Un article de Wikipedia.y-project.com.
- Pour les articles homonymes, voir Existence (homonymie). Image:Disambig.svg
Le mot « existence » désigne le fait d'être, par exemple le fait d'être d'une manière absolue, le fait d'être donné pour la perception, ou encore pour la conscience.
« Existence » s'oppose à la fois à l'essence (le ce que c'est), et au néant qui est sa négation.
[] Le problème métaphysique de l'existence
Exister c'est être; être c'est exister. Ainsi l'existence est-elle quelque chose d'immédiat, qui constitue le commencement de tout.
En ce sens, l'existence est le simple fait d'être, l'être conçu sans détermination aucune, sans prédicat, sans rien : l'être commence donc par l'indétermination de l'existence, indétermination du fait d'être pur et simple. Ainsi, cette première idée de l'existence nous la ferait concevoir par une connaissance immédiate. De ce point de vue :
- être et pensée sont identiques ;
- l'existence est immédiatement connue.
La connaissance de ce qu'est l'existence est ainsi issue originellement de l'existence même. Chacun aurait donc un savoir immédiat de l'immédiat. Ces points soulèvent quelques-unes des difficultés fondamentales de la philosophie :
- si l'existence est connue par un moi, l'existence des choses peut-elle en être déduite ?
- l'existence est-elle immédiatement connue par notre conscience ?
- L'existence est-elle un objet de connaissance ?
Ces questions entraînent des distinctions :
- existence pour un moi (subjective) et existence des choses (objectives) : dans l'idéalisme moderne, c'est l'existence subjective en tant que pensée qui est absolument certaine.
- être et existence : on distingue entre « être » et « être un être ».
[] L'origine métaphysique de l'existence
Dans cette dernière distinction, on peut estimer que la philosophie a traditionnellement choisi l'être au détriment de l'existence, ce qui se traduit par la formulation d'Aristote : L'objet éternel de toutes les recherches présentes et passées, le point toujours en suspens : qu'est-ce que l'être ? revient à demander qu'est-ce que la substance ? À la suite de Platon, la recherche d'Aristote se porte donc sur l'essence, et non sur l'existence, et l'existence serait ainsi occultée : l'existence doit toujours métaphysiquement se penser par rapport à l'essence ; l'essence est la condition d'intelligibilité de l'existence.
De ce point de vue essentialiste, il découle plusieurs conséquences imporantes :
- l'essence est l'être possible, et l'existence l'être réel ;
- l'existence d'un être est fonction de son essence ;
- l'existence est donc définie par son essence, et c'est la notion d'essence qui exprime le mieux l'existence ;
- l'existence est subordonnée aux lois de l'essence, qui lui donne donc ses limites et sa perfection ;
- la différence entre les essences produit une hiérarchie des existences i.e. une hiérarchie de la réalité : il y a de l'ordre ;
- plus une essence est parfaite, plus l'existence qui en découle est parfaite ;
- Dieu (ou le Bien, l'acte pur, etc.) -étant la souveraine essence, est ce dont procède toute existence ; il serait d'ailleurs également la seule véritable essence, dont l'existence découle nécessairement, ce qui ferait de toute métaphysique et de toute science, une théologie (Philosophie première chez Aristote).
Or, cette métaphysique pose un problème très simple : si l'existence dépend à ce point de l'essence (définition, intelligibilité, structure de l'être, raison d'être, etc.) alors pourquoi quelque chose existe-t-il en dehors de l'essence ?
Une réponse est que Dieu a crée les essences et accomplit ce passage du possible au réel que la raison humaine ne parvient pas a penser (voir aussi Platon, Timée). Mais le problème est toujours le même : comment une essence suprême peut-elle poser hors d'elle quelque chose de contingent et d'inférieur, l'existence ?
[] Philosophie de l'existence
Face à ces problèmes, on peut vouloir penser l'existence d'une manière autonome, indépendamment de l'essence. C'est le renversement existentiel de la métaphysique : le fait d'exister devient le point de départ de la pensée, ce qui donne sens véritablement à notre expérience. C'est l'existence sans essence, i.e. sans raison et sans hiérarchie.
[] L'analyse de l'existence en tant que phénomène
L'existence, dans la métaphysique occidentale, est en-dehors du concept : en ce sens, on ne peut lui reprocher d'avoir ignorer l'existence, puisque l'existence est simplement ce qui échappe à l'essence : l'existence ne se déduit pas du concept, elle n'est pas un prédicat mais une position -ce qui est posé ici et maintenant (cf. Kant).
Mais l'existence est aussi ce qui est individuel, est par conséquent elle relève non du savoir sur ce qui est, mais de la subjectivité. C'est donc l'individu qui est l'existant, et la connaissance de sa réalité passe par sa conscience et par ses actes (sa volonté). Or, c'est cet aspect de l'existence qu'ignore la spéculation métaphysique, à laquelle s'opposent les philosophies qui partent de l'individu, de sa liberté et de ses choix de vie.
[] La conscience de l'existence
La réalité de l'existence peut être appréhendée de manière affective (cf. la sensibilité chez Rousseau), indépendamment de la raison, i.e. que ce qui en est saisit ne se déduit pas de l'essence, n'est pas démontrable, est irréfutable (Nietzsche) et semble donc surtout un phénomène irrationnel. Mais cette conscience affective peut être conçue comme une « humeur » (Stimmung, cf. Heidegger) a priori, i.e. une tonalité de l'existence qui précède la saisie des choses dans leur particularité. Cette tonalité est alors contemporaine de ce qui est appelé « ouverture au monde. »
- nausée, chez Sartre, les choses perdant leur sens utilitaire ne peuvent plus être nommées ; c'est alors leur existence pure qui devient envahissante, incontrôlable. La conscience hésite entre la fusion sujet/objet et le rejet.
- angoisse : pour Heidegger, l'angoisse, à la différence de la peur, n'a pas d'objet réel identifiable dans l'expérience. La peur peut être combattue par l'emploi de moyens de protections contre un danger bien identifié. L'angoisse, au contraire, n'ayant aucun objet, est une angoisse de rien, et sa source est par conséquent l'existant lui-même qui a à être de manière authentique.
- bonheur : au contraire des philosophies contemporaines de l'existence qui placent au c?ur de l'existent, dans sa structure même, des sentiments plutôt négatifs, un philosophe comme Rousseau pense trouver sous la fausseté de la vie sociale le pur plaisir de l'exister qui est l'épanouissement naturel de la sensibilité : cette sensibilité est pour lui le point de départ de l'existence.
[] L'être-au-monde
"La vie" chez M.Dietrich, est le regroupement de ce que l'être fera de son existence. Il dissout l'être pour mettre en valeur l'existence, et le regroupe dans un mouvement libertaire: "si l'etre tout entier est sujet au meurtre, alors il est libre de tuer. Mais dans cette même conception, il doit apprendre à accepter la liberté de l'individu qui le séquestrera"
[] La finitude
Dans les philosophies de l'existence, la liberté est un absolu, l'essence indépassable de l'existence. Mais cette liberté ne peut être son propre fondement, car il y a une facticité originaire de la liberté qui en révèle donc la finitude insurmontable. La liberté est néanmoins l'homme même, son existence et elle définit la condition humaine : nous sommes condamnés à la liberté, nous y sommes jétés, exactement comme nous sommes jetés-là dans le monde.
[] L'art d'exister
- sagesse et mort
- l'éthique
- la culture de soi (esthétique de l'existence)
- la foi
[] Mathématiques
Que les nombres imaginaires existent ou non , cela importe peu pour les mathématiciens d'aujourd'hui.
Prenons un exemple : imaginons que notre univers soit un plan dans lequel toutes les créatures soient des vers plats. Dessinons une main gauche et une main droite. Dans un plan , il n'y a aucun moyen de passer du dessin de l'un à celui de l'autre. Mais le vers plat peut imaginer une 3eme dimension perpendiculaire aux 2 autres qui va lui permettre de faire une rotation tridimensionnelle imaginaire de façon à transformer un dessin de main droite en un dessin de main gauche. Etendons maintenant cet exemple à l'être humain : par une rotation dans un espace à 4 dimensions nous pourrions tranformer un gant droit en un gant gauche. Nous ne pouvons le faire et cela prouve bien que la 4eme dimension est imaginaire par rapport aux 3 autres.
Mais cela n'empêche pas de faire des calculs et de la gémétrie à 4 dimensions.
Qu'est-ce que la réalité par rapport à la perception que nous en avons?
La mathématique va au-delà du débat réel ou imaginaire , d'ailleurs le terme complexe veut dire réel et imaginaire.
[] Bibliographie
- Proslogion, Anselme de Canterbury
- La Cité de Dieu, Augustin d'Hippone
- De la production originelle des choses prise à la racine, Leibniz
- Critique de la raison pure, Kant
- Encyclopédie des sciences philosophiques, Hegel
- Méditations cartésiennes, Husserl
- Être et temps, Heidegger
- L'être et l'existence, Etienne Gilson
- Phénoménologie de la perception, Merleau-Ponty
- Le mythe de Sisyphe, Albert Camus
- Le Désir ou la cause du nihilisme,Dietrich Melvin
[] Voir aussi
<span class="AdQ" id="eo" style="display:none;" />
Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/existence