Cet article concerne le vecteur''' en tant qu''''être mathématique. Pour les autres significations du mot, voir la page d'homonymie Vecteur (homonymie)
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En
mathématiques, le
vecteur est un objet véhiculant plus d'informations que les nombres usuels et sur lequel il est possible d'effectuer des opérations.
À l?origine, un
vecteur est un objet de la
géométrie euclidienne. À deux points, Euclide associe leur distance. Or un couple de points porte une charge d'information plus grande. Ils définissent aussi une direction et un sens. Le vecteur synthétise ces informations.
La notion de vecteur peut être définie en dimension deux (le plan) ou trois (l'espace euclidien usuel). Elle se généralise à des espaces de dimension quelconque. Cette notion, devenue abstraite et introduite par un système d'
axiomes, est le fondement de la branche des mathématiques appelée
algèbre linéaire.
Le vecteur permet, en
physique, de modéliser des grandeurs qui ne peuvent être complètement définies par un nombre ou une fonction numérique seuls. Par exemple, pour préciser un
déplacement, une
vitesse, une
force ou un
champ électrique, la
direction et le
sens sont indispensables. Les vecteurs s?opposent aux
grandeurs scalaires décrites par un simple nombre, comme la
masse, la
température ou la
densité.
Histoire
La notion de vecteur est le fruit d'une longue histoire, commencée voici plus de deux mille ans. Deux familles d'idées, d'abord distinctes, sont à l'origine de la formalisation. L'une d'elle est la
géométrie, traitant de
longueurs, d'
angles et de mesures de
surfaces et de
volumes. L'autre correspond à l'
algèbre, qui traite des
nombres, de l'
addition ou la
multiplication et plus généralement d'ensembles munis d'opérations. Un vieux problème d'algèbre nous vient par exemple des
Égyptiens et s'exprime de la manière suivante :
Guillemets|On doit diviser 100 miches de pain entre dix hommes comprenant un navigateur, un contremaître et un gardien, tous trois recevant double part. Que faut-il donner à chacun ?[ Ce problème provient du étudié par Sylvia Couchoud dans son livre Mathématiques égyptiennes. Recherches sur les connaissances mathématiques de l?Égypte pharaonique, éditions Le Léopard d?Or 2004 }]
Ces deux familles d'idées sont développées indépendamment, pour finir par converger vers la notion de vecteur.
Origines des deux concepts

'' formalise une structure géométrique initialement utilisé pour décrire l'ancêtre de l'espace vectoriel.
La
civilisation grecque développe la géométrie à un niveau inégalé à cette époque. L'un des fleurons est le traité nommé
les Éléments d'Euclide, datant du
-s|III|e. Il contient la formalisation, très rigoureuse pour l'époque, d'une géométrie, encore maintenant appelée
euclidienne. On y trouve les définitions d'une
droite, d'un
plan ou de notre espace physique de
dimension trois permettant de modéliser des volumes. Les propriétés des
distances, des angles, des mesures de surfaces et de volumes sont étudiées. Les théorèmes fondateurs, comme ceux appelés
Thalès ou
Pythagore, sont explicités et démontrés.
L'algèbre y est peu développée et contient essentiellement de l'
arithmétique. Les
nombres entiers et
rationnels sont étudiés ainsi que quelques
irrationnels, c'est à dire les nombres qui ne s'écrivent pas sous forme d'une fraction d'
entiers[Le texte d'Euclide est disponible en ligne par [http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-68013&M=pagination&Y=Image Gallica]. Une analyse est donnée dans le livre de R. Mankiewicz]. Les nombres sont toujours
strictement positifs.

ont en Chine un rôle analogue aux
Éléments d'Euclide en occident.
La
Chine développe les premières idées algébriques à l'origine des vecteurs. Un vieux texte, datant probablement du
-s|I|e}}[. Science and Civilization in China: Volume 3, Mathematics and the Sciences of the Heavens and the Earth'', Cambridge University Press 1959 }] : y consacre sa huitième partie. Elle s'intitule ''Fang cheng'' ou ''Disposition rectangulaire'' et traite d'un problème maintenant appelé système d'équations linéaires. Cette culture n'en reste pas là, Qin Jiushao (1202 - 1261) généralise cette étude à des nombres différents des entiers ou rationnels. Il utilise les congruences, inaugurant une démarche consistant à définir des vecteurs sur des ensembles de nombres exotiques. Il peut ainsi résoudre des problèmes liés au calendrier et aux alignements de planètes avec une très grande précision[J-C Martzloff, ''Chinese mathematical astronomy'', H Selin and U D'Ambrosio Dordrecht pp 373-407 2000]. La méthode utilisée ne sera connue qu'au {{XIXe siècle}} en Occident, sous le nom de pivot de Gauss. Ce résultat est suffisamment étonnant pour que Libbrecht précise que : {{Guillemets|Nous ne devrions pas sous-estimer la percée révolutionnaire de Qin, en effet, depuis le de Sun Zi, on passe sans intermédiaire à un algorithme plus avancé que la méthode de Gauss elle-même, et il n'y a pas la moindre indication d'une évolution graduelle.
[U Libbrecht ''Chinese mathematics in the thirteenth century : the Shu-shu chiu-chang of Ch'in Chiu-shao, Cambridge Massachusetts 1973]
L'aspect géométrique n'échappe pas aux mathématiciens chinois. Le dernier chapitre, le
Gou gu comporte un équivalent du théorème de Thalès et de Pythagore
[Les informations sur les neuf chapitres ainsi qu'une version de ce texte se trouve dans le livre de Chemla.].
Convergence de l'algèbre et de la géométrie

, un peintre de la renaissance italienne.
L'existence de lien entre ce que l'on appelle maintenant l'algèbre et la géométrie est ancienne. Les
Babyloniens connaissaient déjà la propriété algébrique de la diagonale d'un carré de côté de longueur
un'', à savoir que son carré est égal à ''deux''. Ils savaient de plus calculer cette valeur avec une remarquable précision[R. Calinger ''A Contextual History of Mathematics], Prentice Hall, New Jersey 1999
ISBN|0-02318-2857. Ce lien est aussi connu des Grecs et des Chinois.
Il faut cependant attendre la
civilisation arabe pour observer un progrès significatif. Leurs mathématiciens connaissaient les travaux des Grecs, particulièrement ceux d'Euclide
[Al-Hajjaj traduit les Eléments au IXe siècle (cf J. L. Berggren Episodes in the Mathematics of Medieval Islam'' pp 70-71 Springer 1986)]. Les notations utilisées laissent penser qu'ils avaient aussi accès à des travaux des premiers mathématiciens chinois
[K. Chemla ''Similarities between chineese and arabic mathematical writings : (I) root extraction'', Arabic science and Philosophy, 4, n° 2, p207 266 1994]. Le progrès déterminant consiste à associer au plan géométrique des
coordonnées.
Omar Khayyam (1048 - 1131) cherche les solutions d'un problème purement algébrique : trouver les
racines d'un
polynôme du troisième degré. Un système de coordonnées lui permet de visualiser ces racines comme les
abscisses des intersections d'une
parabole et d'une
hyperbole[Omar Khayyam ''A paper of Omar Khayyam Scripta Math. 26 p 323-337 1963].
Le système des coordonnées est repris en Europe. La volonté de maitriser la perspective pousse les peintres italiens à étudier les mathématiques.
Filippo Brunelleschi (1377 - 1446) découvre les lois de la perspective, issues d'une projection centrale
[G. C. Argan R. Wittkower Architecture et perspective chez Brunelleschi et Alberti'' Verdier 2004 ISBN|2-86432-4210}}]. Ces résultats sont formalisés
[ ''De pictura'' 1425] par
Leon Battista Alberti (1404 - 1472). Les théoriciens de la perspective disposent de multiples talents. Ainsi
Piero della Francesca (vers 1412 - 1492), auteur d'un traité sur la question
[Piero della Francesca ''De la Perspective en Peinture'' traduction du toscan du ''De Prospectiva pingendi'', introductions et notes. Avec une préface d?Hubert Damisch et une postface de Daniel Arasse. Paris, In Medias Res, 1998], est à la fois peintre et mathématicien.
Giorgio Vasari (1511 - 1574) indique, à propos de ses talents de géomètre {{Guillemets|il ne fut inférieur à personne de son époque et peut-être de tout temps.
[ ''Le Vite de più eccellenti pittori, scultori e architettori (Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes) 1550].
Apports de la physique

utilise l'optique pour développer le concept de
repère cartésien. L'illustration provient de son traité :
Les Dioptriques.
La physique est le moteur suivant de la convergence entre géométrie et algèbre. En
1604,
Galileo Galilei (1564 - 1642) établit
[Galileo Galilei Discours et démonstrations concernant deux sciences nouvelles'' Elzevir Leyde Hollande 1638] la loi de la chute des corps. Les illustrations de ses notes montrent l'utilisation d'un repère. L'optique est la branche qui aboutit au progrès le plus marquant.
Pierre de Fermat (1601 - 1665), qui connaissait les écrits de Galilée, et
René Descartes (1596 - 1650) s'écrivent des lettres au sujet de la dioptrique (la manière dont la lumière se réfléchit sur un miroir) et à la
réfraction (la déviation d'un rayon lumineux quand il change de milieu, par exemple en passant de l'air à l'eau)
[René Descartes ''La Dioptrique'' Hollande 1637 [http://classiques.uqac.ca/classiques/Descartes/dioptrique/dioptrique.html lire]]. Ils arrivent à la conclusion qu'un
repère est une méthode systématique permettant d'appréhender ''tous'' les problèmes de géométrie euclidienne. Ces résultats sont consignés dans un traité de Descartes
[René Descartes ''La Géométrie, Hollande p 1 1637 [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k29040s/f8.table lire]]. Il écrit en introduction :
Guillemets|Comment le calcul d'arithmétique se rapporte aux opérations de géométrie. Pour Descartes, calcul d'arithmétique signifie approximativement ce qui est maintenant appelé algèbre. Cette approche est particulièrement féconde pour l'étude d'une branche naissante des mathématiques : la
. Un exemple est donné par l'étude de la
cycloïde. Cette courbe décrit la trajectoire d'un point de la surface d'une roue se déplaçant sans glissement sur un sol horizontal.
Isaac Newton (1643 - 1727) développe
[Isaac Newton Philosophiae Naturalis Principia Mathematica'' S. Pepys Londres 1687] la géométrie analytique et l'utilise en
astronomie. Cette application est l'origine
[J. Simpson, E. Weiner ''The Oxford English Dictionary: 20 Volume Set, Clarendon Press Oxford 1989 ISBN 0-300-08919-8.] de l'utilisation du terme
vecteur. En
1704, un dictionnaire technique anglais indique :
Guillemets|Une ligne dessinée depuis une planète, se déplaçant autour d'un centre ou du foyer d'une ellipse, jusqu'à ce centre ou ce foyer, est appelé Vecteur par quelques auteurs de la Nouvelle Astronomie, car cette ligne semble porter la planète autour du centre.[J. Harris Lexicon Technicum Londres 1704]
Ce terme apparait en français sous la plume de
Pierre-Simon Laplace (1749 - 1827) dans l'expression
rayon vecteur''[Pierre-Simon Laplace ''Traité de mécanique céleste'' Académie française 1799 et 1825 [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-77586 lire]], encore dans un contexte astronomique. Il vient du latin ''vector et désigne le conducteur d?un chariot. Son origine est plus ancienne, elle provient de l'
indo-européen 
VAG, ou

VAGH et signifie chariot.
Ainsi, au
XVIIe siècle, le contexte géométrique et algébrique du vecteur est présent. En revanche, aucune formalisation n'est proposée et le terme, s'il est utilisé, désigne encore une
grandeur scalaire.
Formalisations

est un mathématicien italien auteur de la formalisation des vecteurs par la notion de bipoint et d'
équipollence.
La première formalisation des vecteurs est le fruit d'un travail de plusieurs mathématiciens durant la première moitié du
XIXe siècle}}. Bernard Bolzano (1781 - 1848) publie un livre élémentaire[Bernard Bolzano Betrachtungen über einige Gegenstände der Elementargoemetrie'', 1804] contenant une construction axiomatique de la géométrie analogue à celle d'Euclide, fondée sur des points, droites et plans. Il adjoint les opérations algébriques d'addition et de multiplication. La géométrie projective, héritière du travail sur la perspective des peintres de la renaissance italienne, conduit Jean-Victor Poncelet (1788 - 1867) et Michel Chasles (1793 - 1880) à affiner [Jean-Victor Poncelet ''Traité des Propriétés Projectives des Figures'', 1822 Réédition Jacques Gabay Paris, 1995]{{,[Michel Chasles ''Aperçu historique sur l'origine et le développement des méthodes en géométrie'' Hayez, Bruxelles 1837] les travaux de Bolzano.
August Ferdinand Möbius (1790 - 1868) apporte sa pierre à l'édifice en développant le système de
coordonnées barycentriques[August Ferdinand Möbius ''Der barycentrische Calcül : ein neues Hilfsmittel zur analytischen Behandlung der Geometrie'' Leipzig 1827]. Enfin, la formalisation encore actuellement enseignée, à partir des notions de bipoint et d'
équipollence, est l'?uvre
[Giusto Bellavitis ''Saggio di applicazione di un nuovo metodo di geometria analitica Annali. delle Scienze del Regno Lombardo-Veneto. Vol 5, pp 244-259 1835] de Giusto Bellavitis
(1803 - 1880).
Une autre voie est explorée, purement algébrique.
William Rowan Hamilton (1805 - 1865) remarque que les
nombres complexes représentent un plan euclidien. Il passe dix ans de sa vie
[T L Hankins Sir William Rowan Hamilton'', Johns Hopkins University Press Baltimore 1980] à trouver un équivalent en dimension trois, et finit par trouver le corps des
quaternions, de dimension quatre en
1843. Il propose deux nouvelles définitions pour les mots ''vecteur'' et ''scalaire. Un vecteur est pour lui un élément d'un sous-ensemble des quarternions, de dimension trois. Il écrit :
citation_bloc|Un vecteur'' est donc? une sorte de ''triplet naturel'' (suggéré par la géométrie) : et en conséquence nous verrons que les ''quaternions'' offrent une représentation symbolique simple sous forme trinomiale (''i.x'' + ''j.y'' + ''k.z''); ce qui ramène la conception et l'expression d'un tel vecteur à la forme la plus proche possible de celle obtenue avec les coordonnées cartésiennes et rectangulaires[ ''On quaternions], Royal Irish Academy Vol 3 pp 1-16 1847 [http://www.maths.tcd.ie/pub/HistMath/People/Hamilton/Quatern2/Quatern2.pdf|lire].
Cette deuxième voie, qui donne pour la première fois une signification analogue aux formalisations modernes de la notion de vecteur, est ensuite précisée et enrichie. Elle consiste maintenant à définir un vecteur comme un élément d'un espace vectoriel.
Espace vectoriel
Approche géométrique
La
géométrie euclidienne est la géométrie du plan ou de l'espace fondée sur les
axiomes d'
Euclide. Les notions de
point, de
droite, de
longueur, sont introduits par le biais d'axiomes. Le vecteur est alors un objet géométrique construit à partir des précédents.
Une visualisation intuitive d'un vecteur correspond à un
déplacement d'un point, ou pour utiliser le terme mathématique précis, une
translation. Ainsi un vecteur possède une longueur, la distance entre le point de départ et d'arrivée, une direction si le déplacement n'est pas nul, c'est la droite contenant le point de départ et d'arrivée et un sens, depuis le départ jusqu'à l'arrivée.
Définition

s. Ils constituent trois représentants d'un même vecteur. En effet, les quadruplets de points ABFE et ABDC définissent deux
parallélogrammes.
Un vecteur est représenté par un segment orienté (une « flèche ») ayant pour extrémités un point de départ et un point d'arrivée. L?emplacement dans le plan ou l'espace n?a pas d?importance, deux déplacements de deux points d'origine distincts peuvent correspondre au même vecteur, seuls comptent sa longueur, sa direction et son sens. Il est donc possible de le faire glisser librement dans le plan, parallèlement à lui-même.
Une définition formelle utilise au préalable la notion de
bipoint'. Il est défini comme un couple de points. L?ordre a une importance : le premier point est appelé '''origine'''. Deux bipoints ('''A''','''B''') et ('''C''','''D''') sont dits équipollents lorsque 'ABDC est un
parallélogramme. La relation d'équipollence constitue une
relation d'équivalence sur les bipoints. Une classe d'équivalence contient tous les bipoints dont le deuxième membre est l'image du premier point par le déplacement.
La classe d'équivalence d'un bipoint (
A','''B''') est appelée vecteur et est notée . Le bipoint ('''A''','B) en est un représentant. Réciproquement, tout vecteur admet plusieurs bipoints représentants, dont aucun n'est privilégié. Si une origine est choisie, il existe un unique bipoint représentant un vecteur donné.
Ainsi deux bipoints (
A'',''B'') et (''C'',''D) sont équipollents si et seulement s'ils représentent le même vecteur et on peut alors écrire l'égalité
:
Tous les bipoints constitués de la répétition d'un même point : (
A'',''A), sont équipollents entre eux, ils sont les représentants d'un vecteur qualifié de
nul. Il est noté
:
.
Les théories présentant les vecteurs comme une classe d'équivalence de bipoints les notent en général par une lettre surmontée d'une flèche
[[http://andre.turbergue.free.fr/sous_geom/geom_pdf/cours_espace_ch15.pdf Droites et plans dans l'espace] Cours de Terminale par A. Turbergue].
Longueur et angle
Article détaillé|produit scalaire
La longueur d'un bipoint
(A,B)' est définie comme la longueur du segment sous-jacent. Deux bipoints équipollents ont la même longueur. Tous les représentants d'un vecteur ont donc la même longueur, qui est appelée '''norme''' du vecteur et notée en général (on utilise aussi parfois simplement la ou les lettres désignant le vecteur sans la flèche, par exemple ''u'' ou ''AB''). Un ' est un vecteur de norme 1.
Le vecteur nul est de norme nulle,
.
L?
angle que forment deux vecteurs
et
est noté
. Il est défini comme l'angle que font deux représentants de même origine. Ainsi si (
A'',''B) est un représentant de
et (
A'',''C) un représentant de
, alors
:
Dans le plan
orienté, il est possible de définir la notion d'angle orienté de deux vecteurs. Ce n'est pas le cas dans l'espace.
Opérations
Article détaillé|Calcul vectoriel en géométrie euclidienne
Des constructions géométriques permettent la définition de l'addition et de la multiplication par un scalaire. Le nom donnée aux opérations est la conséquence de la similarité avec les opérations sur les nombres (
commutativité,
associativité,
distributivité, présence d'un
élément neutre et
absorbant). Pour cette raison, non seulement les noms des opérations mais les notations sont similaires.
Si
et
sont deux vecteurs, soit un couple (
A'', ''B'') de points représentant et ''C'' le point tel que le couple (''B'', ''C'') représente le vecteur . Alors un représentant du vecteur est le couple (''A'', ''C''). Si est le vecteur nul, alors les points ''B'' et ''C'' sont confondus, la somme est alors égale à et le vecteur nul est bien l'élément neutre pour l'addition des vecteurs. Soit ? un nombre, si est le vecteur nul, alors ?. est aussi le vecteur nul, sinon il existe une unique droite contenant ''A'' et ''B'', et un unique point ''C'' tel que la distance entre ''A'' et ''C soit égale à
et le sens de (
A'',''B) si ? est positif et l'inverse sinon.
Une fois équipée d'une structure d'espace vectoriel, les démonstrations de la géométrie euclidienne s?avèrent souvent simplifiées. Un exemple est donné par le
théorème de Thalès.
Critique de la formalisation géométrique

propose une construction
axiomatique de la
géométrie euclidienne rigoureuse.
Cette formalisation est la plus intuitive et la plus simple. Pour cette raison, elle est utilisée pour présenter les vecteurs dans l'
enseignement secondaire en France
[[http://www.education.gouv.fr/bo/2001/hs2/default.htm Le B.O.N°2 30 août 2001 hors-série page 35].
Néanmoins, une telle approche n'est rigoureuse que si le plan ou l'espace, qualifié d'
affine, est défini de manière parfaite. La construction d'Euclide, si elle est didactique, est parcellaire. Il manque des axiomes pour une caractérisation complète. Il est possible de contourner cette difficulté en utilisant, par exemple la
construction de Hilbert pour définir le plan ou l'espace. Elle se fonde sur vingt axiomes riches et subtiles, à la place des cinq définis par Euclide. Une approche rigoureuse met en conséquence à mal la simplicité d'une présentation initiale.
Ce n'est pas l'unique faiblesse de la formalisation géométrique. Le développement des mathématiques a élargi considérablement les domaines d'utilisation des vecteurs. La dimension deux du plan ou trois de l'espace n'est plus une contrainte systématiquement respectée. Il n'est pas rare d'utiliser des espaces de dimension quelconque, parfois infinie. La généralisation à des dimensions supérieures n'est pas l'unique enrichissement. Les scalaires ne sont pas toujours des
réels. Il existe certains cas où les
complexes ou même un
ensemble fini de nombres sont plus adaptés. Une construction par les bipoints n'est pas la plus simple pour définir un vecteur dans toute sa généralité.
Une autre construction comble cette lacune. Elle est fondée sur deux ensembles : l'un contenant les scalaires, l'autre les vecteurs. Le deuxième est appelé
espace vectoriel. Ces deux ensembles sont munis d'opérations et des axiomes sont vérifiés pour chacune des opérations. Dans le cas du plan ou de l'espace euclidien, les deux approches sont équivalentes. En revanche, la construction algébrique se généralise plus facilement pour des dimensions et des scalaires quelconques. En contre partie, elle est moins intuitive et procède d'une démarche plus complexe. Elle est enseignée dans le
supérieur en France[pdf [http://www.maths-france.fr/MathSup/ProgrammeOfficielMathematiquesMPSI.pdf Programme officiel Mathématiques MPSI] site maths-france par Jean-Louis Rouget, 2006-2007]. Cette construction différente pour formaliser le même concept de vecteur est traitée dans l'article consacré aux
espaces vectoriels.
Approche algébrique
Coordonnées et vecteurs colonnes
article détaillé|Base (algèbre linéaire)
Dans un plan, deux vecteurs
et
non nuls et de directions différentes possèdent une propriété importante. Un vecteur
quelconque est somme d'un multiple de
et
. Cela signifie qu'il existe deux uniques nombres
u''1 et ''u2 tel que :
:
est alors qualifié de
combinaison linéaire de
et
. Comme tout vecteur du plan s'exprime de manière unique comme combinaison linéaire de
et
, la
famille (
,
) est qualifiée de base du plan et
u''1, ''u2 sont appelés
coordonnées du vecteur
dans cette base. Cette définition correspond à celle d'un plan affine muni d'un
repère.
Une telle propriété est encore vraie dans l'espace. Cependant, deux vecteurs ne suffisent plus, toute base contient exactement trois vecteurs non nuls et dont les directions ne sont pas
coplanaires (c'est à dire qu'il n'existe aucun plan contenant les trois directions). Si dans l'espace, les trois coordonnées d'un vecteur
sont
u''1, ''u''2 et ''u3, il est d'usage de noter :
:
pour indiquer les coordonnées du vecteur. Le tableau est appelé
vecteur-colonne et correspond à un cas particulier de
matrice. Les opérations algébriques sur les vecteurs sont simples, avec une telle représentation. Additionner deux vecteurs revient à additionner chacune des coordonnées et la multiplication par un scalaire revient à multiplier chaque coordonnée par le scalaire.
Dans un plan vectoriel, un vecteur s'identifie à un couple de scalaires, et dans l'espace à un triplet. Si les nombres choisis sont
réels alors un plan (respectivement un espace) s'identifie à
R''2 (respectivement à ''R''3). Ici, ''R désigne l'ensemble des nombres réels.
Ébauche d'une construction algébrique
Article détaillé|Espace vectoriel
La logique précédente, appliquée pour une dimension égale à deux ou trois se généralise. Il est ainsi possible de considérer la structure
R''n où de manière plus générale ''K''n avec ''K'' un ensemble de scalaires possédant de bonnes propriétés (précisément, ''K est un
corps commutatif). Une telle structure possède une addition, et une multiplication scalaire définies comme au paragraphe précédent.
Il est possible de généraliser encore la définition d'un vecteur. Si un ensemble
E'' possède une addition et une multiplication scalaire sur un corps commutatif et si ses opérations vérifient certaines propriétés, appelées axiomes et décrites dans l'article détaillé, alors ''E'' est appelé espace vectoriel et un élément de ''E vecteur.
De très nombreux exemples d'ensembles mathématiquement intéressants possèdent une telle structure. C?est le cas par exemple des espaces de
polynômes, de fonctions vérifiant certaines propriétés de régularité, de
matrices... Tous ces ensembles peuvent alors être étudiés avec les outils du calcul vectoriel et de l'
algèbre linéaire.
La notion de
dimension fournit le premier résultat de classification concernant les espaces vectoriels. Dans un espace vectoriel de dimension finie
n'', il est possible, moyennant le choix d'une base, de se ramener au calcul sur des vecteurs colonnes de taille ''n''. Il existe également des espaces vectoriels de dimension infinie. L'ensemble des fonctions de ''R'' dans ''R est ainsi un espace vectoriel sur le corps des nombres réels, de dimension infinie. Vue sous cet angle, une telle fonction est un vecteur.
Construction algébrique et géométrie
Si les deux constructions, algébrique et géométrique sont équivalentes pour les structures vectorielles du plan et de l'espace usuel, la géométrie apporte en plus les notions de distance et d'angle.
La notion de
produit scalaire permet de combler cette lacune. Un produit scalaire associe à deux vecteurs un réel. Si les deux vecteurs sont identiques le réel est positif. Il existe un produit scalaire tel que la norme du vecteur soit égale à la
racine carrée du produit scalaire du vecteur et de lui-même. La géométrie euclidienne apparait alors comme l'étude d'un
espace affine associé à un espace vectoriel de dimension deux ou trois sur le corps des réels, muni d'un produit scalaire : plan affine euclidien ou espace affine euclidien.
Une fois équipée d'un produit scalaire, il devient possible de définir sur l'espace vectoriel des transformations classiques de géométrie euclidienne comme la
symétrie, la
rotation ou la
projection orthogonale. La transformation associée aux espaces vectoriels laisse toujours invariant le vecteur nul. Les rotations permettent de définir la notion d'angle pour les vecteurs. L'angle
est égal à
si et seulement s'il existe une rotation qui envoie
sur
et
sur
. Cette définition, qui s'applique à une formalisation algébrique de la notion d'espace vectoriel, est équivalente à celle de la construction géométrique. Une telle approche simplifie parfois grandement les démonstrations, un exemple est le
théorème de Pythagore.
L'approche algébrique permet de définir toutes les notions de la géométrie euclidienne, elle généralise cette géométrie à une dimension quelconque si les nombres sont réels. Dans le cas des
nombres complexes une construction analogue, appelée
espace hermitien, existe.
Utilisations des vecteurs
Les exemples cités dans cet article sont relativement simples et didactiques. D'autres cas, plus généraux sont présentés dans les articles
théorème spectral et
algèbre linéaire.
Mathématiques

.
Une vaste partie des mathématiques utilisent les vecteurs, en algèbre, en géométrie ou en analyse.
Un exemple archétypal en algèbre est la résolution d'un
système d'équations linéaires. Un exemple de trois équations à trois inconnues correspond à la recherche des vecteurs de dimension trois,
antécédents d'une
application linéaire d'un vecteur donné. Le plan euclidien peut aussi être représenté par le
plan complexe. La base canonique est composée de deux vecteurs l'unité des réels et le
nombre imaginaire pur.
Les vecteurs offrent un outil efficace pour la résolution de nombreux problèmes de géométrie. Ils sont utilisés pour la détermination de propriétés de
parallélisme ou d'
orthogonalité de droites, plan ou segments. À travers l'utilisation des
coordonnées barycentriques, les vecteurs forment un outil adapté pour caractériser le centre d'une figure géométrique et permettent une démonstration simple du
théorème de Leibniz, du
théorème de Ceva comme de nombreux résultats sur la géométrie du triangles. Le produit scalaire, qui s'exprime particulièrement simplement dans une
base orthonormée, offre de nombreuses possibilités. Il permet, par exemple, de mesurer la distance d'un point à une droite ou à un plan. Une telle base permet d'exprimer aussi simplement des transformations géométriques comme la
projection orthogonale sur un plan ou une droite.
L'analyse n'est pas en reste. L'espace vectoriel
R 2, copie du plan euclidien est le cadre naturel de représentation du
graphe d'une fonction. Les vecteurs permettent par exemple de déterminer la droite perpendiculaire à une courbe en vue de déterminer les foyers d'une
conique. La représentation graphique offre une solution pour déterminer une approximation d'une
racine d'une
équation dans le cas où une résolution par une méthode algébrique n'est pas connue
[Ces divers exemples sont essentiellement issus des programmes de mathématiques du secondaire [http://www.education.gouv.fr/bo/2001/hs4/default.htm Le B.O. N°4 2001 mathématiques hors série] page 69 pour la terminale et [http://www.education.gouv.fr/bo/2001/hs2/default.htm Le B.O. N°2 2001 mathématiques hors série] page 34 pour la seconde.].
Physique
Article détaillé|Mécanique du point|Force (physique)

sur cette question sont à l'origine du mot vecteur.

, des petites
boussoles s'orientent, indiquant la direction et le sens des vecteurs du champ.
La
physique est à l'origine du terme de vecteur, elle utilise toujours largement ce concept. La raison historique provient du fait qu'en
physique classique l'espace qui nous entoure est bien modélisé comme
espace affine (géométrie euclidienne) de dimension trois avec le temps (absolu) comme paramètre d'évolution. En physique, une addition de vecteurs ne peut avoir de sens que si leurs coordonnées respectives ont la même
dimension.
La position d'un point est décrite par des coordonnées dans un repère, mais sa vitesse et son accélération sont des vecteurs. Pour établir la
mécanique du point, c'est à dire l'étude des mouvements d'un point matériel, les vecteurs sont indispensables. La position d'un point se modélise par ses trois coordonnées (qui sont des nombres réels) dont chacune est une fonction du temps ; on peut aussi la décrire par le
vecteur position allant de l'origine du repère au point : les coordonnées du vecteur sont alors les mêmes que celles du point. Le vecteur
vitesse est égal à la dérivée du vecteur position (c'est à dire : les coordonnées du vecteur vitesse sont les dérivées de celles du vecteur position), et c'est encore un vecteur. Il en est de même pour l'
accélération, correspondant à la dérivée seconde.
Dans un
repère galiléen, l'accélération d'un point est proportionnelle à la
force qui lui est appliquée. Une force est aussi un vecteur. La trajectoire d'une planète est connue par la force qui lui est appliquée à chaque instant. Cette force est la conséquence de la
gravitation, essentiellement due au Soleil. Ce phénomène est décrit par la donnée du
champ gravitationnel. Ce champ associe un vecteur proportionnel à la force de la gravitation à chaque point de l'espace.
Cette modélisation s'accommode plus difficilement de la
relativité restreinte du fait que les changements de référentiels n'y dépendent pas linéairement de la vitesse, et elle ne concerne pas la
relativité générale qui n'utilise pas d'espace euclidien (sauf pour des approximations). En
physique quantique les coordonnées ne peuvent être celles d'une particule qu'en tenant compte du
principe d'incertitude, et les forces sont dues à des échanges de particules.
Généralisations
Mathématiques
Les
applications linéaires sont des fonctions d'un espace vectoriel dans un autre et respectant l'addition et la multiplication externe. Elles s'additionnent et se multiplient scalairement, et disposent donc des propriétés qui font d'elles des vecteurs. Il en est de même pour les
matrices. Une matrice possède toujours les propriétés d'un vecteur, même si elle n'est pas de type colonne.
Les deux exemples précédents correspondent à des cas où la structure est enrichie par une multiplication interne. Elle porte le nom d'
algèbre, ses éléments sont appelés souvent vecteurs et parfois points. Des exemples sont données par l'ensemble des polynômes à coefficients réels ou encore une
algèbre de Lie.
Dans d'autres cas, la structure est appauvrie. Un
module est une structure analogue tel que les scalaires différents de zéro ne sont plus toujours inversibles. Le terme de vecteur est néanmoins toujours utilisé.
Physique

Les lois établissant les mouvements d'un point s'applique aussi dans le cas d'un
solide, les calculs deviennent néanmoins plus complexes. Si les vecteurs restent omniprésents, le point d'application de la force possède son importance. Selon sa position, le solide tourne en plus du déplacement de son
centre de gravité. Pour tenir compte de ce phénomène, de nouvelles définitions sont proposées. Un
vecteur lié' ou '''pointeur''' est un couple composé d'un vecteur et d'un point appelé '''point d'application'''. La rotation du solide est la conséquence d'une grandeur physique appelé moment. Elle ne dépend pas de la position du vecteur sur une droite donnée. Pour cette raison, un '''vecteur glissant''' est un couple composé d'un vecteur et d'une droite affine. Dans ce contexte, et pour éviter toute ambigüité, un vecteur au sens classique du terme est appelé '''vecteur libre[Le site [http://formation.etud.u-psud.fr/pcsm/physique/outils_nancy/apprendre/chapitre2/partie1/titre3res.htm Mathématiques pour la Physique et la Chimie] réalisé par ''Université en ligne propose un exposé des définitions du paragraphe].
Pour tenir compte à la fois de la rotation et du mouvement du centre de gravité, un être mathématique plus complexe est utilisé. Il porte le nom de
torseur[[http://crestic.univ-reims.fr/php/pdf.php?id=169 Torseur - Un cours minimal] Généralisations de la notion de vecteur pour la physique, par l'IUT Léonard-de-Vinci de Reims, Yannick Remion 1995]. Il correspond à un vecteur de dimension six, trois coordonnées décrivent le déplacement du centre de gravité et les trois autres la rotation du solide. Les torseurs possèdent en plus une loi de composition spécifique. La physique utilise d'autres généralisations, on peut citer le
tenseur ou le
pseudovecteur.
Informatique
Article détaillé|Image vectorielle|tableau (structure de données)
L'informatique utilise le terme de vecteur, à la fois pour des raisons géométriques et algébriques. Le codage d'une image sur un écran d'ordinateur utilise au choix deux techniques :
matricielle et
vectorielle. La première utilise des éléments graphiques définis points par point. À chaque
pixel est associé la quantité de
couleurs primaires associée. Si cette méthode est économique en termes de puissance de calcul et de
mémoire, un agrandissement de la taille de l'image possède pour conséquence un
effet d'escalier.
Un dessin vectoriel est une représentation composée d'objets géométriques (lignes, points, polygones, courbes?) ayant des attributs de forme, de position, de couleur, etc. À la différence de la technique précédente, il s'agit d'une méthode plus coûteuse en terme de puissance de calcul et de mémoire mais dans laquelle l'effet d'escalier n'existe pas
[[http://www.cuk.ch/articles/294 Comprendre l'image numérique: vectorielle et bitmap ...] par le site Cuk 2004].
La
représentation des données en informatique, pour les fonctions de mémoire ou de calcul, se fonde sur des tableaux d'
octets. Si un octet est identifié à un scalaire, ce qui ce conçoit car deux octets s'additionnent et se multiplient, alors un tel tableau s'apparente à une famille de coordonnées. Pour cette raison, un tel tableau est appelé vecteur. Par extension, le terme de vecteur désigne aussi des tableaux dont les coordonnées sont autre chose que des nombres, par exemple des
pointeurs ou des structures informatiques quelconques
[[http://mitpress.mit.edu/sicp/full-text/book/book-Z-H-33.html#%_sec_5.3.1 Memory as Vectors] tiré du livre anglais Structure and Interpretation of Computer Programs de Abelson, H.; G.J. Sussman with J.Sussman 1996].
Notes et références
Notes
Voir aussi
Algèbre linéaire
Articles connexes
Espace vectoriel
Liens externes
en [http://members.aol.com/jeff570/v.html Premières utilisations connues des termes mathématiques] par J. Miller
en [http://www-groups.dcs.st-and.ac.uk/~history/HistTopics/Abstract_linear_spaces.html Abstract linear spaces] Par l'Université de St Andrew
Références
Références historiques

R. Mankiewicz,
L?histoire des mathématiques Seuil 2001
ISBN|2-02048-3068}} {{Commentaire biblio|Cet ouvrage est généraliste et traite la période hellénistique et en particulier Euclide.

K. Chemla G. Shuchun,
Les neuf chapitres: le classique mathématique de la Chine ancienne et ses commentaires, Paris, Dunod, 2004
ISBN|2-10049-5895}} {{Commentaire biblio|Ce livre contient une traduction française avec des addenda détaillés et une édition commentée du texte chinois du livre et de son commentaire.
en}} J.V. Field The Invention of Infinity: Mathematics and Art in the Renaissance'' Oxford University Press 1997 } {{Commentaire biblio|Ce texte montre comment les artistes de la renaissance produisent des mathématiques qui, non seulement révolutionne leur métier mais contribuent aussi aux ''mathématiques pures.
Ouvrages de vulgarisation

F. Casiro, A. Deledicq
Pythagore et Thalès Les éditions du Kangourou 1998
ISBN|2-87694-040-X}} {{Commentaire biblio|Ce texte est un ouvrage didactique sur les bases de la géométrie avec quelques éléments relatifs à l'histoire.

R. Pouzergues
Les Hexamys IREM de Nice IremOuvrage 1993 Cote : IM8974 [http://hexamys.free.fr/ Lire]
Commentaire biblio| Ce petit livre de 89 pages présente la géométrie projective. Il est disponible sur le net.

D. Lehmann et R. Bkouche
Initiation à la géométrie PUF 1988,
ISBN|2130401600}} {{Commentaire biblio|Ce livre de géométrie commence simplement. Il couvre ensuite l'utilisation d'outils plus sophistiqués comme les formes quadratiques. Il contient un Appendice historique.
Ouvrages techniques

Y. Sortais
La Géométrie du triangle. Exercices résolus Hermann 1997,
ISBN|270561429X}} {{Commentaire biblio|Ce livre s'adresse essentiellement aux élèves de la seconde à la terminale, ainsi qu'à leur professeur. Il propose des exercices sur le , la projection orthogonale, l'homothétie, la symétrie et la rotation, le calcul barycentrique, le produit scalaire, ou encore la notion d'angle.

Y. Ladegaillerie
Géométrie pour le CAPES de mathématiques Ellipses Marketing 2002
ISBN|2729811486}} {{Commentaire biblio|Ce livre traite de géométrie élémentaire au programme du CAPES. Il contient plus de 600 figures géométriques et couvre la géométrie affine euclidienne ainsi que l'algèbre linéaire élémentaire.

J. Perez
Mécanique physique Masson 2007
ISBN|2225553416}} {{Commentaire biblio|Ce livre est un cours de physique a l'usage de la licence, il couvre les notions de torseur, vecteur lié, glissant et libre.

M. B. Karbo
Le graphisme et l'internet Compétence micro N° 26 2002
ISBN|2912954959}} {{Commentaire biblio|Ce livre traite à la fois des aspects pratiques comme la force et la faiblesse des différentes techniques, des différents logiciels et formats disponibles sur les marché et des aspects théoriques

H. Abelson, G.J. Sussman, J.Sussman
Structure and Interpretation of Computer Programs 2nd Edition MIT Press
ISBN|0262011530}} {{Commentaire biblio|Cet livre est disponible sur le [http://mitpress.mit.edu/sicp/full-text/book/book.html Web]. Il traite des aspects théoriques de la programmation et des structures vectorielles de stockage des informations
Bon article|vote=BA|oldid=26087158|date=12 février 2008
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