèle de
Claude Shannon et Weaver. En effet il envisage la communication comme une relation d'autorité et de persuasion. Et il néglige le message de
rétroaction, ainsi que les notions de
psychologie et de
sociologie de part et d'autre de la
relation de communication. Le
récepteur est toujours considéré comme passif, ce qui est encore inexact, car il existe en général
interaction entre l'
émetteur et le
récepteur, ce qui n'est pas pris en compte dans ce modèle.
L'un de ses ouvrages majeurs - Propaganda Technique in the World War (
1927) - fait partie des ouvrages de référence dans l'
usage de la
propagande dans la
Seconde Guerre mondiale. Sa vision autoritaire, voire autoritariste de la communication, lui vaut de nombreux ennemis, encore aujourd'hui.
Ce modèle est à lier par antithèse aux travaux du célèbre
Marshall McLuhan (
La Galaxie Gutenberg'', 1967) et Régis Debray (''Traité de médiologie,
1991)
Modèle de Jakobson
article détaillé|Roman Jakobson|Schéma de Jakobson
Cet autre modèle, fondé sur la
linguistique', est proposé par Roman Jakobson (1896-1982). Ce linguiste russe développe un point de vue centré non plus sur la transmission d'un message, mais sur le 'message lui même, évitant ainsi les
dangers d'instrumentalisation technique (voir sur ce point
philosophie des réseaux).
Il est composé de six
facteurs'. À chacun de ces facteurs est lié une 'fonction du
message, explicitée par
Jakobson.

Le
destinateur', lié à la fonction 'expressive du
message,

Le
message', lié à la fonction 'poétique du
message,

Le
destinataire', lié à la fonction 'conative du
message,

Le
contexte', l'ensemble des conditions (économiques, sociales et environnementales principalement) extérieures aux messages et qui influence sa compréhension, lié à la fonction 'référentielle du
message,

Le
code', symbolisme utilisé pour la transmission du message, lié à la fonction 'métalinguistique du
message,

Le
contact', liaison physique, psychologique et sociologique entre émetteur et récepteur, lié à la fonction 'phatique du
message.
On notera l'apparition ou la réapparition des trois dernières notions (
contexte, code,
contact) qui complètent énormément la vision d'ensemble sur ce qu'est une communication.
Certains facteurs peuvent être considérés comme des
agents de communication (destinataire)
Sur le contexte, voir l'article
perception de l'environnement.
Ces travaux sont à lier à l'impulsion linguistique de
Ferdinand de Saussure, conceptuelle de Shannon et Weaver, et philosophique de
John L. Austin.
Modèle de Gerbner
George Gerbner, sociologue des
années 1950, avait l'ambition de formuler un modèle général de la communication. Il présente en
1956 un modèle beaucoup plus complexe que les précédents. Son modèle s'articule autour de deux propositions essentielles :

Il lie le message au
contexte, ainsi il permet de le renseigner sur la signification du
message.

Il décrit le processus de communication comme un ensemble à deux dimensions : une perceptive et une autre dimension pour le contrôle.
Le trait particulier de ce modèle est qu'on peut l'appliquer aux différentes formes de communication en fonction du
contexte. Il convient à un acte de
communication interpersonnelle entre deux
personnes mais aussi au processus plus complexe de la
communication de masse.
Modèle de Newcomb
Theodore M. Newcomb, 1953, présente le modèle ABX triangulaire et
devient le premier à introduire le rôle de communication dans la
relation sociale.
Modèle de Westley et Mac Lean
B.H. Westley et M.S. Mac Lean reprennent en 1957 l'idée du besoin social de l'information que l'on retrouve chez
Newcomb et l'adapte spécifiquement à la
Communication de masse.
Modèle de Riley et Riley
Dans ce modèle est considéré en premier lieu l'appartenance des individus humains à des groupes. L'
émetteur rebaptisé
communicateur, et le
récepteur sont donc distribués dans des groupes primaires (familles, communauté, petits groupes...) sociologiques.
Ces groupes influeraient la façon de voir, de penser et de juger de leurs membres. Et ces groupes évoluent dans un contexte social dont ils dépendent.
Ce modèle de
Matilda White Riley et de
John White Riley introduit de nouvelles notions, notamment celle de
contexte et d'appartenance à un groupe, liées à la
sociologie.
De plus ce modèle est le premier à prendre en compte la notion d'une boucle de rétroaction, entre l'émetteur et le
récepteur. Cela montre qu'il y a réciprocité et inter-influence entre les individus.
Ce modèle est à l'origine des travaux sur la
communication de groupe.
Modèles issus de la réseautique informatique
Ces modèles techniques sont intéressants à noter car ils se basent sur des acteurs différents du sujet d'étude habituel : l'
ordinateur, fondamentalement logique et non-humain. Selon ces modèles, toute action de communication se baserait sur un processus essentiel, ou
protocole de communication :

Phase de mise en
contact/
connexion.
: L'
émetteur envoie une demande de
connexion.
: Le
récepteur répond, soit affirmativement, soit négativement.
: Si on fonctionne dans le principe d'une communication synchrone, l'émetteur et le
récepteur s'envoient des messages pour se synchroniser

Phase de l'envoi du (des) message(s)
: L'émetteur envoie un message
: Le
récepteur dit s'il l'a bien reçu, ou si l'émetteur doit renvoyer son message.
: Les rôles du
récepteur et de l'émetteur peuvent s'inverser au cours de la communication.

Phase de clôture/
déconnexion
: L'un des ordinateurs demande la fermeture de la connexion.
Ces modèles ont aussi mis beaucoup plus en valeur la notion de réseau de communication, et de n?ud de communication.
En effet, un message transmis peut être relayé d'un poste à l'autre. De plus, on peut l'envoyer à un groupe d'ordinateurs. Et donc il faut savoir qui prend la parole, et comment... (principe du «
token »).
La notion de code (appelé protocole) est elle aussi très importante car une parfaite coordination entre les ordinateurs - à la logique binaire - est essentielle. Par contre, évidemment, la
psychologie, la
sociologie et leur implication dans le contexte de communication n'est pas explicité du tout dans ce modèle là. Et elle oublie totalement les notions de
sens et de fonction du message.
Sciences connexes à la Communication
La communication est liée à de nombreuses autres
sciences, dont elle est une composante, s'est inspirée, ou auxquelles elle a participé à l'envol:
La communication de crise
- C'est une branche de la communication encore assez mal connue. Il est vrai qu'elle date

Les
Sciences de l'information et de la communication

Le
management : Gestion d'équipe dans un cadre de
projet.

Les
relations publiques : Gestion de la communication avec le monde extérieur, le
public, et gestion de l'
opinion publique.

Les
sciences cognitives et la
gestion des connaissances.

La
pédagogie et la
didactique : Sciences de l'apprentissage et de la manière de faire apprendre (à lier avec l'
éducation, le
dressage, l'
instruction,l'
andragogie voire le
conditionnement)

Le
marketing, parfois appelé mercatique, dont découle la
stratégie de communication.

La
réseautique, liée à la communication entre appareils
informatiques (l'informatique étant la contraction d'information automatique).

La
communication de crise, sur la gestion de la communication en période de crise.

La
théorie de l'information issue de diverses théories de (Norbert Wiener sur l'
entropie informationnelle, ou autres).

La
Sémiologie qui est la science d'étude des signes, et de l'étude du signifiant et du signifié qui leur sont liés et son application, la
Sémiotique.
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Liens internes
Bibliographie
L'utopie de la communication. Le mythe du village planétaire.
Philippe Breton. La découverte.
1992,
1995,
1997.
Le culte de l'internet. Une menace pour le lien social ? Philippe Breton. La découverte.
2000.
Télécommunications et philosophie des réseaux.
Pierre Musso.
1998.
Sociologie de la Communication et des Médias.
Éric Maigret. Armand Colin.
2003.
La communication non verbale, comprendre les gestes et leur signification. Guy Barrier. ESF éditeur. 2006 .
The Logos of the Bios 2. Bio-Communication.
Guenther Witzany. Umweb, Helsinki.
2007.
Relations et communications interpersonnelles,
Edmond Marc & Dominique Picard. Dunod (Les Topos).
2000
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