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En politique, l'usage consiste à diviser la classe politique en deux catégories générales : la droite et la gauche.
Synthèses :
Ces appellations correspondent en fait à la place occupée en France par chaque groupe politique dans l'hémicycle du Parlement, vue par le président de l'Assemblée, qui fait face à l'hémicycle. Cette répartition s'est généralement conservée, bien que la première assemblée nationale française en ait utilisé une autre : la « gironde », en bas, pour les proches du pouvoir et la « montagne », en haut, plus loin dans l'hémicycle.'.
Chacun de ces groupes a sa propre idéologie et ses propres priorités.
[] Origine
A l'origine, dans la plupart des sociétés, et notamment les sociétés occidentales, la « droite » est la place de la relation privilégiée avec le Roi.
Lorsque les premières assemblées se sont réunies en Occident, dans l'hémicycle, les représentants favorables au Roi se sont donc placés à sa droite, tandis que les opposants se sont trouvés à sa gauche.
Cette répartition s'est généralement conservée, bien que la première assemblée nationale française en ait utilisé une autre : la gironde, en bas, pour les proches du pouvoir et la montagne, en haut, plus loin dans l'hémicycle.
Le fait de devenir majoritaire pour les opposants d'origine, n'a pas entraîné de permutation de places dans l'Assemblée. La disparition du royalisme n'a pas non plus modifié la structuration des places de l'Assemblée.
Le terme "droite" possède également des connotations liées à la rigueur morale (droiture, rectitude...), celui de "gauche" en ayant de moins favorables (être "gauche", sinistre...).
[] Périmètre
[] Les diverses tendances
La droite est souvent désignée comme conservatrice, c'est d'ailleurs à cause de cette définition que les hommes politiques de droite ont longtemps refusé de se positionner à droite, du moins en France. Différentes tendances peuvent cependant être distinguées, en France par exemple, la droite peut être libérale, nationaliste, conservatrice, souverainiste, démocrate-chrétienne, populiste ou encore radicale (au sens politique du terme).
Selon les pays et les circonstances, les libéraux se retrouvent à « gauche » -lorsque le libéralisme économique prime, mais que le conservatisme s'exerce sur les m?urs : cas des USA où les libéraux sont assimilés à des sociaux-démocrates, ou à « droite » (inversement quand l'interventionnisme économique est dominant mais les m?urs relativement libres : cas des principaux États européens (France, ...) ou ces deux aspects peuvent s'observer en même temps comme en Allemagne.
[] Le cas particulier de l'extrême droite
Selon les points de vue, les extrêmes font ou non partie de la gauche ou de la droite. Tant pour des raisons de fond que pour des raisons politiciennes, les « modérés » d'un bord ont tendance à rejeter leurs extrêmes et donc affirmer que non ; le politicien expérimenté étant même capable d'affirmer tout à la fois que le parti extrémiste n'est pas de sa famille politique mais que l'électeur extrémiste en est. Vu de l'autre bord, on ne fait pas forcément bien la différence, et selon les considérations politiciennes locales (selon qu'on cherche à diviser ou à diaboliser l'adversaire) on séparera ou au contraire on rapprochera les extrêmes des modérés.
Quoiqu'il en soit, l' extrême-droite est devenue relativement importante, au moins dans les discours et dans les influences qu'elle exerce sur la droite "modérée" mais plus rarement dans la représentation politique.
Le terme d'extrême-droite désigne les mouvements très à droite, avec une connotation nettement péjorative. Le « très » étant évidemment variable selon le point de vue politique, le lieu et l'époque, mais incluant généralement les réactionnaires. Un militant de la droite extrême préfèrera se désigner lui-même comme simplement de droite, ou de « vraie » droite, ou de droite « authentique ». L'idéologie sous-jacente conserve un fond traditionnaliste (référence au catholicisme comme tradition plus que comme valeur, certaines valeurs chrétiennes - partage, fraternité, universalité, etc. - étant généralement négligées) et autoritaire (pouvoir fort voire violent si nécessaire, surtout à l'égard des étrangers, etc.) totalement en opposition avec les principes de liberté et d'égalité défendus depuis peu, par la droite dite « modérée », ou « républicaine » (terme hérité de l'époque où la droite était principalement monarchiste).
[] Cartographie
[] Description
En France, on distingue de nombreuses tendances à droite, certaines représentées par des partis, d'autres relevant plus du mouvement associatif :
(* il en existe de gauche)
Autres tableaux sur le clivage gauche-droite de 1789 à 2004
[] Approche anecdotique
Selon René Rémond, historien politique, spécialiste de la droite en France, il existe en fait trois traditions de droite, distinctes et concurrentes :
- le légitimisme, dont le FN est un héritier
- l'orléanisme (plus opportuniste, plus « bourgeois »), qui s'incarne dans la tradition libérale
- le bonapartisme (plus autoritaire et charismatique, plus « populaire »), dans la filiation duquel s'inscrit le gaullisme (sans s'y réduire)
Selon lui, ces différentes traditions sont distribuées inégalement selon les époques, mais les tendances évoluent peu, même si les partis, les hommes qui l'incarnent et même les régimes politiques (monarchie ou république) changent.
Dans une de ses chroniques, Philippe Val s'est amusé à essayer de plaquer ces catégories sur quelques hommes politiques ou même quelques partis actuels, en indiquant au passage quelques erreurs d'aiguillage selon lui (ainsi il aurait bien vu Edouard Balladur à l'UDF et Christine Boutin chez Philippe de Villiers). Dans la pratique, il peut arriver que l'appartenance à un parti se fasse pour des raisons locales ou par attachement à des personnes, plus qu'aux idées majoritaires dans un parti à proprement parler.
[] Voir aussi
[] Ouvrage de référence
- Les Droites en France. René Rémond (Aubier-Montaigne, 1982), nouvelle édition à paraître en 2005
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/droite (politique)