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L'extrême droite désigne majoritairement un ensemble de mouvements et de partis politiques qui défendent des valeurs et des idées classées à droite, dans des domaines économique et religieux, s'appuyant sur un nationalisme affirmé, un traditionalisme ou des idéologies contre-révolutionnaires ou fascistes, et en leur donnant une formulation radicale, notamment dans l'hostilité aux tendances politiques socialistes ou libérales de la société.

Parmi ces mouvements, un grand nombre cultive diverses formes de xénophobie, ou dans d'autres cas des formes de bellicisme et de racisme, les aspects idéologiques amenant parfois à la réfutation de tout ou partie des valeurs démocratiques (le parlementarisme par exemple), considérées corrompues et inadaptées. Ces mouvements, au nom du bien commun, s'opposent à toute société secrète qui, au nom d'intérêts particuliers, viendrait déroger à ce principe. En particulier, ils s'opposent à la Franc-maçonnerie et au prétendu « lobby juif », qui servent de bouc-émissaire et sont régulièrement dénoncés par l?extrême droite pour des visées conspirationnistes.

La définition même de l'extrême droite fait l'objet de débats dans la mesure où de nombreux mouvements et partis usuellement classés dans celle-ci se réfèrent à une définition qui inclut nécessairement la notion de rejet de la démocratie, refusant alors cette qualification à leur égard, jugée péjorative.

Ces mouvements affirment également que le terme « extrême droite » est très ambigu, étant utilisé par des médias et des partis politiques majoritaires pour classifier un grand nombre de mouvements, de courants et de partis qui ont selon eux peu de choses en commun aussi bien en ce qui concerne les idées que les moyens de les appliquer: certains mouvements ont collaboré avec les Nazis et d'autres, au contraire,sont à l'origine de plusieurs réseaux de la Résistance en particulier les Royalistes ("la Confrérie Notre-Dame" du Colonel Rémy, Honoré d'Estienne d'Orves...).

Il n'existe pas de définition qui fasse l'unanimité, de sorte qu'on retrouve sous cette appellation des partis qui sont partisans de régimes totalitaires ou au contraire parlementaires, ainsi que des mouvements révolutionnaires ou contre-révolutionnaires.

Face à cette situation, bon nombre de partis refusent cette étiquette « extrême droite ». Ils considèrent qu'elle est attribuée de façon arbitraire par des adversaires politiques qui profitent de moyens puissants de communication pour les dénigrer. Ils les accusent de vouloir les faire passer pour des partis fascistes ou nazis sans tenir compte de leur réelle doctrine politique (même si l?extrême droite comprend de très nombreux éléments réellement fascistes, voire nazis).

Sommaire

[] Les mouvances

Le terme « extrême droite » est, de fait, utilisé pour quatre types de visions ou de mouvances :

  • l'ensemble des mouvements et des partis siégeant, lorsqu'ils ont des élus, à l'extrême-droite de l'hémicycle (à droite et en haut des gradins), il convient alors de parler de « l'extrême droite de l'échiquier politique ou extrême droite parlementaire »;
  • des mouvements qualifiés de « réactionnaires », selon la définition marxiste du terme, présumés partisans d'un retour à un présupposé « ordre ancien » et que certains nomment abusivement « conservateurs »;
  • un ensemble de groupuscules révolutionnaires se distançant nettement du parlementarisme par leur idéologie;
  • un ensemble de groupuscules insurrectionnels, réellement extrémistes et pouvant être violents.

[] Les bases idéologiques

Ainsi, les différents courants de philosophie politique qui ont été usuellement définis comme inhérents à ces mouvements et ces partis, et communément classés à l'extrême droite, renvoient soit au nationalisme, au populisme, au monarchisme (dans sa majorité), au fascisme ou même aux religions.

L'extrême droite peut se réclamer de différentes idéologies ou idées politiques. Parmi elles, on peut citer :

qui n'appartiennent pas qu'à l'extrême droite, ainsi que;

et spécifiquement en France,

et spécifiquement en Espagne,

de par l'engagement de sa mouvance aux côtés du franquisme pendant la guerre d'Espagne mais qui serait inclassable politiquement.

[] Usage contemporain du terme

L'extrême droite est composée de courants très divers, parmi lesquels on cite usuellement :

  • les racistes : le Ku Klux Klan prône lui aussi la suprématie de la « race aryenne ». D'autres partis prônent la suprématie de la race noire aux États-Unis ou au Zimbabwe.
  • les partis religieux, tenant d'un fascisme clérical comme les extrémistes chrétiens, les partis religieux sionistes en Israël le Shaas, Kipot srugot, A'Hihud Ha'Leumi, ainsi que dans les parties du monde comptant une forte communauté juive. On peut compter également des partis islamistes. A noter que le courant national-catholique est représenté au sein de nombreux partis nationalistes, par exemple en France le Front National.

En outre, la religion est un thème de clivage au sein de l'extrême droite. Il convient notamment de distinguer les courants chrétiens, des athées et des néo-païens, par exemple, en France, les nationalistes druidistes.

D'autres formations sont selon certains observateurs considérées comme d'extrême droite, mais cette classification peut être davantage controversée par ceux qui estiment que les mêmes positions politiques n'auraient pas nécessairement de connotation extrémiste, en d'autres temps ou d'autres lieux. Parmi ces dernières formations, on peut citer :

[] Partis et mouvements

[] Allemagne

En Allemagne, il existe au moins trois partis d'extrême droite :

  • le NPD (« Parti national démocratique allemand», environ 5 000 membres, 9,2 % des voix lors des élections en Saxe en 2004) ;
  • la Deutsche Volksunion (DVU) (« Union du peuple allemand », 6,1 % des voix lors des élections du Brandebourg 2004) - voir les articles allemand ou anglais ;
  • Die Republikaner (« les Républicains »), 1,9 % des voix lors des élections européennes de juin 2004.

[] Actions de l'extrême droite allemande

  • Réunions et discours : le 31 juillet 2004, entre 300 et 400 skinheads, à l'initiative de mouvements allemands, avaient loué les salles du club de football d'Hipsheim (en Alsace, Bas-Rhin). Les participants avaient déployé des drapeaux frappés de la croix gammée et de l'aigle impérial, et proféré des chansons et slogans nazis.
  • 13 février 2005 : à l'occasion des commémorations du bombardement allié de Dresde en 1945, entre 3 000 et 5 000 manifestants d'extrême-droite ont manifesté devant le parlement de Saxe. 70 personnes ont été interpellées à la suite d'affrontements.

[] Angleterre

  • British National Party (BNP, Parti national britannique) dont le leader actuel est Nick Griffin.

[] Danemark

  • Entre 2001 et 2004, le pays était gouverné par Anders Fogh Rasmussen du parti Libéral (Venstre), qui bénéficiait de l'appui du parti populiste d'extrême droite (Dansk Folkparti). Il a été réélu en 2005. Lors de ces élections, les mouvements qualifiés d'extrême-droite ont progressé en obtenant 24 sièges au parlement et en totalisant 13,2 % des voix.

[] France

[] Genèse

En France, l'apparition de l'idée d'une extrême droite remonte à la deuxième moitié du XIXe siècle - coïncidant avec la fin de la monarchie. Parmi les idées caractéristiques des mouvements classés à l'extrême droite, ont figuré à titres divers notamment le monarchisme, l'antiparlementarisme, l'antisémitisme, le nationalisme. Les mouvements actuellement classés à l'extrême-droite en Europe sont souvent accusés de racisme et de xénophobie en raison de leur hostilité générale à l'immigration et des positions ouvertement racistes revendiquées par certains d'entre eux. La première apogée de l'extrême droite intervient pendant les années 1930 et au début des années 1940, au travers du succès des différentes ligues puis idéologiquement avec le régime de Vichy et surtout chez les collaborationnistes de Paris (Certains membres et sympathisants des ligues ou des mouvements monarchistes et d'extrême-droite d'avant guerre n'en rejoindront pas moins les mouvements de résistance à l'instar de Michel Cailliau, Honoré d'Estienne d'Orves ou du Colonel François de la Rocque).

Depuis le partage du monde à Yalta, certains mouvements classés à l'extrême droite défendent l'anti-américanisme.

Les mouvements classés à l'extrême droite sont accusés par leurs adversaires de partager la haine d'un ennemi commun, d'un bouc émissaire qui aurait changé au cours du XXe siècle : ils ont d'abord été antisémites et antidémocratiques. Depuis la révolution bolchévique d'octobre 1917, la plupart de ces mouvements combattent le communisme. Il est à noter que l'opposition entre "eux" et "nous" est un thème central dans de nombreux discours politiques. « Nous avons raison parce que nous sommes les meilleurs. Et nous sommes les meilleurs parce que nous sommes de ce pays, ou de cette race, ou parlons cette langue, etc. » (Voir la chanson ironique de Georges Brassens : « Les Imbéciles heureux qui sont nés quelque part »)

[] Groupes d'extrême droite en France

De nombreux journaux d'extrême-droite ont été publiés en France au début du XXe siècle : Le Nouveau Siècle (1925), L'Ami du peuple, Le Franciste, Les Cahiers, La Revue française, Combat, Plans, Je suis partout. Le régime de Vichy a favorisé la publication de nombreux journaux d'extrême-droite comme Au Pilori, ou Le Petit Marseillais. Parmi les journaux d'extrême-droite publiés en France après 1944, il faut citer Paroles françaises (1946), Aspects de la France (1947), Verbe (1949), Rivarol (1951), Fraternité française (1954), La Nation française (1955), Défense de l'Occident, Jeune Nation (1959), Europe-Action (1963), Militant, Initiative nationale Présent, National hebdo et Le Choc du mois.

En 2004, d'après les renseignements généraux français, il existerait 2 500 à 3 500 militants ou sympathisants des différents groupes d'extrême droite, sans compter le FN ni le MNR. Les groupes les plus importants se trouvent en Alsace, en région PACA, en Ile-de-France. Le ministère de l'Intérieur a recensé 65 actes violents perpétrés par certains de ces groupes en 2004.

Les principales organisations d'extrême droite en France :

  • Poujadistes:
Union de Défense des Commerçants et Artisans (1953)
  • Identitaires :
Terre et peuple
Bloc Identitaire
  • Nationalistes :
Jeune Nation (1949-1958)
Front Universitaire de la Liberté (1951)
Union Nationale des Indépendants Républicains (1951)
Front de l'Algérie Française (1960)
Front National pour l'Algérie Française (1960)
Organisation armée secrète OAS (1962)
L'?uvre française
Ordre Nouveau
Le Parti des forces nouvelles.
Groupe union défense (GUD), mouvement de jeunes auquel avait adhéré Maxime Brunerie, qui avait tenté d'assassiner le président de la République le 14 juillet 2002. Il succède à Occident.
L'Alliance populaire devenue en 1995 Parti national républicain.
la Garde franque
le Cercle franco-hispanique: association qui sous un alibi culturel entretient une nostalgie du franquisme.
Mouvement Social Européen
Truppenkameradschaft, nostalgique des Waffen-SS.
Elsass Korps
Combat furtif-Werwolf défendant la « Patrie alsacienne »

Ce type d'extrême droite se distingue des autres par sa référence directe à l'époque nazie. En France, d'anciens waffen SS ont fondé des groupuscules dans les années 60 puis 70. Chacun de ces groupes ne dépassait pas une centaine d'individus. Certains des groupuscules avaient des contacts avec des militants Syriens, recherchés pour leur opposition à Israël. Des groupes paramilitaires s'entraînaient dans les forêts. Certains de ses membres ont franchi le pas en allant s'entraîner dans des camps paramilitaires, pouvant fournir des combattants aptes au terrorisme, installés en Syrie. Mais également, d'autres atomes de cette nébuleuse eurent des contacts très fréquents avec l'Irak de Saddam Hussein. Plus radicaux , les membres de revues telles le « Devenir Européen » et « notre Europe » , reprirent les thèmes de la collaboration. Marc Frederiksen , créateur du journal « Notre Europe » fut d'ailleurs condamné pour avoir publié un encart en faveur de la libération de Rudolf Hess.

  • Extrême droite sioniste :
    • Le Betar dont la branche étudiante se fait appeler le Tagar, est interdit en Israël mais ne fait l?objet d?aucune investigation publique en France. Les deux associations partagent le même siège à Paris. Elles recrutent principalement en région parisienne et dans quelques grandes villes, et organisent des cours d'éducation sioniste et des activités s'apparentant au scoutisme ou aux camps de vacances. Le Tagar se consacre également à la promotion de l'alya, l'emigration vers Israël. Tous leurs membres sont censés suivre un entraînement à l'autodéfense et ont pour vocation d'assurer la sécurité de la communauté. Plusieurs incidents récents ont remis en lumière ce mouvement de jeunesse voué à la lutte pour la défense d'Israël, et proche de la droite nationaliste israélienne. Spécialisée dans les actions coups de poing, l'organisation déclarée en France depuis 1929 a pour objet « le développement physique et intellectuel de la jeunesse juive ». Les tensions liées à la situation au Proche-Orient sont à l'origine des dernières opérations du Betar, ou de groupes qui lui sont proches, recensés par les services de renseignement policiers.
    • La ligue de défense juive est une filiale française de la Jewish Defense League créée par le rabbin Meir Kahane en 1968. Militant d'extrême droite et chef du mouvement Kach, auteur de déclarations racistes, le rabbin Kahane a été assassiné en novembre 1990 dans un hôtel de New York. La LDJ se présente cependant comme « respectueuse de l'ordre républicain », tout en ajoutant qu'elle « n'hésitera pas à agir et à se défendre en cas d'attaque ». La LDJ compterait des centaines de militants ou sympathisants, ses militants s?entraînent au krav maga dans des locaux de l?État français et sous protection policière (selon une émission "Complément d?enquête" de France 2). Cette frange ultraviolente serait rarement critiquée par les organisations sionistes françaises comme le Likoud de France, la CRIF, la LICRA, et l?UEJF. Leurs sites sur le Web démentent régulièrement les actions qu?on leur prête, mais qui ont pourtant été parfois sanctionnées par la Justice.
    • Le Front de l'Autodéfense Juive qui n'est plus actif depuis les années 70.

On peut aussi trouver, à des degrés divers, des extrémistes de droites dans ces deux mouvements: les hooligans et les skinheads.

[] Actions politiques de l'extrême droite française

  • Création de l'association « SOS enfants d'Irak », proche du FN.
  • Création de l'association « Solidarité des Français », association d'entraide aux SdF d'origine européenne, proche du Bloc Identitaire.
  • Création du « Rock identitaire français », courant musical proche des milieux identitaires.
  • Création du « Comité d'Entraide aux Prisonniers Européens », qui aide les nationalistes emprisonnés, proche du Bloc Identitaire.
  • Création de diverses agences de presse parmi lesquelles Novopress et Altermedia.

[] Extrême droite et droite française

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Une petite partie des hommes politiques de la droite française a commencé son activisme politique comme partisans de l'Algérie française (Hubert Bassot, Jean Taoussan...) ou au sein de groupuscules d'extrême-droite nationalistes comme Occident (Patrick Devedjian, Gérard Longuet, Alain Madelin...). Après l'échec du Parti des forces nouvelles, certains de ces activistes rallient la droite classique (Gérard Ecorcheville, Alain Robert, Philippe Guignache, José Bruneau de la Salle, Hervé Novelli, Serge Didier, Guy Tessier...), la plupart par le biais de la « machine Albertini » (terme désignant l'Institut d'histoire sociale -IHS- , l'Institut Supérieur du Travail - IST- , la revue Est-Ouest) ou par celui du Centre national des indépendants et paysans.

Les instituts de la machine Albertini ont été fondées par Georges Albertini, un ancien collaborateur cadre du Rassemblement National Populaire. L'anti-communisme est leur étendard de ralliement, d'ailleurs le véritable seul point commun entre les libéraux de la droite et l'extrême droite. Roland Gaucher écrira à leurs sujets : «un certain nombre de ces récupérés (Madelin, Ecorcheville, Van Ghelle... Nicolas Tandler) sont passés par la machine à laver ultra-silencieuse de feu Albertini et de l'IST. »

Le Centre national des indépendants et paysans (le parti de centre-droit d'Antoine Pinay sous la IVème république) a également servi de point de passage vers la droite. Anti-gaulliste après les accords d'Alger, il se rapprocha du RPR en 1976. A la fin des années 70 et pendant les années 80, il accueillit de nombreux anciens militants de groupuscules d'extrême-droite, en particulier du Parti des forces nouvelles. Alain Robert, Hervé Novelli, Philippe Guignache, Yves Van Ghele, entre autres sont passés par le CNIP avant de rejoindre la droite classique. D'autres personnalités ont transité par le CNI pour rallier ensuite le Front National comme Pierre Sergent ou Michel de Rostolan.

Par la suite, deux partis vont largement accueillir les anciens nationalistes : le RPR (Patrick Devedjian, Bruno Tellene, Jean Taoussan, Jean-Jacques Guillet...) et au sein de l'UDF, le Parti Républicain (l'ancien résistant Alain Griotteray, Hubert Bassot, Alain Madelin, Gérard Longuet, Guy Tessier, Serge Didier, Hervé Novelli). Une fois ralliés à la droite, les ascensions politiques de ces personnalités seront diverses, plus ou moins couronnées de succès.

Des accords ont existé localement directement entre la droite et le Front National : Jean-Pierre Stirbois a été élu en 1984 à Dreux sur une liste commune UDF-RPR-FN. De 1986 à 2004, la région Languedoc-Roussillon était administrée par Jacques Blanc avec le soutien des élus du Front National.

[] Penseurs de la mouvance française d'extrême droite

Sont fréquemment cités comme penseurs et intellectuels de l'extrême droite :

Maurice Barrès, Édouard Drumont, Joseph de Gobineau, Hippolyte Taine, Pierre Drieu La Rochelle, Henri Béraud.

Parmi ceux qui ont participé au journal nationaliste Action Française, on retrouve notamment Charles Maurras, Maurice Pujo, Léon Daudet, Jacques Bainville, Jules Lemaître, Robert Brasillach, Thierry Maulnier, Lucien Rebatet, Georges Valois et Louis Dimier.


Henry Charbonneau (directeur), Philippe Henriot, Paul Marion, Abel Bonnard, Paul Morand, Jacques de Lacretelle, Roger Vercel, Pierre Mac Orlan ou encore Louis-Ferdinand Céline comptent parmi les rédacteurs du journal collaborationniste Combats (organe de La Milice).

[] Canada

  • Le Parti de l'Héritage chrétien Canada (en anglais le Christian Heritage Pary of Canada) a recueilli 0,3% des sufrages populaires est en quelque sorte l'aile religieuse de droite et d'extrême-droite du Parti conservateur du Canada en militant contre les droits accordés ou reconnus aux minorités sexuelles et religieuses.

[] Pologne

  • le parti politique Prawo i sprawiedliwo?? (Droit et justice, PiS) a nombreux caractéristiques de l'extrême-droite. Par exemple, en 2005, le maire de Varsovie, Lech Kaczy?ski, a interdit la Parade d'égalité du mouvement de libération gaie du 11 juin 2005 en exprimant son homophobie. Suite à la Parade qui malgré tout a eu lieu, il a critiqué les actions de la police contre les manifestants anti-gais du M?odzie? Wszechpolska qui avaient jeté des pierres, des bouteilles, des pavés et des ?ufs contre les participant-e-s de la parade, blessant deux personnes qui ont été hospitalisées - de fait, il a justifié ces violences.
  • le M?odzie? Wszechpolska est un groupe d'extrême droite qui existe depuis 1922 (de façon discontinue). Lors de la Parade d'égalité du mouvement de libération gaie du 11 juin 2005, ses membres ont jeté des pierres, des bouteilles, des pavés et des ?ufs contre les participant-e-s de la parade. De plus, ils ont chanté et crié des slogans provocateurs sur l'Holocauste, par exemple, « Auschwitz-Birkenau, tralalalala ! » [1]

[] Hongrie

Le Parti de la justice et de la vie hongroise (MIEP) a été créé en 1993 par des dissidents du principal parti de droite, le Forum démocratique hongrois(FIDESZ). Un de ses dirigeants a été déjà condamné en 2002 pour propos anti-sémites.

Il fait alliance avec la droite hongroise de Viktor Orban sur les "problèmes" des minorités juives et tziganes et demande que la nationalité hongroise soit accordée immédiatement à toutes les ethnies hongroises de l'étranger, en premier lieu aux magyars de Slovaquie, Roumanie, Serbie et Ukraine. L'initiative a été rejetée par référendum en 2004.

[] Ukraine

Le parti social-national et le parti républicain conservateur peuvent être assimilés à des partis extrémistes, mais l'organisation principale est l'Autodéfense nationale ukrainienne (UNA-UNSO), parti qui soutient ouvertement Ioulia Tymochenko et qui s'est fait remarquer par l'expulsion des prêtres russes d'églises orthodoxes, l'intimidation des minorités hongroises, polonaises et roumaines de l'ouest de l'Ukraine aux élections de 2004 et la demande de réhabilitation des combattants anti-communistes qui ont participé à coté des SS à l'invasion de la Russie.

[] Turquie

Le parti de l'action nationaliste (MHP) et sa milice privée les loups gris sont les principales organisations extrémistes turques depuis 1969. Une idéologie national-islamiste est à la base de leurs actions violentes (les « loups gris » sont considérés comme responsables de l'assassinat de quelque 700 personnes, durant les « Années de plomb » 1974-1980), ils s'opposent à toute concession sur les droits des kurdes et à l'entrée de la Turquie en Europe et entretient des liens étroits avec des cercles politiques et militaires turques (un des chefs « clandestins » de la milice a été tué dans un accident de voiture en compagnie d'un ministre de l'état).

[] Afrique du Sud

En Afrique du Sud, le nationalisme afrikaner a été représenté pendant près de 80 ans par le Parti National qui, en 1948, instaura le système d'apartheid. L'extrême-droite s'est parfois exprimée au sein du Parti National mais le plus souvent par le biais de dissidences fondamentalistes ("Nouvel Ordre" avec Oswald Pirow, la "Sentinelle des chars à boeuf" (Ossewa Brandwag) dans les années 40, le HNP à partir de 1969) ou conservatrices (Parti Conservateur d'Afrique du Sud).

A partir des années 70, des groupes paramilitaires d'inspirations néo-nazis se formèrent. Le plus symbolique et représentatif d'entre eux fut le Mouvement de Résistance Afrikaner (AWB) d'Eugène Terreblanche.

En 1994, le Front de la Liberté est un nouveau parti issu de la droite et de l'extrême-droite sud-africaine qui refuse le recours à la violence et participe aux premières élections multiraciales du pays. Avec encore 4 députés en 2005, il a vampirisé son espace politique et est devenu un parti respectable et respecté alors que l'ancien Parti National finit sa carrière en fusionnant avec l'ANC en 2004.

[] Bibliographie

  • L'histoire contre l'extrême droite. Les grands textes d'un combat français par Vincent Duclert, Mille et une nuits, 2002, Les petits libres, 121 pages, ISBN : 2842057120.
  • La nouvelle extrême droite par Christophe Bourseiller, Editions du Rocher, 2002, Documents, 235 pages, ISBN : 226804419X.
  • La France blafarde de Jean-Christophe Cambadélis et Eric Osmond, 2001
  • Les mouvements d'extrême droite en France de 1940 à 1944 par François Duprat - Éditions de l'Homme Libre, 1999, 324 pages
  • Les mouvements d'extrême droite en France de 1944 à 1971 par François Duprat - Éditions de l'Homme Libre, 1998, 196 pages
  • La droite nationale en France de 1971 à 1975 par François Duprat - Éditions de l'Homme Libre, 2002, 168 pages
  • Extreem rechts in West-Europa/L'extrême-droite en Europe de l'ouest H. De Schampheleire et Y. Thanassekos (sous dir.), , Presses Universitaires de la Vrije Universiteit Brussel, Bruxelles, 1991, 407 pages

[] Liens externes


[] Voir aussi

Nationalisme | Chauvinisme | Antisémitisme | parti politique | mouvements politiques | Idées politiques

 
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/extrême droite
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